===> Dico
- sŏbŏlēs : c. suboles
- Gaffiot
P. 1450-1452 --- Lebaigue
P. 1169.
- sŏbŏlesco
(sŭbŏlesco), ĕre : - intr. - naître à la suite, former
une génération nouvelle, former une lignée.
- sōbrĭē,
adv. : - 1 -
sobrement, avec
tempérance. - 2 -
Plaut. sagement, avec prudence.
- sōbrĭĕtās,
ātis, f. : - 1 - usage
modéré du vin, sobriété, tempérance. - 2
- sobriété, frugalité, retenue, vie rangée, modération. - 3
- chasteté. - 4 -
prudence, sagesse.
- sōbrīna,
ae, f. : cousine (issue de germain).
- sōbrīnus,
i, m. : cousin (issu de germain).
- sōbrĭus,
a, um [se + ebrius] : (Lebaigue
P. 1169 et P.
1170) - 1 -
qui n'a pas bu, à jeun, qui
n'est pas ivre. - 2 -
où règne la sobriété.
- 3 - sobre, frugal,
tempérant. - 4
- sain d'esprit, sage, calme, modéré, réservé, mesuré. - 5
- Aus. chaste.
- soccātus,
a, um : chaussé de brodequins.
- soccellus
(socculus), i, m. : petit brodequin.
- soccus,
i, m. : - 1 - sandale,
brodequin
(chaussure basse et légère en usage
chez les Grecs;
chaussure des dames romaines et des efféminés; chaussure des comédiens
<> cothurne de la tragédie). - 2
- comédie, genre comique.
- ad
tragicos soccum transferre coturnos, Mart. 8, 3 : passer de la comédie
à la tragédie.
- sŏcĕr,
ĕri, m. : beau-père (du mari ou de la femme).
- sŏcĭa
: voir socius.
- sŏcĭābĭlis,
e : - 1 - qui peut
être
uni. - 2 - sociable,
compatible.
- sociabilis
consortio inter... Liv. : bon accord, bonne intelligence entre...
- sŏcĭālis,
e : - 1 - fait pour la
société,
sociable. - 2 -
d'alliance, d'allié, qui
concerne les alliés. - 3
- nuptial, conjugal.
- socialis
exercitus : les troupes des alliés.
- socialis
equitatus, Liv. : cavalerie des alliés.
- socialis
torus, Ov. : lit nuptial.
- socialia
carmina, Ov. : épithalame.
- sŏcĭālĭtās,
ātis, f. : - 1 -
sociabilité.
- 2 - compagnie,
entourage.
- sŏcĭālĭtĕr,
adv. : - 1 - en bon
ami,
amicalement, en bon camarade. - 2
- en associé,
selon les règles de la société.
- sŏcĭātĭo,
ōnis, f. [socio] : Capel. association.
- sŏcĭātrix,
īcis, f. : V.-Fl. celle qui unit.
- sŏcĭātus,
a, um : part. passé de socio.
- sŏcĭennus,
i, m. [socius] : Plaut. camarade.
- sŏcĭĕtās,
ātis, f. : - 1 - mise
en
commun, union, association, réunion, communauté, société. - 2
- contrat, participation, association commerciale, société, compagnie
de fermiers publics, société fermière. - 3
- association politique, alliance, ligue.
- cum
pluribus societatem defendendae libertatis inire, Cic. Fam. 10, 8 :
former
avec un plus grand nombre de personnes une alliance pour défendre la
liberté.
- Umbreno
cuidam negotium dat uti legatos Allobrogum requirat eosque, si possit,
impellat ad societatem, Sall. C. : il charge un certain Umbrenus
d'entrer
en relation avec les Allobroges et de les pousser, si possible, à
s'allier
à lui.
- quos
ille latro, nisi aliquid firmius fuerit, societate vitiorum deleniet,
Cic.
Fam. 16 : et ce brigand les amadouera par l'infection de ses vices, si
on ne prend pas quelques mesures assez fermes.
- sŏcĭo,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- joindre, unir, associer. - 2
- unir (par
le mariage). - 3 -
mettre en commun, partager.
- sociare
cubilia cum aliquo, Ov. M. 10, 635 : partager son lit avec qqn.
- sociare
aliquem domo, Virg. : donner l'hospitalité à qqn.
- sociare
parricidium, Just. 10, 1, 6 : se liguer pour commettre un parricide.
- socius
:
1
- sŏcĭus, a, um : - a
- joint, uni, associé.
- b - partagé, qui est
en commun. - c
- uni par la parenté, par le mariage, conjugal, nuptial. - d
- allié, auxiliaire.
- socium
templum, Ov. : temple commun à deux divinités.
- socii
navales : matelots, équipage de la flotte.
- socius
lectus, Ov. : lit conjugal.
- socius
sanguis, Ov. : parenté.
- socia
agmina, Virg. : troupes auxiliaires.
- sociā
nocte, Cic. : à la faveur de la nuit.
- socia,
ae, f. : - a -
compagne. - b
- épouse.
2
- sŏcĭus, ĭi, m. : - a
- compagnon, camarade.
- b - allié. - c
- associé, collaborateur.
- socii
et Latini, Liv. : les alliés (italiens) et les peuples du Latium.
- fides
sociūm (= sociorum), Liv. : la fidélité des alliés.
- socius
tori, Ov. : époux.
- socius
haereditatis, Plin.-jn. : cohéritier.
- socius
sanguinis, Ov. : parent.
- sŏcordĭa
(sēcordĭa), ae, f. [se (= sine) + cor] : - 1
- apathie, indolence, mollesse, insouciance, négligence, lâcheté. - 2 - faiblesse d'esprit,
sottise, stupidité.
- sŏcordĭus,
compar. de socorditer, inusité : Liv. avec plus de négligence,
plus mollement.
- sŏcors,
cordis [se + cor] : - 1
- insouciant,
indolent, apathique, mou, paresseux. - 2
-
borné, sot, stupide.
- Sōcrătēs,
is, m. : Socrate (philosophe grec).
- gr.
Σωκράτης.
- voc.
-es, -e -- gén. -is, qqf. -i -- acc. -em, -en.
- ut
existant Socratae, Gell. 1, 19 : comme il existe des Socrates.
- Sōcrătĭcus,
a, um : de Socrate, socratique.
- gr.
Σωκρατικός.
- Sōcrătĭci,
ōrum, m. : les disciples de Socrates.
- voir
hors site : Socrate.
- sŏcrŭālis,
e : Sid. de belle-mère.
- sŏcrŭs,
ūs, f. : belle-mère.
- socrus
(magna) : Dig. grand-mère du mari ou de la femme.
- sŏdālĭa,
ae, f. : Inscr. compagne.
- sŏdālĭcĭārĭa,
ae, f. : Inscr. (une) camarade.
- sŏdālĭcĭārĭus,
ĭi, m. : Inscr. (un) camarade.
- sŏdālĭcĭum,
ĭi, n. : - 1 - société
d'amis, camaraderie, amitié. - 2
- compagnie,
corporation, association, confrérie. - 3
- réunion de convives, repas de confrérie, repas de corps. - 4
- conciliabule, coterie (politique), société secrète, cabale.
- sŏdālĭcĭus,
a, um : - 1 - de
camaraderie,
d'amitié. - 2 - de
corporation, de société.
- sodalis
:
1
- sŏdālis, is, adj. m. ou f. : de compagnon, de compagne, de camarade,
d'ami.
2
- sŏdālis, is, m. : - a
- camarade, ami.
- b - membre d'une
confrérie, membre
d'un collège, confrère, collègue. - c
-
membre d'une coterie politique.
- sŏdālĭtās,
ātis, f. : (Lebaigue
P. 1171) - 1
- camaraderie, liaison, amitié,
société, relations. - 2
- réunion, compagnie,
société, collège, cercle; assemblée de convives, repas de corps. - 3 - corporation religieuse,
confrérie. - 4 -
coterie, cabale, club politique.
- sŏdālĭtĭ-
; c. sodalici-
- sōdēs
: c. si audes : <si tu oses> = s'il te plaît, de grâce.
- Sŏdŏma,
ōrum, n. (Sŏdŏma, ae, f.) : Sodome (ville de Palestine).
- Sŏdŏmum,
i, n. Sol. 35 : Sodome.
- Sŏdŏmi,
ōrum, m. Tert. : Sodome.
- Sŏdŏmītae,
ārum, m. : les habitants de Sodome, les Sodomites.
- Sŏdŏmītĭcus,
a, um : de Sodome.
- Sogdĭāna
(regio), f. : la Sogdiane (province de la Perse).
- Sogdiani,
ōrum, m. : les habitants de la Sogdiane.
- sol :
1
- sōl, sōlis, m. : - a
- soleil. - b
- lumière du jour, clarté, éclat, chaleur du soleil. - c
- astre, grand homme, homme illustre. - d
- jour, journée. - e -
année. - f
- climat, région. - g
- Enn. le feu (un des
quatre éléments).
- sol
occidens (solis occasus) : le soleil couchant, le coucher du soleil,
l'ouest.
- solis
defectio, Cic. : éclipse du soleil.
- sole
primo, Juv. : au lever du soleil.
- sole
medio, Phaedr. : à midi.
- sol
niger, Hor. : journée funeste.
- soles
fulsere tibi candidi, Cat. 8, 3, 8 : des jours heureux ont lui pour toi.
- tres
erramus soles, Virg. Enn. 3, 203 : nous errons pendant trois
jours.
- Solis
urbs, Plin. : Héliopolis (en Egypte).
- Solis
fons, Curt. : la source du Soleil (en Marmarique).
- Solis
insula, Plin. : île du Soleil (près de Gédrosie).
2
- Sōl, Sōlis, m. : le Soleil (personnifié), Phébus, Apollon.
- sōlācĭŏlum
(sōlātĭŏlum), i, n. : Catul. petit soulagement, petite
consolation.
- sōlācĭum
(sōlātĭum), ĭi, n. : - 1
- consolation, soulagement. - 2
- Dig. compensation,
dédommagement, indemnité.
- cineri
atque ossibus alicujus solacium reportare, Cic. : donner satisfaction
aux
cendres de qqn.
- aves,
solacia ruris, Ov. : les oiseaux, qui font le charme de la campagne.
- (musae)
solacia frigida, Ov. : (les Muses), froide consolation.
- solacium
pro aliqua re alicui praestare, Dig. : indemniser qqn de qqch.
- sōlācĭus,
a, um : consolant.
- sōlāgo,
ĭnis, f. : Apul. tournesol.
- sōlāmĕn,
ĭnĭs, n. : - 1 - Virg.
consolation,
soulagement. - 2 -
Inscr. secours en blé.
- sōlāmentum,
i, n. : P.-Nol. soulagement.
- solānum,
i, n. : Cels. Plin. une morelle (plante comestible de la famille
des solanacées).
- sōlānus,
i, m. : Vitr. vent d'est.
- sōlāris,
e : - 1 - solaire. - 2
- tourné vers le soleil.
- solaris
herba, Cels. : tournesol, héliotrope.
- solarium
:
1
- sōlārĭum, ĭi, n. [sōl] : - a
- (s.-ent.
horlogium) cadran solaire. - b
- lieu exposé
au soleil : appartement, balcon, terrasse. - c
- clepsydre.
- non
ad solarium versatus, Cic. Quint. 18 : qui ne fréquente pas les
environs
du cadran solaire (du forum : un quartier du forum qui était un point
de rencontre et où se trouvait le cadran solaire) ---> qui ne
s'est pas
encore dégrossi à la ville.
- scin'
tu nullum commeatum hinc esse a nobis? ... neque solarium, neque
hortum,
nisi per impluvium? Plaut. Mil. : tu es sûr qu'il n'y a pas de passage
entre les deux maisons? ni terrasse ni jardin, rien que l'impluvium?
- solarium
(ex aqua) : clepsydre.
2
- sŏlārĭum, ĭi, n. [solum] (s.-ent. vectigal) : Dig. impôt foncier.
- sōlārĭus,
a, um : Plin. solaire.
- sōlātĭo
(sōlĭcātĭo), ōnis, f. : exposition au soleil.
- sōlātĭŏlum
: c. solaciolum.
- sōlātĭum
: c. solacium.
- sōlātŏr,
ōris, m. : Tibul. Stat. consolateur.
- solatus
:
1
- sōlātus, a, um : qui a reçu un coup de soleil.
2
- sōlātus, a, um : part. passé de solo
et de solor
-- qui a consolé.
- soldurii,
ōrum, m. (mot celtique) : Caes. soldures (soldats entièrement
dévoués à leur chef).
- soldus
: c. solidus.
- sŏlĕa,
ae, f. : - 1 -
sandale, pantoufle
(pour la maison). - 2
- entraves (aux pieds
des criminels). - 3 -
sorte de chaussure pour
les bêtes de somme, fer de cheval. - 4
-
Veg. sole, sabot (des animaux). - 5
- pressoir
(à huile). - 6 - sole
(poisson).
- solea
lignea, Plin. : sabot.
- solea
ferrea, Cato. : fer de cheval.
- sŏlĕāris,
e [solea] : qui a la forme d'une sandale : Spart. Car. 9, 4.
- sŏlĕārĭus,
ĭi, m. [solea] : Plaut. fabricant de sandales.
-
sŏlĕātus, a, um ( solea), chaussé de sandales [en public, signe de
relâchement].
- Cic. Verr. 5, 86 ; Pis. 13 ; Sen. Ir. 3, 18, 9 ; cf. Gell. 13, 21, 1.
- solemn-
---> sollemn-
- sōlēn,
ēnis, m. ; Plin. solen ou manche de couteau (coquillage).
- gr.
σωλήν, ῆνος.
- solenn-
---> sollemn-
- sŏlens,
entis : (Lebaigue
P. 1171 et P.
1172) part. prés. de soleo.
- Sŏlensis,
e : voir Soli.
-
Solentini : v. Soluntini.
- sŏlĕo,
ēre, sŏlĭtus sum (qqf. sŏlŭi, Cato) : - intr. - 1
- avoir l'habitude, être habitué. - 2
-
avoir commerce (avec qqn, cum aliquo).
- arch. solinunt = solent Fest. 162, 24 --- parf. solui
Cato et Enn. d. Varr. L. 9, 107, cf. NON. 509, 2; Prisc. 872.
- qqf.
solitus eram = solebam, Sall. Juv.
- ut
solet (fieri) : comme d'habitude.
- ego
abscessi solens, Plaut. : je me suis retiré, comme on le fait en pareil
cas.
- quod
solitum quicquam liberae civitati fieret, Liv. 3 : (on devait
remercier...)
d'avoir rendu à la cité un peu de sa liberté d'autrefois.
- servi
a dominis manumitti solent, Just. : les maîtres peuvent affranchir
leurs
esclaves.
- avec inf. qui
mentiri solet, Cic. : celui qui a l'habitude de mentir.
- solitus est versus fundere ex
tempore, Cic. de Or. 3, 194 : il eut l'habitude d'improviser des
vers.
- id quod accidere solitum est, Cic. de Or. 2, 56 : ce qui
arriva d'ordinaire.
- ad hæc illa dici solent, Cic. Rep 3, 26 : à
cela on répond d'ordinaire ceci.
- coli soliti sunt, Cic. CM 7 : ils
ont eu l'habitude d'être honorés.
- cum audissem Antiochum, ut
solebam, Cic. Fin. 5, 1 : ayant entendu Antiochus, comme j'en
avais l'habitude. --- cf. Cic. Cæl. 19; Verr. 5, 107; etc.
- ut solebat,
Cic. Fam. 9, 7, 16 = ut fieri solebat : comme cela se faisait à
l'ordinaire. --- cf. Liv. 30, 10, 4.
- quod in tali re solet, Sall. J. 15, 5
: ce qui arrive d'ordinaire en pareille circonstance.
- lubens fecero et solens, Plaut. Cas.
869 : je le ferai volontiers et en habituée. --- cf. *Ep. 237; Amp. 198.
- voir solitus.
- sōler-
----> soller-
-
Soletum, i, n. : Plin. ville de Calabre.
- Sŏleūs,
ĕi, m. : voir Soli.
- soli
:
1
- sŏli : gén. de solum.
2
- sōli : dat. de sol.
3
- sōli : - a - dat. de
solus.
- b - gén. arch. m. et
n. de solus.
4
- Sŏli (Sŏloe), ōrum, m. : Soles. - a
-
ville de l'île de Chypre. - b
- ville de
Cilicie.
- gr.
Σόλοι.
- Sŏlensis,
e : de Soles.
- Sŏlenses,
ĭum, m. : les habitants de Soles.
- Sŏleūs,
ĕi, m. : Varr. Plin. de Soles.
- gr.
Σολεύς.
- sŏlĭar,
āris, n. [solium] : Varr. coussin, tapis (qu'on étend sur
le solium).
- sōlĭcănus,
a, um [solus + cano] : Capel. qui chante seul, soliste.
- sōlĭcātĭo
(sōlātĭo), ōnis, f. : C.-Aur. exposition au soleil.
- cf.
gr. ἡλίωσις.
- sŏlĭdāmĕn,
ĭnĭs, n. [solido] : Fort. fondement.
- sŏlĭdāmentum,
i, n. [solido] : Lact. charpente (du corps humain).
- sŏlĭdātĭo,
ōnis, f. [solido] : Vitr. consolidation.
- solidationes,
um, f. : Vitr. les fondations.
-
sŏlĭdātrix, īcis, f. [solido] : Arn. celle qui rend solide.
- sŏlĭdē,
adv. :
1 -
solidement.
- aqua
solidius concreta, Gell. 19, 5, 5 : eau plus fortement gelée.
2 - massivement, avec un corps compact.
- nemo
nostrum solide natus est, Petr. : nul d'entre nous n'est né sans cavité intérieure.
3 - fig. fortement,
beaucoup, complètement.
- Plaut. Trin. 850 ; Ter. And. 964.
- sŏlĭdesco,
ĕre : - intr. - 1 -
devenir solide, se solidifier, se raffermir. - 2 -
Vitr. devenir massif.
- cartilago rupta non
solidescit Plin. 11, 276 ; un cartilage rompu ne reprend pas sa
cohésion.
- sŏlĭdĭpēs,
pĕdis [solidus + pes] : Plin. solipède (dont le sabot
n'est pas fendu).
- sŏlĭdĭtās,
ātis, f. : - 1 -
qualité
de ce qui est solide, solidité, consistance, dureté, fermeté. - 2
- qualité de ce qui est massif, dense, compact, densité; au
plur. Vitr. Amm. masses solides, massifs de maçonnerie,
blocs souterrains.
- 3 - Pall. grosseur
(d'un arbre). - 4
- Cod. totalité, le tout; l'intégrité.
- sŏlĭdo,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- rendre solide, consolider, affermir, rendre consistant, durcir,
souder.
- 2 - au fig.
fortifier, établir sur une base solide. - 3
- Asc. régler, solder (un compte).
- solidum
:
1
- sŏlĭdum, i, n. : - a
- terrain solide,
terre ferme, base ferme. - b
- sécurité,
sûreté. - c - corps
dur, corps compact.
- d - totalité (d'une
somme), solde.
- in
solido : sur la terre ferme.
- au
fig. in solido : en lieu sûr, en sûreté.
2
- sŏlĭdum, adv. : Apul. fortement.
- solidus
(soldus) :
1
- sŏlĭdus, a, um : - a
- ferme, consistant,
solide, dur, massif, dense, compact. - b
-
tout d'une pièce, plein, complet, entier. - c
- au fig. ferme,
constant, stable, solide,
durable; vrai, certain, réel, sérieux.
- crateres
auro solidi, Virg. En. 2, 765 : coupes d'or massif.
- solida
cornua (<> cava), Plin. 11, 37, 45, § 127 : cornes
pleines.
- voir
solidum.
2
- sŏlĭdus, i, m. (s.-ent. nummus) : Dig. sou d'or.
- sōlĭfĕr,
ĕra, ĕrum [sol + fero] : Sen. qui porte le soleil, oriental.
- sōlĭferrĕum,
i, n. : c. solliferreum.
- sōlĭfūga
: voir solipuga.
- sŏlĭfundĭum,
ĭi, n. : Front. fonds de terre.
- sōlĭgĕna,
ae, m. [sol-gigno] : Val.-Max. fils du Soleil, né du Soleil.
- sōlĭlŏquĭum,
ĭi, n. : Aug. soliloque, monologue.
- Solĭmara,
ae, f. : Inscr. Solimara (déesse chez les Bituriges).
- Solimnĭa,
ae, f. : Plin. île de la mer Egée.
- Solinātes,
um (ĭum), m. : Plin. ancien peuple de l'Ombrie.
- sŏlĭnunt,
arch. : pour solent
---> soleo.
- Sōlīnus,
i, m. : Prisc. Solin (Egyptien qui a écrit en latin).
- voir
hors site : Solin.
- sōlĭpūga
(sōlĭpugna), ae, f. : sorte de fourmi venimeuse.
- sōlistĭmum
(sōlistŭmum) ou
sollistĭmum
tripudĭum, ĭi, n. : augure favorable (quand
les
oiseaux sacrés laissaient tomber des grains à terre en mangeant).
- solistit-
----> solstit-
- solitānae
(solitannae) cochlĕae : Varr. sorte d'escargots (d'Afrique).
- solitaneus
:
1
- sōlĭtānĕus, a, um, adj. [solus] : M.-Emp. isolé, séparé.
2
- sŏlĭtānĕus, a, um, adj. [solitus, soleo] : M.-Emp. habituel.
- sōlĭtārĭē,
adv. : - 1 - Cass.
solitairement.
- 2 - Boet. seulement.
- sōlĭtārĭus,
a, um : - 1 -
solitaire,
isolé, retiré, à l'écart. - 2
- unique,
absolu.
- sōlĭtās,
ātis, f. : Apul. solitude, isolement.
- sōlĭtātim,
adv. : Front. solitairement.
- sōlĭtaurīlĭa,
ĭum : Fest. c. suovetaurilia.
- sŏlĭtē,
adv. [solitus] : Cass. habituellement.
- solito
1
- sŏlĭto, āre, āvi [soleo] : - intr. - Gell. avoir coutume.
2
- sŏlĭtō, adv. [solitus] : Isid. habituellement, ordinairemnt.
- sōlĭtūdo,
ĭnis, f. : (Lebaigue
P. 1172 et P.
1173) - 1 -
solitude, isolement; lieu
solitaire, retraite, désert. - 2
- état
de délaissement, abandon, délaissement. - 3
- pouvoir d'un seul, autorité absolue.
- sŏlĭtus,
a, um : part. passé de soleo.
- 1 - qui a
l'habitude. - 2
- habituel, ordinaire.
- armamenta
Liburnicis solita, Tac. agrès en usage chez les Liburniens.
- sŏlĭtum,
i, n. : chose habituelle, habitude, coutume, usage.
- plus
(magis) solito : plus que d'habitude.
- solito
formosior, Ov. : plus beau que d'habitude.
- solitum
tibi ! Virg. En. 11, 383 : c'est ton habitude!
- quasi
ad ventris solita secedens habitum, Aur.-Vict. : se retirant, comme
pour
satisfaire un besoin naturel.
- plus
debito solitoque facere, Sen. : faire plus qu'on ne le doit et qu'on
n'en
a l'habitude.
- major
solito, Liv. : extraordinairement grand.
- sŏlĭum,
ĭi, n. : - 1 - trône
(siège
élevé réservé aux magistrats, aux rois, aux dieux). - 2
- pouvoir suprême, royauté. - 3
- fauteuil.
- 4 - siège de
baignoire; baignoire. - 5
- lit de parade, lit funèbre, cercueil, châsse.
- sōlĭvăgus,
a, um : qui erre isolément, isolé, solitaire.
- au
fig. solivaga cognitio, Cic. : science égoïste.
- sollemne
(sōlemne), is, n. : - 1
- fête
solennelle, cérémonie solennelle, solennité. - 2
- chose habituelle, habitude, usage.
- mansit
sollemne ut... Liv. : on a gardé l'habitude de...
- sollemnĭa,
ĭum, n. : - a -
cérémonies, fêtes. - b
- funérailles. - c -
occupations ordinaires.
- 1 - insignes,
marques distinctives.
- sollemnia
nuptiarum : fêtes de mariage.
- sollemnia
repetere, Tac. : reprendre ses occupations.
- exta
sollemnium, Liv. : chair des victimes.
- sollemnia
pietatis, Tac. : devoirs de piété filiale.
- voir
sollemnis.
- sollemnis
(moins correctement
solemnis,
sollennis, solennis, sollempnis), e [sollus + annus] : - 1
- consacré, solennel. - 2
- de fête. - 3
- qui a lieu une fois par an, annuel. - 4
- ordinaire, habituel, usuel. - 5
- Phaedr.
dû, légitime.
- sollemnia
verba : paroles consacrées.
- Romae
sollemne fuit + inf. Hor. : c'était à Rome un usage de...
- Romanis
sollemne viris opus, Hor. : travail habituel aux Romains.
- sollemne
habere + inf. Plin. : avoir coutume de.
- sollemnia
insanire, Hor. : avoir une folie commune.
- voir
sollemne.
- sollemnĭtās
(sollennĭtās), ātis, f. : - 1
- Gell. solennité, fête solennelle. - 2
- Aus. cérémonie d'usage. - 3
- Dig. formalité,
forme.
- sollemnĭtĕr
(sollennĭtĕr), adv. : - 1
- Liv. solennellement. - 2
- Pall. ordinairement.
- sollemnizo,
āre : - tr. - Aug. solenniser.
- sollers
(sōlers), ertis [sollus ou
solus
+ ars] : - 1 - habile,
adroit, ingénieux,
subtil. - 2 - adroit,
rusé. - 3
- Cato. fertile.
- abl.
sing. -ti, qqf. -te.
- sollers
cunctandi Fabius, Sil. 7, 126 : Fabius habile à temporiser.
- sollers
acumen, Cic. : esprit, finesse, sagacité.
- sollers
auditus, Plin. : oreille fine.
- sollertissimus
fundus, Cato. : fonds de terre très fertile.
- nihil
sollertius, Cic. : rien de plus habile.
- sollertĕr
(sōlertĕr), adv. : - 1
- habilement,
adroitement, parfaitement. - 2
- avec pénétration,
finement, avec sagacité.
- sollertissime
perspicere, Cic. : distinguer avec beaucoup de finesse.
- sollertius,
Cic. Nat. 2 : avec plus d'habilité.
- sollertĭa
(sōlertĭa), ae, f. : - 1
-
adresse, habileté, dextérité. - 2
- sagacité,
finesse, esprit. - 3 -
finesse, ruse.
- est
genus summae sollertiae, Caes. BG. 7 : c’est une race d’une extrême
ingéniosité.
- placuit
sollertia, Tac. An. 14 : ce plan ingénieux fut apprécié.
- egregiae
ingeniorum sollertiae, Vitr. : les conceptions remarquables du génie.
- in
omni est re fugienda talis sollertia, Cic. Off. 1 : en toutes
circonstances
il faut éviter une telle ruse.
- sollĭcĭtātĭo,
ōnis, f. : - 1 - Ter.
souci, inquiétude. - 2
- sollicitation, instigation.
- 3 - séduction.
- sollĭcĭtātŏr,
ōris, m. : Sen. séducteur.
- alienarum
nuptiarum sollicitator, Dig. : séducteur.
- sollĭcĭtātus,
a, um : part. passé de sollicito.
- 1 - agité fortement.
- 2
- sollicité, invité, appelé, excité à; attiré, séduit, suborné.
- 3 - tourmenté,
troublé, irrité.
- sollĭcĭtē,
adv. : - 1 - avec
inquiétude.
- 2 - avec une grande
attention, avec précaution,
avec grand soin, avec sollicitude.
- urbis
curam sollicitissime agere, Suet. : s'occuper de Rome avec une extrême
sollicitude.
- sollĭcĭto,
āre, āvi, ātum : - tr. -
1
- remuer fréquemment, agiter
fortement, ébranler; frapper à plusieurs
reprises.
- tellurem
sollicitare, Virg. G. 2, 418 : remuer à fond la terre.
- remis freta
sollicitare, Virg. G. 2, 503 : battre les flots
de la rame.
- spicula dextrā
sollicitare, Virg. En. 12, 404 : secouer,
ébranler le
dard avec sa main droite.
- stomachum vomitu, alvum purgatione
sollicitare, Cels. 1 : faire vomir et purger les intestins.
2 - inquiéter,
tourmenter, troubler.
- Maenalias arcu sollicitare feras, Ov. Am. 1 : poursuivre, flèche à la
main, les bêtes féroces du Ménale.
- stomachum sollicitare, Hor. S. 2, 2, 43
: troubler l'estomac.
- multa sunt quae me
sollicitant anguntque, Cic. Att. 1, 18, 1 : il y a beaucoup de
choses qui m'inquiètent et me causent du chagrin.
- cf.
Cic. CM 1; Q. 3, 3, 1; Fam. 2, 16, 5; Br. 331.
- de aliqua re
sollicitari, Cic. Rep. 3, 41 : s'inquiéter de qqch.
- cur meam senectutem hujus sollicito
amentiā? Ter. And. : pourquoi ma vieillesse se
tourmente-t-elle de
ses folies?
-
nihil me magis sollicitat
quam ... non me ridere tecum, Cic. Fam. 2, 12, 1 : rien ne
m'afflige plus que de ne pas rire avec toi.
- de
posteris
nostris sollicitor, Cic. Rep. 3, 29, 41 : je suis
inquiet pour nos descendants.
-
myropolas omnes
sollicito, Plaut. Cas. : je donne du tracas à tous
les
parfumeurs.
-
parce, precor, Manes
sollicitare meos, Ov. Tr. 3 : cesse, je te prie, de troubler mes mânes.
3
- provoquer, exciter,
soulever, pousser.
- opifices
et servitia ad eum eripiendum sollicitabant, Sall. C. 50, 1 : ils
poussaient
les artisans et les esclaves à l'arracher de la prison. ---
cf. Cic. Clu. 47; Cael. 51; Liv.
25,
15, 5.
- sollicitare
ut : presser vivement de. --- cf. Caes. BG.
3, 8, 4 ;
Cic. Fam. 15, 2, 6.
- Telethusa suum maritum
sollicitat
precibus, ne spem sibi ponat in arto, Ov. M. 9 : Téléthusa conjure son
mari de ne pas lui donner seulement un espoir limité.
4
- solliciter, attirer, inviter à.
- oculos sollicitare, Sen. Ep. 88, 7
: attirer les regards.
-
Alexandrum in Italiam sollicitare, Curt. : inviter Alexandre en Italie.
- sollicitare
in partes suas, Just. : tâcher d'attirer à son parti.
- sollicitare ad emendum, Sen. : inviter à acheter.
-
nullum sollicitant haec, Flacce, toreumata furem, Mart. 12, 74, 5 : ces
vases ciselés, Flaccus, ne tentent aucun voleur.
- poet. avec
inf. sollicitare spatium decurrere, Lucr. :
inviter à parcourir la carrière.
5
- chercher
à gagner, chercher à séduire, attirer, allécher.
- Ov. M. 7, 721; H.
16, 4; Am. 3, 1, 50.
- sollĭcĭtūdo,
ĭnis, f. : - 1 -
grande
inquiétude, tourment, souci, préoccupation. - 2
- Dig. soin, office, fonction, charge.
- imaginare quae sollicitudo nobis, qui metus,
quibus super tanta re in illo coetu dicendum erat, Plin. Ep. 2, 11 :
imaginez-vous quel sujet d'inquiétude et de crainte pour moi qui devais
porter la parole dans une si grande affaire, devant une si auguste
assemblée.
- struere sollicitudinem alicui,
Cic. Att. 5, 21, 3 : créer des inquiétudes à qqn.
- alicui
sollicitudo inest + prop. inf. Liv.
2, 41, 2 : qqn appréhende que.
- gemmarum
sollicitudo, Plin. 33,
25 : l'inquiétude
que causent les pierreries.
- au plur. Cic.
Off. 3, 84 ; Fin. 1, 51; Div.
2, 150; Hor. O. 1, 18, 4.
- sollĭcĭtus,
a, um : - 1 - remué
fortement,
agité, ballotté (en parl. d'un navire). - 2
- agité, troublé, tourmenté, préoccupé, angoissé, inquiet, soucieux,
craintif. - 3 - qui
inquiète, qui trouble.
- sollicitus
sum quidnam decernatur : je me demande avec inquiétude ce qui sera
décidé.
- sollicitum
habere aliquem : donner de l'inquiétude à qqn, tourmenter qqn.
- sollicitus
de aliqua re : inquiet (au sujet) de qqch.
- sollicitus
pro aliquo : inquiet pour qqn.
- sollĭcūrĭus,
a, um : Fest. qui veut tout savoir.
- sollĭferrĕum
(sōlĭferrĕum), i, n. (s.-ent. telum) [sollus + ferrum
; totus + ferrum] : Liv. Gell. javelot tout en fer.
- solo
:
1
- sōlo, āre, ātum [solus] : dévaster, dépeupler.
2
- sōlo, āre, ātum ---> solor.
3
- Sŏlo ---> Solon.
- sŏloecismus,
i, m. : - 1 -
solécisme.
- 2 - faute, péché.
- gr.
σολοικισμός.
- sŏloecista,
ae, m. : Hier. qui fait des solécismes.
- gr.
σολοικιστής.
- sŏloecŏphănĕs,
is, n. : Cassiod. solécisme apparent.
- gr.
σολοικοφανές.
- sŏloecum,
i, n. : Gell. solécisme.
- gr.
σόλοικον.
- sŏloecus,
a, um : qui est contre les règles de la grammaire.
- Sŏlŏmōn,
etc. : c. Salomon.
- Sŏlōn
(Sŏlo), ōnis, m. : Solon. - 1
- législateur athénien. - 2
- autres du
même nom.
- gr.
Σόλων, ωνος.
- voir
hors site : Solon.
- Sŏlōnātes,
ĭum (um), m. : Plin. peuple de la gaule Cisalpine.
- Solonĭum,
ĭi, n. : Solonium (canton du Latium).
- ire
in Solonium, Cic. : aller à Solonium.
- Solonius
ager, Liv. 8 : le territoire de Solonium.
- sōlor,
āri, ātus sum : - dép. tr. - 1
- consoler, réconforter. - 2
- apaiser, alléger,
soulager, calmer. - 3
- soulager, aider, secourir.
- 4 - satisfaire,
contenter, assouvir (la
faim).
- solari
cladem Lugdunensem, Tac. : réparer le désastre de Lyon.
- solari
inopem et aegrum, Hor. Ep. 2 : soulager un malade dans la détresse.
- maesti
metum solatur Iuli, Virg. En. 12 : il calme l'inquiétude de Iule qui
est
affligé.
- sŏlox,
ōcis : - 1 - brut,
rude, grossier
(en parl. de la laine). - 2
- grossier, rustique.
- solox
(s.-ent. vestimentum), Tert. : vêtement de laine grossière.
- solpŏrĕus
: c. sulfureus.
- solpūga
: c. solipuga.
- solsĕquĭa,
ae, f. [solem + sequor] : Isid. tournesol (plante).
- solsĕquĭum,
ĭi, n. : c. solsequia.
- solstĭtĭālis,
e : - 1 - du solstice
(d'été), solsticial. - 2
- d'été. - 3
- du soleil, du midi. - 4
- du soleil, solaire,
annuel.
- solstitiale
tempus, Ov. F. 6 : l'été.
- solstitialis
nox, Ov. P. 2 : la nuit la plus courte de l'année.
- solstitialis
circulus, Varr. : le tropique du Cancer.
- solstitialis
orbis, Varr. : le tropique du Cancer.
- solstitialis
herba, Plaut. : plante qui fleurit au moment du solstice (plante
éphémère).
- solstĭtĭum,
ĭi, n. [sol + sisto] : (Lebaigue
P. 1173 et P.
1174) - 1 -
solstice. - 2
- solstice d'été; l'été.
- brumale
solstitium, Col. : solstice d'hiver.
- solstitio,
Hor. Sen. : pendant l'été, pendant les chaleurs.
- sŏlūbĭlis,
e : - 1 - soluble, qui
se
dissout. - 2 - facile
à démonter (à défaire).
- 3 - Prud.
corruptible. - 4
- qui relâche, qui détend ou qui dissout.
- sŏlŭi
: parf. de soleo et de solvo.
- solum
:
1
- sōlum, i, n. : - a -
toute
surface servant de support : fondement, base, fond. - b
- plante des pieds; semelle. - c
- le sol,
la terre, emplacement (d'une ville, d'un camp). - d
- sol, terroir, terrain. - e
- sol, propriété.
- f - lieu, contrée,
pays.
2
- sōlum (sōlummodo), adv : seulement, ne ... que...
- non
solum... sed etiam (verum etiam) : non seulement... mais encore.
- non
solum (non)... sed ne... quidem : non seulement... ne... pas, mais
ne...
pas même.
- sōlummodo
---> solum.
- Sŏluntīnus,
a, um : de Solonte.
- Soluntini,
ōrum, m. : les habitants de Solonte.
- solus
:
1
- sōlus (arch. sollus), a, um : - a
- seul,
unique. - b - seul,
sans compagnie. - c
- isolé, délaissé, abandonné. - d
- solitaire,
désert.
- la
déclinaison
- solus
ex omnibus, Cic. : seul entre tous.
- solus
de viginti, Ov. : seul sur vingt.
- conveni
solum solus : je me suis trouvé seul à seul avec lui.
- solus
per se : seul et par soi-même.
- rem
narrabit sola soli, Ter. Hec. 3, 2, 15 : elle racontera l'affaire seule
à seul (en tête à tête).
- solos
novem menses Asiae praefuit, Cic. Att. 5, 17, 5 : il gouverna l'Asie
pendant
neuf mois seulement.
- in
solo esse sapiente, Cic. : appartenir seulement au sage.
- prendere
aliquem solum, Ter. : prendre qqn à part.
- soli
agri Libyae, Virg. : déserts de la Libye.
- sola
insula, Cat. : île inhabitée.
- proficiscitur
in loca sola, Sall. J. 103, 1 : il s'en va dans le désert.
- voir solum.
2
- Sŏlūs, untis, f. : Solonte (ville de Sicile).
- sōlūtē,
adv. : - 1 - Lucr.
sans cohésion,
sans consistance. - 2
- librement, sans contrainte,
facilement. - 3 - sans
gêne, sans attention,
nonchalamment, avec négligence. - 4
- d'une
manière dégagée, avec aisance.
- sŏlūtĭlis,
e : qui se sépare, qui se démonte.
- sŏlūtim,
adv. : Tert. d'une manière lâche, sans serrer.
- sŏlūtĭo,
ōnis, f. : - 1 -
décomposition
(des parties), dissolution. - 2
- solution
(d'un problème), explication (d'une difficulté). - 3
- Plin. relâchement (du ventre). - 4
- dégagement,
souplesse, aisance, liberté. - 5
- séparation,
divorce. - 6 -
paiement, solde.
- sŏlūtŏr,
ōris, m. : - 1 - Aug.
celui
qui ouvre. - 2 - Tert.
celui qui paie.
- sŏlūtrix,
īcis, f. : Diom. celle qui délivre (de).
- sŏlūtus,
a, um :
1 - part. passé de solvo.
2 - adjectif :
a
- sans liens, libre, non enchaîné.
- Cic.
Dej. 22; Liv. 24, 45.
b - disjoint, de
contexture relâchée.
- solutior
terra, Sen. Ep. 90, 21 : terre plus meuble.
- aer
solutior, Cic. Nat. 1, 2, 10 : air moins dense, plus volatil.
c - dégagé, libre,
sans entraves.
- judicio
soluto et libero, Cic. Phil. 5, 41 : par une décision d'une pleine et
entière liberté.
- soluta
nobis est eligendi optio, Cic. Fin. 1, 33 : nous avons le libre pouvoir
de choisir.
- soluti
a cupiditatibus, Cic. Agr. 1, 27 : dégagés des passions.
- paulo
solutiore tamen animo, Cic. Verr. 2, 5, 31 , § 82 : mais avec l’esprit
un peu plus dispos.
- solutus
omni fenore, Hor. Epo. 2, 4 : dégagé des soucis de l'usure.
- operum
soluti, Hor. O. 3, 17, 16 : libres de toute tâche.
- soluta
praedia, Cic. Agr. 3, 9 : terres dégagées de toute servitude.
- ut
quisque contemptissimus, ita solutissimae linguae est, Sen. Const. 11,
3 : plus on est avili, plus on est libre de tout dire.
- solutum
est + inf. : on est libre de.
- solutum
existimatur esse alteri male dicere, Caecin. in Cic. ep. 6, 7, 3 : on
est
libre, pense-t-on, de dire du mal d'autrui.
- maxime
solutum fuit prodere de ... Tac. An. 4 : on a pu en toute liberté
parler
de...
d
- qui a de l'aisance, de la
facilité.
- solutissimus
in dicendo, Cic. Br. 180 : ayant une très grande aisance de parole.
- cf.
Cic. Br. 173.
e
- en parl. du style
: dégagé des liens du
rythme.
- Cic.
Or. 77.
- plur.
n. soluta, Cic. Or. 234 : un style lâche.
- soluta
oratio, Cic. Br. 32 : la prose.
- verba
soluta, Cic. de Or. 3, 176 : mots sans l'entrave du rythme.
- numerus
quidam astrictus et solutus, Cic. de Or. 3, 175 : une sorte de rythme à
la fois serré et libre.
- scribere
temptabam verba soluta modis, Ov. Tr. 4, 10, 24 : je m'efforçais
d'écrire
en prose.
- carmen
solutum, Quint. : poème en prose.
g
- sans bride, sans retenue.
- soluta
praetura, Cic. Mil. 34 : une préture sans frein (une préture qui ne
recule
devant aucun excès).
- cf.
Cic. Rep. 4, 4 ; Liv. 27, 31, 6.
h
- relâché, négligent, insouciant.
- solutus
et mollis in gestu, Cic. Br. 225 : plein de négligence et de
laisser-aller
dans l'action oratoire.
- solutior
cura, Liv. 3, 8, 8 : soin qui se relâche davantage, plus grande
négligence.
- omnia
soluta apud hostes esse, Liv. 8, 30, 3 : que la négligence est complète
chez les ennemis.
- sinum
togae in dextrum umerum ab imo rejicere, solutum ac delicatum est,
Quint.
11, 3, 146 : rejeter le pan de derrière sur l'épaule droite est un
signe
de négligence et de mollesse.
k
- sans énergie.
- lenitentas
solutior, Cic. Cat. 2, 27 : indulgence trop molle.
- solutus
et enervis, Tac. D. 18 : ayant un style sans énergie et sans nerf.
- solvo,
ĕre, solvi, sŏlūtum : (Lebaigue
P. 1174 et P.
1175) - tr.
- parf.
solui, Catul. 2, 13 [trissyll.] ; soluisse,Tib. 4, 5, 16 [quatre syll.].
1 - désagréger,
décomposer, dissoudre.
- cometes
solvi putant, Plin. : ils pensent que les comètes se dissolvent.
- solvere
nivem, Ov. : faire fondre la neige.
- Auster
se solvit in auras, Luc. : l'Auster se perd dans le vide.
- solvuntur
viscera, Virg. : les chairs se putréfient.
- naturā
solvente, Sen. : quand la nature amène la dissolution (= la mort).
2 - défaire (ce qui
est noué), ouvrir, décacheter;
débrouiller, expliquer.
- solvere
nodum, Curt. : défaire un noeud.
- solvere
ambiguitatem, Quint. : éclaircir une équivoque.
- solvere
carmen : expliquer une énigme (en vers).
- solvere
capillos, Ov. : dénouer ses cheveux.
- solvere
crinem : dénouer la chevelure.
- solvere
fasciculum, Cic. : défaire un paquet.
- epistulam
(epistulae vinculum) solvere : ouvrir une lettre, décacheter une lettre.
- os
solvere : ouvrir la bouche.
- vocem
solvere : ouvrir la bouche, parler.
3 - délier, dégager
(ce qui est retenu),
détacher, lâcher, délivrer, libérer, affranchir.
- vincti
solvuntur, Cic. Verr. 5, 12 : on détache les gens enchaînés.
- ergastula
solvere, Fam. 11, 13, 2 : délivrer les esclaves.
- equum
solvere, Hor. Ep. 1, 1, 8 : dételer un cheval.
- solvere
a stipite funem, Ov. F. 4, 333 : détacher le câble de la souche.
- solvere
ancoram (naves) : lever l'ancre, appareiller.
- solvere
navem (ancoram) : lever l'ancre, appareiller, détacher le bateau,
partir.
- Alexandriā
solvere : faire voile d'Alexandrie, partir d'Alexandrie.
- solvere
se longo luctu, Virg. : s'affranchir d'un long deuil.
- solvere
aliquem legibus, Cic. : dispenser qqn d'obéir aux lois.
- solvere
civitatem religione, Cic. : relever les citoyens d'un engagement
religieux.
- aliquem
cura solvere : délivrer qqn du souci.
- aliquem
sacramento (militiā) solvere : libérer qqn du service militaire.
- partūs
solvere : donner naissance.
- parturientem
solvere, Plin. : délivrer une femme en couches.
4 - séparer,
disjoindre, désunir, rompre,
ouvrir, dissiper, interrompre, faire cesser, détruire.
- solvere
pontem : détruire (rompre) un pont.
- somno
solutus sum : je fus tiré de mon sommeil.
- solvere
commissas acies, Prop. : séparer des armées qui combattent.
- amicos
solvere : désunir des amis.
5 - détendre,
relâcher, alanguir, affaiblir.
- solvere
cupiditates, Curt. : lâcher la bride à ses passions.
- deliciis
infantiam solvere, Quint. : amollir l'enfance par une vie délicate.
- solvitur
hiems, Hor. : l'hiver s'adoucit.
- corpora
quae senectus solvit : corps affaissés par l'âge.
- solvere
lumina alicui, Virg. : plonger qqn dans le sommeil (relâcher les
paupières
de qqn).
6
- détendre les ressorts de la vie,
faire mourir.
- solvi
(morte) : mourir.
- solvi
morbo, Flor. : mourir de maladie.
- solvi
inediā, Petr. : mourir de faim.
7 - acquitter (une
dette), solder (un prix),
s'acquitter (d'un devoir), subir (une peine), expier (une faute).
- solvere
alicui : **payer (une dette) à qqn** = payer qqn.
- solvendo
(ad solvendum) non esse : être insolvable, ne pas être
solvable.
- pecuniam
debitam solvere : payer une dette.
- praesentem
pecuniam solvere : payer comptant.
- praesenti
pecuniā solvere : payer comptant.
- votum
solvere : s'acquitter d'un voeu.
- solvere
poenas : subir un châtiment.
- solvere
poenas capite : être puni de mort.
- solvere
justa (suprema) : rendre les devoirs funèbres.
- Solyma,
ae, f. (Solyma, ōrum, n.) : Solyme, Jérusalem.
- autres
formes : Hĭĕrŏsŏlyma , ōrum, n. -- Hiĕrūsălem, n.
- cf.
gr. Ἱεροσόλυμα.
- Solymus
:
1
- Solymus, a, um : de Solyme, de Jérusalem.
- Solymi,
ōrum, m. : - a -
Solyme, Jérusalem. - b
- Tac. les habitants de Solyme.
2
- Solymus, i, m. : Solymus - a
- un des compagnons
d'Enée, qui fonda une colonie à Sulmone. - b
- nom d'un guerrier.
3
- Solymus, i, f. : Solyme (= Sulmone, ville d'Italie).
- Sōmĕna,
ae, f. : Fort. la Somme (fleuve de la Gaule belgique).
- somnĭālis,
e : - 1 - Fulg. vu en
songe,
rêvé. - 2 - Inscr. qui
envoie des songes.
- somnĭālĭtĕr,
adv. : Fulg. en songe.
- somnĭātŏr,
ōris, m. [somnio] : Sen. songeur, visionnaire.
- somnĭcŭlōsē,
adv. : Plaut. nonchalamment.
- somnĭcŭlōsus,
a, um : - 1 - dormeur,
endormi, somnolent. - 2
- engourdi, nonchalant,
indolent. - 3 - sens
actif - assoupissant,
qui endort, qui engourdit, qui provoque la torpeur.
- etesiae
somniculosi a nautis et delicati vocantur quod mane nesciunt surgere,
Sen.
: on donne aux étésiens le nom de dormeurs et de paresseux, parce
qu'ils
ne se lèvent pas matin.
- somniculosa
aspis, Gell. : aspic assoupissant (provoquant la torpeur).
- somnĭfĕr,
ĕra, ĕrum [somnus + fero] : - 1
- somnifère, soporifique, qui endort. - 2
- qui cause un engourdissement mortel, qui engourdit, assoupissant,
mortel.
- (Mercurii)
virga somnifera, Ov. : la baguette (de Mercure) qui répand le sommeil.
- somnifera
vis papaveris, Plin. : les vertus narcotiques du pavot.
- somnifera,
ae, f. Ov. : morelle vénéneuse.
- somnĭfĭcus,
a, um [somnus + facio] : - 1
- Plin. soporatif, narcotique. - 2
- Plin.
qui cause un engourdissement mortel.
- somnĭgĕr,
gĕra, gĕrum [somnus + gero] : Dracont. qui envoie
le sommeil.
- somnĭo,
āre, āvi, ātum :
- dépon.
somnior, ari : Apul. M. 3, 22; 8, 12; Petr. 74, 14.
1 - intr.
- avoir
un songe, rêver.
- de
aliqua re somniare, Cic. : rêver de qqch.
- de
aliquo somniare, Cic. : rêver de qqn.
- totas
noctes somniamus, Cic. Div. 2 : nous avons des rêves des nuits entières.
- avec
acc. d'objet interne - mirum atque inscitum
somnium somniavi,
Plaut. Rud. 597 : j'ai fait un rêve étonnant, absurde.
- passif
impers. - Aristoteles et Fabianus plurimum
somniari circa ver
et auctumnum tradunt, Plin. 28, 4, 14, 54 : selon Aristote et Fabien,
c'est
vers le printemps et l'automne que les rêves sont les plus fréquents.
2
- tr. - voir en rêve,
rêver de.
- ovum
somniare, Cic. : rêver d'un oeuf.
- somniare
+ prop. inf. Cic. : rêver que...
- au
fig. Trojanum somniabam, Cic. Att. 9, 13, 6 : je
rêvais que
c'était la villa de Troie (en Italie).
- somnĭōsus,
a, um [somnus] : C.-Aur. somnolent.
- somnĭum,
ĭi, n. : - 1 - songe,
rêve.
- 2 - vaine
imagination, rêverie, vision,
extravagance. - 3 -
fantaisie, chimère. - 4
- Virg. sommeil, assoupissement.
- fabulae!
... somnia! Ter. Phorm. 3, 2, 9 : chansons! ... chimères.
- Somnia,
ōrum, n. Cic. Ov. : les Songes (personnifiés).
- somnium
alicui conjicere, Plaut. : expliquer à qqn un songe.
- somnio
uti, Cic. : avoir un songe, rêver.
- somnium
videre, Ov. : avoir un songe, rêver.
- per
somnia, Cic. : en rêve.
- per
somnia loquentes, Lucr. 5, 1158 : parlant dans leur sommeil.
- ille,
somnium, Ter. : lui, c'est un songe-creux.
- de
argento, somnium, Ter. : à l'égard de l'argent, néant.
- somnia
Pythagorea, Hor. : les utopies pythagoriciennes.
- somnŏlentĕr,
adv. : en dormant.
- Hier.
in Psa. 118; Sol. 20, 7.
- somnŭlentĭa
(somnŏlentĭa), ae, f. [somnulentus] : Sid. somnolence.
- somnŭlentus
(somnŏlentus), a, um [somnus] : Apul. assoupi.
- somnurnus,
a, um [somnus, cf. nocturnus, diurnus] : Varr. paru en songe.
- somnus,
i, m. : (Lebaigue
P. 1175 et P.
1176) - 1 -
sommeil, somme. - 2
- songe. - 3 -
engourdissement moral, torpeur,
apathie, indolence, nonchalance. - 4
- léthargie.
- 5 - calme, repos
(des éléments). - 6
- temps consacré au sommeil, nuit.
- *sop-nos
--- cf. sopor --- gr. ὕπνος.
- in
somnum ire, Plin. : aller se coucher.
- somnum
petere, Quint. : aller se coucher.
- somno
se dare, Cic. : s'endormir.
- somnum
concitare (afferre, gignere, conciliare) : faire dormir, endormir.
- ex
somno excitare aliquem, Cic. Sull. 8, 24 : réveiller qqn.
- nate
dea, potes ducere somnos, Virg. En. 4 : fils de déesse, peux-tu
continuer
à dormir?
- Lethaeos
pocula ducentia somnos, Hor. Epod. 14, 3 : les coupes d'eau du Léthé,
qui provoquent la léthargie.
- somno
excuti, Virg. : se réveiller en sursaut.
- somnus
urget, Cels. : il y a somnolence.
- per
somnum, Cic. : pendant le sommeil, en dormant.
- me
patris Anchisae admonet in somnis et turbida terret imago, Virg. En. 4
: dans mon sommeil, l'image troublée de mon père Anchise m'admoneste
et m'effraie.
- longus
(niger, frigidus) somnus : le long (le noir, le froid) sommeil [de la
mort].
- Somnus,
i, m. Ov. Hyg. : le Sommeil (divinité).
- anus,
exterrita somno, Enn. ap. Cic. Div. 1, 20, 40 : la vieille, effrayée
par
son rêve.
- in
somnis aliquid videre, Cic. : voir qqch en songe.
- sōna
: Plaut. c. zōna.
- sōnābĭlis,
e : Ov. Aug. sonore, retentissant.
- sōnans,
antis : part. prés. de sono. - 1
- qui résonne, sonore, retentissant. - 2
- sonore (en parl. du débit, du style), ronflant. - 3
- qui parle.
- abl.
sing. -ante; Lucr. Virg. -anti.
- gén.
plur -ium; CatuL. -um.
- litterae
insonantes, Apul. : les muettes.
- litterae
sonantes, Apul. : les voyelles.
- litterae
semisonantes, Apul. : les semi-voyelles.
- sonantĭa,
ĭum, n. : les sons.
- domina
amnium sonantum, Catul. : la maîtresse des cours d'eau sonore.
- (numerose)
sonans : harmonieux, mélodieux.
- sŏnantĭus,
adv. au compar. : Donat. d'une manière plus sonore.
- Sonautēs,
ae, m. : Plin. fleuve de Bithynie.
- sŏnax,
ācis : Apul. bruyant, retentissant.
- sonchus,
i, m. : Plin. laiteron ou laceron (plante).
- gr.
σόγχος.
- sŏnĭgĕr,
ĕra, ĕrum : Aug. bruyant, sonore.
- sŏnĭpēs,
pĕdis : au pied bruyant.
- sŏnĭpēs,
pĕdis, subst. au m. : un cheval, un coursier.
- sŏnĭtŭs,
ūs, m. : - 1 - son,
retentissement,
bruit, fracas. - 2 -
éclat de voix, exclamation.
- gén.
arch. sŏnĭti.
- sŏnĭvĭus,
a, um : bruyant.
- sonivium
tripudium : augure favorable (à
cause bruit de la
nourriture qui tombe du bec des poulets sacrés).
- sŏno,
āre, sŏnŭi, sŏnĭtum (qqf. sŏnāvi, sŏnātum) : - tr. et
intr. - 1 - sonner,
bruire, résonner, rendre
un son. - 2 - émettre
(des sons); crier,
chanter, parler. - 3 -
parler d'une voix sonore,
dire d'une voix sonore, déclamer, célébrer, vanter. - 4
- indiquer par le son; signifier, signaler, révéler.
- Enn.
Lucr. sŏno, is, ere.
- sŏnŏr,
ōris, m. : son, bruit, retentissement; mugissement (de la
mer, de la foule); pétillement (de la flamme); clameurs (de la foule).
- sonorem
dare, Virg. : retentir, mugir.
- sŏnōrē,
adv. : Gell. bruyamment.
- sŏnōrĭtās,
ātis, f. : sonorité, harmonie.
- sŏnōrus,
a, um : - 1 - sonore,
retentissant,
bruyant. - 2
- sonore, pompeux (en parl.
du style).
- sons
(inus. au nom.), sontis, adj. : - 1
- Fest. nuisible, funeste. - 2
- coupable,
criminel.
- sons,
sontis, m. : un coupable, un criminel.
- comprehensio
sontium, Cic. : arrestation des coupables.
- gén.
plur. Stat. : sontum.
- sontum
supplicia, Stat. Th. 4 : les supplices des coupables.
- Sontĭātes,
um, m. : Caes. les Sontiates (peuplade de l'Aquitaine).
- sontĭcus,
a, um : - 1 -
dangereux, sérieux,
grave. - 2 - qui
fournit une excuse valable.
- morbus
sonticus, Tab. : maladie grave (qui sert d'excuse valable).
- sontica
causa, Naev. : excuse valable.
- sŏnŭi
: parf. de sono.
- sonus
:
1
- sŏnus, a, um : Isid. qui rend un son.
- sonae
(s.-ent. litterae), Isid. : voyelles.
2
- sŏnus, i, m. (Sisen. Amm. sŏnus, us) : - a
- son, bruit, retentissement. - b
- son de
la voix, voix, parole; paroles, langage. - c
- cri (des animaux); chant (des oiseaux). - d
- accent (de la voix), ton, inflexion.
- Sōpătĕr,
tri, m. : Sopater (nom grec d'homme).
- gr.
Σώπατρος.
- sōpesco,
ĕre : - intr. - N.-Tir. s'assoupir.
- Sōphēnē,
ēs, f. : Plin. la Sophène (partie de l'Arménie).
- gr.
Σωφηνή, ῆς.
- Sōphēni,
ōrum, m. : les habitants de la Sophène.
- sŏphĭa,
ae, f. : sagesse.
- gr.
σοϕία.
- sŏphisma,
ătis, n. : sophisme.
- gr.
σόϕισμα, ατος.
- sŏphismătĭŏn,
ĭi, n. : Gell. petit sophisme.
- gr.
σοφισμάτιον.
- sŏphistes
(sŏphista), ae, m. : sophiste (philosophe qui enseignait
à prix d'argent l'art de penser et de parler, la sagesse pratique et
l'éloquence).
- gr.
σοϕιστής.
- voir
hors site : Sophistes.
- sophistice
:
1
- sŏphistĭcē, adv. : par des sophismes, captieusement.
2
- sŏphistĭcē, ēs, f. : Apul. art du sophisme, chicane, argutie,
subtilité.
- gr.
σοφιστική (s.-ent. τέχνη).
- sŏphistĭcus,
a, um : sophistique, captieux.
- gr.
σοϕιστικός.
- sŏphistrĭa,
ae, f. : Hier. femme sophiste.
- gr.
σοφίστρια.
- Sŏphŏclēs,
is, m. : Sophocle. - 1
-
poète tragique grec. - 2
- nom d'un Agrigentin.
- gr.
Σοϕοκλῆς.
- gén.
Sŏphŏcli, Gell.
- voir
hors site : Sophocle.
- Sŏphōclēus,
a, um : de Sophocle.
- gr.
Σοφόκλειος.
- Sŏphōclĭdisca,
ae, f. : Plaut. nom d'une servante.
- Sŏphŏnība
(Sophonisba), ae, f. : Sophonisbe (femme de Syphax et fille
d'Asdrubal).
- gr.
Σοϕονίϐα.
- voir
hors site : Sophonisbe.
- sophos
:
1
- sŏphōs, adv. : bravo! très bien!
- gr.
σοϕῶς.
- clamare
sophos, Petr. : crier bravo.
- tergeminum
sophos, Mart. : triple salve d'applaudissements.
2
- sŏphŏs (sŏphus), i, m. : un sage, un philosophe.
- gr.
σοϕός.
- Sōphrōn,
ōnis, m. (acc. -ona) : Sophron (poète mimique grec, contemporain
d'Euripide).
- gr.
Σώφρων, ωνος.
- Sōphrŏniscus,
i, m. : Sophronisque (statuaire, père de Socrate).
- gr.
Σωφρονίσκος.
- Sōphrŏsynē,
ēs, f. : Sophrosyne (fille de Denis l'Ancien).
- gr.
Σωφροσύνη, ης -- σωφροσύνη,
ης : bon sens, sagesse, prudence.
- sŏphus,
i, m. : c. sophos.
- sōpĭo,
īre, īvi (ĭi), ītum : - tr. - 1
- assoupir, endormir. - 2
- engourdir, étourdir,
faire perdre connaissance, faire tomber en syncope. - 3
- endormir du sommeil de la mort, tuer, faire mourir, faire périr. - 4
- apaiser, calmer, faire cesser.
- sopiri,
Lucr. : mourir.
- sopiri,
Liv. : s'évanouir.
- sōpītĭo,
ōnis, f. : assoupissement.
- sōpītus,
a, um : part. passé de sopio.
- 1
- assoupi, endormi. - 2
- privé de sentiment,
évanoui. - 3 - plongé
dans le sommeil de
la mort. - 4 -
engourdi, paralysé. - 5
- éteint. - 6 - au
fig. assoupi, éteint, qui a cessé, apaisé. - 7
- inerte, sans ressort, engourdi.
- sŏpŏr,
ōris, m. : (Lebaigue
P. 1176 et P.
1177) - 1 -
sommeil, sommeil profond.
- 2 - engourdissement,
léthargie. - 3
- Plaut. évanouissement. - 4
- rêve, songe.
- 5 - engourdissement
moral, torpeur, nonchalance,
indolence, inertie. - 6
- narcotique, breuvage
soporifique. - 7 -
Virg. Prop. le Sommeil
(personnifié). - 8 -
Stat. tempe (siège
du sommeil). - 9 -
sommeil éternel, la mort.
- soporem
excutere, Ov. : s'éveiller en sursaut.
- sopor
(aeternus, perpetuus) : le sommeil éternel, la mort.
- sŏpōrātus,
a, um : part. passé de soporo.
- 2 - imprégné d'un
narcotique, rendu soporifique.
- 3 - assoupi,
endormi, engourdi. - 4
- endormi du sommeil de la mort, mort. - 5
- somnifère, soporatif. - 6
- calmé, apaisé.
- sŏpōrĭfĕr,
ĕra, ĕrum : soporifique, somnifère, narcotique.
- sŏpōro,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- assoupir, endormir. - 2
- engourdir. - 3
- éteindre, apaiser.
- soporans,
Cass. : endormi.
- voir sŏpōrātus.
- sŏpōrus,
a, um : - 1 - qui
apporte le
sommeil, assoupissant. - 2
- assoupi.
- soporus
amnis, Sil. : le fleuve de l'oubli, le Léthé.
- Sōra,
ae, f. : Sora (ville du Latium, auj. Sora).
- Soracte
(Sauracte), is, n. : le Soracte (mont des Falisques).
- Soractinus,
a, um : du Soracte.
- soracum,
i, n. : coffre (pour les costumes des comédiens).
- Soranus
:
1
- Soranus, a, um : de Sora.
2 - Soranus, i, m. : Soranus. - a
-
surnom de Pluton. - b
- nom d'homme.
- Sorax,
actis, m. : c. Soracte.
- sorbĕo,
ēre, sorbŭi (sorpsi, Prisc.), sorptum (sorbitum, Prisc.)
: - tr. - 1 - avaler,
humer, gober. - 2
- Juv. aspirer. - 3 - au
fig. boire, absorber, s'imbiber de, engloutir. - 4
- engloutir, dévorer (mentalement). - 5
-
dévorer, concentrer, dissimuler, cacher.
- odia
alicujus sorbere : supporter la haine de qqn.
- simul
flare sorbereque haud facile, Plaut. Most. 3 : il n'est pas facile de
boire
et souffler en même temps (de faire deux choses à la fois).
- implacata
Charybdis ... vastos sorbet in abruptum fluctus, Virg. : l'implacable
Charybde
... engloutit dans les profondeurs des vagues énormes.
- sorbĭlis,
e : Col. Cels. facile à avaler.
- sorbillo
(sorbĭlo), āre : - tr. et intr. - Ter. Apul. avaler à petites
gorgées, vider à petites gorgées, boire à petits coups.
- sorbilo
:
1 - sorbĭlō, adv. : Plaut. par gorgées, goutte à goutte, à
petits coups.
2
- sorbĭlo : c. sorbillo.
- sorbĭtĭo,
ōnis, f. : - 1 - Pers.
action
de boire. - 2 -
breuvage, potion, bouillon,
potage, sauce. - 3 -
brouet, bouillie, purée,
pâtée.
- sorbitione
faciam ego te mea, item ut Medea Peliam concoxit senem, Plaut. : grâce
à mon bouillon, je t'accommoderai comme Médée l'a fait du vieux Pélias.
- sorbĭtĭuncŭla,
ae, f. : - 1 - M.-Emp.
petit breuvage. - 2 -
Hier. bouillie.
- sorbo
: Prisc. Apul. c. sorbeo.
- sorbsi
: c. sorbui -- parf. de sorbeo.
- sorbŭi
: parf. de sorbeo.
- sorbum,
i, n. : sorbe, fruit du sorbier.
- sorbus,
i, f. : sorbier.
- sordĕo,
ēre, sordŭi : - intr. - 1
-
être malpropre, être sale. - 2
- être avare,
être mesquin. - 3 -
être méprisable, être
dédaigné, déplaire.
- pretium
aetas altera sordet, Hor. Ep. 1, 18 : une nouvelle jeunesse (me) paraît
un prix trop dérisoire.
- alicui
sordere : être méprisable aux yeux de qqn.
- faciet,
quoniam sordent tibi munera nostra, Virg. B. 2, 44 : elle le fera,
puisque
mes dons n'ont aucune valeur pour toi.
- sordent
prima quaeque, cum majora sperantur, Curt. 10, 10, 8 : on méprise tout
ce qu'on a au début quand on a de plus grands espoirs.
- sordes,
is, f. (rare) et
sordes, ĭum,
f. plur. : - 1 -
ordure, saleté, malpropreté,
crasse. - 2 - aspect
négligé, tenue négligée.
- 3 - tenue de deuil,
deuil (tenue
négligée en cette circonstance), affliction, douleur. - 4
- misère, pauvreté. - 5
- un être hideux,
un être ignoble, rebut, déchet (de la société). - 6
- tache, souillure, ignominie, déshonneur. - 7
- action honteuse, turpitude, bassesse. - 8
- basse condition, lie du peuple. - 9
- avarice
sordide, mesquinerie.
- suscipere
sordes : prendre le deuil.
- alicujus
sordes incusare, Cic. : reprocher à qqn la bassesse de sa condition.
- sordesco,
ĕre, sordŭi : - intr. - se salir, devenir sale.
- sordĭdātus,
a, um : - 1 - vêtu
salement,
en tenue négligée. - 2
- en vêtements de
deuil. - 3 - souillé
par le vice, immonde.
- sordĭdē,
adv. : - 1 - salement;
trivialement.
- 2 - misérablement,
pauvrement. - 3
- de basse condition, d'humble origine. - 4
- sordidement.
- sordĭdo,
āre, āvi, ātum : - tr. - salir, souiller, gâter.
- sordĭdŭlus,
a, um : - 1 - un peu
sale.
- 2 - vil, abject. - 3
- sordide, honteux.
- sordĭdus,
a, um [sordes] :
1 - sale, malpropre,
crasseux, sordide, d'un
aspect repoussant, d'un aspect terne; mal vêtu, négligé (en signe de
deuil).
- sordidus
amictus, Virg. : manteau sale.
- sordida
rura, Virg. : champs incultes.
- sordido
in loco sedere, V.-Max. 9 : être à la selle.
- sordidus
fumus, Hor. : noire fumée.
- puer
lippus, sordidissimis dentibus, Petr. 64 : c'était un garçon chassieux,
aux dents dégoûtantes.
- nunc
in squalore et sordibus, confectus morbo, Cic. : maintenant en habit de
deuil, épuisé par la maladie.
- saepe
est etiam sub palliolo sordido sapientia, Caecil. ap. Cic. Tusc. 3 :
souvent
on trouve la sagesse sous un manteau sordide.
2 - de basse
condition, bas, humble.
- ut
quisque sordidissimus videbitur, ita libentissime severitate judicandi
sordes suas eluet, Cic. : plus <on> = un juge paraîtra de
basse condition,
plus volontiers <on> = il lavera cette infériorité par la
sévérité
de son jugement.
3 - grossier, commun,
sans valeur, bas, insignifiant,
misérable, vil (de caractère), ignoble, honteux.
- familiae
sordidissima pars, Petr. 132 : la lie de ses esclaves.
- pecuniam
praeferre amicitiae sordidum existimare, Cic. Lael. : penser que c'est
chose vile de mettre l'argent au-dessus de l'amitié.
- sordidum
perjurium, Phaedr. 4 : parjure honteux.
- Virtus,
repulsae nescia sordidae, Hor. : la vertu ne connaît pas la honte de
l'échec.
- cum
quibus comparari sordidum sit, Cic. : auxquels ce serait un affront
d'être
comparé.
- sordida
verba, Quint. : expressions triviales.
4 - avare, chiche,
sordide.
- sordĭtĭa,
ae (sordĭtĭēs, ēi), f. : saleté, malpropreté.
- sordĭtĭēs
: c. sorditia.
- sordĭtūdo,
ĭnis, f. : saleté, malpropreté.
- sordŭi
: parf. de sordeo et de sordesco.
- sordŭlentus,
a, um : crasseux, sale, malpropre.
- sōrex
(saurex), sōrĭcis, m. : souris.
- sōrĭcīnus,
a, um : Plaut. de souris.
- sōrītēs,
ae, m. (dat. sing. soriti, Cic.) : sorite (syllogisme
comportant une série de propositions).
- sōrix
(saurix), ĭcis, m. : sorte de chouette.
- sŏrŏr,
ōris, f. : (Lebaigue
P. 1177 et P.
1178) - 1 -
soeur. - 2
- compagne, amie, maîtresse, amante. - 3
- en parl. de choses qui forment un
couple :
soeur, compagne, jumelle, semblable, pareille.
- doctae
sorores, Tib. Ov. : les doctes soeurs, les Muses.
- sorores
novem, Ov. : les neuf soeurs, les Muses.
- vipereae
sorores, Prop. : les Furies.
- Sorores,
Prop. : les Muses.
- triplices
(tres) sorores : les Parques.
- obsecro
te hanc per dexteram perque hanc sororem laevam, Plaut. Poen. 1, 3, 9 :
je te supplie par la main droite et par sa pareille, la main gauche.
- sŏrorcŭla,
ae, f. : Plaut. petite soeur.
- sŏrōrĭcīda,
ae, m. [soror + caedo] : meurtrier de sa soeur.
- sŏrōrĭo,
āre : - intr. - Plaut. grandir ensemble (comme des soeurs).
- sororius
:
1
- sŏrōrĭus, a, um : de soeur.
- sororia
oscula, Ov. : chastes baisers.
2
- sŏrōrĭus, ĭi, m. : - a
- beau-frère.
- b - neveu.
- sorpsi
: parf. de sorbeo.
- sors,
sortis, f. :
- nom.
sing. sortis (Plaut.)
- abl. sing. sorte,
qqf. sorti.
1 - sort, action de
tirer au sort, tirage
au sort.
- sorte
provinciam nactus Hispaniam citeriorem, ex ea triumphum deportavit,
Nep.
: le sort lui donna le gouvernement de l'Espagne citérieure, d'où il
revint avec le triomphe.
- sortes
ducere : tirer au sort.
- extra
sortem : sans recourir au tirage au sort.
- Sempronius
cui ea provincia sorti evenit, Liv. 4 : Sempronius, à qui revint cette
charge par tirage au sort.
- (praetor)
cui Sicilia provincia sorti evenisset, Liv. 29 : (le préteur) à qui la
province de Sicile était échue par le sort.
2 - lot (tiré au sort),
portion de bien,
part, partage; tâche (tirée au sort), emploi, fonction, tour de rôle.
- tertiae
sortis loca, Sen. : les lieux du troisième lot (les enfers, dernier des
trois lots partagés entre les fils de Saturne).
- Flaccus
urbanam, Laevinus peregrinam sortem in juris dictione habuit, Liv. 23 :
par tirage au sort, Flaccus eut la juridiction sur les citoyens (=
devint
préteur urbain) et Lévinus fut chargé de rendre la justice aux
étrangers
(= devint préteur pérégrin).
- litterae
allatae sunt Q. Minuci a Pisis : comitia suae sortis esse, Liv. 35 : on
reçut la lettre que Q. Minucus avait écrite de Pise, déclarant que
c'était
à lui de présider les comices.
- numquam
ex urbe afuit nisi sorte, Cic. Planc. : il n'a été absent de Rome que
pour des raisons de service.
- Cornelius
Sulla urbanam et peregrinam (provinciam sortitus est), quae duorum ante
sors fuerat, Liv. 25 : Cornélius Sulla eut par tirage au sort la
juridiction
de la ville et celle des étrangers, fonctions qui avaient été autrefois
du ressort de deux magistrats.
- ut
suae quisque provinciae sortem tueretur, Liv. : que chacun restât dans
ses attributions.
3 - bulletin, boule,
tablette (pour tirer
des noms au sort), nom.
- cum
de consularibus mea prima sors exisset, Cic. Att. 1 : comme mon nom
était
sorti le premier parmi les consulaires.
- ut
cujusque sors exciderat, Liv. : à mesure que chaque nom sortait de
l'urne.
- ponere
sortes in sitellam, Liv. : mettre les bulletins dans l'urne.
4 - prédictions
(inscrites sur des tablettes
tirées au sort); arrêt du destin, réponse du sort, oracle, divination.
- sortes : petites
tablettes de bois, qu'un enfant mettait dans l'urne et
en retirait, pour donner une réponse de la divinité à celui qui
consultait
l'oracle.
- sortes
oraculi : prédictions de l'oracle.
- alicui
sortes edere : faire des prédictions à qqn.
- Italiam
Lyciae jussere capessere sortes, Virg. En. 4 : les oracles du Lycien
(d'Apollon,
le Lycien) m'ont ordonné de prendre rapidement l'Italie.
- neque
responsa sortium ulli alii committere ausus, Liv. 1 : n'osant confier
la
réponse des oracles à personne d'autre.
5 - sort (heureux ou
malheureux), hasard,
destin, destinée, fatalité.
- Sors,
Sortis, m. : le Sort, le Destin (divinité romaine, fille ainée de
Saturne,
selon Ovide).
- nescia
mens hominum fati sortisque futurae, Virg. En. 10 : l'esprit humain
ignore
le destin et son sort futur.
- ferrea
sors vitae difficilisque premit, Ov. Tr. 5 : le sort inflexible et
difficile
de ma vie m'accable.
- ab
aevi sors mea principiis fuit inrequieta, Ov. M. 2 : depuis le début de
ma vie, mon sort fut de toujours connaître l'inquiétude.
6 - sort, rang,
condition; sorte, catégorie.
- sors
tua mortalis, Ov. M. 2 : ta condition est celle d'un mortel.
- homines
ultimae sortis, Suet. : des hommes d'une très humble condition.
- feminea
(altera) sors, Ov. : le sexe féminin.
- Saturni
sors ego prima fui, Ov. : je suis la fille ainée de Saturne.
- onerosior
altera sors est, Ov. M. 9 : la charge d'une fille est trop lourde.
7 - le capital (somme
principale).
- multiplici
sorte exsoluta, Liv. 6 : alors que l'emprunt avait été remboursé
plusieurs
fois.
- sorsum
(sorsus) ----> seorsum
- sorticŭla,
ae, f. : bulletin de vote.
- sortigĕr,
ĕra, ĕrum : qui rend des oracles.
- sortilegus,
a, um : prophétique.
- sortilegus,
i, m. : devin.
- sortĭo,
īre, Plaut. : c. sortior.
- sortior,
iri, sortitus sum : - 1
- tirer
au sort. - 2 -
assigner comme lot, attribuer,
répartir. - 3 -
désigner, choisir. - 4
- recevoir en partage, avoir pour lot, échoir à, obtenir (par le sort),
avoir.
- sortitus
est Macedoniam provinciam, Lhom. : le tirage au sort lui attribua la
province
de Macédoine.
- eos
sortiri jussit utri parceretur, Lhom. : il leur ordonna de tirer au
sort
qui des deux on épargnerait.
- reliqua
rerum tuarum post te alium atque alium dominum sortientur, Plin. Ep. 1,
3, 4 : le reste de tes biens, après toi, reviendront à un maître, puis
à un autre.
- in
matrimonio sortiendo, Just. : pour le choix d'un époux.
- sortis,
is, f. arch. : c. sors, sortis.
- sortitĭo,
ōnis, f. : tirage au sort.
- sortito
---> sortitus.
- sortitus
:
1
- sortitus, a, um : part. passé de sortior et de sortio. - a
- qui a tiré au sort. - b
- qui a assigné,
qui a partagé. - c -
Virg. qui a choisi.
- d - qui a obtenu,
qui a reçu en partage,
qui possède; qui a reçu de la nature. - e
- sens passif : tiré
au sort, échu à, assigné
à; choisi.
- sortito,
abl. abs. n. (adv.) : - a
- après tirage
au sort, par tirage au sort, au sort. - b
- par arrêt du destin, suivant l'ordre de la destinée, fatalement. - c - Hor. naturellement.
1
- sortitŭs, ūs, m. : - a
- tirage au sort,
partage. - b -
bulletin, tablette (pour le
vote). - c - lot,
sort, destinée.
- Sosia
(Sosias), ae, m. : Plaut. Sosie (esclave de comédie).
- Sosippus,
i, m. : Sosippe (nom d'homme).
- Sosis,
is, m. : Sosis (nom d'homme).
- Sositheus,
i, m. : Sosithée (nom d'homme).
- Sosĭus,
ĭi, m. : Sosius (nom d'homme).
- Sosii,
ōrum, m. : les Sosies (libraires contemporains d'Horace).
- sospes,
pitis, m. f. : - 1 -
sauveur, qui
protège. - 2 - sauvé,
hors de danger, sain
et sauf. - 3 -
favorable, propice. - 4
- prospère, heureux.
- sospes
navis ab ignibus, Hor. C. 1, 37, 13 : navire échappé aux flammes.
- sospita,
ae, f. : libératrice, protectrice.
- sospitālis,
e : protecteur, tutélaire, sauveur.
- sospitātŏr,
ōris, m. : sauveur.
- sospitatrix,
īcis, f. : libératrice.
- sospĭto,
āre : - tr. - protéger, sauver, préserver.
- Sostratus,
i, m. : Sostrate (nom d'homme).
- Sotadēs,
is, m. : Sotade (poète de Crète, inventeur d'un mètre qui
porte son nom).
- Sotadeus
(Sotadicus), a, um : de Sotade, sotadéen.
- sotadici,
ōrum, m. : Plin. Gell. vers sotadéens.
- sotadica,
ōrum, n. : Gell. ouvrage en vers sotadéens.
- Soter,
eris, m. : - 1 - le
Sauveur (surnom
de Jupiter). - 2 -
Soter (nom ou surnom).
- 3 - Tert. le Sauveur
(épithète de J. C.).
- soteria,
ōrum, n. : présents offerts aux amis sauvés d'un danger,
présents à un convalescent.
- Sothis,
is, m. : (Lebaigue
P. 1179) Sothis (roi d'Héliopolis).
- Sotiates
(Sottiates, um (ium), m. : les Sotiates (peuple d'Aquitaine).
- Sotimus,
i, m. : Sotimus (nom d'homme).
- Sottiates
: c. Sotiates.
- Soza,
ae, f. : Soza (ville de la Dandarique).
- sozusa,
ae, f. : Apul. armoise (plante).