===> Dico
- as, assis,
m. : - 1 -
as (une
unité quelconque se divisant en douze parties); de
là, entier, totalité. - 2
- as, livre
(unité de poids). - 3 -
as (monnaie de cuivre).
- 4 - au fig.
faible valeur, un sou, un liard. - 5
- as,
pied (mesure de longueur). - 6 -
as, arpent,
jugère (mesure d'arpentage). - 7 -
le nombre
six (considéré comme parfait par les Pythagoriciens).
- Gaffiot
P. 167-169 --- Lebaigue
P. 107
- heres
ex asse : légataire universel.
- ex
asse (in assem, in asse) : jusqu'au dernier sou, en totalité, en tout,
entièrement.
- vendere
aliquid in assem, Col. 20, 6, 9 : vendre une chose en totalité.
- rumores
senum severiorum omnes unius aestimemus assis, Cat. 5, 2 : tous les
murmures
des vieillards austères, estimons-les à la valeur d'un as (estimons-les
à peu de chose).
- perdere
omnia ad assem, Hor. Ep. 2, 2, 27 : perdre jusqu'au dernier sou.
- assem
elephanto dare : donner en tremblant qqch à un supérieur (métaphore
se référant à l'éléphant qui, après sa prestation au cirque, recevait
une récompense des spectateurs apeurés).
- unius
assis aestimare : faire peu de cas.
- voir
hors site : as.
- asa,
arch. : c. ara.
- asarota,
ōrum, n. : ouvrages en mosaïque.
- asaroticus,
a, um : en mosaïque.
- asarotos,
on : en mosaïque.
- asarum
(asaron), i, n. : nard sauvage.
- asbestinum,
i, n. (s.-ent. linum), i, n. : lin
d'asbeste.
- asbestinus,
a, um : incombustible.
- asbestŏn,
i, n. : tissu d'amiante.
- asbestos,
i, m. : asbeste, minéral incombustible.
- lapis
asbestos, Aug. Civ. 21, 7 : l'amiante.
- Asbolus,
i, m. : Asbolus (un des chiens d'Actéon).
- ascalabotēs,
ae, m. : ascalabote (un lézard
venimeux).
- Ascalaphus,
i, m. : Ascalaphus (fils de Mars ou
fils de l'Achéron).
- ascalĭa,
ae, f. : fond d'artichaut.
- Ascalo,
ōnis, f. : Ascalon (ville de Palestine).
- Ascalōnenses,
ium, m. : les habitants d'Ascalon.
- Ascalōnius,
a, um d'Ascalon.
- Ascalōnitae,
ārum, m. : les habitants d'Ascalon.
- ascalōnia
(cepa, caepa), ae, f. : échalote (ail
d'Ascalon).
- ascalpo,
ĕre : - tr. - gratter.
- ascalpens
aurem dexteram, Apul. M. 6, 9 : se grattant l'oreille gauche.
- Ascanĭa,
ae, f. : l'Ascanie (partie de la
Bithynie).
- Ascanĭo,
ōnis, m. : Ascagnon (esclave de Q.
Cicéron).
- Ascanius
:
1 - Ascanius, i,
m. : Ascagne (fils d'Enée).
2 - Ascanĭus, a,
um : de l'Ascagne (fleuve de Bithynie).
- Ascanius
lacus, Plin. 5, 32, 43, § 148 : lac de Bithynie.
- Ascanius
portus, Plin. 5, 30, 32, § 121: port de l'Eolie.
- Ascaniae
insulae, Plin. 5, 31, 38, § 138 : îles voisines de la Troade.
- ascărĭda,
ae, f. : l'ascaride, l'ascaris (ver du
corps humain).
- ascăris,
ĭdis, f. : l'ascaride, l'ascaris (ver du
corps humain).
- gr. ἀσκαρίς, ίδος.
- ascaulēs,
ae, m. : joueur de cornemuse, joueur de
musette.
- gr. ἀσκαύλης.
- voir
hors site : ascaules.
- ascĕa
: c. ascia.
- ascella,
ae, f. (c. axilla) : Vulg. Isid. aisselle.
- ascendens
(adscendens), entis : part. prés. de
ascendo.
- ascendens
machina, Vitr. 10, 19 : échelle d'assaut.
- ascendentes,
ium, m. : les ascendants (t. de droit).
- ascendibilis
(adscendibilis), e : par où l'on peut
monter.
- semita
ascendĭbĭlis, Pomp. ap. Schol. ad Stat. Th. 10, 841: sentier par où
l'on peut monter.
- ascendo
(adscendo), ĕre, ascendi, ascensum : - tr.
et intr. - gravir,
monter sur, monter dans, escalader, s'élever à.
- in
equum ascendere : monter à cheval.
- equum
ascendere : monter un cheval.
- ad
honores ascendere : s'élever aux honneurs, parvenir aux honneurs.
- in
trierem ascendere : monter dans une trirème.
- super
nobiles ascendere : s'élever au-dessus des nobles.
- ascendere
navem : monter sur un bateau, s'embarquer.
- unum
gradum dignitatis ascendere : gravir un seul degré dans les honneurs.
- ascendere
ad laevam paulatim, Sall. C. 55, 3 : monter insensiblement sur la
gauche.
- si
mons erat ascendendus, Caes. B. C. 1, 79 : si on devait gravir une
montagne.
- ascensibilis
(adscensibilis), e : montant
(chemin); où l'on peut monter.
- ascensio
(adscensio), ōnis, f. : - 1 -
ascension, action de monter. - 2 -
montée
graduelle, élévation graduelle, progrès. - 3
-
montée.
- ascensŏr,
ōris, m. : qui gravit, qui monte.
- ascensus
(adscensus) :
1 - ascensus, a,
um : part. passé de ascendo.
2 - ascensŭs, ūs,
m. : montée, escalade, ascension.
- ascensus
mollis, Caes. : pente aisée.
- ascensu
prohibere, Caes. : empêcher de monter.
- ascenus,
a, um : sans tente, sans abri, sans asile.
- asceterion
(asceterium), ii, n. : couvent,
monastère.
- ascetriae,
ārum, f. : les religieuses.
- ascia
(ascea), ae, f. : - 1 -
hache (pour
travailler le bois), doloire, herminette. - 2
-
pioche, courte houe (à l'usage des laboureurs). - 3 - truelle.
- rogum
asciâ ne polito, Fragm. XII. Tab. ap. Cic Leg 2, 23 : ne façonne pas
le bois du bûcher.
- asciam
sibi in crus impingere, Petr. : se donner de la cognée dans les jambes
(se faire du tort à soi-même).
- Asciburgĭum,
ĭi, n. : Asciburgium (ville de Gaule).
- ascio :
1
- ascĭo (adscĭo), īre, īvi : - tr. - faire venir à soi, mander,
s'adjoindre,
recevoir.
- sibi
Tiberium adscivit, Tac. A. 4, 57 : il s'attacha par l'adoption à Tibère
(il adopta Tibère).
2
- ascĭo, āre, āvi, ātum : - tr. - travailler avec la truelle, gâcher.
- asciare
calcem, Vitr. 7, 2. : gâcher la chaux.
- ascĭŏla,
ae, f. : petite doloire.
- ascisco
: c. adscisco.
- ascītēs,
ae, m. : l'ascite (hydropisie de
l'abdomen).
- gr. ἀσκίτης (s.-ent.
ὕδρωψ), .
- ascītus
: c. adscitus.
- ascĭus,
a, um : Plin. qui est sans ombre (en parl.
de lieux situés
sous l'équateur).
- gr. ἄσκιος.
- ascīvi
(adscīvi) : parf. de adscisco.
- Asclēpĭădēs,
ae, m. : Asclépiade. - 1 -
un médecin de Bithynie, ami de Crassus. - 2 - un philosophe d'Erétrie. -
3 - un
poète grec, inventeur du mètre appelé asclépiade.
- gr. Ἀσκληπιάδης.
- Asclēpĭădēus
(Asclēpĭădīcus), a, um : d'Asclépiade.
- metrum
Asclepiadeum : le mètre asclépiade. (vers
composé
d'un spondée, de deux choriambes et d'un iambe).
- asclēpĭăs,
ădis, f. : asclépiade (plante).
- Asclēpĭŏdōrus,
i, m. : Asclépiodore (un peintre).
- Asclēpĭŏdŏtus,
i, m. : Asclépiodote (biographe de
Dioclétien).
- asclēpĭŏn,
ĭi, n. : herbe d'Esculape (plante
médicinale).
- Asclēpĭus,
ĭi, m. = Aesculapius : Esculape (dieu
de la médecine).
- gr. Ἀσκληπιός.
- voir
hors site : Asclépius.
- Asclētārĭo,
ōnis, m. : Asclétarion (mathématicien
du temps de
Domitien).
- Asclum,
i, n. : c. Asculum.
- Ascōnĭus,
ĭi, m. (Pedianus) : Asconius de Padoue
(grammairien).
- ascŏpēra
(ascŏpa), ae, f. : - 1 -
outre
de cuir. - 2 - sac de
cuir, sac de voyage.
- voir
hors site : ascopera.
- Ascra,
ae, f. : Ascra (bourg de Béotie, patrie
d'Hésiode).
- Ascraeus,
a, um : d'Ascra, d'Hésiode.
- poeta
Ascraeus : le poète d'Ascra, Hésiode.
- Ascraeus,
i, m. : Hésiode.
- ascri-
----> adscri-
- Ascŭlanus,
a, um : d'Asculum (dans le Picénum).
- Ascŭlinus,
a, um : d'Asculum (en Apulie).
- Ascŭlum
(Asclum) : (Lebaigue
P. 108)
1
- Ascŭlum, i, n. : Asculum (= Ascoli, ville du Picénum).
- Ascŭlanus,
a, um : d'Asculum.
- Ascŭlani,
ōrum, m. : les habitants d'Asculum.
2
- Ascŭlum, i, n. : Asculum (ville d'Apulie).
- Ascŭlinus,
a, um : d'Asculum (en Apulie).
- Ascuris,
ĭdis, f. : le lac Ascuris (en Thessalie).
- Ascurum,
i, n. : Ascurum (ville de Mauritanie).
- ascyroidĕs,
is, n. : un millepertuis (plante).
- ascyrŏn,
i, n. : millepertuis (plante).
- Asdrubal
(Hasdrubal), alis, m. : Hasdrubal.
- asella,
ae, f. : petite ânesse.
- asellio
:
1
- asellĭo, ōnis, m. : ânier.
2
- Asellĭo, ōnis, m. : Asellio (un historien).
- Asellĭus,
ĭi, m. : Asellius (nom d'homme).
- asellŭlus,
i, m. : un misérable petit âne, petit
ânon.
- asellus
:
1
- asellus, i, m. : - a
- ânon. - b
- églefin (poisson). - c
- un débauché.
- d - au plur.
: les Ânons (une constellation).
- narrare
fabellam surdo asello, Hor. Ep. 2, 1, 199 : raconter une histoire à un
âne sourd (parler dans le désert).
- post
asellum diaria non sumo, Petr. 24 : après un églefin, je ne mange pas
de ragoût grossier.
2
- Asellus, i, m. : Asellus (surnom).
- asemus,
a, um : sans ornement.
- asena
: c. arena
- asf -
----> asph-
- asia :
1
- asĭa, ae, f. (= secale) : seigle.
2
- Asĭa, ae, f. : Asie.
- gr. Ἀσία.
- Asiagenēs,
is, m. : l'Asiatique (surnom de
Scipion).
- gr. Ἀσιαγενής.
- Asianē,
adv. ---> Asianus.
- Asianus,
a, um : asiatique, d'Asie.
- gr. Ἀσιανός.
- Asianē,
adv. : à la façon des Asiatiques.
- asiarcha,
ae, m. : asiarque (grand-prêtre d'Asie).
- asiarchĭa,
ae, f. : dignité d'asiarque.
- Asiaticus,
a, um : asiatique, d'Asie.
- gr. Ἀσιατικός.
- Asilas,
m. : Asilas (un guerrier).
- asilus,
i, m. : taon.
- asina :
1
- asina, ae, f. : ânesse.
2
- Asina, ae, m. : Asina (surnom).
- asinālis,
e : d'âne.
- asinarĭcĭus,
a, um : d'âne.
- ăsĭnārĭus,
a, um : qui appartient à l'âne, d'âne.
- asinaria
mola, Cato. : meule tournée par un âne.
- asinaria
mulier, Apul. : femme qui conduit des ânes.
- asinarius,
a : Tert. surnom méprisant donné aux chrétiens, qu'on accusait d'adorer
une tête d'âne.
- asinārĭus,
ii, m. : ânier, celui qui garde ou conduit des ânes.
- Asinaria,
ae, f. : la comédie des Anes (comédie de Plaute).
- asininus,
a, um : d'âne, d'ânesse.
- Asinĭus,
ĭi, m. : Asinius (nom d'une famille
romaine).
- asinus,
i, m. : - 1
- âne. - 2
- âne, homme stupide, un imbécile, un lourdaud, un butor.
- asio,
(axio), ōnis, m. : hibou cornu, duc (oiseau
qui a des plumes
aux deux côtés de la tête, en forme d'oreilles d'âne).
- Asis,
Asidis (acc. Asida) f. : asiatique.
- Asis
terra, Ov. : l'Asie.
- Asius :
1
- Asĭus, a, um : d'Asie.
2
- Asĭus, ĭi, m. : Asius (nom d'homme).
- Asmiraea,
ae, f. : Asmiréa (ville de la Sérique,
en Asie).
- Asmodaeus,
i, m. : Asmodée (démon de l'impureté).
- Asmura,
ae, f. : Asmura (ville de l'Hyrcanie).
- Asnaus,
i, m. : le mont Asnaüs (en Macédoine).
- Asoi,
ōrum, m. : les Asoens (peuple de l'Inde).
- asomātus,
a, um : incorporel.
- Asopiadēs,
ae, m. : petit-fils d'Asope, Eaque.
- Asopis,
ĭdis (idos) :
1
- Asopis, ĭdis, f. : Asopis (autre nom de l'île d'Eubée).
2
- Asopis, ĭdis, f. : fille d'Asope (Egine).
3
- Asopis, ĭdis, f. : Evadné, fille d'Egine.
- Asopus
(Asopos), i, m. : - 1
- Asopus ou
Asope (fils de l'Océan, métamorphosé en fleuve). - 2
- l'Asope (nom de plusieurs fleuves).
- ăsōtĭa,
ae, f. : prodigalité, débauche,
déréglement, intempérence. --- Gell.
19, 9, 8.
- gr. ἀσωτία.
- ăsōtīcŏs, ŏn : c. asotus. --- *Gell. 10, 17, 3.
- ăsōtus,
a, um : dissolu. --- Gloss.
- gr. ἄσωτος.
- asotus,
i, m. : homme débauché, homme adonné aux plaisirs, un libertin.
--- Cic. Fin. 2, 22 ;
70 ; Nat.
3, 77.
- Aspagani,
ōrum, m. : peuple de l'Inde. --- Plin. 6, 79.
- aspălăthus
ou aspălăthŏs, i,
m. : astragale [plante]. --- Plin. 12, 110.
- gr. ἀσπάλαθος.
- aspălax,
ăcis, m. : une plante bulbeuse inconnue. --- *Plin. 19, 99.
- gr. ἀσπάλαξ.
- Aspar,
ăris, m. : Aspar (ami de Jugurtha). --- Sall. J. 108, 1;
112, 1.
- Aspărăgĭum,
ĭi, n. : Asparagium (ville d'Illyrie). --- Caes. BC. 3, 30 ;
3, 41; 3, 76.
- aspărăgus,
i, m. : -
1 - asperge. --- Cato, Agr.
6, 3; Plin. 19, 145 ; Col. 11, 3, 45. - 2 - tige de plante ressemblant
à l'asperge.
--- Plin. 23, 27 ;
23, 21, etc.
- gr. ἀσπάραγος.
- aspargo
: c. adspergo.
- Aspăsĭa, ae, f. : - 1
- Aspasie
[courtisane célèbre
de Milet].
--- Cic. Inv. 1, 51 ;
Quint. 5, 11, 27. - 2 - autre femme. --- Just.
10, 2.
- gr. Ἀσπασία.
- Aspavia,
ae, f. : ville de la Bétique. --- B. Hisp. 24, 2.
- aspect
- : v. adspect-
- Aspelia,
ae, f. : ancien nom de l'île de Chypre. --- Plin. 5, 129.
- aspello
(abspello), ĕre, puli, pulsum : - tr. -
chasser, repousser,
éloigner, écarter, bannir.
- longe
a leto numine aspellor Jovis, Cic. Tusc. 2, 25 : je suis tenu éloigné
de mon trépas par la volonté de Jupiter.
- hic
illest dies, cum nulla vitae meae salus sperabilest neque exilium
exitio
est neque adeo spes, quae mi hunc aspellat metum, Plaut. Capt. 3, 3, 4
: il est arrivé le jour où je ne puis espérer de salut pour ma vie,
ni d'issue à ma perte; il n'y a plus d'espoir qui puisse chasser de moi
cette crainte.
- aspendĭŏs,
ĭi, f. : sorte de raisin dont le vin ne pouvait
servir aux libations. --- Plin. 14, 117.
- gr. ἀσπένδιος.
- Aspendŏs,
i, f. : Aspende (ville de Pamphylie). --- Cic. Verr. 1, 53.
- et aussi
Aspendum,
i, n. --- Plin. 5, 96; cf. id.
31, 73.
- Aspendĭus,
a, um : d'Aspende. --- Cic. Verr. 1, 53.
- Aspendĭi,
ōrum, m. : les habitants d'Aspende. --- Liv. 37,
23, 3.
- asper
: (Lebaigue
P. 108 et 109)
1
- aspĕr, ĕra, ĕrum
:
- formes
syncopées : aspro
Scribon. 180; aspros
Stat. Theb. 1, 622; aspris
Virg. En. 2, 379.
a
- âpre (au toucher),
rude, rugueux; qui a du relief, piquant.
- nisi
quod aut leve aut asperum in corpore sentiatur, Cic. Tusc. 36 : sauf ce
qui peut laisser sur notre corps une impression douce ou rude.
- Cic. Fin. 2, 36;
Div. 1, 75;
Cic. Agr. 2, 67 ; Caes. BC. 3, 43, 1; Cic. Planc. 22,
etc.
- cymbia
aspera signis, Virg. En. 5, 267 : coupes que les ciselures
couvrent de rugosités (chargées de reliefs).
- nummus
asper, Suet. Ner.
44 : pièce neuve (qui a encore son relief).
- in
aspero accipere,
Sen. Ep. 19, 10 : recevoir (être payé) en monnaie neuve.
- maria
aspera, Virg. En. 6, 351 : mer âpre, hérissée, orageuse.
- hieme
aspera, Sall. J. 37, 3 : pendant les rigueurs de l'hiver.
- asperrimo
hiemis, Tac. An. 3, 5 : au plus âpre (au plus fort) de
l'hiver.
- Germania
aspera caelo, Tac. G. 2, la Germanie dure de climat.
- vinum
asperum, Cato, Agr. 109 : vin âpre. --- cf.
Sen. Ep. 36,
3 ; Plin. 17, 250.
- au plur.
horum
(collium) asperrima pascunt, Virg. En. 11, 319
: ils font paître sur les parties les plus âpres de ces
collines.
- in
inviis et asperis saxorum, Curt. 7, 11, 18 : sur un sol que
les
rochers rendaient impraticable et raboteux.
- per
aspera, Curt. 7, 11,
16 : à travers (sur) un terrain raboteux.
- asperis
maris obviam
ire, Tac. An. 4, 6 : remédier aux difficultés de la navigation.
b
- rude à l'oreille,
rauque, âpre.
- [en parl. de la voix]
rauque. --- Cic. de Or. 3, 216,
etc.
- [du style]
âpre, rude [où l'arrangement des mots présente des
sons heurtés, des hiatus]. --- Cic. Or. 20
; 150 ; de Or. 3, 171 ; Att. 2,
6, 2.
c
- fig.
âpre, dur, pénible.
- res
asperae, Sall. J. 7, 6 : les choses
(les entreprises) difficiles.
- periculosis
atque asperis temporibus,
Cic. Balb. 22 : dans des circonstances dangereuses et
difficiles.
- doctrina
asperior, Cic. Mur. 60 : doctrine philosophique un peu
trop sévère.
-
sententia asperior, Liv. 3, 40, 7 : avis plus
rigoureux.
- bellum
asperrumum, Sall. J. 48, 1 : guerre menée avec
acharnement.
- aspera
mea natura, Cic. Vat. 8 : mon caractère
est dur.
- nihil
esse asperum nisi dolorem, Cic. Fin. 1, 71 : [ils
disent] qu'il n'y a de pénible que la douleur.
- multo
asperioribus
verbis quam cum gravissime accusabat, Cic. Att. 11, 13, 2
: [il se
justifie] en employant des termes beaucoup plus durs (amers) que quand
il faisait les plus graves accusations.
- verbum
asperius, Cic. Q. 1, 2,
7 : parole un peu blessante.
- in
rebus asperis, Cic. Off. 1, 80,
dans le malheur, dans l'épreuve. --- cf. de Or. 2,
34, 6 ; Fin. 5, 78 ;
Liv. 22, 27, 3, etc.
d
- [en parl. des pers.]
âpre, dur, sévère, farouche.
- Panaeti
praeceptis
asperior non est factus, Cic. Mur. 66 : les leçons de Panétius
ne
l'ont pas rendu plus dur [moins indulgent, moins humain].
- in
patrem
ejus fuisti asperior, Cic. Q. 1, 2, 6 : tu t'es montré un peu
dur
envers son père.
- asperrimi
ad conditiones pacis, Liv. 22, 59, 7
: [nos pères] si intraitables sur les conditions de la paix.
- aspera
Pholoe, Hor. O. 1, 33, 5 : l'intraitable (insensible) Pholoé.
e
-
[en parl. des animaux] farouche, violent.
- (bos)
interdum aspera
cornu, Virg. G. 3, 57 : (la génisse) qui menace parfois de la
corne.
- (anguis)
asper siti, Virg. G. 3, 434 : (serpent) que la
soif rend farouche (redoutable).
2
- Asper, Asperi
(Aspri), m. : Asper (surnom).
- surnom de Trébonius. --- Liv. 3, 65, 4.
- surnom de Sulpicius. --- Tac. An. 15, 49.
- aspĕrātĭo,
ōnis, f. : action d'irriter, d'augmenter [la
souffrance]. --- C.-Aur. Acta. 2, 7, 33.
- aspĕrātus, a, um, part. de
aspero.
- aspĕrē,
adv. [asper] :
1
- de façon rugueuse.
- aspere
vestitus, Cic. Sest. 19 : vêtu de façon hirsute.
2
- de façon rude, dure [à l'oreille].
- loqui
aspere, Cic. de Or. 3, 45 : parler avec des rencontres de sons
désagréables.
3
- avec âpreté, dureté, sévérité.
- eum
nimis aspere tractat, Cic. Q. 2, 4, 5
: il le traite trop durement.
- aspere
dicta, Cic. Planc. 33
: choses dites durement (paroles dures).
- aspere
et vehementer
loqui, Cic.
de Or. 1, 227 : prononcer des paroles âpres et véhémentes.
- asperrime,
Cic. Att. 2, 22, 2 : avec la plus grande violence.
4
- mal, difficilement.
- aliquid
aspere
accipere, Cic. Att. 9, 2 A, 1 : recevoir (accueillir) qqch
mal, avec
irritation.
- pessimus
quisque rectorem asperrime patitur, Sen. Ir. 3,
36, 4 : plus on est mauvais, plus on souffre difficilement un
directeur.
- aspergillum, i,
n. [aspergo] : goupillon, aspersoir. --- Gloss.
- aspergo
: c. adspergo.
- aspĕrĭtās,
ātis, f. :
1
- aspérité,
inégalité; relief, saillie.
-
saxorum asperitates,
Nat. 2, 98 : les aspérités des rochers.
- asperitas
viarum, Cic. Phil. 9,
2 : le mauvais état des routes.
- nihil
asperitatis habere, Cic. Nat. 2,
47 : ne présenter aucune aspérité.
2
- âpreté, dureté, âcreté.
- asperitas
frigorum, Tac. Agr. 12, l'âpreté
du froid (froid rigoureux).
- asperitas
vini, Plin. 14, 120, âpreté (dureté) du vin.
3
- rencontre désagréable de sons.
- Cic.
Or. 158 ; Quint. 1, 5, 42.
- adfectatur
asperitas soni, Tac. G. 3 : on recherche les sons
rauques.
4
- fig. âpreté, dureté,
rudesse.
- propter
verbi asperitatem, Cic. Phil.
8, 1 : à cause de la dureté du mot [le mot « guerre »].
- asperitatem
Galba habuit, Cic. de Or. 3, 28 : Galba avait une éloquence
âpre (rude).
- in
his asperitatibus rerum, Cic. de Or. 1, 3 : dans les
difficultés
actuelles.
- Stoicorum
tristitiam atque asperitatem fugiens, Cic. Fin,
4, 79 : fuyant la philosophie triste et dure des Stoïciens.
- si
quis
asperitate ea est ut... Cic. Lael. 87 : si qqn a un caractère
assez rude
(âpre) pour...
5
- dureté,
grossièreté,
cruauté, sauvagerie (en parl. du caractère).
- ferarum
asperitatem excutere, Sen. Ep. 85, 41 : dépouiller les bêtes
sauvages de leur caractère farouche.
- aspĕrĭtĕr
:
c. aspere. --- Plaut. dans
Prisc. 15, 13.
- aspĕrĭtūdo,
ĭnis, f. (= aspritudo) : âpreté,
dureté. --- Apul. M.
1, 2.
- aspernābĭlis,
e [aspernor] : méprisable. --- Acc. Tr. 555 ;
Gell. 11, 3, 1, etc. ; Arn. Nat. 6, 17.
- aspernāmentum,
i, n. [aspernor] : mépris. --- Tert. Marc. 4, 14.
- aspernandus,
a, um : méprisable. --- Gell.
9, 16, 2.
- plur. n.
haud aspernanda precari, Virg. En. 11, 106 : adresser des
prières bien acceptables, légitimes.
- aspernantĕr,
adv. [aspernans]
: avec mépris. --- Ambr. Ep. 40, 33;
Aug. Ep. 100, 2, etc.
- aspernātĭo,
ōnis, f. [aspernor]
: action d'écarter, d'éloigner.
- ex
aspernatione rationis, Cic. Tusc. 4, 31
: du fait qu'on écarte la
raison.
- ad
quosdam tactus aspernatio, Sen. Ir. 2, 2, 1 : le recul à
certains contacts. --- au plur. Sen. Ep. 121, 21.
- aspernātŏr,
ōris, m. [aspernor] :
celui qui méprise.
- aspernator
divitum, Tert. adv. Marc. 4, 15 : celui qui méprise les riches.
- aspernātus,
a, um : part. passé de aspernor. - 1
- qui a méprisé, qui a repoussé avec dédain, qui a dédaigné. - 2
- sens passif méprisé,
repoussé.
- asperno, āre : v. aspernor.
- aspernor
(adspernor), āri, ātus sum [ab + sperno] : - tr. -
repousser avec dédain,
repousser avec dégoût, rejeter, se détourner de, dédaigner, mépriser,
ne pas tenir compte de, répugner à.
- sens
passif : Cic. Ep. frg. II, 2, 3 M [Prisc. 8, 17]; B. Afr. 93, 3 ; Arn.
5, 25.
- alicujus
amicitiam aspernari, Cic. Pis. 81 : repousser l'amitié de qqn.
- alicujus
querimonias aspernari, Cic. Verr. 4, 113 : rejeter les
plaintes de qqn.
- quaedam
appetere, aspernari contraria, Cic. Fin. 2, 33
: rechercher (se porter vers) certaines choses, rejeter
(repousser) les choses contraires.
- non
sum aspernatus, Cic. de Or. 2,
88 : je ne l'ai pas rebuté.
- ejus
furorem deos immortales a suis aris
aspernatos esse confido, Cic. Clu. 194 : j'ai la conviction
que les dieux
immortels ont détourné sa démence de leurs autels.
- avec inf. validissimum
quemque militiae nostrae dare aspernabantur, Tac. A. 4, 46 : ils
répugnaient
à donner à notre armée les plus valides d'entre eux.
- sens
passif qui est pauper,
aspernatur, Cic. Fragm. ap.
Prisc. : celui
qui est pauvre est méprisé.
- aspĕro,
āre, āvi, ātum [asper] : - tr. -
- forme
syncopée aspratus
Sidon. Ep. 4, 8, 5, etc.
1 - rendre
âpre, rugueux.
- tabula
lapidibus asperata, Varr. R. 1, 52, 1 : planche hérissée de
pierres.
- apes
asperantur, Varr. R. 3, 16, 20, les abeilles se
hérissent.
- terra
manum asperare, Stat.
Th. 6, 671 : rendre sa main âpre avec de la terre [pour
qu'elle ne
laisse pas glisser les objets].
- glacialis
hiemps asperat undas, Virg. En. 3, 285 : l'hiver glacial hérisse les
ondes (soulève les flots).
- asserculi
asperantur, Col. 8, 3, 6 : les perches
sont recouvertes d'aspérités [pour qu'elles ne soient pas glissantes].
2
- aiguiser, affiler.
- (pugionem
obtusum) saxo asperare, Tac. An. 15, 54 : affiler
au moyen d'une pierre (un poignard émoussé).
- sagittas
inopiā ferri ossibus asperant,
Tac. G. 46 : faute de fer, ils aiguisent
leurs flèches avec des os.
3
- fig. rendre plus
violent, aggraver, irriter.
- asperare
iram alicujus, Tac. H. 2, 48 : irriter la
colère de qqn.
-
asperare crimina, Tac. An. 2, 19 : aggraver les griefs (les
charges).
- aliquem
asperare, Tac. An. 1, 72 : aigrir qqn.
--- cf. 3, 12.
- asperatus
proelio miles, Tac. H. 3, 82 : le soldat excité par le combat
[le combat ayant déchaîné sa violence].
- aspers-
: v. adspers-
- aspĕrūgo,
ĭnis, f. [asper] : aparine ou râpette (plante). ---
Plin. 26, 102.
- asphaltiŏn,
ii, n. : trèfle à grandes feuilles.
- Asphaltitēs,
ae, m. (lacus) : le lac Asphaltite ou
la mer Morte (en Judée).
- asphaltus,
i, f. : bitume, asphalte.
- asphodelus,
i, m. : asphodèle (plante).
- aspĭcĭo
: c. adspicio.
- aspideiŏn,
i, n. : laitue sauvage.
- aspilatēs,
ae, m. : aspilatis (une pierre
précieuse).
- aspir
- ---> adspir-
- aspis :
1
- aspis, ĭdis, f. (acc. -idem ou -ida) : aspic (serpent venimeux).
2
- Aspis, ĭdis, f. : Aspis (une île ou une ville).
- asplenum
(asplenon), i, n. : hépatique dorée
(plante).
- asportātĭo,
ōnis, f. : action d'emporter, action
de transporter.
- asportātus,
a, um : part. passé de asporto.
- asporto
(absporto), āre, āvi, ātum : - tr. -
emporter, transporter.
- aspra
: c. aspera ---> asper.
- aspratilis,
e : rugueux, raboteux, rude, âpre.
- aspratilis
piscis, Plin. Val. 5, 8 : poisson hérissé d'écailles.
- aspratus
c. asperatus.
- aspredo,
ĭnis, f. : âpreté, rudesse.
- aspreta,
ōrum, n. : lieux raboteux.
- aspri,
aspris : c. asperi, asperis --->
asper.
- aspritūdo,
ĭnis, f. : âpreté, dureté, rudesse.
- aspros
: c. asperos ---> asper.
- aspuo
(adspuo), ĕre : - tr. - cracher contre,
cracher sur.
- assa,
ōrum, n. : étuves.
- Assabinus,
i, m. : Assabinus (divinité des
Ethiopiens).
- Assaracus,
i, m. : Assaracus (roi de Troie,
grand-père d'Enée).
- assarius
:
1
- assārĭus, ii, m. (gén. plur. -ûm) : c. as.
2
- assārĭus, a, um : rôti.
- assatura,
ae, f. : viande rôtie.
- assecla
(adsecŭla, assecŭla), ae, m. : - 1
- qui est de la suite de, qui accompagne. - 2
- train, suite; acolyte.
- legatorum
adseculae, Cic. Verr. 2, 1, 25 : la suite des ambassadeurs.
- assecula
mensarum, Cic. : parasite.
- assectātĭo,
(adsectātĭo), ōnis, f. : (Lebaigue
P. 109 et 110)
- 1 - action
d'accompagner, de faire cortège,
cortège. - 2 -
observation, étude.
- caeli
adsectatio, Plin. 2, 20, 18, § 82 : observation du ciel.
- assectator,
(adsectator), oris, m. : - 1
- qui est de la suite de qqn, qui accompagne, qui escorte; ami
politique.
- 2 - partisan de,
adhérent, disciple. - 3
- qui s'attache
à, qui recherche.
- assectator
sapientiae, Plin. : qui fait profession de philosophie, philosophe.
- assector,
(adsector), sectari, sectatus sum : - 1
- suivre partout, suivre continuellement, accompagner, faire cortège (à
qqn, aliquem). - 2 - sens
passif : être suivi, être escorté; être imité.
- feminam
assectari, Dig. 47, 10, 15, § 22 : poursuivre une femme de ses
assuidités.
- adsectari
se omnes cupiunt, Enn. ap. Prisc. (sens
passif)
: chacun veut qu'on l'imite.
- assecula
: c. assecla.
- assecutor
(adsecutor), oris, m. : qui suit,
compagnon.
- assecutus,
a, um : part. passé de assequor; qui a
atteint.
- assedo
(adsedo), ōnis, m. : assesseur.
- assefolium
(assifolium), ii, n. : chiendent
(plante).
- assellātĭo
(adsellātĭo), ōnis, f. : déjection.
- assellor
(adsellor), āri, ātus sum : aller à la
selle.
- assenesco
(adsenesco), ĕre : vieillir auprès de.
- assensi
: parf. de assentio.
- assensio,
(adsensio), ōnis, f. : assentiment,
adhésion; approbation,
consentement.
- assensor,
(adsensor), oris, m. : approbateur, qui
est du même avis.
- assensus
:
1 - assensus,
(adsensus), a, um : - a -
part. passé de adsentior; ayant approuvé, qui a consenti. - b - part. passé de assentio;
ayant été approuvé, reconnu
pour
vrai.
2 - assensus,
(adsensus), us, m. : - a -
assentiment, adhésion, approbation. - b
-
écho.
- assensu
nemorum vox ingeminata, Virg. : cris répétés par l'écho des bois.
- assentātĭo,(adsentātĭo),
ōnis, f. : - 1 -
assentiment, approbation, adhésion, consentement. - 2 - flatterie, approbation
empressée, complaisance
outrée.
- assentatĭuncŭla
(adsentatĭuncŭla), ae, f. : petite
flatterie, cajolerie.
- assentator,
(adsentator), oris, m. : qui approuve,
flatteur, flagorneur,
partisan, complaisant.
- adsentator
mali, Tert. adv. Herm. 10 : qui approuve le mal.
- assentatoriē
(adsentatoriē), adv. : en flatteur,
par flatterie.
- assentatrix
(adsentatrix), icis, f. : une
flatteuse.
- assentior,
(adsentior), sentiri, sensus sum, (qqf.
assentio ou
adsentio, sentire, sensi, sensum) : - 1
-
donner son assentiment, approuver. - 2
- flatter,
complaire.
- assentior
tibi : je suis de ton avis.
- cetera
assentior tibi, Cic. : pour le reste, je suis de ton avis.
- vultu
alicui assentiri : approuver qqn du regard.
- alicui
rei assentiri : approuver qqch.
- alicui
assensum est : on fut de l'avis de qqn.
- Bibulo
adsensum est, Cic. Fam. 1, 2 : on a suivi l'opinion de Bibulus.
- tibi
assentio ut... Cic. : je suis d'avis comme toi de...
- assentor,
(adsentor), āri, ātus sum : être
toujours de l'avis, approuver
continuellement, flatter, complaire.
- Baiae
tibi assentantur, Cic. Fam. 9, 12 : Baies (ville d'eaux) cherche à
gagner
ta faveur.
- assequela
(adsequela), ae, f. : suite, ce qui suit.
- assequor
(adsequor), assequi, assecutus sum : - 1
- poursuivre, atteindre,
rejoindre. - 2 - au fig. :
atteindre, parvenir à, obtenir.
- 3 - égaler,
atteindre. - 4 -
atteindre par l'intelligence, comprendre. - 5
- au passif (sens
tardif) : Aug. être
atteint.
- maturitatem
assequi, Sall. : parvenir à l'âge adulte.
- aliquid
in dicendo assequi, Cic. : avoir quelque talent pour la parole.
- cogitationem
assequi, Cic. : pénétrer la pensée.
- assequi
ut + subj. : obtenir que.
- assequi
ne + subj. : obtenir que ne pas.
- asser,
asseris, m : - 1 -
solive,
perche, poteau. - 2 -
poutre (sorte de bélier
en usage lors des batailles navales). - 3
- au plur.
chevrons
d'un toit.
- assercŭlum,
i, n. (assercŭlus, i, m.) : petite
solive, petit pieu,
petite poutre.
- assero
:
1 - assĕro,
(adsĕro), ĕre, sēvi, situm : - tr. - semer
auprès,
planter à côté.
2 - assĕro,
(adsĕro), ĕre, sĕrŭi, sertum : - a -
attacher à, attirer à soi, mettre en liberté,
affranchir (amener
une personne devant le juge et affirmer qu'elle est de condition libre);
qqf. réclamer comme
esclave. - b -
délivrer, protéger. - c -
appliquer,
attribuer, adjuger, assigner. - d -
prétendre,
soutenir, affirmer; qqf.
raconter.
- asserere
sibi : s'arroger, s'attribuer.
- quin
tu studiis adseris? Plin. Ep. 1, 3, 3 : pourquoi ne te consacres-tu pas
aux belles lettres?
- aliquem
manu, in libertatem ou
liberali causâ ou
seulement manu, ou
absolument adserere)
: affranchir qqn (un esclave en
posant les mains
sur lui).
- Claudio
clienti negotium dedit, ut virginem in servitutem adsereret, Liv. 3, 44
: il chargea son client Claudius de revendiquer la jeune fille comme
esclave.
- assertio
(adsertio), ōnis, f. : - 1 -
action de revendiquer pour qqn la condition de personne libre ou
la condition d'esclave, revendication en matière de liberté. - 2 - assertion, affirmation.
- adsertionem
denegare alicui : refuser à qqn le droit de revendiquer la condition
d'homme
libre.
- assertor
(adsertor), oris, m. : - 1 -
celui
qui affirme devant le juge qu'une personne est esclave ou non. - 2 - défenseur,
libérateur, vengeur, appui,
partisan.
- adsertor
puellae, Liv. 3.46 : celui qui réclamait la jeune fille comme esclave.
- Catoni
gladium adsertorem libertatis extorque : magnam partem detraxeris
gloriae,
Sen. Ep. 2, 13, 14 : si tu arrachais à Caton le glaive qui lui assure
la liberté, tu lui enlèverais beaucoup de sa gloire.
- assertor
quaestionis, Macr. S. 7, 4 : qui traite une question à fond, qui traite
à fond un sujet.
- assertorius
(adsertorius), a, um : relatif à
l'affranchissement.
- assertum
(adsertum), i, n. : preuve, assertion.
- assertus
(adsertus), a, um : part. passé de assero
(2).
- 1 - réclamé,
revendiqué. - 2 -
délivré, protégé.
- asserui
: parf. de assero (2).
- asservātus,
a, um : part. passé de asservo; gardé.
- asservio,
(adservio), īre : - intr. avec dat. -
s'asservir à, travailler
à.
- contentioni
vocis adservire, Cic. Tusc. 2, 24, 56 : donner plus d'éclat à la voix.
- asservo,
(adservo), āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- garder, surveiller,
observer, avoir l'oeil sur. - 2 -
conserver, préserver.
- Assesiates,
ĭum, m. : (Lebaigue
P. 111) les habitants d'Assésia (en Liburnie).
- assessio,
(adsessio), ōnis, f. : - 1 -
assistance morale, présence de qqn (pour consoler). - 2 - fonction d'assesseur.
- assessor,
(adsessor), oris, m. : assesseur, aide,
adjoint (dans une
fonction).
- assessōrĭus,
a, um : relatif aux fonctions
d'assesseur.
- assessura,
ae, f. : office d'assesseur.
- assessus
:
1 - assessus, a,
um : part. passé de assideo; assiégé.
2 - assessŭs, ūs,
m. : présence assidue, assiduité.
- assestrix,
icis, f. : celle qui reste auprès,
celle qui assiste.
- asseverantĕr,
adv. : positivement, sérieusement.
- asseveratē,
adv. : avec assurance, sérieusement.
- asseverātĭo,(adservātĭo),
ōnis, f. : - 1 -
assurance (dans
l'affirmation), affirmation
sérieuse. - 2 -
affirmation (t. de gram.).
- assevero,
(adservero), āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- parler sérieusement,
affirmer, soutenir. - 2 -
prouver, attester (avec sujet de chose). - 3
- faire profession de. - 4
- rendre
sévère.
- adseverant
magni artus Germanicam originem, Tac. Agr. 11 : la longueur de leurs
membres
est la preuve de leur origine germanique.
- frontem
asseverare, App. M. 3 : se rider le front, prendre un air sévère.
- assēvi
: parf. de assero (1).
- assibilo
----> adsibilo.
- assicc-
----> adsicc-.
- assiculus
(axiculus), i, m. : - 1 -
petit
axe. - 2 - petite
planche, petite perche.
- assidelae
(adsidelae), ārum, f.(mensae) : tables
auxquelles les flamines
étaient assis pour les sacrifices.
- assidĕo,
(adsidĕo), ēre, sēdi, sessum : - intr. et
qqf. tr. - 1 - être
assis (auprès de qqn, alicui). - 2 -
se tenir auprès de, assister, secourir, soigner. - 3 - siéger auprès de, siéger
avec, être assesseur. - 4 -
être assidu, être attentif, travailler à. - 5
- s'arrêter près d'un lieu, camper auprès de;
assiéger. - 6 - être
voisin de, ressembler.
- assidere
in sella apud aliquem, Plaut. : être assis sur une chaise auprès de qqn.
- adsidere
insano, Hor. Ep. 1, 5, 14 : être voisin de la folie.
- adsidere
valetudini, Tac. Agr. : soigner un malade.
- adsidere
moestae matri, Mart. : consoler une mère affligée.
- adsidere
litteris, Plin. Ep. 3, 5, 19 : étudier continuellement.
- assidere
gubernaculis, Plin. Pan. 81 : être à la barre du gouvernail ou
tenir le timon des affaires.
- assido,
(adsido), ĕre, sēdi, sessum : - intr. et
tr. - s'asseoir,
s'établir, prendre place auprès de.
- assiduē,
adv. : assidûment, continuellement, sans
interruption.
- assiduitas,
(adsiduitas), atis, f. : - 1 -
assiduité, présence constante, visites continuelles, persistance. - 2 - continuité, fréquence.
- assiduo
:
1 - assiduō, adv.
c. assidue.
2 - assiduo, āre :
- tr. - faire qqch fréquemment.
- assiduus
:
1 - assiduus,
(adsiduus), i, m. [as + do] : un
contribuable, un riche.
- adsiduo
vindex adsiduus esto, XII Tabl. : que le riche réponde pour le riche.
- au
fig. : assiduus scriptor, Gell. 19, 8, 15 : écrivain
classique
(écrivain recommandable).
- assiduus
testis, Gell. : témoin digne de foi.
2 - assiduus
(adsiduus), a, um [assideo] : - a -
qui se tient toujours auprès, qui fréquente, assidu,
persévérant,
opiniâtre, obstiné, tenace. - b -
continuel,
permanent, ininterrompu.
- adsiduus
in praediis est, Cic. Rosc. Am. 7 : il ne quitte pas ses terres.
- assiduae
impiis furiae, Cic. : furies qui s'acharnent contre les impies.
- fuit
adsiduus mecum, Cic. Cael. 4.10 : il était sans cesse avec moi.
- vasa
adsiduissimi usûs, Suet. Aug. 71: vase d'un usage journalier.
- assignātĭo,(adsignātĭo),
ōnis, f. : assignation,
distribution,
partage, répartition.
- popularis
adsignationis modus, Val. Max. 4, 3, 7 : mesure assignée au peuple.
- assignātŏr,
ōris, m. : distributeur, répartiteur.
- assignātus,
a, um : part. passé de assigno. - 1
- assigné, distribué. - 2
- confié,
remis à la garde de, livré. - 3 -
attaché
à (au fig.).
- assignifico,
(adsignifico), āre, āvi, ātum : - tr.
- indiquer, montrer.
- assigno,
(adsigno), āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- marquer d'un signe,
signer, imprimer un sceau,
sceller; au
fig. : signaler. - 2 -
assigner, répartir,
attribuer, distribuer, partager, donner, confier, remettre. - 3 - attribuer, mettre sur le
compte de, imputer.
- alicui
jugera quinquaginta assignare : attribuer cinquante jugères à qqn.
- assignare
agros militibus (dat.), Cic. : distribuer des terres aux soldats.
- culpam
fortunae adsignare, Cic. Verr. 2, 5, 50 : rejeter la faute sur la
fortune.
- assilio,
(adsilio), assilire, assilŭi, assultum :
- intr. et qqf. tr.
- sauter contre (sur, auprès), s'élancer vers, assaillir, bondir.
- adsilire
moenibus, Ov. M. 11, 526 : s'élancer sur les remparts.
- in
ferrum assilire, Sil. 10, 2 : se jeter sur le fer.
- (insulae)
quas adsilit Aegon, Stat. Th. 5, 56 : (les îles) que bat de ses flots
la mer Egée.
- assimilanter
: c. assimulanter.
- assimilatio
: c. assimulatio.
- assimilatus
: c. assimulatus.
- assimilis,
(adsimilis), e : à peu près semblable,
semblable.
- assimilis
alicujus, Ov. : semblable à qqn.
- assimilis
alicui rei, Cic. : semblable à qqch.
- hoc
adsimile est quasi ... Plaut. Truc. 2.7.12 : c'est comme si...
- assimilĭtĕr,
adv. : pareillement.
- adsimiliter
mi hodie optigit, Plaut. Bacch. 4.9.27 : il m'en est arrivé tout autant
aujourd'hui.
- assimilo
(adsimilo) c. assimulo.
- assimulantĕr,
adv. : par analogie, par
assimilation.
- assimulatĭcĭus,
a, um : simulé, fictif.
- assimulātĭo
(adsimulātĭo), ōnis, f. : - 1 -
similitude, ressemblance.
- 2 - assimilation,
comparaison. - 3 -
feinte, détour de langage.
- assimulātŏr,
ōris, m. : hypocrite.
- assimulatus,
(adsimulatus), a, um : (Lebaigue
P. 111 et P.
112) part. passé de assimulo.
1 - rendu
semblable, semblable, imité.
- litterae
adsimulatae, Cic. Verr. 2, 2, 77: caractères reproduits fidèlement.
- terra
folio adsimulata, Plin. : contrée qui a la forme d'une feuille.
2 - feint, simulé,
fictifs, faux, contrefait.
- adsimilata
materia, Quint. 10, 2, 12 : sujet imaginaire (sujet fictif).
- species
virtutis assimulatae, Cic. : faux-semblant de vertu, vertu hypocrite.
- assimulo,
(adsimulo), āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- rendre semblable; imiter,
représenter. - 2 -
supposer semblable, assimiler, comparer. - 3
- feindre, simuler, reproduire par imitation,
contrefaire, faire
semblant.
- assimulavit
anum, Ov. M. 14, 656 : il se déguisa en vieille femme.
- furere
adsimulavit, Pac. ap. Cic. Off. 3, 26, 98 : il fit semblant d'être fou.
- quid
mihi meliust, quam ego med adsimulem insanire, Plaut. Men. 5.2.79: que
puis-je faire de mieux sinon de faire semblant d'être fou?
- adsimulato
quasi hominem quaesiveris, Plaut. Ep. 2.2.11: fais comme si tu avais
cherché
ton homme.
- assipondĭum,
ĭi, n. : le poids d'une livre.
- assiratum,
i, n. : Fest. boisson composée de vin
et de sang.
- assis :
1 - assis, is, m.
: ais, planche.
2 - assis, is, m.
: c. as.
- assisto
: c. adsisto.
- assistrix
: c. assestrix.
- assitus,
(adsitus) :
1 - assitus, a, um
: part. passé de adsero; placé à côté.
2 - assitus, a, um
: part. passé de adsero; semé, planté
auprès.
- asso,
avi, atum, are : - tr. - faire rôtir.
- associātus,
a, um : part. passé de associo;
associé.
- associetās,
ātis, f. : société, association.
- associo,
(adsocio), āre, āvi, ātum : - tr. -
réunir, attacher, joindre,
associer, assujettir.
- associare
passus alicui, Stat. Th. 3, 454 : marcher avec qqn.
- assolĕo,
(adsolĕo), ēre : être habituel, avoir
coutume (ce
verbe s'emploie uniquement à la 3 ème personne du sing. ou du plur.).
- ut
adsolet : suivant l'usage.
- assolo,
(adsolo), āre : - tr. - détruire de fond
en comble.
- assono,
(adsono), āre : - 1 -
intr. avec
dat. - répondre par un son à, retentir avec. - 2
- tr. - faire retentir, faire entendre (des chants).
- plangentibus
adsonat Echo, Ov. M. 3, 507 : <Echo répond (aux Dryades) qui se
lamentent>
= Echo répète leurs lamentations.
- Assorini,
ōrum, m. : les habitants d'Assore.
- Assorum,
i, n. : Assore (auj. Asaro, ville de
Sicile).
- assuctus,
a, um : part. passé de assugo.
- assūdasco
(adsūdasco), ĕre : - intr. - Plaut. se
mettre en sueur.
- assūdesco
(adsūdesco), ĕre : - intr. - Varr.
commencer à suer.
- assuefăcĭo
(adsuefăcĭo), ĕre, fēci, factum : - tr.
- habituer,
accoutumer, faire prendre l'habitude, dresser.
- assuefacere
aliqua re (alicui rei, ad rem) : habituer à qqch.
- avec
inf. equos eodem remanere vestigio adsuefaciunt,
Caes. B. G.
4, 2: il dresse les chevaux à rester en place.
- imperio
populi Romani (eas) parere adsuefecit, Cic. Prov. 33 : il les habitua à
se soumettre à la domination du peuple romain.
- cf.
Liv. 3, 61, 12; 22, 12, 10.
- adsuefacti
superari, Caes. BG. 6, 21 : accoutumés à avoir le dessous.
- assuefactus,
a, um : part. passé de assuefacio;
accoutumé, habitué,
formé, dressé.
- corvus
adsuefactus sermoni, Plin. 10, 43, 60, § 121 : corbeau dressé à parler.
- disciplinā
adsuefactus, Caes. BG. 4, 1 : habitué à la discipline.
- Assuerus,
i, m. : Assuérus (roi de Perse).
- voir
hors site : Assuérus.
- assuesco
(adsuesco), ĕre, assuēvi, assuētum :
- formes
sync. adsuestis, Liv. 5, 6, 15 ; adsuerunt, Luc. 4, 604; Tac. G. 4;
adsuerit,
Hor. S. 2, 2, 109; adsueram, Liv. 28, 27, 2; adsuerant Liv. 25, 26, 12;
adsuessent Liv. 30,28, 8; adsuesse, Liv. 2, 2, 3.
- intr.
(avec
abl., ad + acc., dat. ou inf.).
1 - s’accoutumer à,
prendre l'habitude
de.
- assuevi
: je me suis accoutumé, j'ai pris l'habitude, j'ai l'habitude.
- adsuescunt
animi, neque admirantur neque requirunt rationes earum rerum, quas
semper
vident, Cic. Nat. 2, 96 : l’esprit s’habitue, il ne s’étonne pas,
il ne recherche pas l’explication de ce que nous avons toujours devant
les yeux.
- sic
adsuevi, Cic. Fam. 9, 22, 5 : telle est l’habitude que j’ai prise.
- adsuescere
ad homines non possunt, Caes. BG. 6, 28, 4 : ils (les urus) ne peuvent
s’accoutumer à l’homme.
- avec
abl. genus pugnae, quo adsuērant, Liv. 31, 35 :
la tactique
à laquelle ils s'étaient formés.
- cf.
Col. Arb. 1, 4; Sen. Contr. 2, 11.
- avec
abl ou dat. sapiens adsuescit futuris malis,
Sen. Ep. 9, 76
: le sage s'accoutume aux maux qui peuvent lui arriver.
- Liv.
I, 19, 2; 4, 45, 4; 25, 26, 12, etc.
- avec
dat. militiae adsuescere, Liv. 21, 3, 2 :
s’accoutumer au
métier des armes.
- caritas
soli, cui adsuescitur, Liv. 2, 1 : l'amour du sol auquel (la plèbe) est
habituée.
- cf.
Liv. 24, 18, 11 ; 38, 34, 9, etc.
- avec
in + acc. in hoc adsuescat, Quint. 2, 4, 17 :
qu’il s’habitue
à cela.
- avec
acc. de relation c. en grec ne, pueri, ne tanta animis
adsuescite
bella, Virg. En. 6 : non, mes enfants, n'habituez pas vos pensées à de
telles guerres.
- cf.
Liv. 21, 33, 4.
- avec
inf. malitia pervertere urbes adsuevit, Cic.
Inv. 1, 3 : la
perversité [des orateurs] s’habitua à bouleverser les villes.
- paulatim
claram lucem pati assuesce, Sen. Ep. 14, 94 : habituez-vous
graduellement
à supporter l'éclat de la lumière.
- sub
te tolerare magistro militiam et grave Martis opus adsuescat, Virg. En.
8 : sous un maître tel que toi, qu'il s'habitue à supporter la vie
militaire
et le pesant travail de Mars.
- cf.
Cic. Fin. 1, 11; 5, 5 ; Liv. 5, 6, 15 ; 23, 35, 6, etc.
- tr.
[rare et poét.] = adsuefacio.
2 - accoutumer,
habituer.
- qui
pluribus adsuerit mentem corpusque superbum, Hor. S. 2, 2, 109 : celui
qui aura habitué à plus de besoins son âme et son corps dédaigneux.
- cf.
Hor. S. 1, 4, 105; Vell. 2, 79, 1; Luc. 5. 776.
- ne
tanta animis adsuescite bella, Virg. En. 6, 832 : ne mettez pas
l’habitude
de ces guerres dans vos cœurs.
- avec
in + acc. Flor. 4, 12, 43.
- avec
inf. Prud. Symm. 1, 540.
- assuetudo
(adsuetudo), inis, f. : - 1 -
habitude. - 2 -
commerce illicite.
- assuetus
(adsuetus), a, um : part. passé de
assuesco.
1 - accoutumé à,
habitué à, qui a l'habitude
de.
- assuetus
aliqua re : habitué à qqch.
- cf.
Cic. de Or. 3, 58; Virg. En. 7, 746; Sen. Contr. 1, 2, 8 ; Curt. 6, 3,
8, etc.
- assuetus
labore, Cic. : rompu au travail.
- assuetus
duce, Liv. : habitué à un général.
- assuetus
aliqua re ou
assuetus alicui rei :
habitué à qqch.
- cf.
Cic. Rep. 2, 67 ; Plane. 22; Liv. 6, 9, 6; 24, 24, 8, etc.
- assuetus
alicui rei : habitué à qqch.
- cf.
Ov. Tr. 1, 11, 31; Liv. 5, 48, 3; 10, 17, 10; 21, 16, 5; 27, 47, 5, etc.
- assuetus
ad rem : habitué à qqch.
- cf.
Sall. H. 3, 17; Sen. Tro. 152.
- assuetus
in rem : habitué à qqch.
- cf.
Liv. 24, 5, 9.
- assuetus
alicujus rei, Liv. : habitué à qqch.
- Gallici
tumultūs adsueti, Liv. 38, 17 : habitués au tumulte des Gaulois.
- adsueli
inter se hostes, Liv. 10, 19, 16 : ennemis habitués à se combattre
mutuellement.
- avec
inf. assueti muros defendere, Virg. En. 9, 511 :
habitués à
défendre les remparts.
- Veientes,
vinci ab Romano milite adsueti, Liv. 2 : les Véiens, habitués à être
vaincus par les Romains.
2 - adj.
habituel, ordinaire, usité.
- ut
adsuetam fortius praestes vicem, Phaedr. 3 : pour remplir avec plus
d'énergie
tes fonctions habituelles.
- adsueta
arma, Ov. M. 2, 603 : armes accoutumées.
- adsueta
portula, Liv. 25, 9, 9 : la petite porte accoutumée.
- cum
adsueto praesidïo, Liv. 36, 18, 4 : avec le détachement habituel.
- longius
adsueto videre, Ov. H. 6, 72 : voir plus loin que d'habitude.
- propior
adsueto, Stat. Th. 12, 306 : plus près que d’ordinaire.
- au
compar. adsuetior Liv. 22, 18, 3.
- assuēvi
: parf. de assuesco.
- assūgo
(adsūgo), ĕre, suctum : - tr. - attirer en
suçant.
- assula
(astula), ae, f. : - 1 -
copeau,
éclat de bois, éclat de pierre, planchette. - 2
- bardeau d'une toiture.
- assulātim,
adv. : en morceaux, par éclats.
- assulōsē,
adv. : en morceaux, par éclats.
- assultim
(adsultim), adv. : en sautant, par bonds.
- assulto,
(adsulto), āre : - tr. et intr. avec dat.
- sauter vers, bondir,
fondre sur, se précipiter sur, s'élancer sur, assaillir.
- assultus
(adsultus), us, m. : saut, assaut,
attaque.
- assum :
1 -
assum---> adsum.
2 - assum, i, n. :
un rôti. - assa : étuves.
- assumentum
(adsumentum), i, n. : pièce, morceau
d'étoffe.
- assumo
(adsumo), ĕre, sumpsi, sumptum : - tr. - 1
- prendre (pour nourriture),
manger, absorber;
prendre, s'approprier,
se donner. - 2 -
prendre sur soi, se charger
de, s'attribuer, s'arroger. - 3 -
prendre
en plus, ajouter.
- assumere
in exemplum, Quint. : prendre pour exemple.
- assumere
sibi artem, Cic. : se choisir un métier.
- aliquem
socium assumere : prendre qqn pour allié.
- assumere
sibi aliquid : s’arroger qqch., prétendre à qqch.
- in
societatem consilii aliquem assumere, Liv. 2, 4, 2 : associer qqn à un
projet.
- assumptio
(adsumptio), ōnis, f. : - 1 -
action de prendre, de choisir, d'entreprendre. - 2 - action de se réserver,
action de s'arroger,
usurpation. - 3 -
mineure (d'un syllogisme). - 4 -
circonstance. - 5 -
l'Assomption (de la sainte
Vierge).
- erit
prima intentio, secunda assumptio, tertia conexio, Quint. 5, 14, 6 : il
y aura en premier lieu la majeure, en deuxième lieu la mineure et en
troisième
lieu la conclusion.
- assumptivē,
adv. : par induction.
- assumptivus
(adsumptivus), a, um : qui vient du
dehors, tiré du dehors,
extérieur.
- causa
assumptiva, Quint. : cause qui se défend par des arguments tirés des
circonstances extérieures.
- assumptŏr,
ōris, m. : (Lebaigue
P. 113) qui prend, qui s'attribue.
- assumptus,
a, um : part. passé de assumo. - 1 -
pris, emprunté, tiré du
dehors. - 2 -
qu'on s'est attribué. - 3 -
ajouté, adjoint.
- assuo,
(adsuo), ĕre, sŭi, sutum : - tr. - coudre à.
- purpureus,
late qui splendeat, unus et alter adsuitur pannus, Hor. P. 16 : on coud
un ou deux lambeaux de pourpre qui brillent de loin (lambeaux de
pourpre
= morceaux de poème).
- Assur,
indécl. m. : - 1 -
Assur (roi d'Assyrie).
- 2 - l'Assyrie, la
Babylonie.
- Assurae,
ārum, f. : Assures (ville de Numidie).
- assurgo
(adsurgo), ĕre, surrexi, surrectum : -
intr. - 1 - se lever
vers, se lever pour, se relever. - 2
- se lever par déférence, rendre honneur; au
fig. le céder à. - 3 -
en
parl. des choses, s'élever, croître, grandir, se
développer,
se soulever, se lever. - 4 -
au
fig. s'élever (par l'imagination ou par la passion),
s'animer,
s'élever contre, s'emporter.
- adsurgere
ex morbo, Liv. 3, 24 : relever de maladie.
- strato
assurgere, Claud. : se lever de son lit.
- assurgere
alicui, Cic. : se lever en l'honneur de qqn.
- tumores
rursus adsurgunt, Cels. 2, 8 : les tumeurs à nouveau enflent.
- adsurgunt
irae, Virg. En. 12, 494 : sa colère redouble.
- querellis
haud justis adsurgere, Virg. En. 10, 95 : s'emporter en plaintes peu
fondées.
- raro
adsurgit Hesiodus, Quint. 10, 1, 52 : Hésiode s'élève rarement.
- assurrexi
: parf. de assurgo.
- assus :
1 - assus, a, um :
- a - rôti. - b - sec. - c -
simple, isolé, sans mélange.
- assa
et elixa (s.-ent. caro), Cels. : le rôti et la viande bouillie.
- ad
assum vitulum fames perducitur, Cic. : la faim m'accompagne jusqu'au
service
du veau rôti.
- assus
sol, Cic. : soleil auquel on s'expose sans s'être frotté d'onguents.
- assi
lapides, Serv. ad Virg. G. 2, 417 : pierres sèches, pierres sans ciment.
- assa
vox, Non. : voix seule (non accompagnée d'un instrument).
2 - Assus, i, m. :
Assus (ville de la Troade).
- assuspiro
(adsuspiro), āre : - intr. - soupirer
après.
- assutus,
a, um : part. passé de assuo; cousu à.
- Assyrĭa,
ae, f. : l'Assyrie.
- Assyrius,
a, um : d'Assyrie.
- Assyrii,
ōrum, m. : les Assyriens.
- ast (=
at, devant
une voyelle) : d'autre
part, mais.
- crebras
a nobis litteras exspecta, ast plures etiam ipse mittito, Cic. Att. 1,
16 : attends-toi à recevoir de moi de fréquentes lettres, mais toi-même
envoies-en plus nombreuses encore.
- si
... ast... : si ... en revanche (par contre).
- si
hobie nobis victoriam duis (= des), ast ego templum tibi voveo, Liv.
10,
19 : si aujourd'hui tu nous donnes la victoire, de mon côté je te
promets
un temple.
- asta :
1 - asta, ae, f.
c. hasta
2 - Asta, ae, f. :
Asta (= Asti, ville de la Ligurie).
- Astabores
(Astaboras), ae, m. : Astaboras (fleuve
d'Ethiopie).
- Astacenus,
a, um : d'Astaque.
- Astacidēs,
ae, m. : fils d'Astacus, Ménalippe.
- Astacum,
i, n. : Astaque (ville de Bithynie).
- astacus
:
1 - astacus, i, m.
: cancre, écrevisse de mer.
- gr. ἀστακός.
2 - Astacus, i, f.
: Astaque (ville de Bithynie).
3 - Astacus, i, m.
: Astacus (père de Ménalippe).
- Astae,
ārum, m. : les Astes (peuple de la Thrace).
- astago,
ĭnis, f. : cancre, écrevisse de mer.
- Astapa,
ae, f. : Astapa (ville de la Bétique).
- Astapē,
ēs, f. (Astapus, i, m.) : Astape (nom du
Nil en Ethiopie).
- astaphis,
ĭdis, f. : raisin séché au soleil.
- gr. ἀσταϕίς, ίδος.
- Astartē,
ēs, f. : Astarté (déesse des Syriens).
- astātŏr,
ōris, m. : qui préside, protecteur.
- astatus
: c. hastatus
- Astensis,
e : d'Asta.
- astēr,
ĕris, m. : étoile.
- gr. ἀστήρ, έρος.
- aster
Atticus : muguet (fleur qui a la forme d'une étoile).
- aster
Samius : terre blanche de Samos (on
en faisait des
vases marqués d'une étoile).
- astercum,
i, n. : c. astericum.
- asteria
:
1 - astĕrĭa, ae,
f. : oeil-de-chat (une agathe).
2 - Astĕrĭa, ae
(Astĕrĭē, ēs), f. : Astérie (fille du
Titan
Céus et de Phébé).
3 - Astĕrĭa, ae,
f. : Astérie (une île).
- astĕrĭăcē,
ēs, f. : Cels. terre de Samos (pour
cicatriser).
- astĕrĭās,
ae, m. : un héron.
- astĕrĭcum
(astercum), i, n. : Plin. pariétaire
(plante).
- gr. ἀστερικόν.
- Asterie
: c. Asteria (2).
- asterion
1 - astĕrĭŏn, ii,
n. : Plin. tarentule (araignée).
- gr. ἀστέριον.
2 - Astĕrĭōn,
ontis, m. : l'Astérionte (fleuve de
l'Argolide).
- asteriscus,
i, m. : astérisque.
- gr. ἀστερίσκος.
- asteritēs,
ae, m. : - 1 - un
basilic (serpent
venimeux dont la peau est étoilée). - 2
-
asterites = asteria, ae, f. : oeil-de-chat (une agathe).
- gr. ἀστερίτης.
- asterno
(adsterno), ĕre : - tr. - étendre auprès.
- adsternuntur
sepulcro, Ov. : elles restent couchées sur le tombeau.
- asthma,
ătis, n. : Plin. oppression, asthme.
- gr. ἄσθμα, ατος.
- asthmaticus,
a, um : asthmatique.
- gr. ἀσθματικός.
- asticus,
a, um : de la ville, urbain.
- astici,
ōrum, m. : les habitants de la ville.
- Astii,
ōrum, m. : les Astes (peuple de la Thrace).
- astip
- ---> adstip-
- astit-
----> adstit-
- asto
c. adsto.
- Astomi,
ōrum, m. : les Astomes (peuple indien qui,
disait-on, n'avait
pas de bouche).
- Astraba,
ae, f. : la Selle (une comédie attribuée
à Plaute).
- Astrabē,
ēs, f. : Astrabé (autre nom de l'île de
Casos).
- Astraea,
ae, f. : - 1 - Astrée
(déesse
de la Justice). - 2 -
la Vierge (sixième
signe du zodiaque).
- gr. Ἀστραία.
- voir
hors site : Astrée.
- Astraeum,
i, n. : Astrée (ville de Péonie).
- Astraeus,
i, m. : Astréus (un des Titans, époux de
l'Aurore).
- gr. Ἀστραῖος.
- Astraeus,
a, um : d'Astréus.
- Astrăgălīzontes,
um, m. : Plin. les Joueurs de dés
(tableau de Polyclète,
sculpteur d'Argos qui a travaillé principalement le bronze).
- gr. οἱ ἀστραγαλιζοντες.
- voir
hors site : astragalizontes.
- astrăgălus,
i, m. : - 1 -
astragale,
chapelet (t. d'archit.). - 2 -
Plin. pois
chiche.
- gr. ἀστράγαλος
: vertèbre;
osselet.
- voir
hors site : astragalus.
- Astragŏn,
i, n. : Astragon (place forte en Carie).
- astrangŭlātus
(adstrangŭlātus), a, um : étranglé.
- astrālis,
e : relatif aux astres.
- Astrăpē,
ēs, f. : l'Eclair (tableau d'Apelle).
- cf.
gr. ἀστράπή, ῆς :
éclair.
- astrăpĭās,
ae, m. : pierre précieuse très
brillante.
- astrăpŏplēctus,
a, um : frappé par l'éclair.
- astrĕans,
antis : rayonnant.
- astrepo
: c. adstrepo.
- astrict-
---> adstrict-
- astricus,
a, um : relatif aux astres.
- astridens
(adstridens) : qui souffle contre, qui
siffle auprès.
- astrifĕr,
ĕra, ĕrum : - 1 -
étoilé.
- 2 - céleste.
- astrificans,
antis : qui imite les astres.
- astrificus,
a, um : qui fait naître les astres.
- astrigĕr,
ĕra, ĕrum : - 1 -
étoilé.
- 2 - céleste.
- astriloquus,
a, um : (Lebaigue
P. 114) qui parle des astres.
- astrilucus,
a, um : qui a l'éclat d'un astre.
- astringo
: c. adstringo.
- astriŏn,
ii, n. (astrios, ii, f.) : saphir étoilé.
- astrisŏnus,
a, um : qui meut les astres avec du
bruit.
- astritēs,
ae, m. : c. asteria.
- Astroarchē,
ēs, f. : Astroarché (déesse des astres
en Phénicie).
- astrobolos,
i, f. : oeil-de-chat (pierre
précieuse).
- astroitēs,
ae, m. : astroïte (pierre magique).
- astrologĭa,
ae, f. : - 1 -
astronomie
(science des astres). - 2 -
astrologie.
- gr. ἀστρολογία.
- astrologicus,
a, um : astrologique.
- astrologus,
i, m. : - 1 -
astronome. - 2 -
astrologue.
- gr. ἀστρολόγος.
- astronomĭa,
ae, f. : astronomie.
- gr. ἀστρονομία.
- astronomicus,
a, um : relatif à l'astronomie.
- astronomus,
i, m. : astronome.
- gr. ἀστρονόμος.
- astroscopĭa,
ae, f. : Acro. astrologie.
- astrōsus,
a um : né sous une mauvaise étoile;
lunatique.
- astruc-
----> adstruc-
- astrum,
i, n. : - 1 -
constellation. - 2 -
astre, étoile.
- 3 - au plur.
les astres, la voûte céleste,
le ciel, la gloire, l'immortalité.
- gr. ἄστρον.
- astris
cadentibus, Virg. : au point du jour.
- surgentibus
astris, Virg. : au début de la nuit.
- in
astra ferre, Cic. : élever jusqu'au ciel, porter aux nues.
- aliquem
inferre astris, Ov. M. 9, 272 : mettre au rang des dieux.
- astruo
: c. adstruo.
- astu,
indécl. n. : la ville; Athènes.
- gr. ἄστυ.
- an
in astu venit? Ter. : est-il venu à la ville?
- astula
: c. assula.
- astulōsus,
a um : d'éclats de bois.
- astupeo
: c. adstupeo.
- astur :
1 - astur, uris,
m. : autour (oiseau).
2 - Astur, uris,
m. : d'Asturie, habitant d'Asturie,
Asturien.
- Astura,
ae, f. : - 1 -
l'Astura (fleuve
du Latium). - 2 -
Astura (île située à
l'embouchure de l'Astura).
- asturco,
ōnis, m. : cheval d'Asturie, haquenée.
- Asturĭa,
ae, f. : l'Asturie (province de la
Tarraconaise).
- Asturica,
ae, f. : Asturica (= Astorga, ville
d'Asturie).
- Asturicus,
a, um : d'Asturie.
- Asturicensis,
e : Inscr. d'Asturie.
- astus :
1 - astŭs, ūs, m.
: astuce, ruse, finesse, fourberie,
stratagème.
2 - astus, a, um,
arch. : c. astutus.
- astutē,
adv. : avec ruse, avec astuce,
adroitement, avec adresse.
- astutĭa,
ae, f. : - 1 -
adresse, habileté,
finesse. - 2 -
astuce, fourberie.
- astutŭlus,
a, um : un peu rusé.
- astutus,
a, um : - 1 - adroit,
fin, ingénieux.
- 2 - rusé, fourbe,
astucieux, malicieux.
- Astyagēs,
is, m. (acc. -em, -en) : Astyage. - 1
- roi des Mèdes. - 2
- compagnon de
Phinée.
- gr. Ἀστυάγης.
- Astyănax,
ănactis, m. : Astyanax. - 1 -
fils d'Hector et d'Andromaque. - 2 -
tragédien
du temps de Cicéron.
- gr. Ἀστυάναξ, άνακτος.
- voir
hors site : Astyanax.
- astycus
: c. asticus.
- Astylos,
i, m. : Astylos (nom d'un Centaure).
- Astynomē,
ēs, f. : Astynomé. - 1 -
fille
de Talaüs. - 2 -
fille d'Amphion.
- gr. Ἀστυνόμη, ης.
- Astyochē,
ēs, f. : Astyoché (soeur d'Agamemnon).
- gr. Ἀστυόχη, ης.
- Astypalaea,
ae, f. : Astypalée (une cyclade).
- gr. Ἀστυπάλαια.
- Astypalaeensis,
e : d'Astypalée.
- Astypalaeicus
(Astypaleius), a, um : d'Astypalée.
- Astyra,
ae (Astyrē, ēs), f. : Astyra (ville de
Mysie).
- astytis,
ĭdis, f. : Plin. une laitue.
- gr. ἀστυτίς, ίδος.
- asylum,
i, n. : temple, sanctuaire, refuge, asile.
- gr. ἄσυλον.
- asymbolus,
a, um : qui ne paie pas son écot.
- gr. ἀσύμϐολος.
- asyndetŏn,
i, n. : asyndète.
- gr. ἀσύνδετον.
- asyndetos
(asyndetus), a, um : non lié, sans
liaison, sans connexion.
- gr. ἀσύνδετος.
- asystatos,
a, um : Lact. instable.
- gr. ἀσύστατος.