===> Dico
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- at, conj. : - 1 - mais, cependant, toutefois, pourtant. - mais, au contraire, par contre, en revanche. - 2 - d'autre part, de (son, notre...) côté, quant à. - 3 - quoi? comment? - 4 - or (dans un raisonnement). - 5 - mais ... donc (avec un impératif).
- Gaffiot P. 178-179 --- Lebaigue P. 114
I [conjonction, qui marque, comme liaison logique, l'opposition] mais, mais au contraire :
¶ 1 elle met en regard ou oppose des personnages, des idées : tibi ita hoc videtur, at ego... Ter. Andr. 563 : c'est ton avis, mais moi... ; at ego, Plaut. Amph. 436 ; Rud. 635, etc. : moi, de mon côté; Remus... ; at Romulus... Enn. An. 80 : Rémus... ; de son côté, Romulus... ; Titurius trepidare... ; at Cotta : Caes. BG. 5, 33, 2 : Titurius de s'agiter...; Cotta, par contre; Græci... ; at Cimbri, Cic. Tusc. 2, 6, 5 : les Grecs... ; les Cimbres, au contraire; majores nostri Tusculanos, Hernicos in civitatem etiam receperunt; at Karthaginem funditus sustulerunt, Cic. Off. 1, 35 : nos ancêtres allèrent jusqu'à donner le droit de cité aux habitants de Tusculum, aux Herniques ; par contre, ils détruisirent Carthage de fond en comble, cf. Off. 1, 97 ; 1, 113 ; Tusc. 1, 105 ; Nat. 1, 24, etc. II at non : mais non pas : Cic. Tull. 20; Clu. 74; Or. 151; Tusc. 2, 61; Nat. 1, 81; Div. 2, 133, etc. II at contra, Cic. Pis. 95; Quinct. 75; Amer. 131; Verr. 5, 66; Fin. 1, 56; Tusc. 1, 5 : mais, par contre; ou at... e contrario, Cic. Com. 47; Nep. Eum. 1, 5
¶ 2 at détachant la personne est surtout fréquent dans les imprécations : at te di perduint! Plaut. Merc. 793 : toi, que les dieux te confondent, cf. Most. 38, Pseud. 836, etc. ; Ter. Eun. 431, etc. ; at tibi di dignum factis exitium duint, Ter. Andr. 666 : à toi, que les dieux te donnent la fin que mérite ta conduite! at vobis male sit, Catul. 3. 13 : quant à vous, soyez maudites; at tibi pro scelere... Virg. En. 2, 535 : à toi! que pour prix de ton crime [les dieux te donnent la récompense que tu mérites!] II dans les vœux, les prières, etc. : Plaut. Mil. 231 ; Men. 1021, etc. ; at tu concede mihi... Cic. Att. 12, 31, 2 : de ton côté, toi, accorde-moi...; at vos, o Superi... Virg. En. 8, 572 : et vous, ô dieux d'en haut [ayez pitié...]; at tu, nauta... Hor. O. 1, 28, 23 : mais toi, nocher... II dans le dialogue, surtout sous la forme at ille, lui, de son côté : quem (Sex. Pompeium) cum Scato salutasset, "quem te appellem" inquit; at ille "voluntate hospitem, necessitate hostem" : Cic. Phil. 12, 27, Scaton l'ayant salué, "comment faut-il que je t'appelle?" lui dit-il; l'autre repartit "ton hôte par les sentiments, ton ennemi par la nécessité", cf. Tusc. 2, 61; Div. 2, 133, etc. ; at vero ille sapiens, Cic. Tusc. 1, 117 : tandis que l'autre, le sage, cf. Cæc. 56 ; Sest. 139 ; Cat. 1, 4, 10, etc.
¶ 3 objection d'un adversaire, réelle ou fictive : at, inquis, inquies : mais, dis-tu, diras-tu : Cic. Att. 15, 4, 3 ; 7, 9, 3; at, inquit Cic. Pis. 74 ; Planc. 33, etc., mais... dit-il; at memoria minuitur, Cic. CM 21 : mais, dit-on, la mémoire diminue; "at in Italia fuit"; fateor, Cic. Verr. 5, 5 : "mais elle [la guerre] a été en Italie"; je le reconnais, cf. Rabir. 31; Phil. 1, 21, etc. ; at enim : mais diras-tu, mais dira-t-on : Cic. Mur. 78 ; Off. 3, 105; Sull. 56, etc. II réponse à l'objection : "male judicavit populus", at judicavit, Cic. Planc. 11 : "le peuple a mal jugé"; mais il a jugé, cf. Phil. 2, 12; Att. 7, 11, 3; Amer. 41, etc. II [réponse à une sorte d'objection] oui (soit), mais : huic infesta mater, at mater, Cic. Clu. 42 : sa mère lui était hostile; mais c'était sa mère; parens tuus Catilinæ fuit advocatus, improbo homini, at supplici, Cic. Sull. 81 : ton père a assisté Catilina, un homme pervers, mais suppliant; non honestum consilium, at utile, Cic. Off. 3, 97 : dessein peu honorable, mais utile, cf. Verr. 3, 41; Planc. 67; Dom. 77; Or. 104; Br. 238; satis, si ita vis, naturæ fortasse (vixisti), at patriæ serte parum, Cic. Marc. 25 : oui, si tu veux, tu as assez vécu peut-être pour la nature; mais pour la patrie à coup sûr pas assez, cf. Arch. 22; Dom. 22; Nat. 3, 92; Tusc. 1, 85 II à la fois dans l'obj. et la réponse : at multi ita sunt, imbecilli senes ut... ; at id quidem non proprium senectutis vitium est, Cic. CM. 35 : mais, dira-t-on, il y a des vieillards si faibles que...; mais ce n'est point là un défaut propre à la vieillesse, cf. Font. 21; Fin. 2, 88 ; CM. 68, etc. II objection le plus souvent ironique, at, credo : mais, sans doute : Verr. 4, 102 ; Dej. 16 ; Rab. 29, etc. II réponse à une interrog. oratoire : quo me miser conferam? in Capitoliumne? at fratris sanguine madet, GRACCH. d. Cic. de Or. 3, 214, où porter mes pas dans mon malheur? au Capitole? mais il est tout imprégné du sang de mon frère, cf. Cic. Verr. 2, 192; Cat. 1, 28; Mil. 15; Scaur. 45, etc.; Sall. C. 51, 22
¶ 4 et pourtant : facinus indignum! epistulam tibi neminem reddidisse! at scito... Cic. Att. 2, 13, 1 : l'indignité! que personne ne t'ait remis cette lettre! et pourtant sache que...; quæ C. Catonis illius qui consul fuit inpedimenta retinuit; at cujus hominis! clarissimi ac potentissimi, Cic. Verr. 4, 22 : cette cité a retenu les bagages de C. Caton, de celui qui fut consul; et pourtant, quel homme c'était! des plus illustres, et des plus puissants; quis novit omnino? at quem virum, di boni! Cic. Br. 65 : qui le [Caton] connaît seulement? et pourtant quel homme, grands dieux! cf. Ter. Phorm. 367; quid hoc levius? at quantus orator! Cic. Tusc. 5, 103 : quelle plus grande marque de faiblesse? et pourtant quel éminent orateur! cf. Verr. 3, 20; Mil. 45; 102, etc.
¶ 5 [marque insistance, enchérissement] : et (et qui plus est) : fac ita ut jussi - faciam - at diligenter - flet - at mature - fiet, Ter. Eun. 207 : fais ce que je t'ai dit - je le ferai - et consciencieusement - ce sera fait - et promptement - ce sera fait; quid? a Tyndaritanis non simulacrum Mercurii sustulisti? at quemadmodum, dii immortales! quam audacter! Cic. Verr. 4, 84 : quoi? n'as-tu pas enlevé aux habitants de Tyndaris une statue de Mercure? et comment, grands dieux! avec quelle audace! at quam ob causam! Cic. Verr. 5, 141 : et pourquoi? at illa quanti sunt... ! Cic. CM 49, et puis (et, qui plus est) cet autre avantage, quel prix n'a-t-il pas... ? at vero quanta maris est pulchritudo! Cic Nat. 2, 100 : et puis, quelle n'est pas la beauté de la mer! cf. Verr. 2, 160 ; Cæl. 57, etc.
¶ 6 brusque appel à la réflexion, à l'attention : at vide, Fam. 7, 24, 2 : cependant, vois; at videte, Cic. Verr. 4, 151; Phil. 2, 77, etc. : mais voyez (considérez) II [réserve, limitation, sous forme interrogative] mais, attention ! prætor appellatur; at quis appellat? Cic. Verr. 4, 116 : on en appelle au préteur; mais qui en appelle? ex tota provincia homines nobilissimi venerunt... ; at quem ad modem venerunt? Cic. Verr. 2, 11 : de la province entière les hommes les plus notables sont venus..., mais dans quelles conditions sont-ils venus? cf. Phil. 5, 24.
¶ 7 [restriction] mais à défaut, mais alors, mais du moins : Thaïs te orabat, ut cras redires; - rus eo; - fac amabo; - non possum, inquam; - at tu apud nos hic mane, dum redeat ipsa, Ter. Eun. 534 : Thaïs te priait de revenir demain; - je vais à la campagne; - de grâce, fais en sorte; - impossible, te dis-je; - mais alors, attends ici son retour près de nous; quid ergo? audacissimus ego ex omnibus? minime; at tanto officiosior quam ceteri? Cic. Amer. 2 : quoi donc ? je suis le plus audacieux de tous? pas le moins du monde; alors, je suis à ce point plus serviable que les autres?
¶ 8 [dans la mineure d'un syllogisme] or : non cadunt hæc in virum fortem; igitur ne ægritudo quidem; at nemo sapiens nisi fortis; non cadet ergo in sapientem ægritudo, Cic. Tusc. 2, 14 : ces sentiments ne sont pas connus de l'homme courageux; donc le chagrin non plus; or pas de sage qui ne soit courageux; le chagrin donc ne sera pas connu du sage, cf. Inv. 1, 72 ; Nat. 3, 43 ; Div. 2, 50 ; Fat. 31; Tusc. 3, 15, etc.
¶ 9 [opposition très atténuée; mise en regard de deux personnages, de deux faits, de deux groupes de faits] cependant, d'autre part : Cic. Div. 1, 74 ; Att. 16, 5, 3, etc.; Caes. BC. 2, 7, 3; Nep. Ep. 2, 3; Them. 4, 1, etc. ; Tac. H. 1, 53, etc.
II [introduisant la prop. principale après une subordonnée, le plus souvent conditionnelle] du moins, par contre, en revanche :
¶ 1 quod rara vides magis esse animalia quædam, at regione locoque alio... Lucr. 2, 534 : quant au fait que certaines espèces d'animaux t'apparaissent plus rares que d'autres, en revanche dans une région et un lieu différents...; quoniam tuum insanabile ingenium est, at tu tuo supplicio doce... Liv. 1, 28, 9 : puisque tu as une nature incurable, enseigne du moins par ton supplice..., cf. Caes. BG. 7, 2, 2 II quamquam ego vinum bibo, at... Plaut. Pers. 170 : j'ai beau boire du vin, cependant... [quamvis... at Virg. G. 4, 208]
¶ 2 si ego hic peribo, at erit mi hoc factum mortuo memorabile, Plaut. Capt. 684 : si moi je perds la vie ici, du moins en mourant aurai-je accompli une action digne de mémoire, cf. Bacch. 366, etc. ; Ter. Eun. 866, etc. ; Cic. Prov. 14 ; Phil. 2, 114 ; Liv. 1, 41, 3, etc. II plus souvent conditionnelle négative : Cic. Mil. 93, etc. ; Caes. BG. 1, 43, 9, etc. ; liceat hæc nobis, si oblivisci non possumus, at tacere, Cic. Flacc. 61 : ces événements, si je ne puis les oublier, qu'il me soit permis du moins de les taire; si tibi fortuna non dedit ut..., at natura certe dedit ut... Cic. Amer. 46 : si la fortune ne t'a pas donné de..., du moins la nature t'a-t-elle donné de..., cf. Rep. 3, 7, etc. ; Caes. BG. 5, 29, 7 II si non (si minus)... at tamen, Cic. Planc. 35 ; Font. 37 ; Br. 15 ; Phil. 2, 78, etc. : sinon... du moins (cependant).
- atabŭlus, i, m. : l'atabule (vent de l'Apulie).
- Atabyrĭa, ae, f. : Atabyria (autre nom de l'île de Rhodes).
- Atabyrĭus, ĭi, m. : Atabyrius (surnom de Jupiter adoré à Atabyria).
- Atacinus, a, um : de l'Atax (fleuve de Narbonnaise).
- Atalanta, ae, (Atalantē, ēs), f. : Atalante. - 1 - fille de Schoenée. - 2 - fille d'Iasius, chasseresse. - 3 - île voisine de l'Eubée.
- conjuge nil opus est, Atalanta, tibi, Ov. M. 10, 565 : tu n'as pas besoin d'un époux, Atalante.
- eas (= leves onerarias) Herodorus trajicere in insulam Atalanten jussus, Liv. 35, 37 : Hérodore reçut l'ordre d'emmener ces bateaux dans l'île d'Atalante.
- Atalantaeus (Atlanteus, a, um) : d'Atalante.
- Atalantiadēs, ae, m. : fils d'Atalante, Parthénopée.
- atanuvĭum, ĭi, n. : vase d'argile employé dans les sacrifices.
- Atargatis, is, f. : Atargatis (déesse des Syriens).
- Atarnēa, ae, (Atarnē, ēs) f. : Atarnée (ville de la Mysie).
- ătăt (attăt, attătae, attătătae), interj. : ah! oh! eh! (pour exprimer la douleur ou l'étonnement).
- ătăvi, ōrum, m. : les ancêtres, les aïeux.
- ătăvĭa, ae, f. : quatrième aïeule, mère du trisaïeul ou de la trisaïeule.
- ătăvus, i, m. : (Lebaigue P. 114 et P. 115) quatrième aïeul, père du trisaïeul ou de la trisaïeule.
- atavi, ōrum, m. : les ancêtres, les aïeux.
- Atax, ăcis, m. : l'Atax (= l'Aude, la rivière).
- Ateius (Atteius), i, m. : Atéius (nom d'homme).
- Atella, ae, f. : Atella (ville des Osques, entre Capoue et Naples, d'où vinrent les atellanes).
- atellana, ae, f. (fabula, fabella) : atellane (une petite pièce bouffonne, originaire d'Atella, capitale des Osques; une farce composée de sketchs avec personnages grotesques; primitivement, un simple canevas sur lequel brodaient les acteurs au visage masqué. Il s'agissait de types immuables : Maccus (le glouton), Bucco (le bavard imbécile), Pappus (le vieux gâteux) et Dossennus (le bossu malicieux). Après la mort de Térence, l'atellane est devenue un genre littéraire et elle a donné naissance en Italie à la comedia dell'arte).
- Atellani, ōrum, m. : les habitants d'Atella.
- atellanicus (atellanius), a, um : des atellanes, relatif aux atellanes.
- atellaniola, ae, f. : petite atellane.
- atellanus, i, m. : acteur (dans les atellanes).
- ater :
1 - āter, ātra, ātrum : - a - noir, obscur. - b - au fig. noir, hideux, horrible, sinistre, affreux, néfaste, funèbre, funeste, odieux. - c - méchant, horrible, malveillant. - d - obscur, inintelligible.
- ater panis, Ter. : pain bis.
- atra bilis, Plaut. Capt. 3, 4, 64 : bile noire, mélancolie.
- atrum mare, Hor. S. 2, 2, 16 : mer orageuse.
- album an atrum vinum potas? Plaut. Men. 5, 5, 17 : bois-tu du vin blanc ou du vin rouge?
- alba et atra discernere non poterat, Cic. Tusc. 5, 39, 114 : il ne pouvait distinguer le blanc du noir.
- ater (= atratus) lictor, Hor. Ep. 1, 7, 6 : licteur vêtu de noir.
2 - Ater mons, m. : la montagne Noire (dans le voisinage de la grande Syrte).
- Aternĭus, ĭi, m. : Aternius (un consul).
- Aternia lex, Gell. : la loi Aternia, la loi d'Aternius.
- Aternum, i, n. : Aternum (ville du Samnium).
- Aternus, i, m. : l'Aternus (fleuve du Samnium).
- Atesis : c. Athesis.
- Ateste, is, n. : Ateste (= Este, ville des Vénètes).
- Atestinus, a, um : d'Ateste.
- Athalĭa, ae, f. : Athalie (reine de Judée).
- Athămānes, um, m. : les habitants de l'Athamanie.
- Athămānĭa, ae, f. : l'Athamanie (province de l'Epire).
- Athămānĭcus (Athămānus), a, um : de l'Athamanie.
- Athămānis, ĭdis, f. : Athamanienne.
- Athamantēus (Athamantĭcus), a, um : d'Athamas.
- Athamantĭadēs, ae, m. : le fils d'Athamas, Palémon.
- Athamantis, ĭdos, f. : la fille d'Athamas, Hellé.
- gr. Ἀθαμαντίς, ίδος.
- Athamas :
1 - Athămās, antis, m. : Athamas (fils d'Eole, roi de Thèbes).
- gr. Ἀθάμας, αντος.
- voir hors site : Athamas.
2 - Athămās, antis, m. : le mont Athamas (en Thessalie).
- Athanagĭa, ae, f. : Athanagia (ville de Tarraconaise).
- Athanasĭus, ĭi, m. : Athanase (évêque d'Alexandrie, père de l'Eglise).
- voir hors site : Athanase.
- Athēnae, ārum, f. : Athènes (nom commun à neuf villes, dont la plus célèbre est la capitale de l'Attique).
- gr. Ἀθῆναι.
- sum Athenae : je suis à Athènes.
- eo Athenas : je vais à Athènes.
- Athēnaei, ōrum, m. : les Athéniens.
- Athēnæŏpŏlītæ, ārum, m. : les habitants d'Athènes (autre ville d'Athènes). --- Varr. L. 8, 35.
- Athenaeum :
1 - Athēnaeum, i, n. : Athénéum (forteresse de l'Athamanie). --- Liv. 38, 1, 11.
2 - Athēnaeum, i, n. : Athénée (temple de Minerve à Athènes où les poètes et les orateurs venaient lire leurs oeuvres). --- Lampr. Alex. Sev. 35, 2.
3 - Athēnaeum, i, n. : Athénée (édifice analogue construit à Rome par Adrien). --- Porph. Hor. Ep. 2, 2, 94
- Athenaeus :
1 - Athēnaeus, a, um : d'Athènes [Attique]. --- Lucr. 6, 749
2 - Athēnaeus, i, m. : Athénée. - a - nom d'homme --- Cic. Fam. 15, 4, 6; Liv. 38 13, 3. - b - le rhéteur Athénée --- Varr. L, 8, 82; Quint. 2, 15, 23. - c - un sculpteur grec--- Plin. 34, 52.
- Athēnăgŏrās, ae, m. : Athénagoras (nom d'homme).
- gr. Ἀθηναγόρας).
- Curt. 4, 5, 18; Liv. 31, 40, 8; Varr. R. 1, 1, 9.
- Athēnāĭs, ĭdis, f. : Athénaïs (nom de femme). --- Cic. Fam. 15, 4, 6.
- Athēnĭensis, e : d'Athènes [en Attique].
- Nep. Milt. 1, 1; Cic. Fam. 1, 18 ; Varr. R. 1, 1, 8.
- Athēnĭenses, ĭum, m., les Athéniens. --- Cic. Fl. 26 ; Off. 1, 75, etc.
- Athēnĭo, ōnis, m. : Athénion (chef des esclaves lors de la révolte en Sicile). --- Cic. Verr. 3, 66.
- Athēnŏdōrus, i, m. : philosophe stoïcien.
- gr. Ἀθηνόδωρος.
- Cic. Fam. 3, 7, 5 ; Att. 16, 11, 5.
- Athēnŏdŏtus, i, m. : nom du maître de Fronton. --- Front. p. 73.
- ăthēnŏgĕrōn, ontis, m. : vieillard qui étudie. --- Hier. Ruf. 3, 6.
- gr. Ἀθήνη, γέρων.
- Athēnŏpŏlis, is, f. : ville de la Narbonnaise. --- Plin. 3, 35.
- ăthĕŏs (ăthĕus), i, m. : athée [qui ne croit pas à l'existence des dieux].
- gr. ἄθεος.
- Arn. 3, 28; ἄθεος, Cic. Nat. 1, 63.
- ăthēra, æ, f. : décoction de blé dit arinca. --- Plin. 22, 121.
- gr. ἀθήρα.
- Athĕriānus, i, m. : Julius Atherianus [historiographe]. --- Treb. Trig. 6, 5.
- ăthērōma, ătis, n. : athérome. --- Cels. 7, 6, 9.
- gr. ἀθήρωμα, ατος.
- Athĕsis (Atĕsis), is, m. : fleuve de la Vénétie [l'Adige].
- Virg. En. 9, 680; Plin. 3, 121.
- ăthĕus : c. atheos.
- Athidas, m. : fleuve de Thrace. --- Plin. 4, 47.
- Athir, m. : huitième mois chez les Egyptiens. --- Hier. Zach. 1, 1, 10.
- Athis : c. Attis.
- athisca, æ, f. : coupe sacrée. --- Vulg. 3 Esdr. 2, 13.
- athla, ae, f. : c. athlon.
- āthlēta, æ, m. : athlète [celui qui combat dans les jeux].
- gr. ἀθλητής.
- Cic. CM 27 ; Or, 228.
- āthlētĭca, ae, f. : v. athleticus.
- āthlētĭcē, adv. : à la manière des athlètes.
- Plaut. Bac. 248 ; Ep. 20.
- āthlētĭcus, a, um : des athlètes.
- gr. ἀθλητικός.
- Cels. 4, 13 ; Gell. 15, 16, 2.
- āthlētĭca, æ, f., l'athlétique, l'art des athlètes. --- Plin. 7,205.
- athlŏn, i, n. : - 1 - Hyg. lutte (dans les jeux). - 2 - au plur. épreuves, peines. --- Man. 3, 162.
- gr. ἆθλον.
- Herculis athla duodecim, Hyg. : les douze travaux d'Hercule.
- Atho ou Athos :
1 - Atho (Athōn), ōnis, m. (3 ème déclinaison) = Athos.
- Cic. Rep. 3, 49 ; Fin. 2, 112.
2 - Athōs, ō, m. : Athos (mont de Macédoine).
- gr. Ἄθως, ω -- acc. Ἄθω ou Ἄθων.
- Virg. G. 1, 332 ; Plin. 4, 37 ; Liv. 44, 11.
- voir la déclinaison
- Athracis : v. Atracis.
- Athribis, is ou idis, f. : ville d'Egypte. --- Plin. 5, 64.
- Athrida, æ, f. : ville d'Arabie. --- Plin. 6, 159.
- Athyr, m. : un Carthaginois. --- Sil. 1, 412.
- Athyrās, m. : fleuve de Thrace. --- Amm. 22, 8, 8.
- Atyras Mel. 2, 24.
- Atĭa, ae, f. : Atia (mère d'Auguste). --- Suet. Aug. 4.
- Atiaci, m. : peuple des bords de la Caspienne. --- Plin. 6, 36.
- Atianŏs, i : fleuve de l'Inde. --- Plin. 6, 55.
- Atiānus, a, um : d'Atius Varus [officier de Pompée]. --- Caes. BC. 1, 12, 3.
- Atīlĭa lex, f. : loi Atilia [à propos des tutelles]. --- GAI. Inst. 1, 185.
- Atīlĭana, æ, f. : ville de la Tarraconnaise. --- Anton. p. 450.
- Atīlĭānus, a, um : d'Atilius. --- Cic. Att. 5, 1; Val.-Max. 4, 4.
- Atīlĭus ou Attīlĭus, ĭi, m., nom de famille rom.
- Attilius Regulus, Plin. 3, 138.
- Atilius Calatinus, Cic. CM 61; Planc. 60.
- Atīmētus, i, m. : nom d'h. --- Tac. An. 13, 22.
- gr. ἀτίμητος.
- Atīna, æ, f. : - 1 - ville des Volsques. --- Virg. En. 7, 630 ; Liv. 9, 28. - 2 - ville de Vénétie. --- Plin. 3, 131.
- Atīnās, ātis, m. f. n. : d'Atina. --- Cic. Planc. 19.
- Atīnātes, ĭum, m. : les habitants d'Atina. --- Plin. 3, 98.
- Atinas :
1 - Atīnās, v. Atina.
2 - Atīnas, m. : nom d'h. --- Virg. En. 11, 869.
- atīnĭa, æ, f. (atinia ulmus) : espèce d'orme. --- Plin. 16, 72; Col. 5, 6, 2; id. Arb. 16, 1.
- Atīnĭus, ĭi, m. : nom d'h. --- Cic. Dom. 123
- Atinĭus, a, um : d'Atinius.
- Atinia lex : la loi Atinia. --- Cic. Verr. 1, 109.
- Atinia ulmus : espèce d'orme.
- Atintānĭa, ae, f. : Atintania (région d'Epire). --- Liv. 27, 30; 29, 12.
- Atĭus, ĭi, m. : Atius (nom de famille romaine).
- M. Atius Balbus, grand-père maternel d'Auguste. --- Cic. Phil. 3, 16; Suet. Aug. 4.
- ătĭzōē, ēs, f. : une pierre précieuse. --- Plin. 37, 147.
- gr. ἀτιζώη.
- Atlantes, um, m. : nation africaine. --- Plin. 5, 44.
- Atlantēus, a, um : d'Atlas. --- Hor. O. 1, 34, 11 ; Ov. F. 3, 105.
- Atlantĭa, ae, f. : Plin. Atlantie (ancien nom de l'Ethiopie). --- Plin. 6, 187.
- Atlantĭăcus, a, um, et -tĭcus, a, um : Atlantique.
- Sil. 13, 200; Cic. Rep. 6, 21.
- Atlantĭci, m., surnom des Cambolectri. --- Plin. 3, 36.
- mare Atlanticum : l'océan Atlantique.
- Atlantĭădēs, æ, m., fils ou descendant d'Atlas.
- Ov. M. 2, 704 ; Hor. O. 1, 10, 1.
- Atlantĭăs, ădis, f., fille ou descendante d'Atlas.
- Sil. 16, 136; Priap. 68, 23.
- Atlantĭdes, um, f. : les Atlantides, filles d'Atlas (Hyades et Pléiades).
- Virg. G. 1, 221; Hyg. Fab. 192 ; Astr. 2, 21.
- Atlantĭgena, ae, m. f. [Atlas, geno] : (Lebaigue P. 116) fils d'Atlas, fille d'Atlas.
- atlantĭŏn, ĭi, n. : atlas (première vertèbre du cou, celle qui porte tout le poids de la tête).
- Atlantis :
1 - Atlantis, ĭdis (ĭdos), f. : fille du roi Atlas, Atlantide.
- gr. Ἀτλαντίς, ίδος.
- videt has Atlantide Maia natus, Ov. M. 2, 685 : le fils de l'Atlantide Maia les voit.
2 - Atlantis, ĭdis (idos), f. : Atlantide (île de l'océan Atlantique).
- Atlas (Atlans), antis, m. (acc. -antem, -anta) : Atlas.
- gr. Ἄτλας, αντος.
1 - un Titan (qui portait le Ciel sur la tête).
- Cic. Tusc. 5, 8; Virg. En. 8, 137.
2 - un roi de Mauritanie, changé en montagne par Persée.
- Ov. M. 4, 628 sqq.
3 - chaîne de montagnes en Mauritanie.
- Virg. En. 4, 247 ; Plin. 5, 11..
- voir hors site : Atlas.
- atocĭum, ĭi, n. : médicament qui rend stérile.
- ătŏmus, a, um : non divisé. --- Plin. 12, 62.
- gr. ἄτομος.
- subst. fém., ătŏmus, i : atome, corpuscule. --- ἡ ἄτομος.
- Cic. Fin. 1, 17; Tusc. 1, 42, etc.
- subst., n. in atomo, Tert. Marc. 3, 24 : en un moment.
- ătŏnĭa, æ, f. : faiblesse de la vessie. --- Cass. Fel. 46.
- gr. ἀτονία.
- atquĕ (ac) --- ac devant les consonnes; [écrit souvent adque dans les mss] et en plus de cela.
I conjonction copulative :
¶ 1 [ajoute un second terme qui enchérit] et en outre, et même (= et quidem) : jube prandium accurarier... ; atque actutum, Plaut. Men. 208 : dis qu'on prépare à dîner... ; et tout de suite; faciam... ac lubens, Ter. Haut. 763 : je te ferai [du bien pour tout cela], et de grand coeur; sine tuo quæstu ac maximo quæstu, Cic. Verr. 3, 52 : sans que tu aies eu un profit et un très grand profit, cf. 3, 23; Cat. 1, 9, etc. ; præclaras duas artes constitueres atque inter se pares, Cic. de Or. 1, 236 : tu constituerais deux arts éminents, et, j'ajoute, égaux entre eux; ut viris, Romanis dignum est, Liv. 7, 13, 9 : de la manière qui convient à des hommes, à des Romains; confitetur atque ita libenter confitetur, ut... Cic. Cæc. 24 : il avoue, et il avoue si volontiers que..., cf. Verr. 3, 53; Font, 40; Mur. 15, etc.
- avec quidem (equidem) : Plaut. Bac. 974, etc.; id estne numerandum in bonis? - ac maxumis quidem, Cic. Leg. 2, 12 : doit-on le compter au nombre des biens ? - et même des plus grands biens, cf. de Or. 2, 278; Br. 211; Tusc. 2, 39, etc.
- avec etiam : Plaut. Capt. 777, etc.; infirmā atque etiam ægrā valetudine, Cic. Br. 180 : d'une santé faible (délicate) et même maladive, cf. Clu. 111; Mur. 2; Cat, 3, 14, etc.
- avec adeo : respondit mihi paucis verbis atque adeo fideliter, Plaut. Curc. 333 : il m'a répondu en peu de mots, mais aussi avec franchise; cum maximo detrimento atque adeo exitio vectigalium, Cic. Verr. 3, 19 : pour le plus grand dommage, ou mieux, pour la ruine des impôts publics, cf. Verr. 3, 21; 3, 33; (Clu. 79; Cat. 2, 27; 1, 9, etc.; non petentem atque adeo etiam absentem creatum tradidere quidam, Liv. 10, 5, 14, il fut nommé consul, selon certains historiens, sans faire acte de candidat, et même, mieux que cela, en son absence.
- ac prope, ac pæne : et presque : Cic, Verr. 2, 160 ; 3, 78; Dom. 131; Phil 2, 39 ; Div 1, 124, etc. ; Caes. G, 3, 12, 5; 6, 36, 2
¶ 2 simple copule : noctes ac dies, Cic. Arch. 29 : nuits et jours; ad frigora atque æstus vitandos, Caes. BG. 6, 22, 3 : pour éviter le froid et le chaud; una atque eadem persona, Cic. Cael. 30 : une seule et même personne; etiam atque etiam, Cic. Cat. 2, 27, etc. : encore et encore.
- le second terme étant souvent le développement ou la définition plus précise du premier : donum dignum Capitolio atque ista arce omnium nationum, Cic Verr. 5, 184 : cadeau digne du Capitole, de cette citadelle de toutes les nations [même emploi de que, cohortahorque Fam. 2, 4, 2].
¶ 3 marquant une opposition entre deux propositions : atque hodie primum vidit, Plaut. Merc. 532 : et pourtant il l'a vue aujourd'hui pour la première fois.
- souvent renforcé par tamen : id sustulit, ac tamen eo contentus non fuit, Cic Verr. 4, 190 : il enleva cette statue, mais il ne se tint pas pour satisfait, cf. Pis. 3; de Or. 1, 240, etc.
- renforcé par potius : lacrumas mitte ac potius... prospice, Ter. Ad. 335 : cesse de pleurer et plutôt considère..., cf. Cic. Amer. 110; Verr. 1, 136; de Or. 1, 220; Off, 1, 67, etc.
- opposant une prop. négative, ac non : quasi vero consilii sit res ac non necesse sit, Caes. BG. 7, 38, 7 : comme si vraiment la situation réclamait une délibération et que ce ne fût pas une nécessité de..., cf. Cic. Amer. 92 ; Verr. 5, 169 ; Mil, 92 ; Cat. 2, 12, etc.
- [après une négative] mais plutôt (au contraire) : ne cupide quid agerent, atque ut... mallent, Cic. Off, 1, 33 : [les engager] à ne rien faire avec passion, à préférer au contraire, cf. Off. 2, 3 ; Leg. 1, 18 ; de Or. 3, 85, etc.
¶ 4 [marquant un rapport temporel] et alors (sur ces entrefaites, à cet instant) : quo imus, inquam, ad prandium ? atque illi tacent, Plaut. Capt. 479 : où allons-nous, dis-je, pour dîner? et ils se taisent; forte per impluvium despexi in proxumum atque ego aspicio, Plaut. Mil. 288 : par hasard j'ai regardé par la gouttière chez le voisin, et (alors) j'aperçois; huc mihi caper deerraverat, atque ego Daphnim aspicio, Virg. B. 7, 6 : mon bouc s'était égaré de ce côté-ci; et dans ces entrefaites j'aperçois Daphnis (et voilà que...)
- dans la princip. après une subord. temporelle : quom ad portam venio, atque ego illam video præstolarier, Plaut. Ep. 217 : quand j'arrive vers la porte, (alors) moi, je la vois qui attend, cf. dum... atque, Plaut. Bac. 279; postquam... atque, Plaut. Merc. 256; quoniam... atque, Plaut. Most. 1050; ut... atque, Plaut. Poen. 650.
¶ 5 [en tête d'une phrase, lien logique très lâche et très varié] et j'ajoute que : Cic. Cat. 2, 28; Br. 265, etc.
- et pour conclure : Mur. 22 ; Cat. 3, 10, etc.
- et d'ailleurs : Off. 1, 5 ; 1, 24 ; 1, 36, etc.
- mais (en voilà assez) : Off. 1, 27
- [dans un récit, introduisant un fait nouveau] mais alors, or à ce moment : Caes. G. 3, 15, 3; 6, 35, 8, etc.; Cic. Cat. 3, 11, etc.
- [annonçant la fin d'un développement] or, or donc : ac de primo quidem officii fonte diximus, Cic, Off. 1, 19 : or donc nous avons traité de la première source du devoir, cf. 1, 41; 1, 46; CM 50. etc.
- [réflexion, souhait] atque ut (ne), et pour que (pour éviter que) : Cic, Amer. 14; Verr. 2, 108; Caec. 62; de Or. 2, 235, etc. ; atque utinam : et fasse le ciel que : Cic. Verr. I, 61, etc.
II particule de comparaison,
¶ 1 après adæque, æque, æquus, alius, alio, aliorsum, aliter, consimilis, contra, contrarius, digne, dispar, dissimilis, idem, ita, item, juxta, par, pariter, perinde, pro eo, proinde, pro portione, protinus, secus, sic, similis, similiter, simul, statim (ULP. Dig. I, 16, 1), talis, totidem; voir ces mots
¶ 2 sans antécédent marquant l'idée de comparaison : quem esse amicum ratus sum atque ipsus sum mihi, Plaut. Bac. 549 : [cet homme] dont j'ai cru qu'il était mon ami comme je le suis de moi-même, cf. Hor. Ep. 1, 16, 32 II ac si = quasi BELL. HISP. 13, 5 ; P. Fest. 78; 226; 247
¶ 3 après un comparatif accompagné d'une négation : Plaut. Cas. 860; Merc. 897; Ter. And. 698; Catul. 61, 172; Lucr. 2, 350; 3, 96, etc.; Virg. En. 3, 561; Hor. S. 1, 1, 46 ; 1, 2, 22, etc.
- sans négat. : Hor. Epo. 15, 5; 12, 11; S. 1, 5, 5; 1, 6, 130.
- atquī [at + quī (= quoi)] :
- arch. atquei Lucil. S. 16, 4; 17, 6(?).
- voir l'article atqui de Gaffiot.
1 - pourtant; et pourtant; et oui, pourtant.
- interrogo vos, inquit, quando hanc pomum demptam putetis ex arbore. Cum inter omnes recentem esse constaret : "Atqui tertium, inquit, ante diem scitote decerptam Carthagine; tam prope a muris habemus hostem", Plin. 15, 75 : je vous demande, dit-il, quand vous pensez que ce fruit a été cueilli à l'arbre. Comme tous convenaient qu'il était frais : "Eh bien! (et pourtant) sachez qu'il a été cueilli à Carthage il y a trois jours, tant l'ennemi est près de nos murs!" -
magnum narras, vix credibile; atqui sic habet, Hor. S. 1, 9, 52 : tu me contes là une chose étonnante, à peine croyable; et pourtant c'est ainsi (eh bien oui, c'est ainsi!).
2 - eh bien, alors (dans ces conditions).
- An. Non sum apud me Ge. Atqui opus est nunc quom maxume ut sis, Ter. Phorm. 204 : An.Je n'ai plus la tête à moi." Ge.Et alors, c'est plus que jamais le moment de l'avoir.
3 - or (dans un raisonnement).
- qui autem est fidens, is profecto non extimescit ... atqui in quem cadit aegritudo, in eundem timor ... ita fit, ut fortitudini aegritudo repugnet, Cic. Tusc. 3, 7, 14 : celui qui est courageux ne craint pas... or celui qui est capable de chagrin l'est aussi de la crainte... donc le chagrin est incompatible avec le courage.
- hunc dubitabis beatum dicere? Atqui sapiens semper ita adfectus est. Semper igitur sapiens beatus est, Cic. Tusc. 5, 43 : irez-vous hésiter à dire qu'il est heureux? Or le sage est toujours en cet état; le sage est donc toujours heureux.
- atquīn, forme ancienne pour atqui.
- Plaut. Rud. 760; Phil. 10, 17; Tusc. 2, 43.
- Atrăbas, etc. : v. Atre-.
- Atrăces, um, m., peuple d'Etolie. --- Plin. 4, 6.
- Atrăcĭdēs, æ, m. : Atracide Thessalien [Cénée]. --- Ov. M. 12, 209.
- Atrăcĭs, ĭdis, f. : Thessalienne (Hippodamie). --- Ov. Am. 1, 4, 8.
- Atrăcĭus, a, um :
1 - Thessalien.
- Prop. 1, 8, 25.
2 - magique.
- Stat. Th. 1, 106; Val. Fl. 6, 447.
- Atractĭanæ ou Atrectĭanæ Alpes, f. : partie inconnue des Alpes. --- CIL 9, 5357.
- atractylis, ĭdis, f. : carthame [plante]. --- Plin. 21, 184.
- ἀτρακτυλίς, ίδις.
- Atragia, æ, f. : île des Sporades. --- Plin. 4, 71.
- ātrāmentāle, is, n. [atramentum] : encrier. --- Gloss.
- ātrāmentārĭŏlum, i, n. : petit encrier. --- Gloss.
- ātrāmentārĭum, ĭi, n. : écritoire, encrier. --- Vulg. Ezech. 9, 2.
- ātrāmentum, i, n. :
1 - noir en liquide, noir en couleur.
- atramenti effusione sepiæ se tutantur, Cic. Nat. 2, 127 : les sèches se protègent par l'émission d'un liquide noir.
- sutorium atramentum, Cic. Fam. 9, 21, 3 : le noir de cordonnier. --- cf. Plin. 34, 123; Cels. 5, 1.
2 - encre.
- Cic. Q. 2, 14, 1; Hor. Ep. 2, 1, 236.
3 - peinture noire.
- Vitr. 7, 10, 1, etc.
- Atramitæ, ārum, m. (c. Astramitæ) : Plin. les Atramites (peuple de l'Arabie Heureuse).
- Atramiticus, a, um : Plin. du pays des Atramites.
- Atrani, ōrum, m. : peuple d'Italie. --- Plin. 3, 105.
- Atrapatene : v. Atropatene.
- Atratinus, i, m. : surnom romain. --- Cic. Fam. 9, 21; Cæl. 2.
- atratus :
1 - ātrātus, a, um [ater] :
a - devenu noir, noirci.
- Caecil. Com. 268; Prop. 3, 5, 34.
b - vêtu de noir, en habit de deuil.
- Cic. Vatin. 30; Tac. An. 3, 2; Suet. Galb. 18; Ner. 47.
2 - Atrātus, i, m. : l'Atratus (rivière voisine de Rome). --- Cic. Div. 1, 98.
- Atrax :
- gr. Ἄτραξ, ακος.
1 - Atrax, ăcis, m. : l'Atrax (fleuve d'Etolie).
- Plin. 4, 6.
2 - Atrax, ăcis, m. : fils de Pénée.
- Schol. Stat. Th. 1, 106.
3 - Atrax, ăcis, f. : Atrax (ville de Thessalie).
- Plin. 4, 8, 15, 29; Liv. 32, 15; 36, 10.
- Atrĕbătes, um, m. : les Atrébates (peuple celte de la Gaule Belgique, de l'Artois actuel).
- Caes. BG. 2, 4, etc.
- Atrĕbătĭcus, a, um : des Atrébates. --- Treb. Gall. 6, 6
- Atrĕbăs, ătis, m. : un Atrébate.
- Caes. BG. 4, 35, 1.
- voir hors site : Atrébates.
- Atreus :
1 - Atreūs, ĕi, m. : Atrée (fils de Pélops, roi d'Argos).
- gr. Ἀτρεύς.
- acc. Atrĕum ou Atrĕa; voc. Atreu.
- Cic. Tusc. 4, 77 ; Ov. M. 15, 855 ; Am. 3, 12, 39.
- voir hors site : Atrée.
2 - Atrēŭs (Ātrēĭus), a, um : d'Atrée, argien.
- gr. Ἄτρειος.
- Stat. Th. 8, 743.
- Atrĭa, ae, f. : Atria (ville de Vénétie). --- Liv. 5, 33, 7.
- Atrĭāni, ōrum, m. : habitants d'Atria. --- Plin. 3, 120.
- ātrĭārĭus, ĭi, m. [atrium] : esclave chargé de l'entretien de l'atrium, gardien de l'atrium, portier.
- Ulp. Dig. 4, 9, 1; 7, 1, 15.
- ātrĭcăpilla, æ, f. : mésange à calotte noire. --- P. Fest. 124, 15.
- ātrĭcăpillus, a, um [ater + capillus] : qui a les cheveux noirs. --- Gloss. 2, 22, 36.
- ātrĭcŏlŏr, ōris [ater + color] : de couleur noire.
- Cadmi filiolæ atricolores, Aus. Ep. 7, 52 : *les noires petites-filles de Cadmus*, les lettres de Cadmus, écrites à l'encre noire).
- Atrīda (Atrīdēs), æ, m. : Atride, fils d'Atrée.
- au sing. : acc. -am ou -en, abl. -a ou -e, voc. -a ou -e.
- gr. Ἀτρείδης.
- Prop. 2, 14, 1; Ov. M. 12, 632.
- Atrīdae, (arum, ūm), m. : les Atrides (Agamemnon et Ménélas).
- Virg. En. 1, 458; Hor. S. 2, 3, 203; Ov. M. 12, 623.
- voir hors site : Atrides.
- atriensis :
1 - ātrĭensis, e : de l'atrium. --- Serv. En. 9, 645
2 - ātrĭensis, is, m. : concierge, gardien de l'atrium.
- Cic. Par. 38 ; Pis. 67.
- voir l'article : atriensis.
- ātrĭŏlum, i, n. : petit vestibule, petit atrium.
- Cic. Q. 3, 1, 2 ; Att. 1, 10, 3.
- ātrĭplex, ĭcis, m. f. n. : arroche (plante).
- Plin. 19, 99 ; 20, 219.
- ātriplexum, i, n. : c. le préc. --- P. Fest. 29.
- ātrĭtās, ātis, f. [ater] : couleur noire.
- Plaut. Poen. 1290; P. Fest. 28
- ātrĭtūdo, ĭnis, f. : c. le préc. --- Gloss. 2, 366, 49.
- ātrĭum, ĭi, n. [āter ---> pièce noircie par la fumée du foyer] :
- gr. αἴθριον.
1 - atrium, salle d'entrée.
- Cic. Q. 3, 1, 2; Hor. Ep. 1, 5, 31 ; Plin. 34, 55, cf. Serv. En, 1, 726.
2 - poét. la maison elle-même.
- Ov. H. 16, 184; M. 13, 968.
3 - salle d'entrée dans la demeure des dieux.
- Ov. M. 1, 172; Stat. Th. 1, 197.
4 - atrium, salle, portique (dans les temples et les édifices publics).
- in atrio Libertatis, Cic. Mil. 59 : dans la salle du temple de la Liberté (où se trouvaient les archives des censeurs).
- custodiebantur in atrio Libertatis, Liv. 26, 27, 3 : on les gardait dans l'atrium du temple de la Liberté.
- atria auctionaria, Cic. Agr. 1, 7 : salle des ventes.
- ipse suos necessarios ab atriis Liciniis et a faucibus macelli corrogat, Cic. Quict. : lui-même va chercher ses familiers sous les portiques de Licinius et dans les avenues du marché.
- voir hors site : atrium.
- Atrĭus, ĭi, m. : Atrius (officier de César). --- Caes. BG. 5, 9, 1.
- ătrōcĭtās, ātis, f. [atrox] :
1 - atrocité, horreur, cruauté, monstruosité.
- rei atrocitas, Cic. Verr. 4, 87 : horreur d'un fait.
- criminis atrocitas, Cic. Verr. 4, 105 : cruauté d'une accusation.
- verbi atrocitas, Cic. Phil. 8, 1 : ce qu'un mot comporte de cruel (d'odieux).
- temporis atrocitas, Phil. 8, 32 : conjonctures terribles.
2 - caractère farouche, rudesse, dureté, violence.
- non atrocitate animi moveor, Cic. Cat. 4, 11 : ce n'est pas une dureté de sentiments qui me pousse.
- habet atrocitatis aliquid legatio, Cic. Phil. 6, 7 : [l'envoi de] cette députation a qqch de dur (rigoureux).
- invidiosa atrocitas verborum, Cic. ad. Q. Fr. 1 : l'âpreté révoltante de l'expression.
- atrocitas ista quo modo irruperit, nescio, Cic. Ac. 2, 44, 136 : comment cette rigidité de principes a fait irruption, je l'ignore.
- atrocitas formularum, Quint. 7, 1, 37 : la rigueur des formules.
3 - au plur. atrocités, actes de cruauté.
- crudelissimae mulieris cunctis atrocitatibus expositis, Apul. M. 10 : après avoir exposé toutes les atrocités de cette femme monstrueuse.
- ătrōcĭtĕr, adv. :
- compar. ătrōcĭus, Her. 2, 49 ; Liv., Tac.
- superl. ătrōcissime, Cic. Q. 2, 15, 2.
1 - d'une manière atroce, cruelle, atrocement, cruellement.
- aliquid atrociter fieri videmus, Cic. Amer. 154 : nous voyons se faire quelque atrocité.
2 - d'une manière dure, farouche.
- labores atrocius accipiebantur, Tac. H, 1, 23 : on acceptait (subissait) les fatigues avec plus d'âpreté (d'irritation).
- proelium aliquanto quam cetera gravius atque atrocius fuit, Liv. 2 : le combat fut nettement plus acharné et plus atroce que les autres.
- nimis atrociter imperare, Cic. Verr. 1, 70 : donner des ordres trop rigoureux.
- atrociter minitari, Verr. 5, 160 : se répandre en menaces terribles.
- atrociter aliquid dicere, Cic. Mur. 64 : dire qqch avec violence.
- Atrŏpătēnē, ēs, f. : Atropatène (contrée de la Médie). --- Plin. 6, 42.
- gr. Ἀτροπατηνή, ῆς.
- Atrŏpătēni, ōrum, m. : les habitants de l'Atropatène.
- ătrŏphĭa, ae, f. : comsomption, atrophie, étisie.
- gr. ἀτροϕία.
- ătrŏphus, a, um : atrophié, étique.
- gr. ἄτροϕος.
- atropha, ōrum, n. : les membres atrophiés.
- Atrŏpŏs, i, f. : Atropos (l'Inflexible, une des trois Parques).
- cf. gr. ἄτροπος : non retourné (par la charrue); qu'on ne peut retourner, inflexible.
- ătrōtus, a, um : invulnérable.
- gr. ἄτρωτος : non blessé.
- ătrox, ōcis [ater : noir, sombre] : (Lebaigue P. 116 et P. 117) - 1 - sinistre, menaçant, malheureux, funeste, grave. - 2 - farouche, terrible, cruel, dur, affreux, atroce, impitoyable. - 3 - violent, fort, véhément. - 4 - en bonne part : rigide, ferme, inflexible, rigoureux, opiniâtre. - 5 - (style) énergique, violent.
- re atroci percitus, Ter. Hec. 3, 3, 17 : mis hors de moi par cet affreux mystère.
- atrox negotium, Sall. C. 29, 2: affaire épineuse.
- atrox animus Catonis, Hor. C. 2, 1, 24 : l'âme inflexible de Caton.
- atrox odii Agrippina, Tac. A. 2, 18 : Agrippine, d'une haine implacable.
- atrusca, ae, f. : une vigne.
- atta :
1 - atta, ae, m. : atta (nom que les enfants donnaient par respect aux vieillards).
2 - atta, ae, m. : qui marche sur la pointe des pieds.
3 - Atta, ae, m. : Atta (surnom).
- attactus :
1 - attactus, a, um : part. passé de attingo. - a - touché, effleuré. - b - touché, effleuré (en parl. d'un sujet).
2 - attactŭs, ūs, m. (seul. à l'abl. attactu) : attouchement, contact, toucher.
- attacus, i, m. : Vulg. une sauterelle.
- attagen, enis, m. (attagena, ae, f.) : francolin (oiseau, espèce de faisan).
- Attalea : c. Attalia.
- Attalenses, ĭum, m. : les habitants d'Attalie.
- Attali, ōrum, m. : les Attales (peuple de l'Arabie).
- Attalia (Attalea), ae, f. : Attalie (nom de plusieurs villes).
- Attalica, ōrum, n. (s.-ent. vestimenta) : habits brodés d'or.
- Attalicus, a, um : - 1 - du roi Attale (du roi Attale III, célèbre par ses richesses). - 2 - royal, somptueux, splendide, riche.
- Attalus, i, m. : Attale. - 1 - un roi de Pergame. - 2 - le général d'Alexandre le Grand.
- attamen (at tamen), conj. : mais cependant, cependant, toutefois, néanmoins.
- attamino, āre : - tr. - 1 - toucher, prendre, ravir. - 2 - déshonorer (une femme). - 3 - souiller, flétrir.
- attat (atat, attatae) : ah! oh! eh! (pour exprimer la douleur ou l'étonnement).
- attegĭa, ae, f. : hutte arabe, cabane.
- attegro (adtegro), āre : verser du vin (dans les sacrifices).
- Atteius (Ateius), ii, m. : Atéius (nom d'homme).
- attelabus, i, m. : petite sauterelle.
- attemperatē (adtemperatē), adv. : à temps, à point nommé, à propos.
- attemperātus, a, um : part. passé de attempero; ajusté.
- attemperĭēs, ēi, f. : action de modérer.
- attempero, (adtempero), āre, ātum : - tr. - ajuster, diriger (contre qqn, alicui).
- gladium sibi adtemperare, Sen. Ep. 30, 8 : diriger soi-même l'épée d'un autre sur sa gorge.
- attendo, (adtendo), ĕre, tendi, tentum : - 1 - tr. - tendre, diriger vers; au passif, s'étendre vers. - 2 - tr. et intr. - être attentif, écouter, regarder attentivement, s'appliquer à, viser à.
- ad aliquid attendere : être attentif à qqch, faire attention à qqch.
- aliquem attendere : prêter attention à qqn.
- de aliqua re attendere : porter son attention sur qqch.
- alicui, alicui rei attendere : faire attention à qqn, à qqch.
- attendere + prop. inf. : faire attention que.
- attendere ut, Plin.-jn. : s'occuper de.
- attendere ne : prendre garde de.
- (animum, animos, animo) attendere : tendre l'esprit, faire attention, remarquer.
- verba attendere, Cic. : peser ses paroles.
- Attenē, ēs, f. : Attène (contrée de l'Arabie Heureuse).
- attentātĭo (adtentātĭo), ōnis, f. : tentative, essai.
- attentātus, a, um : part. passé de attento. - 1 - tenté, essayé. - 2 - attaqué par force, attaqué par corruption.
- attentē, (adtentē), adv. : avec application, attentivement, avec attention.
- attentio, (adtentio), ōnis, f. : - 1 - application, attention. - 2 - effort soutenu, insistance.
- attento (adtento, attempto), āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - porter la main sur, toucher. - 2 - essayer, tenter, sonder, commencer, entreprendre. - 3 - chercher à gagner, chercher à séduire, essayer de corrompre. - 4 - attaquer, attenter, assaillir. - 5 - atteindre (en parl. de la douleur).
- pudicitiam attentare, Dig. 47, 10, 10 : attenter à la pudeur.
- attentare fidem auditoris, Cic. : tâcher de surprendre la bonne foi de l'auditeur.
- attentare annonam, Dig. 47, 11, 6 : chercher à faire renchérir le prix du blé.
- arcum attemptare, Claud. Rapt. Pros. 3, 217 : essayer de courber un arc.
- aliquem bello attemptare, Stat. Th. 4, 71 : tenter le sort des armes contre qqn.
- sentiat, quos attentārit, Phaedr. 5, 2, 7 : qu'il apprenne à qui il s'attaque.
- quae aegritudo mentem attemptat tuam? Pac. ap. Non. : quelle tristesse s'empare de ton coeur?
- attentus (adtentus) :
1 - attentus, a, um : part. passé de attendo. - a - tendu. - b - attentif, vigilant. - c - attentif à son bien, économe, ménager, regardant, intéressé.
- se attentum praebere, Cic. : faire attention, donner son attention.
- attentos animos tenere, Cic. : rendre son auditoire attentif.
- attentus ad aliquid, Cic. : attentif à qqch.
- attentus alicui rei, Hor. : attentif à qqch.
- attentus alicujus rei, Sen. : attentif à qqch.
2 - attentus, a, um : part. passé de attineo; attaché à.
3 - attentŭs, ūs, m. : attention du regard, fixité de l'oeil.
- attenuatē, adv. : simplement.
- attenuātĭo, ōnis, f. : action d'amoindrir, diminution, affaiblissement.
- facetissima verborum attenuatio, Auct. ad Her. 4, 11: simplicité de style pleine de grâce.
- attenuatio litterae, Auct. ad Her. : contraction d'une lettre, synérèse.
- attenuatus, (adtenuatus), a, um : (Lebaigue P. 117 et P. 118) part. passé de attenuo. - 1 - aminci, amoindri; au fig. exténué, affaibli, usé, faible. - 2- en parl. du style : maigre, sobre, simple.
- attenuo, (adtenuo), āre, āvi, ātum : - tr. - amincir, diminuer, atténuer, user, exténuer, affaiblir.
- lingua felis attenuat cutem, Plin. : la langue du chat râpe la peau.
- curas lyrā attenuare, Ov. Tr. 4, 1, 16 : atténuer les soucis au son de la lyre.
- attermino, āre : - tr. - limiter, enfermer.
- attĕro, (adtĕro), ĕre, trivi (tĕrui), tritum : - tr. - 1- frotter contre, user en frottant, broyer, écraser. - 2- au fig. écraser, détruire, ruiner, accabler.
- asinus spinetis se scabendi causā atterens, Plin. 10, 74, 95, § 204 : l'âne qui se frotte contre les buissons pour se gratter.
- atterere herbas, Virg. G. 4.12: fouler l'herbe.
- famam atque pudorem atterere, Sall. C. 16, 2 : faire perdre la réputation et le sentiment de l'honneur.
- atterranea fulmina, n. plur. : foudres atterranées (qui pénètrent dans la terre?)
- attertiarius (adtertiarius), a, um : qui contient un tiers en plus de l'entier, qui contient un et un tiers.
- attertiatus (adtertiatus), a, um : réduit au tiers.
- attestātĭo, ōnis, f. : attestation, témoignage.
- attestor, (adtestor), āri, ātus sum : - 1 - prouver, attester, confirmer. - 2 - prendre à témoin.
- hoc attestatur fabula, Phaedr. 1, 10, 3 : c'est cela que prouve la fable.
- Atteva, ae, f. : Attéva (ville d'Ethiopie).
- attexo, (adtexo), ĕre, texŭi, textum : - tr. - 1 - ajouter en tissant. - 2 - ajuster, ajouter à, attacher, lier étroitement.
- attextus, a, um : part. passé de attexo; ajouté en tissant, entrelacé, attaché à.
- attexti capite crines, App. M. 11 : faux cheveux.
- Atthis, ĭdis, f. (acc. -idem, -ida) : - 1 - Athénienne, l'Attique, qui concerne l'Attique. - 2 - Philomèle (changée en rossignol). - 3 - rossignol. - 4 - Procné (changée en hirondelle). - 5 - hirondelle.
- lingua Atthis : la langue attique.
- Attianus, a, um : - 1 - d'Attius (poète). - 2 - d'Attius Varus (préteur).
- Attica, ae, f. : - 1 - l'Attique (contrée de la Grèce). - 2 - Attica (la fille de T. Pompomus Atticus).
- Attice :
1 - Atticē, adv. : à la manière des Attiques.
2 - Atticē, ēs, f. (= Attica) : l'Attique (contrée de la Grèce).
3 - Atticē, ēs, adj. f. : attique.
- ochra, quae Attice nominatur, Cels. 5, 18, 19 : l'ocre, qu'on appelle attique.
- Attici, ōrum, m. : - 1 - les habitants de l'Attique, les Athéniens. - 2 - les orateurs attiques.
- atticisso, āre : - intr. - parler à la façon des Athéniens, parler la langue attique; être dans le goût attique.
- Atticŭla, ae, f. : petite Attica, chère Attica (fille d'Atticus).
- Atticurgēs, ĕs, adj. : fait dans le style attique, construit dans le goût attique.
- Atticus :
1 - Atticus, a, um : de l'Attique, d'Athènes, attique, athénien.
- Attici, ōrum, m. : les Attiques, les Athéniens; les orateurs attiques.
- Attica fides, Vell. : foi attique, bonne foi.
2 - Atticus, i, m. : Atticus (surnom).
- Attidiates, ĭum, m. : les habitants d'Attidium (dans l'Ombrie).
- attigas, at, atis : subj. prés. de attigere, arch. pour attingere : toucher, porter la main sur.
- attiguus (adtiguus), a, um : - 1 - contigu. - 2 - palpable.
- Attila (Attilas), ae, m. : Attila (roi des Huns).
- attillo (adtillo), āre : - tr. - chatouiller, flatter.
- Attin, inis, m. ---> Attis.
- attinae (adtinae), ārum, f. : limites des champs faites d'un tas de pierres.
- attĭnĕo (adtĭnĕo), ēre, tĭnŭi , tentum [ad + teneo] : - 1 - tr. - tenir auprès, occuper, garder, retenir, contenir. - 2 - tr. et intr. - toucher, être attenant. - 3 - impers. au sing. et au plur. être relatif à, toucher, concerner; être important, être utile à.
- attinere custodiā, Tac. : tenir sous bonne garde.
- attineri domi studiis, Tac. : être retenu à la maison par les études.
- ad Tanain attinere, Curt. 6, 2, 9 : s'étendre jusqu'au Tanaïs.
- nunc nihil ad me adtinet : pour le moment cela ne m’intéresse pas.
- quid adtinet plura dicere? Hor. : qu'est-il besoin d'en dire davantage?
- medicum adhibere nihil adtinet : il n’est pas besoin de recourir au médecin.
- eos nihil attinet nominare : il n’est pas besoin de les nommer.
- quod ad me attinet, Cic. : pour ce qui me concerne, quant à moi.
- attingo (adtingo), ĕre, tĭgi, tactum [ad + tango] : (Lebaigue P. 118 et P. 119) - tr. - 1 - toucher à, toucher, porter la main sur, atteindre. - 2 - arriver vers, aborder; être contigu à, confiner à. - 3 - au fig. toucher, atteindre, faire impression sur. - 4 - s'occuper de, s'appliquer à, toucher, aborder (un sujet). - 5 - tenir à, avoir rapport à, approcher de, concerner.
- pedibus terram attingere, Nep. Eum. 5, 5 : toucher la terre de ses pieds.
- Asiam attingere, Cic. ad Q. Fr. 1, 1, 8: toucher le sol de l'Asie.
- poeticam attigit : il s'occupa de poésie.
- caelum digito attingere, Cic. : être au comble de la joie.
- digitis extremis attingere, Cic. : toucher du bout des doigts.
- Attis, ĭdis (Attin, ĭnis), m. : Attis (un berger phrygien, aimé de la déesse Cybèle, devenu son prêtre exclusif, et qui se mutila, car Cybèle était très jalouse et ne voulait pas que son favori fût tenté de vagabonder ailleurs).
- gr. Ἄττις, ιδος.
- voir hors site : Attis.
- attitulo (adtitulo), āre : - tr. - mettre un titre, intituler.
- Attĭus, ĭi, m. : Attius (nom d'homme).
- attodi : c. attondi, parf. de attondeo.
- attolero (adtolero, attollero), āre : - tr. - supporter, soutenir, servir de base.
- attollo, (adtollo), ĕre : - tr. - 1 - lever vers, soulever, élever, dresser; ériger, construire. - 2 - au fig. élever, relever, grandir, rehausser, vanter.
- pallium attolere, Ter. : retrousser son manteau.
- attolere praemiis, Tac. : combler d'honneurs.
- attondĕo, (adtondĕo), ēre, tondi, tonsum : - tr. - 1 - tondre, couper auprès, raser, élaguer. - 2 - au fig. tondre, plumer, escroquer, écornifler; qqf. étriller.
- vitem attondere, Virg. G. 2, 407 : tailler la vigne.
- attondere virgulta, Virg. : brouter les arbrisseaux.
- attondi, Veg. = attonderi.
- attŏnĭtē, (adtŏnĭtē), adv. : avec étonnement, avec enthousiasme.
- attŏnĭtus, (adtŏnĭtus), a, um : part. passé de attono. - 1 - frappé de stupeur, stupéfié, hébété, étourdi, assourdi par l'effet de la foudre. - 2 - frappé d'apoplexie. - 3 - au fig. immobile d'admiration ou de crainte, étonné, épouvanté, interdit, stupide; qqf. qui frappe d'étonnement. - 4 - rempli d'enthousiasme.
- aures attonitae : oreilles assourdies par le bruit de la foudre.
- attŏno, (adtŏno), āre, tŏnŭi, tŏnitum : - tr. - frapper du tonnerre, frapper de stupeur.
- attonsus, a, um : part. passé de attondeo. - 1 - tondu, rasé. - 2 - au fig. tondu, rasé. - 3 - diminué.
- attorquĕo, (adtorquĕo), ēre : - tr. - brandir, lancer vers.
- attorrĕo (adtorrĕo), ēre : - tr. - faire griller.
- attractio (adtractio), ōnis, f. : - 1 - contraction. - 2 - action de tirer à soi, attraction.
- attractivus (adtractivus), a, um : attractif.
- attractōrĭus, a, um : sudorifique.
- attractus (adtractus) :
1 - attractus, a, um : part. passé de adtraho. - a - tiré, attiré. - b - froncé, contracté.
2 - attractŭs, ūs, m. : action de tirer, traction.
- attrăho, (adtrăho), ĕre, traxi, tractum : - tr. - 1 - tirer à soi, attirer, traîner vers. - 2 - au fig. attirer, entraîner.
- vultus tuus attrahit frontem, Sen. Ben. 6, 7 : ton visage se contracte.
- attrahere aliquem Romam, Cic. Fam. 7, 10 : attirer qqn à Rome.
- attrectātĭo (adtrectātĭo), ōnis, f. : - 1 - action de toucher, attouchement. - 2 - mot collectif (t. de gram.).
- attrectatus (adtrectatus) :
1 - attrectātus, a, um : part. passé de attrecto; touché, manié.
2 - attrectātŭs, ūs, m. : attouchement, frôlement.
- attrecto, (adtrecto), āre, āvi, ātum [ad + tracto] : - tr. - 1 - toucher à, manier, tâter, tâtonner, mettre la main sur, usurper, s'approprier. - 2 - traiter (un sujet).
- attrectare rem alienam, Gell. : porter la main sur le bien d'autrui.
- terminos adtrectare, Flor. : empiéter sur les frontières.
- attremo, ĕre : trembler à, trembler devant.
- attrepĭdo, āre : - intr. - avancer à petits pas.
- attrĭbulātus, a, um : déchiré par la herse.
- attrĭbŭo (adtrĭbŭo), ĕre, bŭi, būtum : - tr. - 1 - assigner, donner, adjoindre, ajouter, rattacher à. - 2 - assigner comme paiement, allouer, affecter, payer par délégation. - 3 - mettre un impôt, mettre une taxe sur. - 4 - imputer, attribuer.
- iis equos attribuit, Caes. BC. 1, 14 : il leur donne des chevaux.
- causam calamitatis alicui attribuere, Cic. : accuser qqn de sa disgrâce.
- attrĭbūtio, (adtrĭbūtio), ōnis, f. : - 1 - répartition, partage, lot. - 2 - assignation, mandat pour le paiement d'une dette. - 3 - circonstance.
- attrĭbūtum, i, n. : - 1 - somme allouée par l'Etat, allocation. - 2 - ce qui dépend de, ce qui se rattache à.
- attrĭbūtus, a, um : (Lebaigue P. 119 et P. 120) part. passé de attribuo. - 1 - assigné, attribué. - 2 - attaché à, qui dépend de. - 3 - alloué, affecté à.
- attrĭtĭo, ōnis, f. : frottement.
- attritus :
1 - attritus, (adtritus), a, um : part. passé de attero. - a - frotté contre, usé par le frottement, poli. - b - écorché. - c - affaibli, écrasé, détruit.
- attrita frons : front impudent (qui ne rougit plus).
2 - attritus, (adtritus), us, m. : frottement, froissement.
- attrivi : parf. de attero.
- Attuarii, ōrum, m. : les Attuariens (peuple de Germanie).
- attubernālis, is, m. : voisin.
- attŭli : parf. de affero.
- attulo (adtulo), ĕre (arch. = affero) : apporter.
- Attys : c. Atys.
- Aturus (Aturrus), i, m. : l'Aturus (= l'Adour, fleuve).
- Aturicus, a, um : relatif à l'Aturus.
- atypus, um, adj. : qui n'articule pas nettement, bègue.
- Atys (Attys), yos, m. : Atys. - 1 - fils d'Hercule et d'Omphale, père de Tyrhenus et de Lydus, ancêtre des rois de Lydie. - 2 - Liv. un roi d'Albe. - 3 - Virg. fondateur de la gens Atia.
- gr. Ἄτυς, υος.
- acc. Atyn; abl. Atye, Aty.
- Atys, genus unde Atii duxere Latini, Virg. En. 5 : Athys, d'où les Latins Atii tirèrent leur race.
- au (hau) : ho! ha! holà! (pour marquer la surprise, l'impatience, pour interpeller).
- aucella (aucilla), ae, f. : petit oiseau.
- aucĕo, ēre : - tr. - observer attentivement.
- auceps, aucŭpis, m. [avis + capio] : - 1 - oiseleur. - 2 - qui est à l'affût.
- auceps sermoni, Plaut. Mil. 4.1.9 : qui épie les conversations, qui écoute aux portes.
- voluptatum auceps, Cic. : qui recherche les plaisirs.
- auceps syllabarum, Cic. de Or. 1, 55, 236 : qui fait la guerre aux mots, critique, censeur.
- voir hors site : auceps.
- Auchetae, ārum, m. : les Auchètes (peuplade scythe). - Auchates, ae, m. : un Auchète.
- aucilla : c. aucella.
- auctarĭum, ĭi, n. : bonne mesure, surplus, excédent.
- auctifĕr, ĕra, ĕrum : fécond.
- auctifico, āre : - tr. - augmenter; honorer.
- auctificus, a, um : qui développe, qui augmente, qui fait croître.
- auctĭo, ōnis, f. : - 1 - augmentation, accroissement. - 2 - enchère, vente publique. - 3 - les biens achetés aux enchères.
- auctione vendere : vendre aux enchères.
- auctionem facere (constituere, instituere) : faire une vente à l'encan.
- auctionem proferre : ajourner une vente aux enchères.
- auctionem proscribere : afficher une vente aux enchères.
- auctionalĭa, ĭum, n. : affiches de vente.
- auctionārĭus, a, um : relatif aux enchères.
- tabulae auctionariae : listes des biens à vendre aux enchères.
- auctionaria atria, Cic. : salle des ventes.
- auctionor, āri, ātus sum : - 1 - faire une vente aux enchères, vendre à l'encan. - 2 - acheter à l'encan.
- auctĭto, āre : - tr. - 1 - augmenter sans cesse. - 2 - honorer (par un sacrifice).
- aucto, āre : - tr. - augmenter, enrichir, aider.
- auctŏr, ōris, m. : (Lebaigue P. 120 et P. 121) - 1 - celui qui produit, celui qui a l'initiative d'une chose : agent, auteur, fondateur, auteur (d'une oeuvre d'art), écrivain, auteur d'une race, père. - 2 - autorité, garant, témoin; maître, précepteur, écrivain, historien, inventeur, qui perfectionne. - 3 - celui qui conseille, qui propose, qui ratifie, qui donne l'exemple de; conseiller, instigateur, chef, fauteur, modèle, auteur (d'une loi). - 4 - celui qui approuve ou qui sanctionne, qui a l'autorité, qui dispose de; tuteur, conseil (t. de droit). - 5 - représentant, délégué, patron, défenseur, protecteur. - 6 - vendeur.
- auctor gentis : premier père d'une race.
- auctor esse + prop. inf. : garantir que, affirmer que.
- auctores sumus tutam ibi majestatem Romani nominis fore, Liv. : nous nous portons garants que la majesté du nom romain y sera en sûreté.
- auctor rerum romanarum, Cic. : historien romain.
- certis auctoribus compertum habere, Cic. : savoir de source sûre.
- auctor esse + ut et subj. : conseiller de.
- auctor tibi sum ut, Cic. : je te conseille de.
- auctor esse ne : conseiller de ne pas.
- esse auctor pacis, conseiller la paix.
- Cratippo auctore, Cic. Off. 2, 2, 8: en suivant les leçons de Cratippe.
- Cato omnium virtutum auctor, Cic. Fin. 4, 16, 44 : Caton, le modèle de toutes les vertus.
- judices legum auctores, Cic. : les juges protecteurs des lois.
- auctor comitiorum, Cic. : le magistrat qui préside aux comices.
- auctores nuptiarum, Cic. : les témoins du mariage.
- auctoramentum, i, n. : - 1 - engagement contracté par les gladiateurs, contrat. - 2 - solde, émoluments; prix, salaire.
- auctorātĭo, ōnis, f. : action de s'engager pour un salaire.
- auctoratus : part. passé de auctoro. - 1 - garanti. - 2 - engagé, gagé, loué, donné à gage, soudoyé. - 3 - au fig. lié, engagé, obligé.
- auctorĭtās, ātis, f. :
1 - accomplissement, production, invention.
- auctoritatis facti comprobatores, Cic. Inv. 1 : ceux qui approuvent l'accomplissement du fait.
- quod si exquiratur usque ab stirpe auctoritas (rumoris), Plaut. Trin. : si on remontait à la source du bruit.
- fulmen auctoritatis, Sen. : foudre qui suit le fait accompli.
2 - exemple, précédent, modèle.
- valuit auctoritas, Cic. Tusc. 2 : l'exemple fit son effet.
- auctoritatem alicui dare (praescribere), Cic. : donner à qqn un exemple.
- aliorum auctoritati parere, Cic. Leg. 1 : se conformer à l'usage, se conformer aux précédents.
- publicorum aedificiorum auctoritates, Vitr. : édifices publics offerts comme modèles (comme types).
3 - garantie (pécuniaire ou morale), caution, responsabilité.
- auctoritatem promittere, Sen. : se donner pour caution.
- auctoritatem rei defugere, Cic. : décliner la responsabilité de qqch.
4 - créance, crédibilité, validité d'un témoignage; au plur. hommes ou choses qui font autorité, actes qui font foi, titres authentiques, documents authentiques.
- justitia satis habet auctoritatis, Cic. Off. 2 : la justice inspire assez de confiance.
- auferre testibus auctoritatem, Quint. : discréditer des témoins.
- repetere auctoritatem ab ultimis, Cic. : remonter aux plus anciens témoignages.
- auctoritates contemnere, Cic. Nat. 3 : dédaigner les autorités (les noms qui font autorité).
- auctoritates principum conjurationis, Cic. Sull. 13 : les noms des chefs de la conspiration.
- legationes cum publicis auctoritatibus, Cic. Verr. 1 : députations munies de pièces authentiques.
5 - opinion, conseil, avis; approbation, consentement.
- suam auctoritatem defendere, Cic. : défendre son opinion.
- eorum auctoritate, Cic. : d'après leurs conseils.
- ejus mihi vivit auctoritas, Cic. Att. 10 : il me semble encore entendre ses recommandations.
6 - volonté, commandement; sentence, décret.
- legio auctoritatem Caesaris persecuta est, Cic. Phil. : la légion se rangea sous les ordres de César.
- verba servire hominum auctoritatibus, Cic. : ... que les mots sont assujettis aux intentions des hommes.
- senatūs auctoritas, Cic. : décret du sénat, sénatus-consulte.
- auctoritas populi, Cic. : décision du peuple.
- auctoritas censoria, Cic. : blâme infligé par les censeurs.
- ex auctoritate, Caes. : au nom de l'Etat, en vertu d'un mandat public.
7 - pouvoir de faire, puissance légale, autorité, initiative.
- non deest rei publicae consilium neque auctoritas hujus ordinis; nos, nos, dico aperte, consules desumus, Cic. Cat. 1, 2 : ni la clairvoyance ni l'énergie n'ont manqué à la république et au sénat que voici; c'est nous, je le dis ouvertement, c'est nous, consuls, qui avons manqué à la république.
- auctoritas legum dandarum, Cic. Verr. 2 : pouvoir de donner des lois.
- legatos cum auctoritate mittere, Cic. : envoyer des ambassadeurs munis des pleins pouvoirs.
- auctoritas consulum : puissance consulaire.
8 - autorité morale, ascendant, considération, crédit (d'une personne); importance, poids, valeur, prix (d'une chose).
- auctoritatem habere (tenere) : être estimé, avoir l'estime.
- auctoritatem afferre (facere) : donner de la considération.
- auctoritate magis quam imperio regere loca, Liv. : gouverner un pays par son ascendant plutôt que par une autorité réelle.
- bos in pecuaria maxima debet esse auctoritate, Varr. R. R. 2, 5: le boeuf doit compter pour beaucoup.
- auctoritas praecipua lupo (pisci), Plin. 9, 17, 28, 61: le loup marin fut le plus estimé des poissons.
9 - droit de propriété, droit de revendication, droit d'éviction.
- adversus hostem aeterna auctoritas, Tab. : contre un étranger le droit est imprescriptible.
- auctoro, āre, āvi, ātum : - tr. - 1 - donner comme caution; au passif : se porter garant. - 2 - engager pour un salaire, vendre (souvent avec se).
- auctoror, āri, ātus sum : vendre, se vendre.
- exsecrando metallo pudicitiam suam auctorata est, Apul. M. 9, 19 : elle vendit son honneur pour du métal exécrable.
- auctrix, icis, f. : - 1 - celle qui produit, qui est l'auteur, la source de, créatrice, celle qui fomente. - 2 - celle qui vend; celle qui est garante. - 3 - celle qui augmente.
- auctum :
1 - auctum, i, n. : - a - accroissement, développement, augmentation. - b - excroissance (de chair). - c - espace supplémentaire à parcourir dans un stade.
2 - auctum : supin de augeo.
- auctumn- ----> autumn-
- auctus :
1 - auctus, a, um : part. passé de augeo; augmenté, agrandi, enrichi, gratifié, pourvu, doué.
- auctus honoribus : comblé d'honneurs; élevé aux honneurs.
- auctus a Demosthene : qui doit son influence (politique) à Démosthène.
- auctus filiolo, Cic. : qui a un fils en plus.
- auctus omine, Tac. : encouragé par un présage.
- auctus damno, Ter. : qui a éprouvé une nouvelle perte.
- auctus animo, Tac. : encouragé.
2 - auctŭs, ūs, m. : augmentation, accroissement, progrès, développement, croissance, crue.
- aucupābundus, a, um : qui guette, qui épie, qui est aux aguets.
- aucupālis, e : qui sert à la chasse aux oiseaux.
- aucupātĭo, ōnis, f. : - 1 - chasse aux oiseaux, pipée. - 2 - produit de la chasse, gibier.
- aucupatōrĭus, a, um : qui sert à la chasse aux oiseaux.
- aucupatus :
1 - aucupātus, a, um : part. passé de occupo.
2 - aucupātŭs, ūs, m. = aucupium.
- aucupĭum, ĭi, n. [auceps] : (Lebaigue P. 121 et P. 122) - 1 - chasse aux oiseaux; qqf. produit de la chasse. - 2 - action de guetter, d'épier, étude attentive.
- aucupia verborum, Cic. Caecin. 23, 65 : guerre aux mots, ergotage, subtilités.
- facere aucupium auribus, Plaut. Mil. 4.1.44 : écouter aux portes.
- aucupium delectationis, Cic. Or. 25, 84 : efforts pour être agréable
- aucupo, āre, āvi, ātum [auceps] : - tr. et intr. - être à la chasse, être à l'affût, guetter, épier, chercher à surprendre.
- aucupor, āri, ātus sum [auceps ---> avis + capio] : - 1 - chasser (les oiseaux), chercher à les prendre. - 2 - être à l'affût, guetter, épier, courir après. - 3 - rechercher avec soin, tâcher d'acquérir, capter, attraper, duper.
- tempus occupari, Cic. Rosc Am. 8, 22: saisir l'occasion.
- rumusculos aucupari, Cic. : recueillir des cancans.
- circumspice num quis est sermonem nostrum qui aucupet, Cic. Most. 2 : regarde si personne ne nous écoute.
- gratiam aucupari, Cic. : capter les bonnes grâces.
- audacĭa, ae, f. : - 1 - audace, hardiesse, présomption. - 2 - acte audacieux, coup d’audace.
- audacia in translationibus, Suet. : hardiesse dans les métaphores.
- audaciai (= audaciae) columen, Plaut. Am. 1 : comble de l'effronterie.
- audaciae (= audacter facta) : traits d'audace, coups d'audace.
- quantas audacias reperietis! Cic. Sull. 27 : quels traits d'audace n'y trouverez-vous pas!
- audaciter, arch. : c. audacter.
- audacter (audaciter, arch.), adv. : - 1 - hardiment, courageusement, audacieusement. - 2 - avec impudence, avec cynisme.
- compar. audacius.
- superl. audacissime.
- audacŭlus, a, um : un peu trop hardi, assez audacieux.
- audax, ācis [audeo] : - 1 - audacieux, hardi, entreprenant, résolu, intrépide. - 2 - confiant, courageux. - 3 - téméraire, effronté, présomptueux, fier, orgueilleux.
- compar. audacior.
- superl. audacissimus.
- audax ingenii, Stat. S. 3, 2, 64 : qui se fie sur son talent.
- audax animi, Stat. Th. 10 : naturellement audacieux.
- audax viribus, Virg. En. 5, 67 : qui présume trop de ses forces.
- audax juventā, Virg. G. 4 : se targuant de sa jeunesse.
- audax omnia perpeti, Hor. C. 1, 3, 25 : hardi à tout braver.
- ad facinus audacior, Cic. Cat. 2, 5 : un peu trop résolu à tout oser.
- audax paupertas, Hor. : la pauvreté qui rend audacieux.
- audacissimus omni de numero Lycabas, Ov. M. 3 : Lycabas, le plus audacieux de toute cette troupe.
- audens, entis : part. prés. de audeo; qui ose, hardi, audacieux, résolu.
- compar. audentior.
- superl. audentissimus.
- audentes fortuna juvat, Virg. : la fortune aide les audacieux.
- audentĕr, adv. : hardiment, avec hardiesse, avec confiance, avec résolution.
- compar. audentius.
- audentĭa, ae, f. : - 1 - audace, hardiesse, résolution, confiance. - 2 - hardiesse de style.
- audĕo, ēre, ausus sum (qqf. ausi) : - tr. et intr. - 1 - avoir envie, désirer. - 2 - oser, risquer, entreprendre, tenter, aller de l’avant, se hasarder, avoir de l'audace.
- audere ultima (extrema), Virg. : se porter aux dernières extrémités.
- non ausim dicere, Cic. : je n'ose dire, je n'oserais dire.
- multa dolo audebantur, Liv. 39, 8 : on se permettait bien des supercheries coupables.
- auderem scribere, Cic. : j'écrirais volontiers.
- audere pericula, Tac. : affronter les périls.
- audībam, as, arch. = audiebam, as ---> imparf. de audio.
- audībĭlis, e : Aug. qu'on peut entendre.
- audībo, is, arch. = audiam, es ---> fut. simple de audio.
- audĭens, entis : - 1 - part.-adj. de audio; obéissant, docile. - 2 - subs. - auditeur. - 3 - subs. - Tert. catéchumène.
- avec dat. dicto audiens : obéissant aux ordres.
- alicui dicto audiens : obéissant aux ordres de qqn.
- respondit se dicto audientem fuisse praetori, Cic. Verr. 4, 28 : il répondit qu'il avait été entièrement aux ordres du préteur.
- animos audientium permovere, Cic. Br. 89 : remuer l'âme des auditeurs.
- Audiense (Auziense) castellum, n. [Auzia] : Amm. place forte d'Auzia (en Mauritanie).
- audĭentĭa, ae, f. [audio] : - 1 - action de prêter l'oreille, attention. - 2 - faculté d'entendre, l'ouïe. - 3 - Arn. auditoire, assemblée.
- audientiam tribuere, Apul. : donner son attention.
- audientiam praebere, Cod. : prêter l'oreille, accorder son attention.
- fac populo audientiam, Plaut. Poen. prol. 11 : commande au peuple de se taire.
- facit per se ipsa sibi audientiam diserti senis oratio Cic. CM 28 : la parole d'un vieillard disert se fait écouter d'elle-même.
- audientiam facere praeconem jussit, Liv. 43, 16, 8 : il ordonna au héraut de faire faire silence.
- audin = audisne ---> audio.
- audĭo, īre, īvī (īi), ītum [*aus-dio] : - tr. et qqf. intr. -
- cf gr. οὖς, ὠτός : oreille - αἰσθάνομαι : apprendre --- lat. auris, is (pour *ausis) --- ancien fr. ouïr.
- fut. arch. audibo, audibis, Enn, Tr. 277; Com. 4 ; Plaut. Capt. 619; Poen. 310
- imparf. audibat, audibant, Ov. F. 3, 507; Catul. 84, 8
- audin = audisne, Plaut. Mil. 1313; Ter. Andr. 865.
- auditin = auditisne, Plaut. Ps. 172.
- parf. audit, Prop. 4, 9, 39; Sen. Contr. 2, 2, 8; 9, 4, 4; 10, 1, 13; Suet. Vesp. 19, 2 ; souvent audisse ; audisti, Ter. Haut. 685; audistis, Ter. Phorm. 349; audisset, Ter. Phorm. 20; audivistin = audivistine, Plaut. Amph 748; 752.
1 - entendre, entendre dire, apprendre par ouï-dire.
- sensu audiendi carere, Cic. Rep. 6, 19 : être privé de la faculté d'entendre.
2 - entendre, percevoir par les oreilles, ouïr.
- non eum querentem quisquam audivit, Nep. : on ne l'a jamais entendu se plaindre.
- cum Heraclito Antiochum saepe disputantem audiebam, Cic. Ac. : j'entendais souvent Antiochus discuter avec Héraclite.
- auribus parum audire, Cato. : être un peu dur d'oreille.
- magna voce, ut Xeno audiret, Cic. Verr. 3, 55 : à haute voix, pour que Xénon entendît.
- audite litteras, Cic. Verr. 3, 92 : écoutez la lecture de la lettre.
- audite decretum, Cic. Verr. 5, 53 : écoutez la lecture du décret.
- ad haec visa auditaque clamor ingens oritur, Liv. 2, 23, 7 : à ce spectacle, à ces paroles, de grands cris s'élèvent.
- qua de re Charidemum testimonium dicere audistis, Cic. Verr. 1, 52 : là-dessus vous avez entendu Charidème déposer.
3 - entendre dire, entendre parler de, connaître par ouï-dire, savoir par ouï-dire, apprendre.
- audire ab aliqua re (audire ex aliqua re) : entendre parler de qqch.
- lautumias Syracusanas omnes audistis, plerique nostis, Cic. Verr. 5, 68 : les latomies de Syracuse, vous en avez tous entendu parler, la plupart de vous les connaissent.
- paucis diebus aliquid audiri necesse est, Cic. Att. 10, 14, 2 : dans quelques jours il y aura forcément des nouvelles.
- nocte una audito perfectoque bello, Liv. 2, 26, 4 : la guerre ayant été annoncée et terminée dans la même nuit.
- postulatio ante hoc tempus ne fando quidem audita, Cic. Quinct. 71 : une poursuite, comme on n'en a même pas entendu parler jusqu'ici.
- urbem Syracusas maximam esse Graecarum saepe audistis, Cic. Verr. 4, 117 : vous avez souvent entendu dire que Syracuse est la plus grande des villes grecques.
- Caesar discessisse audiebatur, Caes. BG. 7, 59, 1 : on entendait dire que César s'était éloigné.
- eo ipso die auditam esse eam pugnam ludis Olympiae memoriae traditum est, Cic. Nat. 2, 6 : ce jour même, suivant la tradition, la nouvelle de ce combat fut connue aux jeux Olympiques.
- quemadmodum captae sint Syracusae, saepe audivistis, Cic. Verr. 4, 115 : vous avez souvent entendu dire comment Syracuse fut prise.
- haec audivimus de clarissimorum virorum consiliis et factis, haec accepimus, haec legimus, Cic. Sest. 139 : voilà ce que nous avons entendu dire touchant la politique et les actes des hommes les plus illustres, voilà ce que nous avons recueilli (ce qui nous a été transmis), voilà ce que nous avons lu.
- re audita de Caesare, Cic. Att. 14, 9, 3 : la nouvelle sur César [la mort de César] étant connue.
- de malis nostris tu prius audis quam ego, Cic. Att. 7, 21, 1 : sur nos malheurs, toi, tu es plus tôt renseigné que moi.
- ex aliquo audire ou ab aliquo audire ou de aliquo audire : entendre (apprendre) de qqn, par qqn, de la bouche de qqn.
- audio sero, Cic. : j'apprends tardivement.
- Bibulus nondum audiebatur esse in Syria, Cic. Att. 5 : on n'entendait pas encore dire que Bibulus fût en Syrie.
- jam Caesar a Gergovia discessisse audiebatur, Caes. : déjà on entendait dire que César avait quitté Gergovie.
- saepe audivi de patre et de socero meo, Cic. de Or. 3 : j'ai souvent entendu dire de la bouche de mon père et de mon beau-père.
- audito Caesarem adesse : quand on apprit que César était là.
- ab Hispaniis jam audietur, Cic. Att. 10, 12, 2 : d'Espagne il viendra bientôt des nouvelles.
- si aliquid a comitiis audierimus, Cic. Att. 3, 14, 2 : une fois que j'aurai eu qq nouvelle provenant des comices.
4 - écouter, être attentif; être disciple, être auditeur.
- omnia legant, omnia audiant, Cic. de Or. 1, 256 : qu'ils lisent tout, écoutent tout.
- sic fit ut, si quid praeterea de me audiat, non audiendum putet, Cic. Fam. 9, 16, 4 : il s'ensuit que, s'il entend par ailleurs qqch sur mon compte, il pense qu'il ne faut pas l'écouter (y prêter attention).
- alicujus verba audire, Cic. Amer. 9 : écouter les paroles de qqn avec attention.
- Xenocratem audire, Cic. Nat. 1, 72 : suivre les leçons de Xénocrate.
- annum jam audis Cratippum, Cic. : il y a déjà un an que tu es le disciple de Cratippus.
- Polemonem audiverant assidue Zeno et Arcesilas, Cic. : Zénon et Arcésilas avaient suivi assidûment les leçons de Polémon.
- in astrologia C. Sulpicium audivimus, Cic. : en astrologie, nous avons eu pour maître C. Sulpicius.
- Antiochum saepe disputantem audiebam, Cic. : j'écoutais souvent Antiochus en train de discuter.
5 - écouter favorablement, accepter d'entendre, accorder audience; approuver, accorder, exaucer.
- ubi neque cohortationes suas neque preces audiri intellegit, Caes. : voyant qu'on n'écoute plus ni ses exhortations ni ses prières.
- non audio, Cic. : je ne suis pas d'accord.
- audio, Plaut. Cic. : j'entends, je le crois bien.
- nihil audio, Ter. Cic. : je ne veux rien entendre.
- legatos audire, Caes. BG. 4, 13, 1, etc. : recevoir des ambassadeurs.
- hujus condiciones audiamus, Cic. Phil. 13, 16 : écoutons ses conditions.
- sociorum querellas audire, Cic. Fam. 15, 4, 15 : écouter les doléances des alliés.
6 - être docile à, écouter, obéir; écouter, accueillir, admettre.
- dicto audientem esse, Plaut. : écouter au premier mot, obéir sans hésiter.
- dicto audientem esse alicui : obéir à qqn sans broncher.
- Syracusani nobis dicto audientes sunt, Cic. Suppl. 86 : les Syracusains sont à nos ordres.
- si diceres... quis te audiret ? Cic. Verr. 5, 78, si tu disais... qui t'écouterait (te croirait) ? cf. Balb. 16; Marc. 25.
- illa perfugia, quae sumunt sibi ad excusationem, certe minime sunt audienda, Cic. Rep. 1, 9, les recours qu'ils ont pour s'excuser sont à coup sûr inadmissibles.
- neque audit currus habenas, Virg. : et le char [= l'attelage] n'obéit plus aux rênes.
7 - s'entendre donner un nom; avoir la réputation de.
- rexque paterque audisti coram, Hor. Ep. 1 : tu t'es entendu appeler roi et père.
- audire bene (male) ab aliquo : avoir bonne (mauvaise) réputation auprès de qqn.
- bene (male) audire ab aliquo : être bien (mal) apprécié de qqn.
- bene audire ab aliquo: avoir l'estime (la considération) de qqn.
- erat surdaster M. Crassus; sed aliud molestius, quod male audiebat, Cic. Tusc. 5, 116 : M. Crassus était un peu sourd ; mais il y avait autre chose de plus pénible, c'est qu'il avait mauvaise réputation.
- quid auditurum putas fuisse Ulixem, si... Cic. Off. 3, 98 : quelle réputation, à ton avis, aurait eue Ulysse, si...
- bene audire a parentibus, Cic. Fin. 3, 57 : avoir l'estime de ses parents.
- rursusque Ciceronem a Calvo male audisse tamquam solutum et enervem, Tac. D. 18 : [on constate] qu'en revanche Cicéron était décrié par Calvus, comme un écrivain lâche et sans nerf.
- ille tamen non aliter ab ipsis inimicis male audire quam nimiis floribus et ingenii affluentia potuit, Quint. 12, 10, 13 : lui pourtant [Cicéron] ne put recevoir de ces ennemis mêmes d'autre reproche que celui d'un excès d'ornements et d'une imagination surabondante.
- subtilis veterum judex et callidus audis, Hor. S. 2, 7, 101 : tu t'entends appeler juge fin et habile des vieilles choses.
- tu recte vivis, si curas esse quod audis, Hor. Ep. 1, 16, 17 : toi, tu as une vie sage, si tu prends soin d'être ce qu'on dit de toi.
8 - comprendre, interpréter, sous-entendre.
- Vulcanum pro igne audimus, Quint. : nous prenons Vulcain au sens de feu.
- simul enim auditur coepit, Quint. : en même temps on sous-entend coepit.
- auditĭo, ōnis, f. : - 1 - le sens de l'ouïe, l'ouïe. - 2 - action d'entendre, ouï-dire; bruit, rumeur. - 3 - action d'écouter, leçon, cours (public ou privé).
- pueri fabellarum auditione ducuntur, Cic. Fin. 5, 15, 42 : les enfants se plaisent à écouter des fables.
- falsae auditiones, Tac. A. 4, 11 : faux bruits.
- Domine, audivi auditionem tuam, Vulg. : Seigneur, j'ai entendu ta voix.
- obire auditiones, Gell. : assister aux leçons.
- auditĭuncŭla, ae, f. : - 1 - petite leçon, petit cours, connaissance superficielle. - 2 - un léger bruit, une petite rumeur.
- audīto, āre, āvi : entendre souvent.
- auditŏr, ōris, m. : - 1 - auditeur. - 2 - disciple. - 3 - lecteur.
- auditoriālis, e : qui concerne une école, d'école, d'auditoire.
- auditorĭum, ĭi, n. : - 1 - lieu où on écoute une leçon, une lecture; école, salle. - 2 - salle d'audience, prétoire, tribunal; conseil consultatif. - 3 - réunion d'auditeurs, auditoire. - 4 - interrogatoire, instruction d'un procès.
- auditōrĭus, a, um : relatif à l'ouïe, auditif.
- auditum, i, n. : (Lebaigue P. 122 et P. 123) ce qu'on a entendu, ouï-dire, on-dit, nouvelle.
- nihil habeo praeter auditum, Cic. : je ne sais le fait que par ouï-dire.
- vidistin an tu audito nuntias? l'as-tu vu ou n'en parles-tu que pour l'avoir entendu dire?
- ex audito arguere, Plaut. : accuser sur un on-dit.
- audito crudelior, Vell. : d'une cruauté inouïe.
- auditus :
1 - auditus, a, um : part. passé de audio. - a - entendu, appris, connu. - b - écouté, exaucé.
- audito (abl. absolu n. sans sujet) : ayant appris que...
2 - auditŭs, ūs, m. : - a - l'ouïe. - b - faculté d'entendre. - c - chose entendue, bruit, nouvelle.
- Aufeia lex, f. : loi Auféia, loi d'Auféius (tribun de la plèbe).
- aufĕro, auferre, abstŭli, ablātum : - tr. -
1 - emporter.
- multa palam domum suam auferebat, Cic. Amer. 23 : il emportait ouvertement beaucoup de choses chez lui.
- e convivio aliquem tamquam e prœlio auferre, Cic. Verr. 5, 28 : emporter qqn d'un banquet comme d'un champ de bataille.
- de armario, de sacrario ablatum aliquid, Cic. Verr. 4, 27 : objet enlevé d'une armoire, d'un sanctuaire.
- sacra publica ab incendiis procul auferre, Liv, 5, 39, 11 : emporter les objets du culte public loin de l'incendie.
- bona Sejani ablata aerario, Tac. An. 6, 2 : les biens de Séjan enlevés du trésor public.
- multa domum suam auferebat, Cic. Rosc. Am. 8 : il avait emporté chez lui beaucoup de choses.
2 - emporter, entraîner (au loin); emporter, cesser.
- illum longius fuga abstulerat, Curt. 3, 11, 26 : la fuite l'avait emporté bien loin.
- vento secundo e conspectu terrae ablati sunt, Liv. 29, 27, 6 : entraînés par un vent favorable, ils perdirent de vue la terre.
- pavore fugientium auferebantur, Tac. An. 4, 73 : les cohortes étaient entraînées par la panique des fuyards.
- ne te auferant aliorum consilia, Cic, Fam. 2, 7, 1 : ne te laisse pas entraîner par les conseils des autres.
- abstulere me velut de spatio Graeciae res immixtae Romanis, Liv. 3 : le lien étroit des affaires de la Grèce avec celles des Romains m'a entraîné en quelque sorte hors de la piste.
- aufer cavillam, Plaut. : porte au loin (cesse) tes plaisanteries, cf. Capt. 964,- Truc. 861, etc.
- aufer me terrere, Hor. S. 2, 7, 43 : cesse de m'effrayer.
- aufer te hinc, Plaut. Asin. 469 : ôte-toi d'ici; cf. Plaut. Rud. 1032; Ter. Phorm. Sb.
- aufer te domum, Plaut. Asin. : va-t-en chez toi.
- pernicitas equorum, quis seque et conjugem abstulit, Tac. An. 12, 51 : la vitesse des chevaux, grâce auxquels il se déroba, lui et sa femme.
- conversis fugax aufertur habenis, Virg. En. 11, 713 : ayant tourné bride, il s'éloigne en fuyant.
- pennis aufertur Olympum, Virg. En. 11, 867 : elle s'envole vers l'Olympe.
- Armenia Euphrate amne aufertur Cappadociae, Plin. 6, 9, 9, § 25 : l'Arménie est coupée de la Cappadoce par l'Euphrate.
- (asotos), qui in mensam vomant et qui de conviviis auferantur, Cic. Fin. 2, 8, 23 : (des débauchés) qui vomissent sur la table et que l'on retire du festin.
3 - enlever, arracher; poét. emporter, détruire, anéantir, faire disparaître.
- auferre aliquid ab aliquo : arracher qqch à qqn, enlever qqch à qqn.
- ab senatu judicia auferre, Cic. Verr. 1, 13 : enlever au sénat le pouvoir judiciaire.
- auriculam mordicus auferre, Cic. Q. 3, 4, 2 : enlever le bout de l'oreille d'un coup de dent.
- ex ipsa Diana, quod habebat auri, detructum atque ablatum esse dico, Cic. Verr. 1, 54 : à Diane elle-même, tout ce qu'elle avait d'or, je dis que tu l'as arraché et enlevé.
- hominibus honestis de digitis anulos aureos abstulit, Cic. Verr. 4, 57 : il a arraché des doigts à des personnes honorables leurs anneaux d'or.
- bullas aureas ex valvis auferre, Cic. Verr. 4, 124 : arracher des portes les clous d'or.
- ab aliquo candelabrum auferre, Cic. Verr, 4, 67 : enlever à qqn un candélabre, cf. Verr. 4, 37.
- pulvis elatus lucem ex oculis virorum equorumque aufert, Liv. 4, 33, 8 : la poussière soulevée dérobe la lumière aux yeux des hommes et des chevaux.
- si se ipsos e conspectu nostro abstulerunt, Cic. Phil. 2, 114 : s'ils se sont dérobés eux-mêmes à notre vue.
- mare Europam auferens Asiae, Plin. 4, 75 : la mer enlevant l'Europe à l'Asie (= la séparant de l'Asie).
- ab senatu judicia auferre, Cic. Verr. 1, 23 : enlever au sénat le pouvoir judiciaire.
- clientelam a patronis auferre, Cic. Verr. 4, 90 : enlever à des patrons leurs clients.
- vitam alicui auferre, Cic. Phil. 9, 5 : enlever la vie à qqn.
- spem alicui auferre, Cic. Verr. 1, 20 : enlever l'espérance à qqn.
- senectus aufert viriditatem, Cic. Lael. 1.1 : la vieillesse enlève la vigueur.
- quis tam esset ferreus, cui non auferret fructum voluptatum omnium solitudo? Cic. Lael. 87 : serait-il un homme assez dur pour ne pas sentir que l'isolement lui enlève le fruit de tous les plaisirs?
- abstulit clarum cita mors Achillem, Hor. O. 2, 16, 29 : une mort rapide a enlevé l'illustre Achille.
- quodcumque fuit populabile flammae, Mulciber abstulerat, Ov. M. 9, 263 : tout ce que la flamme pouvait détruire, Vulcain [le feu] l'avait consumé.
4 - emporter (comme salaire ou comme gain), obtenir, gagner, recevoir.
- auferre aliquid ab aliquo : obtenir qqch de qqn.
- responsum ab aliquo auferre, Cic. de Or. 1, 239 : emporter une réponse de qqn.
- per eum, quod volemus, facile auferemus, Cic. Att. 14, 20, 5 : grâce à lui, nous obtiendrons facilement ce que nous voudrons.
- a Scapulis paucos dies aufert, Cic. Quinct. 20 : il obtient des Scapula un délai de quelques jours.
- quis est qui hoc non ex priore actione abstulerit, omnium ante damnatorum scelera vix cum hujus parva parte conferri posse? Cic. Verr. 1, 21 : est-il personne dans le peuple romain qui n’ait emporté de la première action la conviction que les crimes de toutes les personnes condamnées jusqu'ici ne pourraient être comparés avec une faible partie de ceux de Verrès?
- Aufĭdēna, ae, f. : Aufidène (ville du Samnium, auj. Alfidena).
- Aufĭdēnātes, ĭum, m : les habitants d'Aufidène.
- Aufĭdĭānus, a, um : d'Aufidius.
- Aufĭdĭēnus, i, m. : Aufidiénus (nom d'homme).
- Aufĭdĭus, ĭi, m. : Aufidius (nom de plusieurs Romains).
- Aufĭdus, i, m. : l'Aufide (fleuve d'Apulie, auj. l'Ofanto).
- Aufĭdus, a, um : Sil. de l'Aufide.
- Aufīnātes, ĭum, m. : les habitants d'Aufina (ville du Samnium, auj. Ofena).
- aufŭgĭo, ĕre [ab + fugio] : - 1 - intr. - s'enfuir, se sauver, s'échapper. - 2 - tr. - fuir, échapper à.
- aufugit aqua, Plaut. : l'eau s'écoule.
- aliquem aufugere : échapper à qqn.
- Augē, ēs, f. (Auga, ae, f.) : Augé.
- gr. Αὔγη, ης.
1 - fille d'Aléus et mère de Télèphe.
- Ov. H. 9, 49; Sen. Herc. Oet. 367; Serv. Virg. B. 6, 72; Hyg. Fab. 101.
2 - une des Heures.
- Hyg. Fab. 183.
- Augēās : c. Augias.
- augĕo, ēre, auxi, auctum :
- arch. inf. passif augerier, Plaut. Merc. 48 --- auxitis = auxeritis Liv. 29, 27. 3 --- [décad.] formes de la 3e conj. : augĕre Commod. Apol. 607, etc.
- gr. αὔξω, αὐξάνω.
- tr. -
1 - faire croître, accroître, augmenter.
- numerum pugnantium augere, Caes. BG. 7, 48, 2 : augmenter le nombre des combattants.
- aucto exercitu, Cic. Fam. 10, 8, 4 : l'armée étant accrue.
- copiis auctus, Curt. : ayant reçu des renforts.
- res familiaris augeatur parsimonia, Cic. Off. 1, 92 : que le patrimoine s'accroisse par l'épargne.
- stipendii augendi causā, Caes. BC. 3, 110, 5 : en vue d'une augmentation de solde.
- de urbe augenda, Cic. Att. 13, 20 : au sujet de l'accroissement de la ville.
- (res) quas natura alit, auget, tuetur, Cic. Fin. 5, 26 : (les choses) que la nature nourrit, fait croître et conserve.
2 - au fig. augmenter, développer [rendre plus fort, plus intense...]; aggraver.
- nostris animus augetur, Caes. BG. 7, 70, 3 : chez les nôtres le courage s'accroît.
- suspicionem augere, Cic. Clu. 79 : augmenter un soupçon.
- plebis libertatem et commoda tueri atque augere, Cic. Sest. 137 : protéger, développer la liberté et le bien-être du peuple.
- hujus dignitas in dies augebatur, Caes. BG. 7, 30, 3 : son prestige croissait de jour en jour.
- dies non modo non levat luctum, sed etiam auget, Cic. Att. 3, 15, 2 : le temps, bien loin de soulager mon affliction, ne fait même que l'augmenter.
- spem augere, Cic. Phil. 12, 2 : augmenter l'espoir.
- periculum augere, Caes. BG. 5, -31, 5 : augmenter le danger.
- terrorem augere, Caes. BC. 3, 64, 2 : augmenter l'effroi.
- non verbi neque criminis augendi causā complector omnia, Cic. Verr. 4, 2 : ce n'est point par manière de parler ni pour grossir l'accusation que j'embrasse tout cet ensemble.
- (aer) humorem colligens terram auget imbribus, Cic. Nat. 2, 101 : (l'air) se chargeant d'eau développe (fertilise) la terre par les pluies.
- triumphis auxit nomen populi Romani, Cic. Dom. 19 : par ses triomphes il accrut le renom du peuple romain.
- ne omnia me nimis augere atque ornare arbitrentur, Cic. Verr. 4, 124 : pour qu'ils ne croient pas que je grossis et embellis tout à l'excès.
- rem augere laudando vituperandoque rursus affligere, Cic. Br. 47 : faire valoir une chose en la vantant et inversement, en la critiquant, la déprécier.
- auget adsentator id, quod is, cujus ad voluntatem dicitur, vult esse magnum, Cic. Lael. 98 : le flatteur grossit ce que l'homme à qui il veut plaire désire qu'on trouve grand.
- Acesines Indum auget, Curt. 8 : l'Acésinés grossit l'Indus (l'Acésinès est un affluent de l'Indus).
3 - exalter (par la parole), rehausser, glorifier, exagérer; enrichir, améliorer.
- aliquem augere : rehausser qqn, aider qqn à se développer, honorer qqn, enrichir qqn...
- quaecumque homines homini tribuunt ad eum augendum atque honestandum, Cic. Off. 2, 21 : tout ce que les hommes font pour rehausser et honorer un de leurs semblables, cf. Fam. 7, 12, 2 ; Att. 8, 3, 3.
- quod ab eo genere celebratus auctusque erat, Sall. J. 86, 3 : parce qu'il devait la diffusion de son nom et son élévation à cette catégorie de citoyens.
- auctus adjutusque a Demosthene, Nep. Phoc. 2, 3 : poussé et soutenu par Démosthène.
- aliquem (aliquid) aliqua re augere : faire croître qqn (qqch) par qqch, rehausser par qqch, etc.
- filiolo me auctum scito, Cic. Att. 1, 2, 1 : sache que je suis augmenté d'un petit garçon [que ma famille s'est augmentée].
- Di me augent, Plaut. : les dieux me comblent.
- solum te auget temporis spatium, Plin. Pan. 24 : pour toi seul le temps ajoute du prix au mérite.
- aut honoribus aucti aut re familiari, Cic. Nat. 3, 86 : ayant reçu un accroissement ou de dignités ou de biens.
- scientiā aliquem augere, Cic. Off. 1, 1 : faire faire des progrès à qqn en savoir (l'enrichir de connaissances).
- quibus non modo non orbari, sed etiam augeri senectus solet, Cic. CM 17 : et ces dons, d'ordinaire, non seulement la vieillesse n'en est pas privée, mais elle en tire même du prestige.
- Sullanos possessores divitiis augere, Cic. Agr. 2, 69 : enrichir les propriétaires créés par Sylla.
- veteranos augere commodis, Cic. Phil. 11, 37 : améliorer le sort des vétérans.
- spoliis ornati auctique, Cic. Amer. 8 : pourvus et enrichis de dépouilles, cf. Verr. 3, 138 ; 4, 21; 5, 80, etc.
- rem publicam augere imperio, agris, vectigalibus, Cic. Off. 2, 85 : grandir l'état en domination, en territoires, en tributs.
4 - pourvoir richement, honorer (t. de la langue religieuse).
- augere aram (donis) : honorer l'autel par des offrandes.
- intr. -
5 - croître, s'agrandir.
- Cat. Orig. 20 d. GELL. 18, 2, 7; Sall. Phil. 6 (H. 1, 77).
- augĕr, arch. : c. augur.
- augĕrātus, arch. : c. auguratus.
- augesco, ĕre [augeo] : - intr. - commencer à croître, croître, grandir, se développer.
- Augēās), ae, m. : c. Augias.
- Augēus, i, m. : Sen. c. Augias.
- Augīās (Augēās), ae, m. : Augias (roi d'Elide, tué par Hercule).
- gr. Αὐγείας.
- cloacas Augeae purgare, Sen. Apocol. : nettoyer les écuries d'Augias (entreprendre un travail qui répugne).
- voir hors site : Augias.
- augĭfĭco, āre [augeo + facio] : - tr. - Enn. augmenter, accroître.
- Augilae, ārum, m. : Plin. les Augiles (peuple d'Ethiopie).
- augīnŏs, i. f. : Apul. jusquiame (plante).
- gr. αὐγή : lumière vive, éclat.
- augitēs, ae, m. : Plin. turquoise (pierre précieuse).
- gr. αὐγίτης.
- augmĕn, ĭnĭs, n. [augeo] : - 1 - Lucr. augmentation, accroissement. - 2 - Arn. morceau de la victime dont l'offrande était faite à part.
- augmentārĭus, a, um : Gloss. qui augmente.
- augmentātĭo, ōnis, f. [augmento] : Cass. augmentation.
- augmentātŏr, ōris, m. [augmento] : Cass. celui qui augmente.
- augmento, āre : - tr. - Firm. augmenter, accroître.
- augmentum, i, n. :
1 - augmentation, accroissement.
- Sen. Suas. 1, 4 ; Gell. 20, 8, 7; Dig. 2, 13, 8.
2 - morceau de la victime dont l'offrande était faite à part.
- Varr. L. 5, 112; Arn. 7, 25.
- Augoflada, ae, f. : Amm. Augoflada (seconde épouse de Théodoric).
- augŭmentum, i, n. : Gloss. c. augmentum.
- augŭr, ŭris, m. : - 1 - augure (prêtre qui annonçait l'avenir d'après le vol ou le chant des oiseaux). - 2 - m. f. celui ou celle qui devine, interprète, devin, prophète.
- d'après P. Fest. 2, 1 augur = aviger, de avis et gero, d'où le vieux mot auger Prisc.1, 36.
- sim augur cassa futuri! Stat. : puissé-je n'être qu'une vaine prophétesse!
- Augur Apollo, Hor. 0. 1, 2, 32 : Apollon, qui révèle l'avenir.
- nocturnae imaginis augur Ov. Am. 3, 5, 31, l'interprète d'un songe.
- au fém. aquae augur cornix, Hor. 0. 3, 17, 12 : la corneille qui annonce la pluie.
- au neutre oracula augura, Acc. : oracles prophétiques.
- voir hors site : augur.
- augŭra :
1 - augura : impér. prés. de auguro.
2 - augura : voir augur.
- augŭrācŭlum, i, n. [auguro] : P.-Fest. endroit du Capitole d'où les augures observaient le vol des oiseaux.
- augŭrāle, is, n. [augur] : (Lebaigue P. 123 et P. 124) - 1 - augural (dans le camp romain, la partie droite de la tente du général où l'on prenait les auspices). - 2 - tente du général. - 3 - bâton augural.
- augŭrālis, e [augur] : relatif aux augures, augural.
- augurales libri, Cic. Div. 1, 72 : les livres auguraux.
- auguralis cena, Cic. Fam. 7, 26, 2 : le repas offert par l'augure [à son entrée en fonctions].
- auguralis vir, Cic. Br. 267 : un ancien augure.
- augŭrātĭo, ōnis, f. [augur] : - 1 - action de prendre les augures. - 2 - Lact. science augurale, divination.
- augŭrātō (abl. abs. n. sans sujet) : v. auguratus.
- augŭrātŏr, ōris, m. [augur] : Ambr. devin.
- augŭrātōrĭum, ĭi, n. [auguro] : Hyg. (c. augurale) augural (dans le camp romain, la partie droite de la tente du général où l'on prenait les auspices).
- augŭrātrix, īcis, f. : Vulg. devineresse, prophétesse.
- auguratus :
1 - augŭrātus, a, um : part. passé de auguro. - a - annoncé par les augures. - b - consacré par les augures.
- augurato (abl. abs. n. sans sujet) : après qu'on eut pris les augures, après avoir pris les augures.
- cum augurato liberaretur Capitolium, Liv. 5 : lorsque, avec la permission des augures, on voulait libérer le Capitole.
2 - augŭrātŭs, ūs, m. : - a - fonction d'augure, dignité d'augure, augurat. - b - Tert. prédiction, augure.
- augeratus, d'après Prisc. 27, 17.
- gratularis mihi quod acceperim auguratum, Plin. 4, 8 : vous me félicitez de mon élévation à l'augurat.
- augŭrĭālis, e : c. auguralis.
- Augŭrīna, ae, f. : Augurina (ville de la Bétique).
- Augŭrīnus, i, m. : Augurinus (surnom).
- augŭrĭōnālis, e : c. auguralis.
- augŭrĭum, ĭi, n. [augur] :
- plur. arch. augura Acc. Tr. 624, d'après Non. 488.
1 - augure (observation et interprétation des signes, surtout du vol des oiseaux).
- augurium agere (capere) : prendre les augures.
2 - le présage lui-même, le signe qui s'offre à l'augure.
- accepisse id augurium laeta dicitur Tanaquil, perita ut volgo Etrusci caelestium prodigiorum mulier, Liv. 1, 34, 9 : Tanaquil, femme experte comme tous les Etrusques à interpréter les signes célestes, avait, dit-on, accueilli avec joie ce vol comme de bon augure.
3 - prédiction, prophétie; pressentiment, prévision.
- o mea frustra semper verissima auguria rerum futurarum ! Cic. Phil. 2 : ô mes prédictions de l'avenir en vain toujours si véridiques.
- inhaeret in mentibus quasi saeclorum quoddam augurium futurorum, Cic. Tusc. 1, 33 : il y a au fond des âmes comme une sorte de pressentiment. des siècles à venir.
4 - science augurale.
- alicui augurium dare, Virg. En. 12 : communiquer à qqn la science augurale.
- voir hors site : augure.
- augŭrĭus, a, um [augur] : augural.
- augurium jus, cic. : droit augural.
- augŭro, āre, āvi, ātum [augur] : - tr. -
1 - exercer les fonctions d'augure, prendre les augures, prédire par un augure, consacrer par un augure.
- sacerdotes salutem populi auguranto, Cic. Leg. 2, 8 : que les prêtres observent les augures pour le salut du peuple.
- au passif : in illo augurato templo, Cic, Vat. 10 : dans ce temple célèbre consacré par les augures.
- locus auguratur : un lieu est consacré par un augure.
- augurato : après avoir pris les augures, avec l'approbation des dieux.
- Romulus augurato urbe condenda regnum adeptus est, Liv. 1, 18, 6 : alors qu'il s'agissait de fonder Rome, Romulus, après avoir pris les augures, devint roi.
- cf. Enn. Tr. 246; Pac. Tr. 77; Acc. Tr. 87; Cic. Ep. frg. 10, 3; Virg. En. 7, 273.
2 - agir comme un augure, prédire, pressentir, deviner, pronostiquer, prévoir.
- astuce augura, Plaut. Cist. 693 : montre-toi fin augure (guette attentivement).
- utinam vere auguraverim, Cic. : puissé-je avoir fait une juste prédiction!
- augŭror, āri, ātus sum [augur] : - tr. -
1 - prédire (d'après les augures).
- belli Trojani annos augurari, Cic. Div. 1, 72 : prédire la durée de la guerre de Troie; cf. Nat. 2, 160.
2 - prédire, présager, annoncer.
- alicui mortem augurari, Cic. Tusc. 1, 96. , prédire à qqn sa mort.
3 - conjecturer, penser, juger.
- quantum ego auguror, Cic. Mur. 65 : autant que, pour moi, je le puis conjecturer.
- avec prop. inf. : recte auguraris de me... Cic. Att. 9, 16 : tu juges bien de moi en pensant que...
- Augusta, ae, f. :
1 - Augusta, ae, f. : Augusta (titre donnée à la femme de l'empereur, et qqf à sa mère, à ses filles et à ses soeurs).
2 - Augusta, ae, f. : nom donné à un bon nombre de villes.
- Augusta Taurinorum : Turin.
- Augusta Praetoria : Aoste.
- Augusta Treverorum : Trèves.
- Augusta Vindelicorum : Augsbourg.
- Augusta Emerida : Merida (au Portugal).
- Augusta Suessonum : Soissons.
- Augustāles, ĭum, m. : - 1 - prêtres d'Auguste (prêtres institués par Tibère en l'honneur d'Auguste). - 2 - augustals (nom donné à certains officiers qui ont eu ce grade à l'époque d'Auguste).
- voir hors site : augustales.
- Augustālĭa, ĭum, n. : fêtes en l'honneur d'Auguste.
- Augustālĭānus, a, um : relatif au préfet d'Egypte.
- Augustalianum officium, C.-Th. : charge de préfet de l'Egypte.
- Augustālĭcĭus, a, um : Inscr. qui remplit ou a rempli les fonctions de prêtre d'Auguste.
- Augustālis, e : de l'empereur Auguste.
- Augustales ludi : jeux en l'honneur d'Auguste.
- Augustales sodales (sacerdotes) : prêtres d'Auguste (prêtres institués par Tibère en l'honneur d'Auguste).
- Augustales milites, Veg. Mil. 2, 7 : soldats ajoutés par Auguste.
- Augustalis (praefectus Augustalis) : préfet d'Egypte.
- voir hors site : augustales.
- Augustalĭtās, ātis, f. [Augustalis] : - 1 - dignité de prêtre d'Auguste. - 2 - dignité de préfet d'Egypte.
- Augustamnica, ae, f. [Augustus + amnis] : Amm. l'Augustamnica (partie septentrionale de l'Egypte).
- Augustāni, ōrum, m. : - 1 - les Augustains (habitants des villes appelées Augusta). - 2 - les Augustains (troupe organisée par Néron pour applaudir les empereurs).
- Augustānus, a, um : d'Auguste.
- augustātus, a, um : part. passé de augusto; consacré.
- augustē, adv. : religieusement, respectueusement.
- de religione dici posse augustius, Cic. : pouvoir parler de religion avec plus de respect.
- Augustensis, e : d'Auguste.
- Augusteus, a, um : d'Auguste.
- Augusteum, i, n. : temple d'Auguste.
- Augustĭānus, a, um : d'Auguste.
- Augustinus :
1 - Augustinus, a, um : d'Auguste.
2 - Augustinus, i, m. : Augustin (évêque d'Hippone, un des docteurs de l'Eglise).
- voir hors site : Augustin.
- augusto, āre : - tr. - rendre vénérable.
- Augustobona, ae, f. : Anton. Augustobona (ville, auj. Troyes).
- Augustobriga, ae, f. : Augustobriga (ville de Lusitanie).
- Augustobrigenses, ĭum, m. : les habitants d'Augustobriga.
- Augustodunum, i, n. : Tac. Augustodunum ("la forteresse d'Auguste", ville des Eduens, auj. Autun).
- voir hors site : Augustodunum.
- Augustomagus, i, f. : Augustomagus (ville, auj. Senlis).
- Augustonemetum, i, n. : Augustonémétum (ville, auj. Clermont-Ferrand).
- Augustoritum, i, n. : Augustoritum (ville, auj. Limoges).
- augustus :
1 - augustus, a, um : - a - sacré, consacré, saint, religieux. - b - auguste, vénérable, majestueux.
2 - Augustus, i, m. : - a - Auguste (surnom d'Octave, empereur). - b - Auguste (titre donné aux empereurs romains). - c - le mois d'août.
3 - Augustus, a, um : - a - d'Auguste. - b - relatif aux empereurs romains.
- voir hors site : Auguste (Octave).
- aula :
1 - aula, aulae (qqf. aulai), f. : - a - cour (d'une maison, d'une bergerie); basse-cour, bergerie, chenil, cage. - b - le péristyle intérieur, la cour découverte d'une maison grecque; qqf. l'atrium d'une maison romaine. - c - palais, cour d'un souverain; qqf. la cour, les courtisans; la puissance (d'un prince).
2 - aula, ae, f. = olla : marmite.
3 - aula, ae, f. : flûte.
- aulaeum, i, n. (souvent au plur.) : (Lebaigue P. 124 et P. 125) - 1 - tapisserie, tapis, rideau, draperie, tenture, couverture d'un lit de table. - 2 - toile de théâtre, rideau.
- aulaea togae, Juv. 10, 39 : longs plis d'une toge.
- aulaeum tollitur, Cic. Cael. 27.65 : on lève le rideau (pour cacher la scène).
- aulaeum mittitur, Phaedr. 5, 7, 23 : le rideau descend (pour découvrir la scène).
- aulārĭus, ii, m. : Gloss. courtisan.
- aulax, ăcis, f. : sillon.
- Aulerci, ōrum, m. : les Aulerques (peuple de Gaule).
- Auletēs, ae, m. : Aulète (surnom de Ptolémée XII, le Joueur de flûte).
- auletica, ae, f. : camomille (plante).
- auleticus, a, um (auleticos, on) : dont on fait des flûtes.
- aulicus :
1 - aulicus, a, um : de la cour, du palais; royal, magnifique.
- aulici, ōrum, m. : esclaves de la cour ou courtisans.
2 - aulicus, a, um : de flûte.
- Aulis, is (ĭdis), f. : Aulis (port de Béotie, où s'embarquèrent les Grecs pour l'expédition de Troie).
- gr. Αὐλίς, ίδος.
- acc. Aulida, Aulin, Aulidem.
- a Chalcide Aulidem traicit, trium milium spatio distantem, portum inclutum statione quondam mille navium Agamemnoniae classis, Liv. 45 : de Chalcis, il passa à Aulis, port situé à trois milles, célèbre par le rendez-vous jadis des mille vaisseaux de la flotte d'Agamemnon.
- adpropinquare Aulidi atque Euripo, Liv. 35 : s'approcher d'Aulis et de l'Euripe.
- aulix : c. aulax.
- auloedus, i, m. : joueur de flûte.
- Aulōn, ōnis, m. : - 1 - le mont Aulon (mont de Calabre renommé pour ses vins). - 2 - Aulon (nom de plusieurs villes). - 3 - détroit entre la Cilicie et l'île de Chypre).
- aulŭla, ae, f. : petite marmite.
- Aulularĭa, ae, f. : l'Aululaire (la Marmite, comédie de Plaute).
- aulus :
1 - aulus, i, m. : peigne (coquillage qui a la forme d'une flûte). --- Plin. 32, 9, 32, § 103.
- gr. αὐλός : flûte.
2 - Aulus, i, m. : Aulus (prénom romain écrit en abrégé A).
- aumātĭum (aumārĭum), ĭi, n. : latrines publiques. --- Petr. d.
Fulg. p. 567, 20.
- auncŭlus : v. avunculus.
- Aunĭos, ĭi, m. : île voisine de la Gallécie. --- Plin. 4, 111.
- aura, aurae, f. :
- gén. sing. aurāī, Virg. En. 6, 747.
- gr. αὔρα.
1 - souffle léger, brise.
- Plin. Ep. 5, 6, 5.
2 - souffle, vent.
- naves usae nocturnā aurā, Caes. BC. 3, 8, 2 : les navires utilisant les souffles de la nuit.
- aurae vela vocant, Virg. En. 3, 356, les vents appellent les voiles.
- nullā ne minimā quidem aurā fluctus commovente, Cic. Tusc. 5, 16 : pas même le plus léger souffle ne remuant les flots.
3 - fig. exhalaison.
- illi dulcis spiravit crinibus aura, Virg. G. 4, 417 : un suave parfum s'exhala de sa chevelure.
- si tantum notas odor adtulit auras, Virg. G. 3, 251 : si l'odeur leur a seulement apporté les émanations connues.
4 - rayonnement, vapeur lumineuse, lumière.
- aura auri, Virg. En. 6, 204 : rayonnement de l'or.
5 - l'air, les airs.
- captare naribus auras, Virg. G. 1, 376 : humer l'air de ses naseaux.
- superatne et vescitur aurā? Virg. En. 3, 339 : subsiste-t-il et respire-t-il encore ?
- verberat ictibus auras, Virg. En. 5, 377 : il frappe l'air de coups redoublés.
6 - les airs, les hauteurs de l'air, le ciel.
- (fama) sese attollit in auras, Virg. En. 4, 176 : (la renommée) s'élève dans les airs.
- ferre sub auras, Virg. En. 2, 158 : révéler, mettre au grand jour.
- fugere auras, Virg. En. 4, 388 : fuir la lumière, se cacher.
7 - fig. souffle.
- dies intermissus aut nox interposita totam opinionem parvā commutat aurārumoris, Cic. Mur. 35 : l'espace d'un jour ou l'intervalle d'une nuit retournent entièrement l'opinion sous un léger coup de vent de la rumeur publique.
- neque periculi tempestas neque honoris aura potuit de suo cursu eum demovere, Cic. Sest. 101 : ni les tourbillons menaçants du danger ni les souffles caressants de la faveur ne purent le détourner de sa ligne de conduite.
- aura (popularis) : vent de la faveur populaire, popularité.
- aurarĭa, ae, f. : - 1 - bijoutière. - 2 - (s.-ent. fodina) mine d'or. - 3 - taxe payée en or.
- aurarius :
1 - aurārĭus, a, um : d'or, relatif à l'or.
2 - aurārĭus, ii, m. : orfèvre, bijoutier.
- aurata :
1 - aurata, ae, f. : dorade (poisson).
2 - Aurata, ae, m. : Aurata (surnom).
- auratilis, e : d'or, doré.
- aurātŏr, ōris, m. : doreur.
- auratura, ae, f. : dorure.
- aurātus, a, um : part. passé de auro. - 1 - doré, couvert d'or. - 2 - d'or, en or. - 3 - de couleur d'or.
- aureātus, a, um : orné, décoré, couronné, honoré.
- aurēax, m. (c. auriga) : cavalier, cocher.
- Aurelia :
1 - Aurēlĭa, ae, f. : Aurélia (nom de famille).
2 - Aurēlĭa, f. ---> Aurelius.
- Aureliacum, i, n. : Auréliacum (= Aurillac, ville).
- Aurēlĭāna civitas (Aurēlĭānensis urbs), f. : Aurélianum (= Orléans, ville).
- Aurelianus :
1 - Aurēlĭānus, i, m. : Aurélien (empereur).
- voir hors site : Aurélien.
2 - Aurēlĭānus, a, um : d'Aurélien.
3 - Aureliani, ōrum, m. : les habitants d'Aurélianum.
- Aurelius :
1 - Aurēlĭus, ĭi, m. : Aurélius (nom de plusieurs personnages).
- Marcus Aurelius : Marc Aurèle (empereur).
- voir hors site : Marc Aurèle.
- Aurélius Cotta : Aurélius Cotta (préteur).
2 - Aurēlĭus, a, um : d'Aurélius.
- Aurelia lex : la loi Aurélia (d'Aurélius, le préteur).
- Aurelia via : la voie Aurélienne (de Rome à Pise).
- aureolus :
1 - aurĕŏlus, a, um : - a - d'or. - b - doré, couvert d'or. - c - couleur d'or. - d - au fig. qui a du prix, précieux, d'un grand prix, exquis.
- aureolus libellus, Cic. : petit ouvrage qui vaut son pesant d'or.
- aureola oratĭuncŭla, Cic. : petit discours excellent.
2 - aurĕŏlus, i, m. : pièce d'or.
- auresco, ĕre : - intr. - prendre la couleur de l'or, se dorer, jaunir.
- aureus :
1 - aureus, a, um : - a - d’or. - b - doré, orné d'or. - c - de couleur d'or, doré. - d - au fig. beau, brillant, splendide; précieux, excellent; de l'âge d'or, primitif, innocent.
- aurea coma (caesaries) : chevelure blonde.
- aureum malum, Virg. : orange, citron.
- aurea nox, Val.-Fl. : nuit étoilée.
2 - aureus, i, m. (s.-ent. nummus) : pièce d'or.
- aurichalcum (orichalcum), i, n. : laiton.
- auricilla (oricilla), ae, f. : petite oreille, bout de l'oreille, lobe de l'oreille.
- auricolor, oris : de couleur d'or.
- auricomans, antis : - 1 - à la chevelure d'or. - 2 - au feuillage d'or.
- auricomus, a, um : - 1 - à la chevelure d'or. - 2 - au feuillage d'or.
- auricŭla, ae, f. : (Lebaigue P. 125 et P. 126) le bout de l'oreille, l'oreille.
- auricula infima mollior, Cic. : plus souple que le bout de l'oreille, patient, endurant.
- auricula cordis : oreillette (t. d'anat.).
- auricularis, e : de l'oreille, auriculaire.
- auricularius :
1 - auriculārĭus, a, um : de l'oreille, auriculaire.
- auricularium specillum, Cels. : cure-oreille.
2 - auriculārĭus, ii, m. : un confident, un conseiller secret; un espion.
- auriculōsus, a, um : qui est aux écoutes.
- aurifĕr, ĕra, ĕrum : aurifère, qui produit de l'or, qui roule de l'or, qui contient de l'or.
- aurifex, icis, m. : orfèvre, bijoutier.
- aurificina, ae, f. : boutique d'orfèvre.
- auriflŭus, a, um : qui roule de l'or.
- aurifodīna, ae, f. : mine d'or.
- aurīga, ae, m. [aureae + ago] :
- origa, Varr. R. 2, 7, 8.
- voir hors site : auriga.
1 - celui qui tient les rênes, conducteur de char, cocher du cirque.
- Suet Aug. 43; id. Calig. 54; id. Vit. 12; id. Dom. 7; Cic. Rep. 2, 58; Caes. BG. 4, 33, 2.
- au fém. auriga soror, Virg. En. 12, 918 : la soeur conduisant le char.
- Aurīga, ae, m. : le Cocher (constellation).
2 - le Cocher (constellation).
- cf. gr. Ηνιόχος.
- Cic. Nat. 2, 43, 110; Hyg. Astr. 3, 12; Col. 11, 2, 73.
3 - palefrenier.
- Virg. En. 12, 85; Varr. R. 2, 7, 8; 2, 8, 4.
4 - pilote.
-poét. Ov. Tr 1, 4, 16.
5 - fig. conducteur.
- Col. 11, 2, 9.
- aurīgābundus, a, um [aurigo] : qui se livre au métier de cocher. --- J.-Val. 1, 17.
- aurīgālis, e [auriga] : de cocher. --- Edict. Dioclet. p. 26.
- aurĭgans, antis [aurum] : brillant d'or. --- J.-Val. 3, 36.
- aurīgārĭus, ĭi, m. [auriga] : cocher du cirque. --- Suet. Ner. 5; Inscr. Orell. 2596.
- aurīgātĭo, ōnis, f. [aurigo] : action de conduire un char, la conduite d'un char (d'un chariot, d'un carrosse). --- Suet. Ner. 35.
- aurigationes, Gell. 7, 8, 4 : promenades, courses (sur le dos d'un dauphin).
- aurīgātŏr, ōris, m. [aurigo] :
1 - conducteur. --- Gloss. 2, 569, 14.
2 - palefrenier. --- Gloss. 2, 26, 49.
3 - le Cocher (constellation). ---Avien. Arat. 405.
- aurĭgĕna, ae, m. [aurum + geno] : né d'une pluie d'or (= Persée).
- aurigenae comitem Tritonia fratri se dedit, Ov. M. 5, 250 : la déesse du Triton se fit la compagne du frère né d'une pluie d'or.
- aurĭgĕr, ĕra, ĕrum [aurum + gero] : aurifère, qui porte de l'or, doré.
- Cic. Div. 2, 30, 63; Val. Fl. 8, 110.
- aurīgĭnĕus : c. aurugineus.
- aurīgĭnōsus : c. auruginosus.
- aurigo :
1 - aurīgo, ĭnis, f. = aurugo, ĭnis, f. : jaunisse. --- Scrib. 110.
2 - aurīgo, āre, āvi, ātum [auriga] :
a - intr. - conduire un char.
- Plin. 33, 5, 27, § 90; Suet. Calig. 54; id. Ner. 24; 4; 22; 53; id. Calig. 18; id. Vit. 4; 17.
b - tr. - guider, gouverner.
- Varr. d. Non. l. l; Gell. 14, 1, 23.
- aurīgor, āri : c. aurigo, āre. --- Varr. Men. 316.
- aurĭlĕgŭlus, i, m. [aurum + lego] : chercheur d'or, ouvrier dans les mines d'or.
- Cod. Th. 11, 19, 9; Paul Nol. Carm. 17 ad Nic. 269.
- aurĭlĕgus, i, m. [aurum + lego] : c. aurilegulus. --- Nicet. Symb. fr. 3.
- Auringis (Aurinx), ingis, m. : Auringis (ville de la Bétique).
- Aurīni, ōrum, m. : les habitants d'Aurinia (ville d'Etrurie). --- Plin. 3, 52.
- Aurīnĭa, ae, f. (Albrinia, Albruna) : Aurinia (déesse des Germains). --- Tac. G. 8.
- Aurīnus deus, m. : le dieu de l'or. --- Aug. Civ. 4, 21.
- auripigmentum, i, n. [aurum + pigmentum] : orpin, orpiment. --- Vitr. 7, 7; Cels. 5, 5; Plin. 33, 4, 22, § 79.
- auris, is, f. (pour *ausis, cf. ausculto) :
1 - oreille; oreille attentive, attention.
- cf gr. οὖς, ὠτός : oreille - αἰσθάνομαι : apprendre.
- cum erat ... in aurem eius insusurratum, Cic. Verr. 2, 1, 120 : quand on lui avait chuchoté à l'oreille.
- aurem praebere (dare) alicui : tendre l’oreille à qqn, écouter qqn.
- servire auribus alicujus : flatter qqn.
- dormire in utramvis aurem, Ter. : dormir sur ses deux oreilles.
- aures erigere : dresser les oreilles (pour écouter), être attentif.
- pervenire (accidere) ad aures alicujus : parvenir aux oreilles de qqn.
- aequis (secundis) auribus audire : écouter d'une oreille bienveillante.
- aurem alicujus vellere, Virg. (pervellere, Sen.) : tirer l'oreille de qqn.
- aditum ad aures alicujus habere : avoir l'oreille de qqn.
- claudere aures alicui rei (ad rem) : fermer l'oreille à qqch.
- aurium gravitas (tarditas) : dureté d'oreille.
- ad Atticorum aures teretes et religiosas se accommodare, Cic. Or. 28 : se conformer à l'oreille délicate et scrupuleuse des Attiques.
- haec nostra oratio multitudinis est auribus accommodanda, Cic. de Or. 2, 159 : notre oreille à nous doit s'accommoder aux oreilles de la foule.
2 - orillon d'une charrue.
- Virg. G. 1, 172.
- auriscalpĭum, ĭi, n. [auris + scalpo] : - 1 - cure-oreille. --- Mart. 14, 23. - 2 - sonde pour l'oreille. --- Scrib. 44.
- aurītŭlus, i, m. [auritus] : l'animal aux longues oreilles (= l'âne). --- Phaedr. 1, 11, 6.
- aurītus, a, um [auris] :
1 - qui a de longues oreilles. --- Virg. G. 1, 308; Ov. Am. 2, 7, 15; Mart. 7, 87, 1.
2 - qui entend bien, attentif. --- Plaut. As. prol. 4; id. Mil. 3, 1, 14; Hor. O. 1, 12, 11; Sid. Carm. 16, 4.
3 - fait en forme d'oreille. --- Plin. 10, 136.
4 - garni d'orillons (en parl. d'une charrue). --- Pall. 1, 42, 1.
- Aurĭus, ĭi, m. : nom d'homme. --- Cic. Clu. 11.
- aurĭvestrix, īcis [aurum + vestio] : brodeuse en or. --- Cil. 6, 9214.
- auro, āre, ātum [aurum] : - tr. - dorer. --- Prisc. 8, 79.
- aurochalcum, i, n. : c. aurichalcum. --- Suet. Vit. 5.
- aurōclāvus, a, um : orné de bandes d'or. --- Schol. Juv. 6, 482.
- aurŏlentus : v. aurulentus. --- Fort. Germ. 13, 45.
- aurora :
1 - aurōra, ae, f. [* ausosa] :
- cf. éol. αὔως, att. ἔως.
a - aurore, aube, point du jour.
- Isid. Orig. 5, 31, 14; Plaut. Poen. 1, 2, 8; Lucr. 2, 578; 4, 538; 4, 711; 5, 657; Cic. Arat. 65; Liv. 1, 7, 6; Plin. 11, 12, 12, § 30.
b - l'Orient, le Levant, les pays du Levant.
- Virg. En. 8, 686; Ov. M. 1, 61; Juv. 10, 2; cf. Virg. En. 7, 606 sq.
2 - Aurōra, ae, f. : Aurore (déesse de l'aurore).
- Ov. F. 3, 403; 4, 943; Virg. En. 4, 585; 7, 26 etc.; Virg. G. 1, 446.
- voir hors site Aurore.
- aurōresco, ĕre [aurora] : - intr. - avoir l'éclat de l'aurore, commencer à poindre.
- aurorescente die, Ps. Arn. : l'aurore arrivant.
- aurōro, āre [aurora] : - intr. - avoir l'éclat de l'aurore. --- Varr. Men. 121.
- aurorans, Gloss. : éclairant.
- aurōsus, a, um [aurum] : - 1 - de couleur d'or. --- Pall. 1, 5, 1. - 2 - aurifère. --- Plin. 33, 67.
- aurūgĭnĕus (aurīgĭnĕus), a, um : de jaunisse, jaune. --- C. Aur. Tard. 2, 11.
- aurūgĭno (aurīgĭno), āre : - intr. - avoir la jaunisse. --- Tert. Anim. 17.
- aurūgĭnōsus (aurīgĭnōsus), a, um : qui a la jaunisse, ictérique.
- aurūgo (aurīgo), ĭnis, f. :
1 - jaunisse.
- Scrib. Comp. 110; 127; Apul. Herb. 85; cf. Apul. Orth. § 41.
- quare... conversae sunt universae facies in auruginem? Vulg. Jer. 30, 6 : pourquoi tous les visages sont-ils devenus livides (comme marqués par la jaunisse)?
2 - nielle.
- percussi vos in vento urente et in aurugine, Vulg. Amos, 4, 9 : je vous ai frappés par la rouille et la nielle.
- aurŭla, ae, f. [aura] : au fig.
1 - petit souffle.
- famae aurula, Tert. Anim. 28 : un faible souffle de la renommée. --- cf. tenuis famae aura, En. 7, 646.
2 - légère odeur.
- Erasm. Cic.
- aurula Graecarum litterarum, Hier. Ep. 34 : un peu de parfum de la littérature grecque.
- aurŭlentus, a, um [aurum] : de couleur d'or. --- Prud. Peri. 12, 49.
- aurum, auri, n. : - 1 - or (métal). - 2 - tout ouvrage en or : coupe, bijou, vaisselle d'or. - 3 - or monnayé; richesse. - 4 - impôt en numéraire. - 5 - couleur d'or. - 6 - l'âge d'or.
- aurum infectum, Plin. : lingot d'or.
- aurum signatum, Sen. : monnaie d'or.
- Aurunca, ae, f. : Aurunca (ancien nom de Suessa, ville de Campanie). --- Juv. 1, 20.
- Auruncus, a, um : d'Aurunca. --- Virg. En. 7, 206; 7, 727; 7, 795.
- Aurunci, ōrum, m. : les Aurunces. --- Virg. En. 11, 318; Plin. 3, 5, 9, § 56.
- Auruncŭlēius, i, m. : nom de fam. romaine. --- Caes. BG. 2, 11; Liv. 27, 41 etc.
- Auscenses, ĭum (Ausci, ōrum; Auscĭi, ōrum), m. : les Ausciens (= les habitants du pays d'Auch).
- ausculor, arch. = osculor, āri, ātus sum : - tr. - baiser, embrasser, donner un baiser (à qqn, aliquem); caresser, choyer, chérir, aimer tendrement.
- auscultātĭo, ōnis, f. : - 1 - action d'écouter, d'espionner, espionnage. - 2 - action d'obéir, obéissance.
- auscultātŏr, ōris, m. : - 1 - celui qui écoute, auditeur. - 1 - celui qui obéit.
- auscultātŭs, ūs, m. : action d'écouter, attention, obéissance.
- ausculto, āre, āvi, ātum : - tr. et intr. avec dat. - écouter avec attention, écouter en cachette, épier; obéir, ajouter foi à.
- ad fores auscultare : écouter à la porte, veiller à la porte.
- alicui auscultare : prêter l'oreille à qqn.
- auscŭlum, arch. = osculum, i, n. : - 1 - petite bouche. - 2 - baiser.
- Auser, eris, m. : l'Auser (fleuve d'Etrurie).
- Ausetanus, a, um : d'Ausa (ville de la Tarraconaise).
- Ausetani, ōrum, m. : les habitants d'Ausa.
- ausi, arch. et ausim (= auserim) ----> audeo.
- Auson : (Lebaigue P. 126 et P. 127)
1 - Ausōn, ŏnis, m. : Auson (fils d'Ulysse et de Calypso, souche des Ausoniens).
2 - Ausōn, ŏnis, adj. m. f. : d'Ausonie, d'Italie.
- Ausŏna, ae, f. : Ausona (ville de l'ancienne Ausonie).
- Ausŏnes, um, m. : - a - les Ausoniens. - b - les Italiens.
- Ausŏnĭa, ae, f. : - a - l'Ausonie (ancien nom d'une partie de l'Italie). - b - poet. l'Italie.
- Ausŏnidae, ārum (ūm), m. : - a - les Ausoniens. - b - les Italiens.
- Ausŏnis, ĭdis, adj. f. : - a - Ausonien. - b - Italien.
- pater superbus aquarum Ausonidum Eridanus, Stat. : l'Eridan, roi fier des eaux Ausoniennes.
- Ausonius :
1 - Ausŏnĭus, a, um : d'Ausonie, ausonien, italien, romain.
- mare Ausonium, Isid. : mer Ausonienne (partie de la mer Tyrrhénienne).
- Ausŏnĭi, ōrum, m. : les Ausoniens.
2 - Ausŏnĭus, ĭi, m. : Ausone (poète latin).
- voir hors site : Ausone.
- auspex :
1 - auspex, ĭcis, m. [avis + specio] : - a - celui qui prédit l'avenir d'après le vol ou le chant des oiseaux, augure, devin. - b - témoin (à un mariage). - c - au fig. chef, guide, protecteur.
- auspex legis, Cic. Att. 2, 7 : protecteur de la loi.
- auspice Musā, Hor. Ep. 1, 3, 13: sous la protection des Muses.
- auspice Teucro, Hor. C. 1.7.27 : sous les auspices de Teucer.
2 - auspex, ĭcis, adj. m. f. : de bon augure, heureux, favorable.
- auspĭcābĭlis, e : Arn. de bon augure.
- auspĭcālis, e : qui fournit un présage.
- auspĭcālĭtĕr, adv. : c. auspicato.
- auspĭcato, abl. absolu au neutre : - 1 - après avoir pris les auspices. - 2 - avec de bons auspices, heureusement, à propos.
- auspicatus :
1 - auspĭcātus, a, um : part. passé de auspicor. - a - qui a inauguré, qui a commencé. - b - sens passif, consacré par les auspices, inauguré, commencé. - c - de bon augure, heureux, favorable, propice.
- urbs auspicatissima : ville florissante.
- voir auspicato.
2 - auspĭcātŭs, ūs, m. : action de prendre les augures, auspice.
- auspĭcĭālis, e : qui fournit un présage.
- auspĭcĭum, ĭi, n. et auspicia, ōrum, n. : - 1 - auspice (observation du vol des oiseaux), divination d'après le vol, le chant des oiseaux; droit de prendre les auspices. - 2 - auspices, direction suprême du magistrat ou du général en chef qui prenait les auspices; puissance, autorité, volonté souveraine. - 3 - commencement, début. - 4 - présage, signe de la volonté des dieux.
- auspicium habere : avoir le droit de prendre les auspices.
- pullarium in auspicium mittit, Liv. 10, 40 : il envoie le gardien des poulets sacrés prendre les auspices.
- alicujus auspiciis : sous les auspices de qqn, sous l'autorité de qqn.
- auspiciis suis vivere, Virg. : vivre à sa fantaisie.
- auspĭco, āre, āvi, ātum : - intr. et tr. - prendre les auspices (pour une chose, alicui rei).
- mustelam auspicare, Plaut. Stich. 3, 2, 46 : tirer un présage de la vue d'une belette.
- auspicare super re, Gell. 3, 2 : prendre les auspices au sujet d'un événement.
- au fig. non isti rei auspicavi ut... Plaut. Rud. 3, 4, 12: je ne me suis pas arrangé pour ...
- auspĭcor, āri, ātus sum : - tr. - 1 - observer le vol, le chant ou l'appétit des oiseaux pour la connaissance de l'avenir, prendre les auspices avant de commencer qqch. - 2 - entreprendre sous des auspices favorables; inaugurer, commencer.
- austellus, i, m. : petit vent du midi.
- austĕr (Austĕr), austri, m. : - 1 - l’auster, vent du midi, vent du sud. - 2 - le sud, les contrées méridionales.
- austĕrālis, is, f. : Apul. menthe (plante).
- Austeravĭa, ae, f. : Plin. Austeravia (une île au nord de la Germanie).
- austērē, adv. : sévèrement, durement.
- austērĭtās, ātis, f. : - 1 - âpreté (au goût), saveur âpre, goût âpre, amertume. - 2 - gravité, sévérité, sérieux. - 3 - ton foncé (couleur).
- austērŭlus, a, um : un peu âpre.
- austērus, a, um : - 1 - âpre au goût, astringent, fort. - 2 - sombre (de ton), foncé. - 3 - au fig. sérieux, grave, sévère, austère, rigide, rigoureux. - 4 - fâcheux, pénible.
- gr. αὐστηρός.
- austerum vinum, Col. : vin dur.
- austerus color, Plin. : couleur foncée.
- austrālis, e : du midi, austral.
- austrĭfĕr, ĕra, ĕrum : qui amène le vent du midi.
- austrīnus, a, um : du midi, méridional.
- Austrŏăfrĭcus, i, m. : vent du sud-ouest.
- austrŏnŏtĭus (austrŏnŏtus), ĭi, m. (s.-ent. polus) : le pôle sud.
- ausum, i, n. : - 1 - entreprise audacieuse, projet hardi, acte de courage. - 2 - action coupable, crime, forfait.
- ausis excidere, Ov. : échouer, manquer son coup.
- ausus :
1 - ausus, a, um : part. passé de audeo. - a - qui a osé. - b - sens passif : tenté, hasardé, qui a été osé.
2 - ausŭs, ūs, m. : tentative hardie.
- aut, conj. : (Lebaigue P. 127 et P. 128) - 1 - ou, ou bien, ou bien alors. - 2 - autrement, ou sans cela. - 3 - et, d'autre part. - 4 - ni (après une première négation).
- bibe aut abi : bois ou va-t-en.
- aut ... aut... : - a - ou bien ... ou bien... - b - tantôt ... tantôt ...
- aut certe : ou du moins.
- quo accedam? aut quos appellem? Sall. : où aller? et à qui m'adresser?
- nemo aut miles aut eques, Caes. BC. 3, 61, 2 : personne, ni fantassin ni cavalier.
- autem, conj. : - 1 - mais, au contraire, cependant. (---> opposition) - 2 - et, quant à, d'autre part, aussi (---> différence, liaison). - 3 - or, mais (---> transition). - 4 - or, et, dis-je (---> suite du raisonnement). - 5 - et, eh! que dis-je? (---> gradation oratoire).
- quid autem ille? Ter. : et lui, que disait-il?
- agite, abite, tu domum, et tu autem domum, Plaut. : allons, marchez, toi à la maison, et toi aussi.
- mihi autem, Cic. : quant à moi.
- testis autem? Cic. : mais, que dis-je? témoin?
- Autesiodorum, i, n. : Autésiodorum (= Auxerre, ville).
- authenta (autenta), ae, m. : - 1 - Fulg. maître, chef, arbitre souverain. - 2 - Virg. prince des poètes.
- authenticum, i, n. : pièce originale, l'original, minute.
- authenticus, a, um : authentique, original.
- Authentici, subst. : les livres canoniques (de l'Ancien et du Nouveau Testament).
- authepsa, ae, f. : marmite à réchaud, bouilloire (récipient avec deux compartiments, l'un pour l'eau, l'autre pour le feu).
- author, authoritas... ---> auctor, auctoritas.
- autŏchtōn, ŏnis, m. : autochtone (né sur le sol qu'il habite et non venu d'ailleurs).
- gr. αὐτόχθων, ονος --- αὐτό : même --- χθών, χθονός : terre.
- au plur. autochtones, um.
- autŏcrātŏr, ōris, m. : Firm. autocrate, souverain absolu.
- autŏgenitŏr, ōris, m. : Iren. qui s'engendre lui-même.
- autŏgraphum, i, n. : un autographe, un manuscrit.
- autŏgraphus, a, um : autographe, écrit de la propre main de qqn.
- gr. αὐτόγραϕος.
- Autŏlŏles, um (Autŏlŏlae, ārum), m. : les Autololes (peuple de la Mauritanie).
- Autŏlycus, i, m. : Autolycus (fils de Mercure).
- autŏmătārĭum, ĭi, n. (s.-ent. opus) : automate, pièce mécanique.
- automatarius :
1 - autŏmătārĭus, a, um : relatif aux automates.
- automatarius faber : horloger.
2 - autŏmătārĭus, ii, m. : celui qui fait des automates.
- Autŏmătē, ēs, f. : Automaté (une des Cyclades).
- Autŏmătĭa, ās, f. : Automatia, la Toute-Puissance, la Bonne Fortune (déesse du hasard, de ce qui arrive spontanément, sans le concours de l'homme).
- gr. Αὐτοματία, ας.
- suae domi sacellum Automatias constituerat idque sanctissime colebat, Nep. : il avait bâti dans sa maison une chapelle à la Bonne Fortune et il l'honorait très religieusement.
- autŏmătŏn (autŏmătum), i, n. : - 1 - un automate (machine). - 2 - mouvement automatique.
- gr. αὐτόματον.
- autŏmătŏpoeētus, a, um : Vitr. qui se meut soi-même.
- gr. αὐτοματοποιητός.
- autŏmătus, a, um : spontané.
- gr. αὐτόματος.
- Autŏmĕdōn, ontis, m. : - 1 - Automédon (écuyer d'Achille). - 2 - conducteur de char, cocher.
- gr. Αὐτομέδων, οντος.
- Autŏnŏē, ēs, f. : Autonoé (fille de Cadmos).
- gr. Αὐτονόη, ης.
- Autŏnŏēĭus, a, um : d'Autonoé.
- Autonoeius heros, Ov. : le héros, fils d'Autonoé (Actéon).
- autŏpracta, ōrum, n. choses faites spontanément :
- gr. αὐτοπρακτός.
- C.-Th. 11, 1, 34.
- autŏpyros, i, m. : pain complet, pain grossier (avec la farine sans blutage).
- gr. αὐτόπυρος (ἄρτος).
- Plin. 22, 138 ; Petr. 66, 2.
- autor (et les dérivés) : c. auctor...
- Autosidorum, i, n. : c. Autessiodurum.
- Autrigŏnes, um, m. : peuple de la Tarraconnaise.
- Plin. 3, 27.
- Autrōnĭus, ĭi, m. : Autronius (consul romain).
- Autrōnĭānus, a, um : d'Autronius.
- autumnal, arch. : c. autumnale.
- Varr. d. Char. 118, 25.
- autumnālis, e [automnus] : d'automne.
- tempus autumnale, Varr. R. 1, 39, 1 : saison d'automne.
- cf. Cic. Arat. 287; Liv. 31, 47, 1.
- autumnascit, ēbat, ĕre [autumno] : l'automne commence.
- aestas autumnascit, Capel. : l'été fait place à l'automne.
- autumnĭtās, ātis, f. : - 1 - saison d'automne. - 2 - Varr. productions de l'automne.
- prima autumnitate, Cat. Agr. 155, 1, au commencement de l'automne .
- autumno, īre [autumnus] : - int. - caractériser l'automne, annoncer l'automne.
- Corus autumnat, Plin. 2, 124 : le vent du nord-ouest signale l'automne.
- autumnum, i, n. : - 1 - l'automne. - 2 - productions de l'automne. - 3 - l'Automne (personnifié).
- autumnus :
1 - autumnus, i, n. : - a - l'automne. - b - productions de l'automne. - c - l'Automne (personnifié).
- autumno vergente, Tac. An. 11, 4 : à la fin de l'automne.
- autumno adulto, Tac. An. 11, 31 : vers le milieu de l'automne.
- septem autumni, Ov. M. 3, 326 : sept automnes (sept ans).
- senes autumni, Mart. vins vieux. - cf. 12, 57, 22.
2 - autumnus, a, um : automnal, d'automne.
- imber autumnus, Cat. Agr. 58 : pluie d'automne.
- cf. Plin. 14, 34 ; 19, 108 ; Gell. 19, 7, 2,.
- autŭmo, āre, āvi, ātum : - tr. -
1 - dire, affirmer.
- Plaut. Cap. 606 ; 891; Men. 760.
- autumare + prop. inf. : affirmer que.
- Plaut. Cap. 236; Ter. Haut. 19
2 - dire, nommer, appeler.
- quam Dido autumant, Vell. 1, 6, 4 : qu'ils appellent Didon.
- cf. Hor. S. 2, 3, 4.
3 - penser, estimer, croire.
- Gell. 15, 3, 6; Quint. 8, 3, 26.
- Auvona, ae, f. : Auvona (= Avon, fleuve de Bretagne).
- auxēsis, is, f. : Arn. augmentation, addition.
- gr. αὔξησις.
- auxi : parf. de augeo.
- auxĭlĭābundus, a, um [auxilior] : secourable, prêt à secourir.
- auxiliabunda fratri, Apul. Socr. 11, toujours prête à secourir son frère.
- auxĭlĭāris, e [auxilium] :
1 - qui secourt.
- dea auxiliaris, Ov. M. 9, 699 : déesse secourable (Lucine).
- aera auxiliaria, Ov. M. 4, 333 : l'airain secourable (dont les sons, croyaient les anciens, pouvaient conjurer une éclipse de lune).
- carmen auxiliare canit, Ov. M. 7 : elle prononce une incantation pour secourir.
2 - auxiliaire.
- auxiliares cohortes, Caes. BC. 1, 63, 1; Tac. An. 12, 39 : cohortes auxiliaires.
- auxiliaris, is : un soldat des troupes auxiliaires -- Tac. An. 11, 8
- surtout au plur. auxiliares, ium : les troupes auxiliaires.
- cf. Caes. BG. 3, 25, 1; BC. 1, 78, 2; Liv. 21, 26, 5, etc.
3 - qui appartient aux troupes auxiliaires.
- auxiliaria stipendia mereri, Tac. An. 2, 52 : servir dans les troupes auxiliaires.
4 - efficace pour, efficace contre.
- oleum auxiliare lethargicis, Plin. 23, 82 : huile efficace contre la léthargie.
- auxĭlĭārĭus : de secours, venant au secours.
- Plaut. Truc. 216.
- cohors auxiliaria, Cic. Prov. 15 : une cohorte d'auxiliaires.
- cf. CASS. Fam. 12, 13, 4; Sall. J. 87, 1; 93, 2 ; Tac. H. 4, 70, etc.
- auxiliarii, ōrum, m. (= auxilia), Tac. H. 1 : les troupes auxiliaires.
- auxĭlĭātĭo, ōnis, f. : Non. aide, assistance.
- auxĭlĭātŏr, ōris, m. : qui aide, qui secourt, soutien.
- auxiliator litigantium, Quint. 12, 3, 2 : qui défend les plaideurs.
- haud inglorius auxiliator, Tac. An. 6, 37 : soutien glorieux.
- auxĭlĭātrix, īcis, f. : celle qui soutient, celle qui secourt.
- auxiliatus :
1 - auxĭlĭātus, a, um : part. passé de auxilior. - a - qui a secouru. - b - sens passif : secouru, aidé.
2 - auxĭlĭātŭs, ūs, m. : Lucr. secours, aide.
- auxĭlĭo, āre (arch.) : c. auxilior, āri.
- Gracch. d. Diom. 401, 3.
- participe avec sens passif : Lucil. 944; Vitr. 5, 8, 2, cf. Prisc. Gram. 2, 567, 17.
- auxĭlĭor, āri, ātus sum : - intr. avec dat. - 1 - secourir, porter secours, aider, assister. - 2 - soulager, guérir.
- auxiliari alicui : porter secours à qqn.
- morbis auxiliari : guérir des maladies
- auxiliari contra (adversus), Plin. : être efficace contre (en parl. d'un remède).
- sens passif : voir auxilio.
- auxilium [augeo] :
1 - auxĭlĭum, ĭi, n. :
a - secours, aide, assistance.
- alicui auxilium ferre, Cic. Cat. 2, 19 : porter secours à qqn.
- auxilio esse alicui Cic. Verr. 4, 78 : secourir qqn, donner son appui à qqn, protéger qqn.
- auxilio alicui venire, Caes. BG. 2, 29, 1, etc. : venir au secours de qqn.
- auxilio alicui mittere, Caes. BG. 1, 18, 10, etc. : envoyer au secours de qqn.
- auxilio a Belgis arcessiti, Caes. BG. 3, 11, 2 : appelés au secours par les Belges.
- ad auxilium convenire, Caes. BG. 7, 80, 4 : venir ensemble au secours.
- auxilium adventicium, Cic. Verr. 4, 81 : secours étranger.
b - protection accordée par un magistrat (intercession).
- Cic. Agr. 2, 33.
c - plur. auxilia, troupes de secours, troupes auxiliaires, [en gén.] infanterie.
- Caes. BG. 1, 24, 3; 3, 20, etc.
- mais auxilia peditatus equitatusque, Caes. BG. 6, 10, 1 : des troupes auxiliaires comprenant infanterie et cavalerie.
d - moyen de secours, ressource.
- extremum auxilium experiri, Caes. BG. 3, 5, 2 : faire l'essai de la dernière ressource.
- communis salutis auxilium in celeritate ponere, Caes. BG. 5, 48, 1 : mettre (voir) dans une action rapide le moyen d'assurer le salut commun.
- rei nullum auxilium reperire, Caes. BG. 5, 48, 1 : ne trouver aucun moyen de remédier à une chose.
- minuisti auxilia populi Romani, Cic. Verr. 5, 50 : tu as amoindri les ressources du peuple romain.
- confisus fama rerum gestarum infirmis auxiliis proficisci non dubitaverat, Caes. BC. 3, 106, 3 : confiant dans le bruit de ses exploits, il n'avait pas hésité à partir avec de faibles moyens d'action.
e - en médecine secours, remède.
- Ov. Rem. 48; Cels. 1 praef. 1, 6, etc.; Plin. 23, 31, etc.
2 - Auxĭlĭum, ĭi, n., le Secours [déifié].
- Plaut. Cist. 148 ; 154.
- auxilla, ae, f. : - 1 - petite marmite. - 2 - petite aile.
- Auximates, ium (um), m. : les habitants d'Auximum, les Auximates.
- auxim = audeam ou auxerim ---> audeo.
- Auximum (Auximon), i, n. : (Lebaigue P. 129) Auximum (ville du Picénum).
- Auzea (Auzia), ae, f. : Auzéa (ville de Mauritanie, auj. Hamzah).
- Auziensis, e : d'Auzéa.
- Avantici, ōrum, m. : les Avantices (peuple de la Narbonnaise).
- ăvārē, adv. : avec avidité, avec cupidité, par avarice.
- persuasum esse debet nihil avare, nihil injuste, esse faciendum, Cic. Off. 3 : on doit se persuader qu'on ne doit agir ni cupidement ni injustement.
- avarissime horas suas servare, Sen. Ot. Sap. 32 : être très avare de ses heures.
- avare aliquid facere, Cic. Off. 3 : se montrer cupide.
- avarius opus exigat quam pensiones, Cato. : il doit être plus exigeant pour le travail que pour le paiement des fermages.
- Avăres, um, m. : c. Abares.
- Avărĭcum, i, n. : Avaricum (capitale des Bituriges, auj. Bourges).
- Avărĭcensis, e : d'Avaricum.
- ăvārĭtās, ātis, f. : N.-Tir. c. avaritia.
- ăvārĭtĕr, adv. arch. : - 1 - Plaut. avec avidité, avec cupidité. - 2 - Prisc. avec avarice.
- ăvārĭtĭa, ae, f. : - 1 - vif désir, convoitise. - 2 - désir des richesses, avidité, cupidité, avarice.
- avaritia hians et imminens, Cic. Verr. 2 : une avarice insatiable et menaçante.
- omnes avaritiae, Cic. Fin. 4 : toutes les formes de la convoitise.
- avaritia gloriae et insatiabilis cupido famae, Curt. 9 : sa passion de la gloire et son désir insatiable de renommée.
- ăvārĭtĭēs, ēi, f. : Lucr. c. avaritia.
- ăvārus, a, um : - 1 - qui désire vivement, avide. - 2 - avide d'argent, cupide, avare.
- venter avarus, Hor. : ventre vorace.
- avarus publicae pecuniae, Tac. H. 1 : avide des deniers publics.
- avarae, ārum, f. Tibul. : femmes avares.
- fuge crudelis terras, fuge litus avarum, Virg. En. 3 : fuis ces terres cruelles, fuis ce rivage avide.
- ave :
1 - ăvē (hăvē) : voir aveo 2.
2 - ăvĕ : abl. de avis.
3 - ăvĕ : voc. de avus.
- ave, ave, aves esse aves? boujour, papa, désires-tu manger des oiseaux?
- avectus, a, um : part. passé de aveho; emmené, transporté, parti.
- āvĕho, ĕre, vexi, vectum : - tr. - emmener, emporter, enlever, transporter.
- avec in + acc., ad + acc., acc. seul.
- avehere in alias terras, Tac. H. 5 : emmener sur d'autres terres.
- penitus alias avehere oras, Virg. En. 1 : entraîner bien loin vers d'autres rivages.
- quingentos equites mercede conductos Aegyptum avexit, Liv. 31 : il fit transporter en Egypte cinq cents cavaliers engagés comme mercenaires.
- avec dat. avehere aliquem instanti leto, Sil. : arracher qqn à une mort imminente.
- avehi (passif à valeur pronominale) : s’en aller, se retirer, partir.
- avehi castris, Liv. : quitter le camp.
- creditis avectos hostis? Virg. En. 2 : vous croyez les ennemis partis?
- Avella (Abella), ae, f. : Abella (ville de Campanie).
- avellāna (abellāna), ae, f. : aveline.
- avellana nux : *la noisette d'Abella*, aveline, noisette.
- Avellānus (Abellānus), a, um : d'Abella.
- avellanus nucleus, Isid. : aveline, noisette.
- āvello, ĕre, āvulsi (āvolsi, āvelli), āvulsum (āvolsum) : - tr. - arracher de, arracher à, détacher de, enlever de force, séparer de.
- fundus emptori avelli non potest, Dig. : une propriété foncière ne peut être enlevée à l'acheteur.
- an tibi mavis pretium avellier? Hor. : aimes-tu donc mieux qu'on t'arrache l'argent?
- quae evelli inveterata non possunt, Cic. : choses qu'on ne peut arracher, une fois invétérées.
- filium de matris complexu avellere : arracher le fils des bras de sa mère.
- aliquem ab errore avellere : arracher qqn à une erreur.
- ăvēna, ae, f. : - 1 - avoine. - 2 - tige d'une plante, tuyau, chaume. - 3 - chalumeau, pipeau, flûte champêtre.
- plur. avenae : flûte de Pan.
- ăvēnācĕus, a, um : d'avoine.
- farina avenacea, Plin. : farine d'avoine.
- ăvēnārĭus, a, um : d'avoine, relatif à l'avoine.
- avenaria cicada, Plin. : la cigale des avoines.
- Avendo, ōnis, f. : Anton. ville de Liburnie.
- Avēnĭo : c. Avennio.
- Avennĭcus, a, um : d'Avignon.
- Avennica urbs, Greg. : la ville d'Avignon.
- Avennĭo (Avēnĭo), ōnis, f. : Avignon (ville de la Narbonnaise).
- avens :
1 - ăvens, entis : part. prés. de aveo; qui désire vivement; qui agit volontiers.
2 - Avens, entis, m. : Avens (fleuve du pays des Sabins).
- ăventĕr, adv. : Sid. avidement, avec empressement.
- Aventĭa, ae, f. : Inscr. Aventia (déesse des habitants d'Aventicum).
- Ăventĭcensis, e : d'Aventicum.
- Ăventĭcum, i, n. : Aventicum (= Avenches, ville d'Helvétie).
- Ăventīnensis, e : du mont Aventin.
- Ăventīnĭensis, e : du mont Aventin.
- Ăventīnum, i, n. : le mont Aventin, l'Aventin (une des sept collines de Rome).
- Aventinus :
1 - Ăventīnus (mons), i, m. : le mont Aventin, l'Aventin.
2 - Ăventīnus, i, m. : Aventinus. - a - fils d'Hercule. - b - un roi d'Albe.
3 - Ăventīnus, a, um : de l'Aventin.
- aveo :
1 - ăvĕo, ēre : - tr. - aspirer à, désirer vivement.
- aveo scire : je désire savoir.
- aveo discere, Cic. : j'ai grande envie d'apprendre.
2 - ăvĕo (hăvĕo), ēre : - intr. - a - saluer, dire bonjour. - b - saluer, dire adieu.
- seul. usité aux formes suivantes : aveo, avebo, ave, aveto, avete, averem, avere.
- cf. gr. χαῖρε.
- nolite accipere eum in domum nec “ Ave ” ei dixeritis, Vulg. : ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas: Salut!
- aveto : adieu, porte-toi bien.
- Marcus avere jubet, Mart. : Marcus t'envoie le bonjour.
- in perpetuum, frater, have atque vale, Catul. : pour toujours, frère, salut et adieu! (formule de salut adressé à un défunt).
- eam ab injuria defendas, per liberos tuos rogatus. Haveto! Sall. C. : protège-la contre les injustices, je t'en supplie au nom de tes enfants. Adieu.
- Averna, ōrum, n. : - 1 - Averne (un lac de Campanie, d'où se dégageaient des odeurs pestilentielles et qui, pour cette raison, passait pour être une entrée dans le monde des Enfers). - 2 - les Enfers.
- Avernālis, e : de l'Averne, des Enfers.
- Avernus :
1 - Avernus, i, m. = Averna.
2 - Avernus, a, um : de l'Averne, des Enfers.
- terque fragor stagnis auditus Avernis, Virg. G. 4, 493 : et par trois fois on entendit un grondement provenant du lac Averne.
- āverro, ĕre, āverri, āversum : - tr. - emporter, enlever.
- averrere aliquid alicui : enlever qqch à qqn.
- āverrunco, āre : - tr. - détourner (un malheur).
- di averruncent, Cic. : que les dieux nous épargnent ce malheur!
- Averruncus, i, m. : Averruncus (divinité romaine, qui détourne les malheurs).
- āversābĭlis, e : abominable, repoussant, dégoûtant, répugnant.
- āversātĭo, ōnis, f. : éloignement, aversion, dégoût.
- āversātrix, īcis, f. : celle qui a de l'aversion, de l'horreur pour.
- āversātus, a, um : part. passé de aversor. - 1 - qui s'est détourné de, qui a repoussé. - 2 - sens passif : détourné.
- āversim, adv. : en sens opposé.
- āversĭo, ōnis, f. : action de détourner, éloignement, aversion, dégoût, répugnance.
- per aversionem ou aversione emere, vendere, locare ... : acheter, vendre, louer ... en bloc, à forfait, sans calcul précis (en se détournant).
- per aversionem locare opus : entreprendre un ouvrage à forfait.
- ex aversione aliquem jugulare, Hirt. : tuer qqn par derrière.
- aversio stomachorum, Arn. 7 : nausée.
- aversor :
1 - āversor, āri, ātus sum : -tr. - se détourner par répugnance, se détourner de, se détacher de, repousser, dédaigner, rejeter, refuser.
- aliquem (aliquid) aversari : dédaigner, repousser qqn (qqch).
- judex aversatur dicentem : le juge se désintéresse de l’orateur.
- aversati sunt proelium facere, Auct. B. Hisp. 14. 4 : ils refusèrent d'engager le combat.
- preces aversari : rejeter les prières.
- honores aversari, Ov. : fuir les honneurs.
- imperium aversari, Curt. : refuser l'empire.
2 - āversŏr, ōris, m. : celui qui détourne à son profit.
- pecuniae publicae aversor : qui détourne les deniers publics, voleur des deniers publics.
- āversum, i, n. (souvent au plur.) : le derrière, le côté opposé; l'extrémité.
- in aversum, Plin. : en sens contraire.
- āversus : (Lebaigue P. 129 et P. 130) - part. passé de averto. - 1 - qui a le dos tourné, de dos, par-derrière. - 2 - détourné de, opposé à; détourné, secret. - 3 - de derrière. - 4 - qui a des dispositions malveillantes, qui a de la répugnance, prévenu contre, contraire à, ennemi.
- ne aversi circumvenirentur : de crainte d’être assaillis par-derrière.
- aversus hostis : ennemi qui a tourné le dos, ennemi en fuite.
- adversus et aversus : de face et de dos.
- aversa porta : porte de derrière.
- porta aversa ab hoste : porte du côté opposé à celui de l'ennemi.
- aversus trames : sentier détourné.
- aversus a vero : ennemi du vrai.
- averso animo ab aliquo esse : avoir des sentiments hostiles à l’égard de qqn.
- motus aversi a ratione, Cic. : mouvements contraires à la raison.
- voir aversum.
- averta, ae, f. : valise, porte-manteau.
- avertārĭus, ĭi, m. (s.-ent. equus) : cheval qui porte les bagages, cheval de bât.
- āverto (āvorto), ĕre, āverti (āvorti), āversum (āvorsum) : - tr. - 1 - détourner, donner une autre direction; qqf. se détourner. - 2 - repousser, écarter, éloigner, détacher, aliéner. - 3 - détourner à son profit, dérober, soustraire, emporter.
- eo itinere sese avertit : il se détourna de ce chemin.
- averti (moyen-passif) : se détourner, tourner le dos, s'enfuir.
- ab alicujus amicitia avertere : détourner de l’amitié de qqn.
- se avertere ab aliquo : se détourner de qqn.
- se avertere alicui, Col. 6 : se détourner de qqn.
- iter avertere : changer de route, changer d'itinéraire.
- hostes (in fugam) avertere : mettre en fuite les ennemis.
- publicam pecuniam avertere : dérober (détourner) l'argent de l'Etat.
- auratam Colchis pellem avertere, Cat. 64 : dérober à la Colchide la toison d'or.
- praedam omnem domum avertebant, Caes. BC. 3 : ils détournaient tout le butin pour l'envoyer chez eux.
- ăvēto (hăvēto, ăvēte) : voir aveo 2.
- āvexi : parf. de aveho.
- avia :
1 - ăvĭa, ae, f. : grand-mère.
2 - āvĭa, ōrum, n. (---> āvĭus, a, um) : lieux impraticables.
3 - ăvĭa, ae, f. : sénecon (plante).
- Avĭānĭus, ĭi, m. : Avianius (nom romain).
- Avĭānus, i, m. : Avianus (un fabuliste).
- voir hors site : Avianus.
- avĭārĭum, ĭi, n. : - 1 - volière, poulailler. - 2 - bocages (où s'abritent les oiseaux). - 3 - vivier pour les oiseaux aquatiques.
- avĭārĭus, a, um : relatif aux oiseaux.
- aviarium rete, Varr. R. R. 3, 5, 13 : filet pour prendre les oiseaux.
- aviārĭus, ii, m. : esclave chargé de la volaille.
- aviaticus, a, um : de grand-mère.
- avicella : c. aucella.
- avicŭla, ae, f. : petit oiseau, oisillon.
- aviculārĭus, a, um : relatif aux oiseaux.
- ăvĭdē, adv. : - 1 - avidement, avec avidité. - 2 - avec ardeur, avec passion, avec empressement.
- avide exspectare litteras amici, Cic. : attendre avec impatience des lettres d'un ami.
- ăvĭdĭtās, ātis, f. : - 1 - vif désir, avidité. - 2 - appétit (excessif), gourmandise. - 3 - cupidité, avarice. - 4 - soif des conquêtes, ambition.
- ăvĭdĭtĕr, arch. : c. avide.
- ăvĭdo, āre : - intr. - Gloss. être avide.
- avidare in aliquid : être avide de qqch.
- ăvĭdus, a, um : - 1 - qui désire vivement, avide de. - 2 - avide de gain, âpre au gain, avare, cupide. - 3 - avide de nourriture, gourmand, glouton, vorace. - 4 - impatient d'agir. - 5 - qui embrasse une vaste étendue, spacieux.
- avidus alicujus rei (alicui rei, ad aliquam rem) : avide de qqch.
- Cicero erat avidus laudum : Cicéron était avide de louanges.
- avidus potentiae, honoris, divitiarum, Sall. J. 15 : avide de pouvoir, d'honneur, de richesses.
- exitio est avidum mare nautis, Hor. O. 1, 28 (double dat.) : la mer avide est la mort des marins.
- avidus belli gerundi, Sall. J. 35 : impatient de faire la guerre.
- avidi committere pugnam, Ov. M. 5 : désireux d'engager le combat.
- avida in novas res ingenia, Liv. 22 : des esprits désireux de nouveautés.
- convivas avidos cenam servosque timentis tum rapere atque omnis restinguere velle videres, Hor. S. 1 : on pouvait voir tout le monde, les convives affamés et les esclaves apeurés, cherchant à emporter le dîner et à éteindre le feu.
- Avĭēnus, i, m. : Avienus (poète latin).
- voir hors site : Avienus.
- avillus, i, m. : Gloss. agneau nouvellement né.
- Avinense oppidum, n. : Plin. ville de la Zeugitane.
- Avĭŏla, ae, m. : Plin. Aviola (surnom).
- Aviones, um, m. : Tac. les Aviones (peuple germain).
- ăvĭpēs, ĕdis [avis + pes] : Seren. rapide.
- ăvis, ăvis, f. (abl. sing. avi ou ave) : - 1 - oiseau. - 2 - présage, auspice. - 3 - insecte ailé, abeille. - 4 - le Cygne (constellation).
- avis sinistra : mauvais augure.
- secundis avibus : avec de bons présages.
- quā avi? Plaut. : par quel présage?
- avis alba, Cic. : un merle blanc (une chose rare).
- Avĭsĭo, ōnis, m. : Anton. port de Ligurie.
- Avītācus, i, f. : Sid. Avitacus (nom sous lequel Sidoine Apollinaire désigne la villa qu'il possédait en Auvergne du chef de sa femme, fille de l'empereur Avitus).
- Avitaci sumus, Sid. : nous sommes à Avitacus.
- Avĭtĭānus, i, m. : Aus. Avitianus (un frère d'Ausone).
- ăvītē, adv. : Tert. du temps des aïeux.
- ăvĭtĭum, ĭi, n. [avis] : Apul. la gent ailée.
- avitus :
1 - ăvītus, a, um [avus] : - a - qui appartient au grand-père, qui vient de l’aïeul, de l'aïeul. - b - ancestral, antique, très vieux.
2 - Avītus, i, m. : Avitus (surnom).
- āvĭum, ĭi, n. (surtout au plur.) : lieu désert, lieu sans chemin frayé.
- āvĭus, a, um [ab + via] : - 1 - écarté, désert, impraticable, inaccessible. - 2 - qui s'écarte, qui s'égare, errant, égaré.
- avius animus, Lucr. : esprit égaré.
- avia coepto consilia, Sil. 12, 493 : moyens qui détournent du but.
- Avo, ōnis, f. : l'Avo (fleuve de la Tarraconaise).
- āvŏcāmentum, i, n. [avoco] : ce qui détourne, distraction, divertissement, diversion, délassement, détente, repos.
- āvŏcātĭo, ōnis, f. [avoco] : action de détourner, diversion, action de distraire, distraction.
- avocatio a cogitanda molestia, Cic. Tusc. 3, 15, 33 : diversion aux tristesses de la pensée.
- sine avocatione, Sen. Ep. 56, 4 : sans causer de distraction, sans répit, sans relâche.
- āvŏcātŏr, ōris, m. : Tert. celui qui détourne.
- āvŏcātrix, īcis, f. : Tert. celle qui détourne de (avec gén.).
- āvŏcātus, a, um : part. passé de avoco; distrait, détourné, occupé ailleurs.
- āvŏco, āre, āvi, ātum : (Lebaigue P. 130 et P. 131) - tr. - 1 - rappeler de, faire venir de. - 2 - détourner de, éloigner de, écarter de, ôter, empêcher. - 3 - distraire, divertir. - 4 - révoquer, annuler. - 5 - réclamer (t. de droit), revendiquer, reprendre.
- avocare partem exercitūs ad bellum, Liv. 4, 61, 3 : rappeler une partie de l'armée pour la guerre.
- Fulvium avocare a Capua, Liv. 26 : faire revenir Fulvius de Capoue.
- cum pubem in arcem praesidio armisque obtinendam avocasset, Liv. 1, 6, 1 : alors qu'il avait éloigné la jeunesse albaine en lui assignant de garder la citadelle.
- milites a signis avocare, Plin. Ep. : détourner les soldats de leurs enseignes.
- quos jam aetas a proeliis avocabat,Cic. Rosc. Am. 32, 90 : gens que l'âge empêchait de prendre part désormais à la guerre.
- ab magistratibus contionem avocare, Gell. 13, 16, 1 : empêcher les magistrats de convoquer le peuple.
- ab iis quae avocant abductus, Plin. Ep. 9, 36, 2 : éloigné de toutes les distractions.
- factum avocare, Dig. 39, 5, 6 : annuler ce qui a été fait.
- āvolātĭo, ōnis, f. : action de s'envoler.
- āvolo, āre, āvi, ātum : - intr. - s'envoler (loin de), partir précipitamment.
- voluptas avolat, Cic. Fin. 2, 32, 106: les plaisirs s'évanouissent.
- āvolsio (āvulsio), ōnis, f. : action d'arracher.
- Avona, ae, f. : Tac. l'Avona (rivière de Bretagne, auj. l'Avon).
- avoncŭlus, i, m. : arch. c. avunculus.
- āvolsus, āvolsi : c. avulsus; avulsi.
- āvorsus, āvorto, etc. : c. aversus; averto.
- āvulsi : parf. de avello.
- āvulsĭo, ōnis, f. : action d'arracher.
- āvulsŏr, ōris, m. : celui qui arrache.
- āvulsus, a, um : part. passé de avello.
- avulsus suis, Cic. : arraché du milieu de sa famille.
- ăvuncŭlus, i, m. [avus] :
- arch. avonculus, Plaut.; aunculus, CIL.
1 - oncle maternel.
- avunculus <> patruus (oncle du côté du père).
- avunculus magnus (= aviae frater), Cic. Brut. 62, 222 : grand-oncle maternel.
- cf. Dig. 38, 10, 1; 38, 10, 10; Isid. Orig. 9, 16, 26.
- avunculus major (= proaviae frater), Dig. l. l : arrière-grand-oncle maternel.
- avunculus major, Vell. 2, 59; Suet. Aug. 7; Suet Cl. 3 : grand-oncle maternel.
- avunculus maximus (= abaviae frater), Dig. l. l : frère de la trisaïeule.
2 - qqf. oncle, mari de la tante maternelle.
- cf. Sen. Helv. 17.
3 - grand-oncle maternel.
- avunculus = avunculus magnus.
- cf. Tac. An. 2, 43; 2, 53; 4, 75.
- ăvus (ăvos), i, m. : - 1 - aïeul, grand-père. - 2 - ascendant, ancêtre. - 3 - Albin. vieillard.
- pater, avos, proavos, abavos, atavos quasi mures semper edere alienum cibum, Plaut. Pers. : mon père, mon grand-père, mon aïeul, mon bisaïeul ont toujours, comme les souris, mangé la nourriture des autres.
- avus, Albin. 2, 4 : un vieillard.
- axamenta, ōrum, n. : vers chantés par les prêtres saliens.
- axe, adv. : en troupe.
- axedo, ōnis, m. : petite planche.
- Axenus (Pontus), i, m. : l'Axénus (ancien nom du Pont-Euxin).
- Axĭa, ae, f. : Axia (ville d'Etrurie).
- axicĭa, ae, f. : ciseaux de toilette.
- axiculus (assiculus), i, m. : - 1 - petit axe. - 2 - petite planche, petite perche.
- axilla :
1 - axilla, ae, f. : aisselle.
2 - Axilla, ae, m. : Axilla (surnom).
- axim, axit, arch. = egerim, egerit ---> ago.
- axinomantīa, ae, f. : Plin. divination à l'aide d'une hache.
- gr. ἀξινομαντεία.
- Axinus (Pontus) ---> Axenus.
- axĭo, ōnis, f. : grand-duc (oiseau).
- axioma, ātis, n. : proposition évidente, axiome.
- Axiōn, ōnis, m. : Axion (fils de Priam).
- axis :
1 - axis, axis, m. : - a - axe, essieu de voiture, char. - b - cylindre. - c - axe vertical d'une porte. - d - soupape d'un conduit ou d'un robinet. - e - axe du monde; pôle; ciel, zone, climat, contrée. - f - volute (t. d'arch.).
- sub aetheris axe : en plein air.
- axis septentrionis : le pôle nord, le pôle arctique.
2 - axis, axis, m. : planche, ais, poutre, pieu.
3 - axis, axis, m. (acc. sing. axim) : l'axis (boeuf sauvage du Gange).
- axites, m. f. : gens qui agissent de concert.
- axitiones, um, f. : conspirations, factions.
- axitĭōsus, a, um : factieux.
- Axius :
1 - Axĭus, ĭi, m. : l'Axius (= Wardar, fleuve de Macédoine).
2 - Axĭus, ĭi, m. : Axius (nom romain).
- axo, axare, arch. : - tr. - nommer.
- Axona, ae, f. : l'Axona (= l'Aisne, rivière).
- axungĭa, ae, f. [axis + ungo] : Pall. l'axonge, le saindoux (graisse de porc).
- Azariās, ae, m. : Azarias (nom d'homme).
- Azorus, i, f. : Azorus (ville de Macédoine).
- azymŏn, i, n. : pain sans levain.
- esse azymon, Prud. : manger les azymes.
- comedere azyma, Hier. : manger les azymes.
- azymus, a, um : sans levain, azyme.