===> Dico
- dēdamno, āre : Tert.
absoudre, acquitter.
- Gaffiot
P. 478-480 --- Lebaigue
P. 332.
- dēdĕcet,
ēre, dĕdĕcuit, impers. : - 1
- impers.
- il ne sied
pas, il ne convient
pas, il est malséant. - 2
- tr.
(dedeco ...). - ne pas faire honneur à, dédaigner.
- ce
verbe se construit comme decet.
- nec
dominam motae dedecuere comae, Ov. Am. 1, 7 : d'ailleurs le
désordre des cheveux de ma maîtresse ne lui allait pas mal.
- si
quid dedecet, Cic. Off. 1, 146 : s'il y a quelque chose de malséant.
- dedecet
me usus precum, Ov. M. 6 : les prières sont indignes de moi.
- non
dedecebit togam removeri, Quint. 11, 3, 124 : on fera bien d'écarter sa
toge.
- oratorem
simulare non dedecet, Cic. Tusc. 4, 25 : il est permis à l'orateur de
feindre.
- si
non dedecui tua jussa, Stat. Th. 10, 340 : si j'ai bien exécuté tes
ordres.
- dēdĕcŏr,
ŏris : - 1 - Sall. qui
dépare.
- 2 - qui déshonore,
honteux, indigne. - 3
- laid, difforme.
- dedecores
per terga caedebantur, Sall. Hist. 3, 91 : ils étaient frappés
honteusement
par derrière.
- dēdĕcŏrāmentum,
i, n. : Isid. flétrissure.
- dēdĕcŏrātĭo,
ōnis, f. : Tert. flétrissure, déshonneur, infamie.
- dēdĕcŏrātŏr,
ōris, m. : Tert. celui qui déshonore.
- dēdĕcŏro,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- défigurer, enlaidir, déformer. - 2
- déshonorer,
couvrir de honte, flétrir, souiller.
- dēdĕcŏrōsē,
adv. : A.-Vict. honteusement.
- dēdĕcŏrōsus,
a, um : A.-Vict. honteux, déshonorant, infâme.
- compar. dēdĕcŏrōsĭor, C.-Th.
- dēdĕcōrus,
a, um [dedecus] : Tac. déshonorant, honteux.
- dēdĕcus,
ŏris, n. : - 1 -
déshonneur,
honte, ignominie, infamie, opprobre. - 2
-
objet de honte, cause de honte. - 3
- vice,
mal, dégradation morale, action déshonorante, acte criminel.
- dedecori
esse alicui : être un objet de honte pour qqn.
- naturae
dedecus, Phaedr. 1, 21, 11 : l'opprobre de la nature (en parl. de
l'âne).
- dedecus
admittere, Caes. BG. 4 : commettre une action honteuse.
- ille
ob hoc dedecus mortem sibi conscivit, A.-Vict. : à cause de cet
affront,
il se donna la mort.
- dedecore
se abstinere, Cic. : fuir le vice.
- quod
privatarum rerum dedecus non haeret in fama? Cic. Cat. 1 : quelle
action
honteuse dans ta vie privée ne s'attache pas à ta réputation?
- dedecus
solum malum est, Cic. : le vice est le seul mal (véritable).
- dedi
:
1
- dĕdi : parf. de do,
dare.
2
- dēdi : inf. prés. passif de dedo.
- dēdĭcātĭo,
ōnis, f. [dedo] : dédicace, consécration, inauguration (d'un temple,
d'un théâtre...)
- dēdĭcātissĭmē,
adv. : Inscr. avec le plus grand dévouement.
- dēdĭcātīvē,
adv. : affirmativement. (Lebaigue
P. 333)
- dēdĭcātīvus,
a, um : affirmatif.
- dēdĭcātŏr,
ōris, m. : - 1 - celui
qui fait une dédicace, qui inaugure. - 2
- Tert. auteur de.
- dēdĭcātus,
a, um : part. passé de dedico.
- dedicatissimus, CIL. : très dévoué.
- dēdĭco,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- dire, affirmer, déclarer. - 2
- dédier,
consacrer (à une divinité). - 3
- destiner
à, consacrer à. - 4 -
honorer d'un temple.
- 5 - inaugurer. - 6
- déclarer officiellement.
- meritis
dedicans illum librum tuis, Phaedr. 3 prol. 30 : te dédiant ce livre
comme
un hommage.
- equi
memoriae ac nomini dedicare urbem, Curt. 9, 3 : consacrer le souvenir
de
son cheval en bâtissant une ville de son nom.
- dedicare
in censu (in censum) : donner un état de ses biens au censeur.
- dēdĭdĭci
: parf. de dedisco.
- dēdignātĭo,
ōnis, f. : Quint. mépris, dédain, refus dédaigneux.
- dēdignātus,
a, um : part. passé de dedignor; qui a dédaigné.
- dēdigno
: Drac. c. dedignor.
- dēdignor,
āri, ātus sum : dédaigner, refuser (avec dédain).
- aliquem
maritum dedignari, Ov. H. 16, 195 : dédaigner qqn comme mari.
- Philippum
patrem dedignari (= abdicare), Curt. 6, 11: rougir d'avoir Philippe
pour
père.
- dedignari
+ inf. : ne pas daigner + inf., refuser de + inf.
- intueri dedignari, Sen. : refuser de regarder.
- magni
genibus procumbere non est dedignata Jovis, Ov. M. 13, 586 : elle ne
dédaigna
pas de se jeter aux genoux du grand Jupiter.
- dēdisco,
ĕre, dēdĭdĭci : - tr. - désapprendre, ne plus savoir, oublier
(ce qu'on a appris).
- dediscere
loqui, Cic. : ne plus savoir parler.
-
dedidicit jam pace ducem, Luc. 1, 131 : il a désappris dans la paix le
métier de chef.
- dediscere
metum, Claud. Praef. Rapt. Pros. 1, 10 : bannir la crainte.
-
dediscit animus sero quod didicit diu, Sen. Troad. 631 : on oublie
tardivement ce qu'on a mis du temps à apprendre.
- dēdĭtīcĭus
(dēdĭtĭtĭus), a, um [dedo] : qui s'est rendu à discrétion,
qui s'est soumis sans condition, qui a capitulé.
- dediticii : - a -
pérégrins déditices (qui ont été vaincus les armes à la main ou qui se
sont rendus sans résistance). - b
- affranchis déditices (esclaves affranchis en dépit de leur conduite
honteuse).
-
quicquid deinde patiemur, dediticii vestri passuri, Liv. 7, 31 : tout
ce que nous subirons à l'avenir, nous le subirons comme un peuple qui
vous est soumis.
- voir l'article : dediticii.
- dēdĭtim,
adv. : Diom. en se rendant à discrétion, en se rendant à merci.
- dēdĭtĭo,
ōnis, f. [dedo] : capitulation, reddition, soumission.
-
Helvetii legatos de deditione ad eum miserunt, Caes. BG. 1, 27 : les
Helvètes lui envoyèrent des députés pour traiter de leur reddition.
-
simul de deditione eorum agebat et incolumitatem deditis pollicebatur,
Caes. BC. 3, 28 : en même temps, il traitait de leur capitulation et
leur promettait la vie sauve s'ils se rendaient.
-
aliquem in deditionem accipere, Caes. BG. 1, 28 : accepter la reddition
de qqn.
-
legatos ad Crassum mittunt seque in deditionem ut recipiat petunt,
Caes. BG. 3, 21 : ils envoient des députés à Crassus et demandent qu’il
accepte leur soumission.
-
deditionis condicio, Caes. BG. 2, 32 : les conditions de la
capitulation.
- deditione facta, Caes. BG. 2, 33 : la soumission étant faite.
- subire deditionem, Caes. BC. 1, 81 : se rendre, capituler.
- in deditionem venire, Caes. BC. 3, 99, 3 : se rendre, capituler.
- deditionem omittere, Sall. J. 66, 1 : renoncer à capituler.
- deditio ad Romanos, Liv. 8, 25 : soumission aux Romains.
- voir l'article
: deditio.
- dēdĭtĭtĭus
: c. dediticius.
- dēdĭtŏr,
ōris, m. : qui se rend, qui se livre lui-même.
- dēdĭtus,
a, um : part. passé de dedo. - 1
- livré, donné, abandonné; qui s'est rendu, qui a capitulé. - 2
- dévoué à. - 3 -
adonné à, porté à,
livré à.
- philosophiae
fideliter dediti, Sen. Ep. 73, 1 : ceux qui se consacrent fidèlement
à la philosophie, les adeptes fidèles de la philosophie.
- deditā
(dedita operā) : à dessein, exprès.
- deditus
equestri ordini, Cic. : dévoué à l'ordre des chevaliers.
- in
pugnae studio deditus, Lucr. 3, 647: tout entier à l'ardeur du combat.
- dēdo,
ĕre, dĭdi, dĭtum : - tr. - 1
- donner entièrement, livrer. - 2
- livrer
à l'ennemi. - 3 - au
fig. livrer, consacre, vouer, remettre.
- se
dedere : se rendre, capituler.
- se
dedere alicui, alicui rei : se consacrer, se dévouer à qqn, à qqch.
- aliquem
hostibus in cruciatum dedere, Caes. B. G. 7, 71, 3 : livrer qqn aux
ennemis
pour qu'il soit torturé.
- dedere
neci, Virg. G. 4.90 : mettre à mort.
- te
dedam in pistrinum, Ter. Andr. 1, 2, 28: <je te livrerai à la
meule>
= je t'enverrai tourner la meule.
- dēdŏcĕo,
ēre, dŏcŭi, doctum : - tr. faire désapprendre (qqch
à qqn, aliquem aliquid), faire oublier, apprendre à ne ... pas.
- dedocere
aliquem geometriam, Cic. Fin. 1, 6, 20: faire oublier la géométrie à
qqn.
- e
quibus homo sane levis, Heracleotes Dionysius, cum a Zenone fortis esse
didicisset, a dolore dedoctus est, Cic. Tusc. 2, 60 : parmi eux, Denys
d'Héraclée, vraiment léger, ayant appris à être courageux auprès
de Zénon, l'a désappris par la douleur.
- (virtus)
populum falsis dedocet uti vocibus, Hor. Od. 2.2.20 : (la vertu)
apprend
au peuple à ne pas employer de mots trompeurs.
- dēdŏlātus,
a, um : part. passé de dedolo.
- dēdŏlentĭa,
ae, f. : cessation de la douleur, insensibilité.
- dēdŏlĕo,
ēre, dŏlui : - intr. - cesser de se plaindre, cesser de
s'affliger.
- dēdŏlo,
āre, āvi, ātum : - tr. - polir, raboter, ratisser.
- dedolari
(passif) : être raboté, être roué (de coups).
- dēdŏmātus,
a, um : bien dompté.
- dēdūc
: impér. prés. de deduco.
- dēdūco,
ĕre, dūxi, ductum : (Lebaigue
P. 333 et P.
334) - tr. -
1 - tirer en bas,
faire descendre, faire tomber.
- aliquem
de rostris deducere : faire descendre qqn de la tribune aux harangues.
- crines
pectine deducere, Ov. M. 4 : passer le peigne dans les cheveux, se
peigner.
- deducere
barbam dextrā, Ov. : caresser sa barbe de la main droite.
- deducentia
ramos pondere poma, Ov. : fruits dont le poids fait incliner les
branches.
- deducere
pedes de lecto, Plaut. Curc. : descendre du lit.
- deducere
sinum ad crura ima, Suet. : baisser sa robe jusqu'au bas des jambes.
- deducere
vestes a pectore, Ov. : découvrir la poitrine.
2 - conduire, tirer
de, détourner, faire
sortir; faire venir, amener à; étendre.
- deducere
aliquem ad aliquem : conduire qqn auprès de qqn.
- deducere
aliquem in carcerem, Sall. C. 55 : emmener qqn en prison.
- deducere
aliquem in conspectum Caesaris, Caes. BC. 1 : amener qqn devant César.
- deducere
exercitum ex his regionibus, Caes. BG. 1 : retirer l'armée de cette
région.
- deducere
milites ab opere, Caes. : rappeler les soldats de leurs travaux.
- deducere
rivos, Virg. : détourner les ruisseaux de leur cours.
- aliquem
de sententia deducere : faire changer qqn d’avis.
- deducere
aliquem ad sententiam : amener qqn à son avis
- deducere aliquem vero : détourner qqn du vrai.
- deducere
fortunam in aequum, Sen. Ep. 51 : <ramener la fortune à son
niveau>=
traiter d'égal à égal avec la fortune.
- de
fide aliquem deducere : détourner qqn de son devoir.
- de
capite deducere aliquid : déduire qqch (une somme) du capital.
- deducere
aliquem ad rhetorem : confier qqn au rhéteur
- res
ad arma deducitur : on en vient aux armes.
- res
huc deducitur ut : on aboutit à cette solution que.
3 - tirer les vaisseaux
de terre, mettre à
la voile, prendre le large.
- deducere
navem : mettre un navire à flot.
- deducere
navem ex navalibus, Liv. : faire sortir un vaisseaux des chantiers.
- deducere
naves littore, Virg. : retirer les navires du rivage.
- deducere
navem in portum : relâcher dans un port.
4 - emmener,
accompagner (par honneur), faire
cortège, escorter, conduire.
- deducere
aliquem domo, Cic. : faire cortège à qqn au sortir de chez lui.
- deducere
aliquem domum, Liv. : reconduire qqn chez lui.
- me
quem luna solet deducere, Juv. : moi qui n'ai d'autre escorte que la
lune.
- deducere
virginem alicui (ad aliquem ou
in domum alicujus)
: conduire une jeune fille chez son époux.
5 - conduire à une
école, confier à un
tuteur; conduire (des colons); fonder une colonie.
- a
patre deductus est ad Scaevolam, Cic. : il fut mis par son père à
l'école
de Scévola.
- deducere
(colonos) : <amener des colons> = fonder une colonie.
- triumvir
coloniis deducendis, Sall. : triumvir chargé d'établir des colonies.
- qui
initio deduxerant, Nep. : les fondateurs de la colonie.
6 - retrancher,
soustraire, déduire.
- addendo
deducendoque, Cic. : en faisant l'addition et la soustraction.
- de
capite deducite, quod usuris pernumeratum est, Liv. 6 : déduisez du
capital
tout ce qui a été soldé par le paiement des intérêts.
- deducetur,
Cato. : on fera une retenue.
7 - détourner de,
faire tomber dans, séduire,
gagner.
- adolescentibus
et oratione magistratus et praemio deductis, Caes. BG. 7 : les jeunes
gens
séduits par le discours du magistrat et par une récompense.
8 - retirer (d'un
endroit), exproprier, évincer,
déposséder, dépouiller.
- aliquem
de fundo deducere, Cic. : dépouiller qqn de son bien.
- aliquem
ex possessione deducere, Liv. : évincer qqn d'une propriété.
9 - allonger, étendre,
tirer le fil, filer;
tisser, faire un tissu.
- deducere
pollice filum, Ov. : dévider le fil avec le pouce.
- deducere
filum : tirer le fil, filer.
10 - tracer, dessiner; développer, traiter,
composer, faire (des vers...).
- deducere
versus : composer des vers.
- vetus
in tela deducitur argumentum, Ov. M. 6 : un sujet antique est tissé
dans
la toile.
- voir
deductus
- dēducta
(s.-ent. pars), ae, f. : somme abandonnée par l'héritier.
- dēductim
: en déduisant, en retranchant.
- dēductĭo,
ōnis, f. : - 1 -
action de
tirer de, action de détourner. - 2
- action
de conduire, action d'établir (une garnison, une colonie). - 3
- conduite d'une fiancée (à la maison de son époux). - 4
- éviction, dépossession, expulsion. - 5
- déduction, retranchement, diminution. - 6
- continuation d'un raisonnement, déduction.
- Albanae
aquae facta deductio est, Cic. : on détourna l'eau du lac Albain.
- in
oppida militum deductio, Cic. Phil. 2, 25, 62 : établissement de
garnisons
dans les villes.
- quae
erit in istos agros deductio? Cic. Agr. 1.5.16 : comment
colonisera-t-on
ces terres?
- deductio
oppidorum, Plin. 2, 52, 53, § 139 : fondation de villes (par
colonisation).
- deductio
ratiōnis, Cic. Inv. 1, 14 : développement des raisons.
- sine
deductione, Sen. Ben. 2, 4 : entièrement, complètement.
- dēductīvus,
a, um : dérivé (t. de gram.).
- dēductŏr,
ōris, m. : - 1 - celui
qui
accompagne (un candidat ou un magistrat nouvellement élu), celui qui
fait
cortège. - 2 - qui
amène, qui apporte, auteur
de.
- deductor
omnis veritatis, Tert. : l'auteur de toute vérité.
- dēductōrĭus,
a, um : relatif à l'action de conduire, de détourner,
de faire écouler.
- deductus
:
1 - dēductus, a, um : part. passé de deduco. - a
- tiré de haut en bas, emmené de, détourné, amené (au pr. et au fig.).
- b - tiré du
chantier, mis à flot (navire).
- c - emmené comme
colon. - d
- conduit solennellement. - e
- développé.
- f - tissé, élaboré
avec soin. - g
- abaissé, bas (au pr. et au fig.).
- deductus
silvis, Hor. : arraché aux forêts.
- deductus
in arenam, Suet. : traîné dans l'arêne.
- deductus
de sententia, Cic. : qui a renoncé à son opinion.
- mos
unde deductus, Hor. : d'où cette coutume a pris son origine.
- deductus
oratione, Nep. : gagné par un discours.
- deducti
olim, Tac. : colons établis autrefois (dans ce pays).
- filia
deducta in domum... Tac. : fille conduite à titre d'épouse dans la
maison
de...
- nasus
ab imo deductior, Suet. Aug. 79: nez un peu recourbé par le bas.
- deducta
voce, Prop. : d'une voix faible.
- oratio
deducta, Quint. : style apprêté.
- deductum
carmen, Virg. : poésie légère.
2
- dēductŭs, ūs, m. : action de conduire en bas, dérivation,
canalisation,
chute, descente.
- deductus
aquarum, Cic. : direction des eaux.
- dēdux,
dēdŭcis : dérivé de, issu de.
- dedux,
deducis, m. : chef d'une colonie, fondateur de colonie.
- dēdūxi
: parf. de deduco.
- Dee
: c. Deus (voc. sing. Prud.).
- deebriātus,
a, um : enivré.
- deĕo,
deire : - intr. - aller, descendre.
- deerat,
deerit... : v. desum.
- deerrātĭo,
ōnis, f. : erreur, égarement.
- deerro,
āre, āvi, ātum : - intr. - dévier, s'égarer, errer, s'écarter
du droit chemin, se fourvoyer, se perdre, s’écarter de.
- deerro...
<> deero...
---> desum.
- deerrare
in itinere, Cic. : faire fausse route.
- deerrare
significatione, Quint. : se méprendre sur le sens (d'un mot).
- deerrare
a patre, Plaut. Men. 5.9.54 : perdre son père (dans la foule).
- jaculantium
ictus deerraturos negant, Plin. 28, 8, 27, § 100: ils assurent que tous
les traits porteront.
- sors
deerrabat ad parum idoneos, Tac. A. 13, 29 : le sort s'égarait sur des
hommes peu capables.
- recto
deerratum est, Vell. 2, 3 : on s'est égaré de la ligne droite.
- deerrare
visu, Col. : voir mal.
- deesse,
deest... ----> desum.
- dēfaecābĭlis,
e : Sid. qui peut être nettoyé.
- dēfaecātĭo,
ōnis, f. : purification.
- dēfaecātus,
a, um : part. passé de defaeco. - 1
- clarifié. - 2 -
nettoyé.
- defaecato
animo egredior, Plaut. : je sors l'esprit éclairci.
- dēfaeco
(defeco), āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- séparer de la lie, purger de la lie, clarifier. - 2
- nettoyer, purifier.
- nunc
defaecatum est, Plaut. : maintenant la chose est tirée au clair.
- dēfaen-
----> defen-
- dēfamātus,
a, um : décrié.
- defamata
vocabula, Gell. : mots obscènes.
- dēfamis,
e : infâme, décrié.
- dēfanātus,
a, um : profané.
- dēfarinātus,
a, um : réduit en farine.
- dēfatigātĭo
(defetigātĭo), ōnis, f. : fatigue, lassitude, épuisement.
- dēfatigo
(defetigo), āre, āvi, ātum : - tr. - fatiguer beaucoup,
lasser, épuiser.
- non
defatigabor permanere in studio libertatis, Cic. Fam. 12, 14 : je
resterai
jusqu'au bout fidèle à l'amour de la liberté.
- dēfatiscor
(defetiscor), isci, fessus sum : se fatiguer.
- dēfecābĭlis,
e : qu'on peut nettoyer.
- dēfecātĭo,
ōnis, f. : action de nettoyer.
- dēfecatus
: c. defaecatus.
- dēfēci
: parf. de deficio.
- dēfeco
: c. defaeco.
- dēfectĭbĭlis,
e : qui peut faillir, faillible.
- dēfectĭo,
ōnis, f. : (Lebaigue
P. 334 et P.
335) - 1 -
défection, rébellion. - 2
- disparition, manque, défaut, défaillance, épuisement, faiblesse;
éclipse
(du soleil ou de la lune). - 3
- ellipse (t.
de gram.).
- defectio
animae, Cels. (defectio, Suet.) : évanouissement.
- defectio
animi, Cic. Att. 3, 18 : abattement, découragement.
- a
recta ratione defectio, Cic. Tusc. 4, 9, 22 : révolte contre la droite
raison.
- defectio
aquarum, Frontin. Aquaed. 91: tarrissement des eaux.
- per
defectionem, Gell. 5, 8, 3 : elliptiquement.
- dēfectīvus,
a, um : défectueux, imparfait; défectueux, défectif.
- defectiva
febris, Cael. Aur. Acut. 2, 10: fièvre intermittente.
- dēfectŏr,
ōris, m. : qui fait défection, rebelle, traître, déserteur,
transfuge.
- dēfectrix,
icis : défectueuse, imparfaite.
- dēfectus
:
1
- dēfectus, a, um : part. passé de deficio.
- a - privé de,
dépourvu de. - b
- affaibli, épuisé, diminué; découragé.
- defectus
aquā, Quint. : privé d'eau.
- defecta
sidera, Plin. : éclipses.
- defectus
annis (senio) : affaibli par l'âge.
- defectis
defensoribus, Caes. BC. 3, 40, 1 : les défenseurs étant découragés.
- non
usque eo defectum esse Germanicum, Tac. An. 2, 70 : Germanicus n'était
pas à ce point affaibli.
2
- dēfectŭs, ūs, m. : - a
- défection,
révolte, rébellion. - b
- manque, absence,
disparition. - c -
éclipse; déclin, décours.
- d - destruction,
usure (d'un métal). - e
- manquement, faute.
- defectus
aquarum : retrait des eaux.
- dēfendo,
ĕre, defendi, defensum : - tr. - 1
- repousser, éloigner, se défendre contre, parer. - 2
- défendre, garantir, protéger. - 3
- affirmer,
dire pour sa défense, prétendre, soutenir (qqch.). - 4
- revendiquer, poursuivre en justice.
- defendere
hostes, Enn. ap. Non. 277, 21 : écarter les ennemis.
- pericula
defendere, Cic. Mur. 3 : écarter les dangers.
- frigus
defendere, Cato R. R. 48, 2 : garantir du froid.
- se
defendere manu, Caes. BG. 5.7.8 : se défendre les armes à la main.
- nullam
rem defendit, quam non probarit, Cic. de Or. 2, 38 : il n'a rien avancé
sans le prouver.
- defendere
+ prop. inf. : soutenir que.
- de
ambitu aliquem defendere : défendre qqn contre une accusation de brigue.
- aliquem
contra aliquem defendere : défendre qqn contre qqn.
- ab
aliquo, ab aliqua re aliquem defendere : défendre qqn contre qqn,
contre
qqch.
- crimen
defendere : repousser un chef d’accusation.
- dēfenerātĭo,
ōnis, f. : usure.
- dēfenerātŏr,
ōris, m. : usurier.
- dēfenerātus,
a, um : endetté, obéré.
- dēfenero,
āre, āvi, ātum : - tr. - ruiner par l'usure, accabler
de dettes.
- dēfensa,
ae, f. : défense, protection.
- dēfensābĭlis,
e : Ambr. défendable.
- dēfensacŭlum,
i, n. : Aug. moyen de défense, protection, rempart.
- dēfensātĭo,
ōnis, f. : défense, protection.
- dēfensātŏr,
ōris, m. : défenseur.
- dēfensatrix,
īcis, f. : celle qui défend.
- dēfensĭbĭlis,
e : défendable.
- dēfensĭo,
ōnis, f. : - 1 -
défense,
protection. - 2 -
discours écrit pour une
défense, apologie, réponse (à la suite d'une accusation), réplique,
plaidoyer, plaidoirie. - 3
- poursuite judiciaire,
vengeance.
- dēfensĭto,
āre, āvi, ātum : - tr. - défendre souvent; défendre
énergiquement.
- dēfenso,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- repousser énergiquement. - 2
- défendre
(protéger) énergiquement.
- ab
hostibus defensare : protéger en repoussant les ennemis.
- ab
aliqua re defensare : défendre contre qqch.
- dēfensŏr,
ōris, m. : - 1 - qui
repousse,
qui détourne, qui écarte. - 2
- défenseur,
protecteur. - 3 -
avocat, patron. - 4
- tout ce qui défend, qui protège.
- dēfensōrĭus,
ĭi, m. : qui sert à défendre, protecteur.
- dēfensus,
a, um : part. passé de defendo. - 1
- gardé, mis à l'abri. - 2
- défendu, protégé.
- 3 - repoussé,
éloigné.
- dēferbui
: parf. de defervesco.
- Dēfĕrenda
(Dēfĕrunda), ae, f. : Déférenda (une déesse romaine
qui présidait aux transports des offrandes).
- voir Adolenda.
- dēfĕro,
ferre, tŭli, lātum : - tr. -
1 - porter d'un lieu
dans un autre, apporter,
amener.
- si
forte eo deferret fuga regem, Liv. 36, 20 : si la fuite amenait le roi
en cet endroit.
2 - emporter de haut
en bas, jeter à bas,
abattre, renverser, précipiter.
- deferre
plurimum limi, Plin. : rouler une grande quantité de limon.
- Rhodanus
amnis segnem deferens Ararim, Plin. : le Rhône entraînant les eaux
dormantes
de la Saône.
- in
praeceps deferri, Liv. : être emporté sur la pente d'un précipice.
3 - détourner (un
navire) de son chemin,
pousser, entraîner, emporter.
- quem
tempestas in desertum litus detulisset, Cic. Rep. 1 : (celui) que la
tempête
avait jeté sur une côte déserte.
- navis
huc nos detulit, Plaut. Am. : un bateau nous a entraînés ici.
4 - porter au marché,
exposer en vente, mettre
en vente, vendre.
- deferre
nexos maniplos, Col. 10, 315 : porter des gerbes au marché.
- deferre
pallium, Petr. 12, 2 : mettre un manteau en vente.
- videamus
hoc quanti deferatur, Sen. Ep. 42 : voyons quel prix on en demande.
5 - porter, produire,
donner (en parl. de
la végétation).
- deferre
fructum similem nucis, Plin. : donner un fruit semblable à la noix.
6
- déférer, décerner, offrir,
accorder, confier,
transmettre, remettre.
- deferre
aliquid ad aliquem : accorder (confier, remettre, transmettre, porter)
qqch à qqn.
- imperium
ad aliquem deferre : déférer le commandement à qqn.
- universum
meum studium ad te defero, Cic. : je t'offre tout mon zèle.
- deferre
aliquid ad aerium (in aerium) : porter qqch au trésor public.
- deferre
aliquid alicui : remettre qqch à qqn.
- pacem
hostibus deferre, Liv. 23, 13 : proposer la paix aux ennemis.
7 - porter à la
connaissance de, faire savoir,
rapporter, annoncer, révéler, soumettre; dénoncer, porter plainte;
accuser.
- deferre
+ prop. inf. : rapporter, déclarer que.
- defert
ad conjectorem se somniasse, Cic. : il vient de raconter au sorcier
qu'il
a rêvé.
- rem
ad populum deferre, soumettre une affaire au peuple.
- deferre
aliquem (nomen alicujus) ad praetorem : dénoncer qqn au préteur.
- detulit
ad me querelam tuam, Cic. Fam. 11, 27 : il m'a transmis ta plainte.
- deferre
nomen alicujus de aliqua re, Cic. : accuser qqn de qqch.
- minari
et deferre etiam non orator potest, Quint. 4, 1, 22 : on n'a pas besoin
d'être orateur pour menacer et dénoncer.
- defertur
majestatis, Tac. : il est accusé de lèse-majesté.
- defertur
moliri res novas, Tac. An. 2 : il est accusé de fomenter une révolution.
8 - déposer (au
Trésor); déclarer (au censeur).
- in
censum deferre : déclarer aux censeurs (telle fortune).
- deferre
mille quingentūm aeris in censum, Gell. : déclarer au censeur une
fortune
de quinze cents as.
- rationes
deferre, Cic. : déposer ses comptes (au Trésor).
9 - inscrire sur les
registres du Trésor,
à titre de recommandation.
- scito
a me tribunos delatos esse, Cic. : sache que j'ai porté les tribuns sur
le registre des récompenses.
- Deferunda
---> Deferenda.
- dēfervefăcĭo,
ĕre, fēci, factum : (Lebaigue
P. 336) - tr. - faire bien bouillir.
- dēfervĕo,
ēre : c. defervesco.
- dēfervesco,
ĕre, ferbui (fervi) : - intr. - 1
- cesser de bouillir, se refroidir. - 2
-
cesser d'être agité, se calmer, s'épurer.
- dēfervo,
ĕre, arch. : c. defervesco.
- dēfessus,
a, um : part. passé de defetiscor; las, fatigué, harassé,
épuisé.
- defessus
+ abl. : fatigué de.
- sum
defessus quaeritando, Plaut. Am. 1014 : je suis fatigué de chercher.
- dēfetigātĭo
(defatigātĭo), ōnis, f. : fatigue, lassitude, épuisement.
- dēfetigo
: c. defatigo.
- dēfetiscentĭa,
ae, f. : fatigue, lassitude, épuisement.
- dēfetiscor
: c. defatiscor.
- dēfĭcĭentĕr,
adv. : elliptiquement.
- dēfĭcĭentĭa,
ae, f. : affaiblissement, épuisement.
- dēfĭcĭo,
ĕre, fēci, fectum [de + facio] :
- arch.
defexit = defecerit Liv. 1, 24, 8.
- passif : deficior
mais aussi defit.
- intr. -
1 - se séparer de, se
détacher de; quitter
un parti, faire défection, renoncer.
- ab
aliqua re deficere, Caes. BG. 3, 3, 3 : se détacher d'une chose.
- ab
aliquo deficere, Caes. BG. 2, 14, 3 : se détacher de qqn.
- a
patribus ad plebem deficere, Liv. 6, 20, 3 : se détacher des patriciens
pour embrasser la cause des plébéiens.
- ad
Poenos deficere, Liv. 22, 61, 11 : passer du côté des Carthaginois.
- absol.
civitates quae defecerant, Caes. BG. 3, 17, 2 : les cités qui avaient
fait défection.
- si
a virtute defeceris, Cic. Lae. 37 : si tu abandonnes le parti de la
vertu.
- si
utilitas ab amicitia defecerit, Cic. Fin. 2, 79, si l'intérêt n'est
plus
d'accord avec l'amitié.
- deficere
a cultu idolorum, Lact. : renoncer au culte des idoles.
- ut
a me ipse deficerem, Cic. Fam. 2, 16, 1 : pour me manquer à moi-même.
- deficere
ab amicitia populi Romani, Caes. B. G. 5, 3, 3 : renoncer à l'alliance
du peuple romain.
- avec
abl. illis legibus populus Romanus prior non
deficiet, Liv.
1, 24, 8 : le peuple romain ne s'écartera pas le premier de ces clauses.
2
- cesser, faire faute, manquer.
- vires,
tela nostris deficiunt Caes. BG. 3, 5, 1 [mss] : les forces, les traits
manquent à nos soldats.
- absol.
materia, frumentum deficit, Caes. BC. 2, 37, 6 : le bois, le blé fait
défaut.
- vererer
ne vox viresque deficerent, Cic. Verr. 1, 31 : je craindrais que la
voix
et les forces ne me fissent défaut.
- memoria
deficit, Cic. Fin. 2, 44 : la mémoire fait défaut.
- luna
deficit, Cic. Rep. 1, 23 : la lune s'éclipse.
- multi
Gallicis tot bellis defecerant, Caes. BC. 3, 2, 3 : beaucoup avaient
été
rendus invalides par tant de campagnes en Gaule.
- (animo)
deficere, Caes. Cic. : perdre courage.
- jam
stragis acervis deficiunt campi, Sil. 8 : déjà la plaine ne suffit plus
aux cadavres amoncelés.
- si
tempus anni ad bellum gerendum deficeret, Caes. BG. 4 : si la saison
trop
avancée ne lui laissait pas le temps de faire campagne.
- deficere
legibus, Liv. : violer les lois.
- nisi
debitores defecerint, Dig. : à moins que les débiteurs ne soient
insolvables.
- non
comminus pugnando deficiebant, Caes. BC. 2 : ils ne lâchaient pas pied
dans le combat corps à corps.
- singuli
numquam exsatiabuntur, res publica deficiet, Tac. An. 2 : aucun d'eux
en
particulier ne sera jamais rassasié et l'Etat s'épuisera (= fera
faillite).
- deficere
(vitā) : mourir.
- in
hac voce defecit : "Livia, nostri conjugii memor vive!" Suet.
: il
expira en prononçant ces mots: "Livie, souviens-toi de notre union."
3
- finir, disparaître; se terminer
en.
- progenies
Caesarum in Nerone defecit, Suet. Galb. 1, l : la famille des
Césars
s'éteignit avec Néron.
- ultima
pars aulae deficientis, Mart. : l'extrémité du palais qui a disparu.
- deficere
mucrone, Plin. : se terminer en pointe.
- in
deficiente porticu, Petr. : au bout d'un portique.
- tr. -
3 - abandonner,
quitter, manquer à.
- quem
jam sanguis viresque deficiunt, Caes. BG. 7, 50, 6 : que déjà le sang
et les forces abandonnent.
- me
dies, vox, latera deficiant, si velim... Cic. Verr. 2, 52 : le jour, la
voix, les poumons me feraient défaut, si je voulais...
- tempus
te citius quam oratio deficeret, Cic. Amer. 89 : le temps te manquerait
plus tôt que les paroles.
- poét.,
avec inf. nec me deficiet nautas rogitare, Prop.
1, 8, 23 :
et je ne cesserai pas d'interroger les matelots.
- deficiam
scandere montes, Sil. : je me lasserai de gravir les montagnes.
- au
passif cum a viribus deficeretur, Caes. BC. 3,
64, 3 : comme
ses forces l'abandonnaient.
- mulier
consilio et ratione deficitur, Cic. Clu. 184 : cette femme est
dépourvue
de sagesse et de raison.
- aqua
ciboque defecti, Quint. 3, 8, 23 : manquant d'eau et de vivres.
- defectus
facultatibus, Dig. 23, 3, 33 : privé de ses moyens.
- defici,
Cic. Br. 34 : être abandonné = être à court dans la respiration.
- voir defectus.
- dēfīgo,
ĕre, fixi, fixum : - tr. -
1 - planter, ficher,
enfoncer, clouer.
- crucem
in foro, Cic. Verr. 5, 170 : planter une croix sur le forum.
- sub
aqua defixae sudes, Caes. BG. 5, 18, 3 : pieux enfoncés sous l'eau.
- verutum
in balteo defigitur, Caes. BG. 5, 44, 7 : le javelot s'enfonce (se
fixe)
dans le baudrier.
- defigere
sicam in consulis corpore, Cic. Cat. 1.6 : plonger un poignard dans le
coeur du consul.
- defigere
aliquem in terram colaphis, Plaut. Pers. : clouer qqn à terre à coups
de poing.
2 - attacher, fixer.
- oculos
in terra defigere, Quint. 11, 3, 158 : fixer les yeux sur le sol.
- in
possessiones alicujus oculos spe et mente defigere, Cic. Phil. 11 :
fixer
les regards en espérance et en pensée sur les propriétés de qqn.
- omnes
suas curas in rei publicae salute defigere, Cic. Phil. 14, 13 :
consacrer
tous ses soins au salut de l'état.
- ut
in oculis omnium sua furta atque flagitia defixurus sim, Cic. Verr. pr.
7 : pour fixer dans les yeux de tous ses propres vols et ses propres
infamies.
- quousque
humi defixa tua mens erit? Cic. Rep. 6 : ton esprit sera-t-il donc
toujours
attaché à la terre?
- Libyae
defixit lumina regnis, Virg. En. 1 : il fixa ses regards sur le royaume
de Libye.
- poét.
defixus lumina, Virg. En. 6, 156 : ayant les yeux fixés devant lui.
3 - rendre immobile de
douleur, d'étonnement,
etc.; fixer, clouer, paralyser.
- stupor
omnes defixit, Liv. 3, 47, 6 : la stupeur les tint tous immobiles.
- tacita
maestitia ita defixit animos ut... Liv. 1, 29, 3 : une douleur muette
paralysa
les esprits au point que...
- obtutu
haeret defixus in uno, Virg. En. 1, 495 : il reste immobile, absorbé
dans
la contemplation.
- quasi
ob metum defixus, Tac. An. 1, 68 : comme figé de crainte.
- silentio
defixi, Liv. 8, 7, 21 : figés dans le silence.
4 - t. relig.
déclarer
irrévocablement.
- quae
augur vitiosa defixerit, Cic. : ce que l’augure aura déclaré vicieux.
5
- t. de magie percer
l'image de qqn avec une aiguille, charmer, enchanter, envoûter.
- caput alicujus dira imprecatione defigere, Sen. Ben. 6, 35, 1 :
dévouer
la tête de qqn par une sinistre imprécation.
- saga
poenicea defixit nomina cera? Ov. Am. 3, 7, 29 : une magicienne
a-t-elle
écrit mon nom sur de la cire rouge?
- cf. Plin. 28, 19.
- dēfĭgūro,
āre : - tr. - Iren. symboliser.
- dēfĭgūrātus,
a, um : Prisc. dérivé (t. de gram.).
- dēfindo,
ĕre : - tr. - Enn. fendre.
- dēfingo,
ĕre, finxi, fictum : - tr. - 1
- Cato. façonner, modeler, mouler. - 2
-
Hor. dépeindre grossièrement, faire la caricature de.
- defingere
Rheni luteum caput, Hor. S. 1 : dépeindre grossièrement la
tête
limoneuse du Rhin.
- dēfīnĭentĕr,
adv. : Aug. distinctement.
- dēfīnĭo
(diffīnĭo), īre, īvi (ĭi), ītum : - tr. -
1 - renfermer dans des
limites, borner, délimiter,
circonscrire, fixer; définir, déterminer.
- ejus
fundi extremam partem oleae derecto ordine definiunt, Cic. Caec., 22 :
une rangée d'oliviers limite l'extrémité de cette propriété.
- potestatem
in quinquennium definire, Cic. Agr. 2, 13 : limiter un pouvoir à cinq
ans.
- bene
dicere non habet definitam aliquam regionem, Cic. : le bien dire n'est
pas circonscrit dans des limites déterminées.
- definire
utrumque, quid sit fur, quid sacrilegus, Cic. Inv. 1 : définir dans
l'un
et l'autre cas le vol et le sacrilège.
- dolorem
definire, Cic. Tusc. 2, 30 : définir la douleur.
- ex
contrariis definire, Cic. Part. 41 : définir par les contraires.
- verbum
definire, Cic. de Or. 2, 108 : définir un terme.
- in
definiendo, Cic. Br. 144 : quand il s'agit de donner des définitions.
2 - établir,
déterminer, fixer.
- adeundi
tempus definiunt, cum meridies esse videatur, Caes. BG. 7, 83, 5 : ils
fixent comme moment de l'assaut, celui où il paraîtra être midi.
- jamque
inter se palam de praemiis ac de sacerdotiis contendebant in annosque
consulatum
definiebant, Caes. BC. 3, 82 : et déjà ils rivalisaient ouvertement
entre
eux à propos des distinctions et des sacerdoces, et fixaient pour des
années la dignité de consul.
- tibi,
quid facias, definit (edictum) Cic. Quinct. 84 : l'édit te fixe ta
ligne
de conduite.
- unum
hoc definio, avec prop. inf. Cic. Rep. 1, 1 : je me borne à préciser
que...
- definitumst,
Plaut. Cist. 519 : c'est bien décidé.
3 - borner, limiter,
arrêter.
- oratio
mea eis definietur viris, qui... Cic. de Or. 3, 9 : mon exposé se
bornera
aux hommes qui...
- altera
sententia definit amicitiam paribus officiis ac voluntatibus, Cic. Lae.
58 : la seconde opinion restreint l'amitié à une exacte réciprocité
de services et de dévouements.
- rhét.
similiter definita, Cic. Or. 175, (gr. ὁμοιοτέλευτα)
: membres de phrase ayant même terminaison.
- dēfīnis,
e : N.-Tir. qui a des limites.
- dēfīnītē,
adv. [definitus] : d'une façon précise, clairement.
- dēfīnītĭo,
ōnis, f. :
1 - action de borner, délimitation.
- CIL 6, 8826.
2 - définition,
explication.
- haec
prima definitio est, ut aegritudo sit animi adversante ratione
contractio,
Cic. Tusc. 4 : la première définition du chagrin est qu'il est un
resserrement
de l'âme contraire à la raison.
- Cic. de Or. 1,
189; Or,
118; Fin. 2, 5.
3 - indication
précise, détermination.
- hominum
et temporum definitione sublata, Cic. Div. 2, 54 : une fois supprimée
toute précision relative aux personnes et au temps.
- illa
definitio judiciorum aequorum retineatur, ut et sine invidia
culpa
plectatur et sine culpa invidia ponatur, Cic. Clu. 5 : que l'on
retienne cette maxime relative aux jugements équitables : punir la
faute sans haine et bannir la haine s'il n'y a pas faute.
- dēfīnītiuncŭla,
ae, f. : pauvre petite définition. --- Cassian. Incarn. 7, 2.
- dēfīnītīvē,
adv. : avec précision.
--- Aur. Acut. 1 præf.; Tert. Car. Christ 18.
- dēfīnītīvus,
a, um :
1 - relatif
à la définition, de définition.
- Cic. Inv. 2, 52; Top, 92.
2 - décisif.
- C.-Just. 7, 45, 3.
3 - limité, défini, circonscrit.
- Tert. Herm. 38.
- dēfīnītŏr,
ōris, m. : - 1 - Tert.
celui qui prescrit. - 2
- Aug. celui qui définit.
- dēfīnītus,
a, um :
1 - part.
passé
de definio.
2 - part.-adj. clair, précis, défini.
- ad
hunc modum definito juvene, Apul. 6 : le jeune homme une fois mort de
cette
façon.
- sine
ullo numero definito, Aug. : sans aucune précision du nombre.
- Cic. Top. 79; Rep. 6, 13;
Fam. 3, 8, 2.
- dēfinxi
: parf. de defingo.
- dēfīo
: v. defit.
- dēfĭŏcŭlus,
i, m. : borgne.
--- *Mart. 12, 59, 9.
- dēfit,
fĭĕri, passif de deficio : -
1 - s'affaiblir,
défaillir. - 2 - être
défaillant, manquer.
- animus
meus defit, Plaut. : le coeur me manque.
- ut
defiat dies, Plaut. Rud. 1107 : pour que le jour fasse défaut.
- lac
mihi non defit, Virg. B. 2, 22 : le lait ne me manque pas.
- vide
quod sit satis; neque defiat neque supersit, Plaut. : vois qu'il y ait
assez, que rien ne manque et qu'il n'y ait rien de trop.
- numquamne
causa defiet, cur... Liv. 9, 11, 6 : ne vous manquera-t-il
jamais
un
prétexte pour que...
- dēfĭtĕor,
fessus, ēri [de + fateor] : Verecund. c. diffiteor.
- dēfixi
: parf. de defigo. (Lebaigue
P. 337)
- dēfixĭo,
ōnis, f. : Gloss. envoûtement.
- tabellae
defixionum : tablettes d'envoûtements.
- voir
hors site : envoûtements.
- dēfixus,
a, um : part. passé de defigo.
- 1
- fiché, enfoncé. - 2
- attaché, fixe,
immobile.
- defixus
in cogitatione, Cic. : absorbé dans la méditation.
- dēflāgrātĭo,
ōnis, f. [deflagro] : combustion, incendie [pr.
et fig.].
- Cic. Div. 1, 111; Planc.
95.
- dēflāgrātus,
a, um : part. passé de deflagro; incendié.
- dēflāgro,
āre, āvi, ātum :
- intr. -
1
- brûler
(se consumer) entièrement.
- qua
nocte templum Ephesiae Dianae deflagravit, eadem constat ex Olympiade
natum esse Alexandrum, Cic. Div. 1 : la nuit où le ttemple de Diane à
Ephèse brûla, on sait qu'Alexandre naquit d'Olympias.
- Cic. Nat. 2, 69 ; Phil.
2, 91 ; Ac. 2, 119.
2 - périr,
être détruit.
- Cic. Sest. 99;
Liv. 3, 52.
3 - s'éteindre,
se calmer, s'apaiser.
- Liv. 40, 8, 9; Tac.
H. 2, 29.
- tr. -
4 - brûler.
- Vitr.6, 1; au pass. : ENN. d.
Cic. Tusc. 3, 44.
- fig.
in cinere deflagrati imperii, Cic. Cat. 4, 22 : dans les
cendres
de l'empire entièrement consumé.
- dēflammātĭo,
ōnis, f. : inflammation. --- Ps. Soran. Med. 245.
- dēflammo,
āre : - tr. - éteindre. --- Apul. M. 5, 30.
- dēflātus,
a, um : part. passé de deflo. - 1
- rejeté en soufflant. - 2
- débité (discours).
- dēflecto,
ĕre, flexi, flectum :
- tr. -
1
- abaisser
en ployant, courber, fléchir.
- ramum deflectere, Col. 5,
11,
14 : courber une branche.
2
- faire
dévier, détourner.
- amnes in alium
cursum deflexi, Cic. Div. 1, 38 : rivières détournées suivant
un autre
cours.
- aliquem
ab aliqua re deflectere : détourner qqn de qqch.
- ab
aliquo oculos deflectere : détourner ses yeux de qqn.
- poét.
novam viam deflectere, Liv. 39, 27, 10 : en changeant de
direction prendre une route
nouvelle.
- fig.
rem ad verba deflectere, Cic. Caec. 51 : mettre l'idée sous
la dépendance des mots = s'en tenir à la lettre.
- deflectere aliquem de via,
Cic. Rep. 1, 68 : détourner qqn du chemin.
- ab aliqua re
aliquem deflectere, Quint. 10, 1, 91 : détourner qqn de qqch.
- deflectere aliquid in
melius, Sen. Ben.
6, 8, 1 : faire tourner qqch au mieux.
- deflectere virtutes in
vitia, Suet. Dom. 3 : changer en vices ses vertus.
-
deflectere dotes puellae in
pejus, Ov. R. Am. 325 : déprécier les bonnes qualités d'une jeune fille.
- intr. -
3
- se
détourner, s'écarter.
- viā deflectere, Tac. H. 2,
70 : se détourner de son chemin.
- in Tuscos deflectere,
Plin. Ep. 4,
1, 3 : se détourner pour aller en Toscane.
- fig.
de recta regione,
de via, Cic. Verr. 5, 176; Off, 2, 9 : se détourner de la
ligne droite,
de sa route.
- oratio redeat illuc, unde
deflexit, Cic. Tusc. 5, 80 : revenons à ce point, dont nous
nous sommes écartés.
- cerva
ad Gallos, lupus ad Romanos cursum deflexit, Liv. 10, 27 : la
biche se dirigea
vers les Gaulois, et le loup vers les Romains.
- deflectere
in Tuscos : *se détourner du côté des Toscans* = dévier sa
route pour
aller en Toscane.
- deflexit
jam aliquantulum de spatio curriculoque consuetudo majorum, Cic. Lael.
12 : déjà la conduite des anciens s'est écartée un peu de la bonne
ligne.
- se
de curriculo petitionis deflectere animumque
ad accusandum transferre,
Cic. Mur. 22 : retirer sa candidature et se concentrer sur l'accusation.
- dēflĕo,
ēre, ēvi, ētum :
- deflerim =
defleverim Stat. Th. 3, 204.
1
- pleurer
abondamment.
- absol. Prop. 1, 16,
13; Tac. An. 16, 13;
Plin. Ep. 8, 16, 5
2 -
tr. - pleurer
(qqn, qqch, aliquem, aliquid), déplorer.
- Lucr. 3, 907; Cic. Br. 329.
- haec ubi deflevit, tolli miserabile
corpus, Virg. En. 11, 59 : après avoir pleuré ainsi, il fait enlever ce corps pitoyable.
- mors a
multis defleta, Cic. de Or. 3, 9 : mort déplorée
par beaucoup.
- in deflenda fratris nece, Quint. 11, 3, 8 : en déplorant la mort de son frère.
-
deflere + prop. inf. : déplorer que.
-
minui deflevit onus, Manil. 4, 748 : il déplora que le fardeau
fût diminué.
- poét. oculos deflere, Apul. M. 5, 7 : avoir les yeux baignés de larmes, pleurer à chaudes larmes.
- dēflērim
: v. defleo.
- dēflētĭo,
ōnis, f. : lamentations, pleurs. --- Juvc. 4, 122.
- dēflētus,
a, um : part. passé de defleo; pleuré, déploré.
- dēflēvi
: parf. de defleo.
- dēflexi
: parf. de deflecto.
- dēflexĭo,
ōnis, f. [deflecto] : - 1
- Macr. action de
se détourner, écart, déclinaison. - 2
- Ambr. égarement, erreur.
- dēflexura,
ae, f. : c. deflexio.
- dēflexus
:
1
- dēflexus,
a, um : part. passé de deflecto; courbé, détourné.
2
- dēflexŭs,
ūs, m. : action de courber, courbure; écart, détour.
- deflexus
ab odio ad gratiam, V. Max. : passage de la haine à la bienveillance.
- dēflo,
āre, āvi, ātum
: - tr. - 1 - Varr.
souffler
sur, enlever en soufflant. - 2
- Plin. nettoyer en soufflant. - 3 - Ambr.
débiter des paroles.
- dēfloccātus,
a, um : qui a perdu ses flocons, ses poils, ses cheveux,
chauve.
- defloccati
senes, Plaut. Ep. 5, 1, 10 : vieillards chauves.
- dēflōrātĭo,
ōnis, f. :
1 - action
de prendre la fleur, c.-à-d.
d'extraire.
-
Tert. Valent. 12.
2 - action
d'enlever, de déflorer.
-
Ambr. Ep. 8, 64.
- dēflōrātĭuncŭla,
æ, f. : dim. de defloratio, petite sélection. --- Ps.
Aug. Specul. 33.
- dēflōrātŏr,
ōris, m. : celui qui flétrit. --- Ps.-Hier. Ep. 6, 6.
- dēflōrātus,
a, um : part. passé de defloro. - 1
- privé de sa fleur, flétri. - 2
- choisi,
trié.
- dēflōrĕo,
ēre : c. defloresco.
- dēflōresco,
ĕre, flōrŭi
: - intr. - 1
- cesser de fleurir, se flétrir, faner, perdre sa fleur. - 2
- perdre sa fraîcheur, sa grâce, son éclat, baisser, décroître.
-
Col. 2, 10, 9 ; Catul. 62, 43.
- fig.
Cic. Cael. 44 ; Br. 217 ; Liv. 29, 4.
- dēflōrĭo
: c. defloreo (fut. defloriet). --- Ital. Sirach.
51, 19.
- dēflōro,
āre, āvi, ātum : - tr. -
1
- ôter la fleur,
prendre la fleur.
-
Drac. 1, 588.
2 - extraire
les passages
intéressants (d'un auteur), choisir.
- Cassiod. Orth. praef.
3 -
déflorer,
flétrir.
- Ambros. Jac. 2, 7, 32.
- dēflŭo,
ĕre, fluxi, fluxum : - intr. -
- cf.
gr. καταῤῥέω.
1
- couler
d'en haut, découler, découler de.
- avec de
- defluere de scrobe, Cato. Ag. 43 : s'écouler du
trou.
- flumen monte defluens,
Sall. d. Prisc. 2, 202,
10 : fleuve coulant d'une montagne.
- Rhenus, ubi Oceano
appropinquavit, in
plures defluit partes, Caes. BG. 4, 10, 4 : le Rhin, lorsqu'il
est près de
l'Océan, continue son cours en un assez grand nombre de bras.
- fig. e
sophistarum fontibus in forum defluere, Cic. Or. 96 : sortir
des sources des
sophistes pour couler jusqu'au forum.
- sudor a fronte defluens,
Cic. Nat.
2, 143 : la sueur découlant du front.
2 - suivre
le courant.
- aries
secundo defluit amni, Virg. G. 3, 447 : le bélier se laisse
aller au
courant du fleuve. --- cf. En. 7, 495 ; 8, 549.
- defluxit ad insulam, Curt.
9, 8, 29 : il se laissa porter par le courant jusqu'à l'île.
- Ostiam
Tiberi defluere, Suet. Ner. 27 : descendre le Tibre jusqu'à
Ostie.
3 - descendre
doucement, tomber doucement, glisser.
- defluebant
coronæ, Cic. Tusc. 5, 62 : les couronnes tombaient
insensiblement.
- pedes
vestis defluxit ad imos, Virg. En. 1, 404 : sa robe retomba
jusqu'à ses
pieds.
- moribundus ad terram
defluxit, Liv. 2, 20 : mourant, il glissa à
terre.
- ad
terram defluxit, Virg. En. 11, 501 : elle
mit pied à terre.
4
- découler,
provenir de.
- unde hæc
in terram nisi ab superis defluere
potuerunt? Cic. Nat. 2, 79 : d'où ces vertus ont-elles pu
découler sur
terre, si ce n'est du ciel?
- necesse est, si quid
redundarit, ad illum per quem agebatis defluxisse, Cic. Verr. 3, 155 :
fatalement, le cas échéant, l'excédent s'est déversé au profit de celui
par qui vous agissiez.
-
multa merces tibi
defluat ab Jove! Hor. O. 1, 28, 28 : puisses-tu
recevoir beaucoup de récompenses de la part de Jupiter!
5
- s'éloigner
(s'écarter)
insensiblement de.
- a necessariis
artificiis ad elegantiora defluximus, Cic. Tusc. 1 : des arts
indispensables nous sommes passés insensiblement aux arts raffinés.
- ab amicitiis perfectorum
hominum ad leves amicitias defluxit oratio, Cic. Lael. 100
: notre
conversation s'est éloignée insensiblement de l'amitié des hommes
parfaits pour aboutir aux amitiés frivoles.
- ex novem tribunis quos
tunc habueram unus me absente defluxit, Cic. Sest. 69 : des
neuf
tribuns
qui étaient alors pour moi, un seul s'est détaché pendant mon absence.
6
- cesser
de couler; cesser, disparaître, s'évanouir.
- exspectat dum defluat amnis, Hor. Ep. 1, 2, 42
: il
attend que le fleuve ait fini de couler. --- cf. Sen. Nat. 3,
3.
- defluxit numerus
Saturnius, Hor.
Ep. 2, 1, 158 : le vers Saturnien disparut.
- ubi salutatio defluxit,
Cic. Fam. 9, 20, 3 : quand les visites se sont écoulées (sont
finies).
- defluxit
pectore somnus, Tib. : le sommeil m'abandonna.
- dēflŭus,
a, um : - 1
- qui
coule, qui découle, qui tombe. - 2
- qui
laisse couler.
- vasculum
guttatim defluum, App. M. 3 : vase d'où l'eau s'échappe goutte à goutte.
- deflua cæsaries, Prud. Peri. 13, 30
: chevelure flottante.
-
defluus splendor ab alto, Stat. S. 1, 3, 53 : la vive clarté qui tombe
du ciel.
- dēflŭvĭum,
ĭi, n. : écoulement, chute.
- dēfluxi
: parf. de defluo.
- dēfluxĭo,
ōnis, f. : écoulement; diarrhée.
- dēfluxŭs,
ūs, m. : écoulement, chute.
- dēfŏdĭo,
ĕre, fōdi, fossum : - 1
-
creuser, fouir. - 2 -
enterrer, enfouir.
- dēfoedo,
āre : - tr. - souiller, salir.
- dēfomitātus,
a, um : qui ne tire plus d'aliment de la terre (en parl.
du bois).
- dēfomo,
āre : abattre avec la hache; équarrir avec la hache.
- dēforas,
adv. : en dehors. (Lebaigue
P. 338)
- dēfore
: inf. fut. de desum.
- dēforis,
adv. : de dehors, au-dehors.
- dēforma
exta, n. plur. : entrailles chaudes.
- deformatio
:
1
- dēformātĭo, ōnis, f. : représentation, dessin, forme.
2
- dēformātĭo, ōnis, f. : altération, dégradation, flétrissure.
- deformatus
:
1
- dēformātus, a, um : part. passé de deformo (1)
: formé, façonné, dessiné.
2
- dēformātus, a, um : part. passé de deformo (2)
: privé de sa forme, déformé, laid.
- dēformis,
e : défiguré, difforme, laid, hideux; honteux, malséant.
- deformis
obsequium, Tac. A. 4, 20: flatterie servile.
- deformis
leti, Sil. 1, 166 : défiguré par la mort.
- deforme
est + inf. : il est malséant de.
- dēformĭtās,
ātis, f. : difformité, laideur, vice, défaut; déshonneur,
honte, infamie.
- dēformĭtĕr,
adv. : affreusement, désagréablement; honteusement,
ignoblement.
- deformo
:
1
- dēformo, āre, āvi, ātum : - tr. - façonner, dessiner, représenter;
décrire, peindre.
2
- dēformo, āre, āvi, ātum : - tr. - déformer, enlaidir, défigurer;
déshonorer, altérer, dégrader, souiller.
- dēformus,
a, um, : c. deformis.
- dēfossus
:
1
- defossus, a, um : part. passé de defodio; creusé; enfoui.
2
- defossŭs, ūs, m. (seul. à l'abl. defossu) : action de creuser
profondément.
- dēfractus,
a, um : part. passé de defringo.
- dēfraenatus
: c. defrenatus.
- dēfraudātĭo,
ōnis, f. : privation, manque, frustration, défaut.
- dēfraudātŏr,
ōris, m. : trompeur, fraudeur.
- dēfraudatrix,
īcis, f. : trompeuse, celle qui prive de.
- dēfraudo
(defrudo), āre, āvi, ātum : - tr. - enlever par tromperie,
priver frauduleusement, frustrer, priver de, tromper.
- dēfrēgi
: parf. de defringo.
- dēfremo,
ĕre, fremui : - intr. - cesser de frémir, s'apaiser, se
calmer.
- dēfrenātus,
a, um : qui n'a plus de frein, que rien n'arrête, déchaîné,
effréné.
- dēfricatē,
adv. : d'une manière piquante, d'une manière satirique,
avec sel.
- dēfricātĭo,
ōnis, f. : friction.
- dēfrico,
āre, fricŭi, frictum (fricatum) : - tr. - frotter fortement,
enlever en frottant, nettoyer en frottant, polir (en frottant),
frictionner.
- dēfrictus,
a, um : part. passsé de defrico.
- dēfrigesco,
ĕre, frixi : - intr. - se refroidir.
- dēfringo,
ĕre, frēgi, fractum : - tr. - rompre, casser, briser, arracher;
entamer.
- dēfrudo
: c. defraudo.
- dēfrugo,
āre : - tr. - rendre la récolte peu abondante, appauvrir
(la récolte).
- dēfruor,
defrui : jouir complètement (de qqch, aliqua re).
- dēfrusto,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- couper en morceaux, déchirer. - 2
- ravager.
- 3 - extraire,
détacher.
- defrustata
carie tunica, Amm. 31, 2: tunique qui tombe en lambeaux.
- defrustare
Mesopotamiam, Amm. 20, 2 : ravager la Mésopotamie.
- dēfrustror,
āri : tromper (qqn, aliquem).
- dēfrutārĭus,
a, um : relatif au vin cuit.
- defrutarium,
ii, n. : vase où l'on fait cuire le vin.
- dēfruto,
āre : - tr. - faire cuire (le vin).
- dēfrutum,
i, n. : vin cuit, raisiné.
- dēfuam,
arch. = desim ---> desum.
- dēfudi
: parf. de defundo.
- dēfuga,
ae, m. : déserteur, transfuge, fuyard.
- dēfŭgĭo,
ĕre, fūgi : - 1 - tr.
- éviter
par la fuite, fuir, esquiver qqch. - 2
- intr.
- s'enfuir, prendre la fuite.
- non
defugere quin : ne pas se refuser à.
- sin
timore defugiant illi, (dixit) se oneri non defuturum, Caes. BC. 1, 32,
8 : s'ils reculent sous l'effet de la peur, lui au moins ne manquera
pas
à son devoir.
- dēfugo,
āre : - tr. - faire tomber (les cheveux).
- dēfui
: parf. de desum.
- dēfulguro,
āre : - tr. - lancer (des éclairs, la flamme).
- dēfunctĭo,
ōnis, f. : - 1 -
action de
s'acquitter, accomplissement. - 2
- mort,
décès.
- dēfunctoriē,
adv. : négligemment, sans zèle, par manière d'acquit.
- dēfunctōrĭus,
a, um : léger, faible, passager.
- dēfunctus
:
1 - defunctus, a, um : part. passé de defungor. - a
- qui s'est acquitté de, qui a rempli (une tâche), délivré de, libre
de. - b - sens passif
: accompli (en parl. du temps).
- defunctus
: mort.
- defuncti,
ōrum, m. : les défunts.
2
- defunctŭs, ūs, m. : décès, la mort.
- dēfundo,
ĕre, fūdi, fūsum : - tr. - répandre, verser, tirer (du
vin).
- defundere
voces pectore, Petr. 121, 102: proférer des paroles.
- dēfungor,
fungi, functus sum : (Lebaigue
P. 338 et P.
339) s’acquitter de, exécuter, accomplir, être quitte de,
payer
(s'acquitter d'une dette); décéder, mourir.
- aliqua
re defungi : s'acquitter de qqch, accomplir qqch.
- defungi
imperio regis, Liv. 1.4: exécuter l'ordre du roi.
- poena
defungi, Liv. 2.35 : subir un châtiment.
- tribus
decumis pro unā defungi, Cic. Verr. 2.3.16: payer trois fois la dîme
pour une.
- vitā
defungi : mourir.
- defunctus
jam sum, Ter. Eun. prol. : je suis quitte, je suis hors de danger.
- officio
defungi : s'acquitter d'un devoir, accomplir un devoir.
- dēfusĭo,
ōnis, f. : action de verser.
- dēfustātĭo,
ōnis, f. : coupe de bois.
- dēfustātŏr,
ōris, m. : bûcheron.
- dēfusto,
āre : couper du bois.
- dēfusus,
a, um : part. passé de defundo.
- dēfututus,
a, um : épuisé par la débauche.
- degener,
eris (abl. sing. -eri, -ere) : - 1
- dégénéré, qui dégénère, abâtardi. - 2
- bâtard (étranger à la famille). - 3
-
dégénéré (moralement), bas, indigne, ignoble, honteux.
- patrii
non degener oris, Ov. Pont. 3, 5, 7 : qui n'a pas perdu l'éloquence de
son père.
- degeneres
adamantes, Plin. 37, 4, 15, § 58 : diamants défectueux.
- degenerātĭo,
ōnis, f. : dégénération, dégénérescence.
- degenerātŏr,
ōris, m. : celui qui dégénère.
- degenerātus,
a, um : part. passé de degenero; de qui on a dégénéré.
- degeneratum,
i, n. : dégénération, indignité, dépravation.
- degenero,
āre, āvi, ātum : - 1 -
intr.
- dégénérer, s'abâtardir. - 2
- tr. -
faire dégénérer, abâtardir; altérer, affaiblir. - 3
- flétrir, souiller, déshonorer.
- Pandione
nata, degeneras! Ov. M. 6.635 : fille de Pandion, tu avilis ta race!
- ab
aliquo degenerare : dégénérer par rapport à qqn.
- ab
aliquo nihil degenerare : ne dégénérer en rien de qqn, être digne de
qqn.
- alicui
degenerare (chez
les poètes)
: dégénérer par rapport à qqn, être un rejeton dégénéré de qqn.
- ad
theatrales artes degenerare, Tac. A. 14, 21: s'abaisser aux arts de la
scène.
- famam
degenerare, Stat. Th. 4, 149 : ruiner (flétrir) sa réputation.
- in
rem degenerare : dégénérer en une chose.
- hordeum
in avenam degenerat, Plin. 18, 17, 44, § 149 : l'orge dégénère en
avoine.
- degero,
degerĕre : - tr. - 1 -
porter,
emporter, transporter. - 2
- façonner, transformer.
- 3 - faire.
- degi
---> dego.
- deglabro,
āre, ātum : - tr. - écorcer, épiler.
- arbores
deglabrare : écorcer des arbres.
- corpus
deglabrare : épiler le corps.
- deglubo,
ĕre, gluptum : - tr. - 1
- écorcer,
peler. - 2 - écorcher.
- deglutino,
āre : décoller, détacher.
- deglutio
(degluttio), īre : - tr. - avaler, engloutir, dévorer.
- dego,
ĕre, degi [de + ago] : - tr. - 1
- mener, passer, employer (le temps). - 2
- intr. - passer sa vie, vivre, subsister; demeurer, habiter. - 3
- diminuer. - 4 -
continuer, durer. - 5
- attendre. - 6 -
pousser au dehors, rejeter.
- vitam
degere : passer sa vie.
- Literni
degere : vivre à Literne.
- vita
non quit degere, Plin. 31, 7, 41, § 88 : la vie ne peut continuer.
- degradātĭo,
ōnis, f. : dégradation.
- degrandinat
(impers.) : la grêle continue à tomber.
- degrassor,
āri, ātus sum : - 1 -
tomber.
- 2 - attaquer
rudement, marcher contre, insulter
(qqn, aliquem).
- degravo,
āre, ātum : - tr. - 1
- peser
lourdement, charger, surcharger, accabler. - 2
- être à charge, gêner, importuner.
- degravat
Aetna caput, Ov. M. 5, 352 : l'Etna pèse lourdement sur sa tête.
- etiam
peritos nandi lassitudo et vulnera et pavor degravant, Liv. 4.33 : la
fatigue,
les blessures et la peur <chargent (au fond de l'eau)> =
entraînent
au fond de l'eau même ceux qui savent nager.
- degredior,
gredi, gressus sum : descendre de, s’éloigner d’un lieu
élevé, sortir, s'éloigner, quitter.
- ubi
primum degressos tumulis montanos laxatasque sensit custodias, raptim
angustias
evadit eisque ipsis tumulis quos hostes tenuerant consedit, Liv. 21, 32
: dès qu'il remarqua que les montagnards étaient descendus de leurs
hauteurs
et que la garde s'était relâchée, rapidement il sortit du défilé et
s'installa sur ces mêmes hauteurs que les ennemis avaient occupées.
- degrumo,
āre : - tr. - aligner, tracer en ligne droite.
- degrunnĭo,
īre : - intr. - grogner fort.
- degulātŏr,
ōris, m. : un glouton.
- degulo,
āre, āvi, ātum : - tr. - engloutir (son bien).
- degustātĭo,
ōnis, f. : action de goûter, dégustation.
- degusto,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- déguster, goûter. - 2
- effleurer, lécher
(en parlant du feu), tâter, essayer.
- vinum
degustare : déguster le vin.
- dehabĕo,
ēre : - tr. - ne pas avoir, manquer de.
- dehaurĭo,
īre, hausi, haustum : - tr. - 1
- enlever en puisant, puiser. - 2
- avaler.
- amurcam
dehaurire, Cato R. R. 66 : retirer le marc d'huile.
- margarita
pretiosa dehaurire, Tert. Pall. 5 : avaler de précieuses perles.
- dehaustus,
a, um : part. passé de dehaurio.
- dehibĕo,
arch. : c. debeo.
- dehinc,
adv. : - 1 - à partir
d'ici, à
partir de là, d'ici. - 2
- puis, après,
ensuite. - 3 - ainsi
donc, par conséquent.
- 4 - désormais,
dorénavant, à l'avenir.
- 5 - depuis, à partir
de ce moment.
- dehisco,
ĕre : - intr. - s'ouvrir, s'entrouvrir, se fendre.
- dĕhŏnestamentum,
i, n. : - 1 -
difformité,
ce qui rend difforme. - 2
- honte, flétrissure,
déshonneur, ignominie, outrage.
- dĕhŏnestātĭo,
ōnis, f. : outrage, déshonneur.
- dĕhŏnestātus,
a, um : part. passé de dehonesto; défiguré.
- dĕhŏnesto,
āre, āvi, ātum : (Lebaigue
P. 339 et P.
340) - tr. - 1
- défigurer. - 2
- déshonorer, dégrader, flétrir.
- dĕhŏnestus,
a, um : inconvenant.
- dĕhŏnoro,
āre, āvi, ātum : - tr. - déshonorer, humilier.
- dehortātĭo,
ōnis, f. : action de dissuader.
- dehortātīvus,
a, um : déhortatif (t. de gram.).
- dehortatōrĭus,
a, um : qui détourne, qui dissuade.
- dehortor,
āri, ātus sum : dissuader, détourner de.
- dehortari
+ prop. inf. : dissuader de.
- dehortari
ut : dissuader de.
- aliquem
dehortari : dissuader qqn.
- multa
me dehortantur a vobis, Sall. J. 31: bien des motifs m'éloignent de
vous.
- multa
me dehortata sunt huc prodire, Cato ap. Gell. 13, 24, 15: bien des
choses
m'ont détourné de paraître ici.
- Dēïănīra
(Dējănīra), ae, f. : Déjanire (fille d'Oenée, roi
de Calydon, épouse d'Hercule, soeur de Méléagre).
- gr.
Δηϊάνειρα.
- Ov. M. 9, 9 sq.; Hyg. Fab. 34 sq.; 162; Sen. Herc. Oet.; Cic. Tusc. 2, 8; id. Nat. 3, 28.
- voir hors site Déjanire.
- dĕĭcīda,
ae, m. : déicide. --- Chrysol. Serm. 172.
- dēĭcĭo
: v. dejicio.
- dĕĭcŏla, ae, m. : adorateur de Dieu. --- Hier. Joh. 38.
- Dēïdămīa,
ae, f. : Déidamie (fille de Lycomède, mère de Pyrrhus). --- Hyg. Fab. 97; Prop. 2, 9, 16; Ov. A. A. 1, 704.
- gr.
Δηϊδάμεια.
- Deidius : c. Didius. --- CIL.
- dĕĭfĕr,
ĕra, ĕrum : qui porte en soi un dieu. --- Cassiod. Hist. Eccl. 7, 1 fin.
- dĕĭfĭcātĭo, ōnis, f. : déification. --- Mercat. Nest. Serm. 3.
- dĕĭfĭcātus, a, um : part. passé de deifico.
- dĕĭfĭco,
āre, ātum [deus + facio] : - tr. - déifier. --- Cassiod. Hist. Eccl. 7, 2; August. Civ. D. 19, 23, 4.
- dĕĭfĭcus,
a, um [deus + facio] : - 1 - qui fait
des dieux.
--- Tert. Apol. 11. - 2 - qui est
l'ouvrage de Dieu. --- C.-Aur. Acut. 2, 30, 162; Eccl.
- Deillĭus,
ĭi, m. : Déillius (nom d'homme). --- Sen. Clem. 1, 10, 1.
- dĕimprovisō,
adv. : à l'improviste. --- Diom.
- dĕin
: c. deinde.
- deinceps
:
1
- dĕinceps, adv : - a
- après (un lieu).
- b - successivement;
qqf. toujours. - c
- par ordre, en suivant, sans interruption. - d
- ensuite, tout de suite après.
2
- dĕinceps, cĭpĭtis (cĭpis), adj. : qui vient après, suivant.
- dĕinde
(dĕin, deim), adv. : ensuite, puis, en second lieu, après.
- primum
... deinde : d'abord ... ensuite.
- deinde
tum (tunc, postea, post) : ensuite, désormais.
- deinsuper,
adv. : en haut, au-dessus.
- deintegro
:
1
- deintegrō, adv. = de integro : de nouveau.
2
- deintegro, āre : - tr. - déshonorer, flétrir.
- deintus,
adv. : au dedans, en dedans, par dedans.
- Dēīŏnĭdes,
ae, m. : fils de Déioné, Milétus (fils de Déioné
et d'Apollon).
- gr.
Δηϊονίδης.
- Dēĭŏpēa,
ae, f. : Déiopée (nymphe).
- gr.
Δηϊόπεια.
- Dēiŏtărus,
i, m. : Déjotarus. - 1
-
roi de la petite Arménie et d'une partie du Pont, contemporain de
Cicéron
qui fit pour lui un célèbre plaidoyer). - 2
- fils du précédent.
- gr.
Δηϊόταρος.
- Dēiŏtărianus,
a, um : de Déjotarus.
- dĕĭpăra,
ae, f. [deus + pario] : Mère de Dieu, la Vierge.
- Dĕīpassiāni,
ōrum, m. [deus + patior] : les Déipassianistes (hérétiques
qui soutenaient que Dieu peut souffrir).
- Dēĭphŏbē,
ēs, f. : Déiphobé (fille de Glaucus, sibylle de Cumes).
- gr.
Δηϊϕόϐη.
- Dēĭphŏbus,
i, m. : Déiphobe (fils de Priam et d'Hécube).
- gr.
Δηΐϕοϐος.
- Deipyla,
ae (Deipylē, ēs), f. : Hyg. Déipyle (fille d'Adraste, mère
de Diomède).
- gr.
Δηϊπύλη.
- Deitania,
ae, f. : Plin. la Déitanie (région de la Tarraconaise).
- deirātus,
a, um : fort irrité.
- deĭtās,
ātis, f. : nature divine, divinité, déité.
- Dejanira
: c. Deianira.
- dejēci
: parf. de dejicio.
- dejectē,
adv. : humblement.
- dejectĭbĭlis,
e : méprisable (digne d'être rejeté).
- dejectĭo,
ōnis, f. : - 1 -
action de
renverser, renversement. - 2
- action de rejeter,
déjection, évacuation. - 3
- éviction,
expropriation (t. de droit). - 4
- abaissement.
- 5 - abattement,
accablement.
- gradûs
dejectio, Dig. 49, 16, 3 : dégradation.
- (alvi)
dejectio : déjection, selles.
- animi
dejectio, Sen. : découragement.
- dejectĭuncŭla,
ae, f. : petite déjection.
- dejecto,
āre : - tr. - jeter à bas, renverser.
- dejectŏr,
ōris, m. : qui jette.
- dejectus
:
1
- dejectus, a, um : part. passé de dejicio (deicio). - a
- jeté à bas, renversé, abattu, détruit. - b
- abaissé, bas. - c -
renversé d'un coup
mortel, tué. - d -
enlevé, ôté. - e
- délogé, débusqué, culbuté. - f
- dépossédé,
repoussé, privé de; déchu. - g
- découragé,
abattu. - h - soumis,
repentant. - i
- jeté à la hâte, écrit négligemment, négligé. - 10
- bas, abject, vil.
- dejectus
oculos, Virg. (dejectus vultum, Stat.) : dont les yeux sont baissés.
- dejectus
oculos in se, Ov. : dont les yeux sont baissés.
- dejecti
crines, Tac. : cheveux flottants.
- dejectus
regno, Stat. : chassé du trône.
- dejectus
sententiā, Cic. : privé du droit de suffrage.
- dejecta
uxor (s.-ent. matrimonio), Tac. : femme répudiée.
- dejecti
aratores, Cic. : laboureurs ruinés (dépossédés de leurs champs).
2
- dejectŭs, ūs, m. : - a
- renversement,
chute. - b - forte
pente, descente, inclinaison.
- c - action de jeter
sur, de renverser.
- alia
(vitia) accessus lenes habent et incrementa fallentia : in iram
dejectus
animorum est, Sen. Ir. 3 : certains vices présentent une voie douce et
se développent insensiblement : quant à la colère, elle est le
précipice
des âmes.
- dejectus
arborum, Liv. : abattis d'arbres.
- dejectus
aquae, Sen. : chute d'eau.
- dejeratio
: c. dejuratio.
- dejero
: c. dejuro.
- dejeror,
āri : jurer, faire serment; attester par serment.
- dējĭcĭo
(dēĭcĭo), ĕre, jēci, jectum : (Lebaigue
P. 340 et P.
341) - tr. - 1
- jeter à bas, jeter;
se jeter, se précipiter; abattre, renverser, terrasser, détruire;
pousser
(vers un lieu); faire tomber; jeter dans; baisser, abaisser. - 2
- chasser, déloger, débusquer (t. de guerre). - 3
- déposséder. - 4 -
tuer, immoler. - 5
- relâcher, évacuer (t. de médecine). - 6
- ôter, écarter, éloigner de.
- aliquem
equo dejicere, Caes. B. G. 4.12.5 : jeter qqn à bas de son cheval.
- se
dejicere de muro, Caes. B. C. 1, 18, 3 : se jeter du haut des murs.
- oculos
in terram dejicere, Quint. 1, 11, 9 : baisser les yeux.
- cruciatum
a corpore dejicere, Cic. Verr. 2.5.62: éloigner de soi les tortures.
- dejici
de gradu : lâcher pied, être chassé de sa position.
- aliquem
de sententia dejicere: forcer qqn à changer d'avis.
- metum
alicui dejicere, Cic. : dissiper les craintes de qqn.
- aedilitate
aliquem dejicere : repousser qqn de l’édilité.
- voir dejectus.
- Dejotarus,
i, m. : c. Deiotarus.
- Dejotarianus,
a, um : c. Deiotarianus.
- dejugis,
e : qui est en pente, incliné, penché.
- dejugo,
āre : - tr. - disjoindre, séparer, écarter.
- dejungo,
ĕre, junctum : - tr. - désunir, dételer, séparer.
- dejurātĭo
(dejerātĭo), ōnis, f. : serment.
- dejurĭum,
ĭi, n. : Gell. serment.
- dejuro
(dejero), āre, āvi, ātum : - intr. et tr. - jurer, faire serment.
- dejuvo,
āre : - intr. - refuser de secourir, ne pas aider.
- deserere
illum et dejuvare in rebus advorsis pudet, Plaut. Trin. 344 :
l'abandonner
et le priver de secours dans son malheur, cela me ferait honte.
- delabor,
labi, lapsus sum : - 1
- glisser,
tomber de, tomber. - 2
- au
fig. tomber, descendre, s’abaisser à.
- delabi
caelo, Virg. : tomber du ciel.
- delabi
ex equo, Liv. : tomber de cheval.
- delabi
de manibus, Cic. : tomber des mains.
- delabi
in medios hostes, Virg. : tomber au milieu des ennemis.
- delabi
ad inopiam, Tac. An. 2, 38 : tomber dans le besoin.
- delabi
in fraudem, Cic. : se laisser tromper.
- delabi
in morbum, Cic. : tomber malade.
- delabi
eo ut : en venir à.
- delaboro,
āre : - intr. - travailler avec acharnement.
- delacero
(dilacero), āre, āvi : - tr. - déchirer, mettre en pièces,
démembrer, détruire.
- delacrimātĭo,
ōnis, f. : Plin. pleurs, larmes.
- delacrimatōrĭus,
a, um : qui fait pleurer.
- delacrimo,
āre : - intr. pleurer (en parl. des arbres).
- delactatrix,
īcis, f. : Aug. celle qui sèvre.
- delactātus,
a, um : sevré.
- delaevo
: c. delevo.
- delambo,
ĕre : - tr. - lécher avidement.
- delamentor,
āri : se lamenter de (sur), déplorer.
- natam
delamentatur ademptam, Ov. M. 11, 331 : il pleure la fille qui lui a
été
enlevée.
- delanio
: c. dilanio.
- delapido,
āre, ātum : - tr. - 1
- épierrer.
- 2 - paver.
- delapidor,
āri, arch. ---> delapido.
- delapsus
:
1
- delapsus, a, um : part. passé de delabor. - a
- qui est tombé. - b -
né, sorti de (au
fig.).
2
- delapsŭs, ūs, m. : chute d'eau, écoulement de l'eau.
- delasso,
āre, āvi, ātum : - tr. - épuiser par la fatigue, venir
à bout (de qqn, aliquem).
- loquacem
delassare Fabium, Hor. S. 1, 1, 14 : venir à bout de Fabius le bavard.
- delātĭo,
ōnis, f. : dénonciation, accusation, délation.
- delationem
nominis postulare in aliquem, Cic. : demander l’autorisation de déférer
qqn en justice.
- delationem
factitare, Tac. : faire le métier de délateur.
- delātŏr,
ōris, m. : délateur, accusateur.
- delatōrĭus,
a, um : Dig. de délateur, de dénonciateur.
- delatro,
āre : - tr. - dire en hurlant.
- delatura,
ae, f. : - 1 - Tert.
accusation.
- 2 - Vulg. délation,
calomnie.
- delātus,
a, um : part. passé de defero. - 1
- apporté, porté. - 2
- déféré, offert.
- 3 - dénoncé.
- delata
hereditas, Dig. : succession ouverte.
- delavātus,
a, um : part. passé de delavo.
- delavo,
āre, delavatum (delotum) : - tr. - laver, nettoyer.
- delebilis,
e : Mart. qu'on peut effacer, destructible.
- delectābĭlis,
e : Tac. Apul. délectable, agréable, charmant.
- delectābĭlĭtĕr,
adv. : agréablement.
- delectamentum,
i, n. : charme, amusement, jeu.
- delectātĭo,
ōnis, f. : délectation, plaisir, agrément, amusement.
- delectationis
causā : pour s'amuser.
- alicui
delectationem habere (afferre) : amuser qqn, être une source de plaisir
pour qqn, procurer du plaisir à qqn.
- videndi
et audiendi delectatio : le plaisir de voir et d'entendre.
- aliquem
pro delectamento putare, Ter. : s'amuser de qqn.
- delectatĭuncŭla,
ae, f. : petit plaisir, petite satisfaction.
- delectātŏr,
ōris, m. : recruteur.
- delectātus,
a, um : part. passé de delecto; charmé, réjoui.
- delectĭo,
ōnis, f. : choix.
- delecto,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- attirer, allécher, retenir. - 2
- délecter,
charmer, faire plaisir à, séduire.
- sive
Falernum (vinum) te magis delectat, Hor. S. 2, 8, 17 : ou si le Falerne
te plaît davantage.
- delectari
(+ abl., qqf. avec in et abl.) : <être charmé par> =
trouver plaisir
à, aimer, se réjouir.
- delectari
imperio, Caes. B. C. 3, 82 : trouver plaisir à exercer le commandement,
aimer exercer le commandement.
- delectari
criminibus inferendis, Cic. Lael. 65 : trouver plaisir à porter des
accusations
(aimer intenter des actions en justice).
- in
hoc delector, quod : je me réjouis de ce que.
- delectat
me + inf. : il me plaît de, je suis heureux de, j'aime.
- pauperibus
auxilio venire me delectat : il me plaît de venir en aide aux pauvres.
- vir
bonus et prudens dici delector, Hor. Ep. 1, 16, 32 : je me réjouis
d'être
appelé homme de bien.
- delector
:
1
- delectŏr, ōris, m. : Frontin. recruteur.
2
- delector, āri, dép. ---> delecto.
- delectus
:
1
- delectus, a, um : part. passé de deligo, ĕre. - a
- choisi. - b - levé,
recruté. - c
- cueilli.
2
- delectus (dilectus), us, m. : - a
- choix,
triage. - b - levée de
troupes. - c
- troupes levées, recrues.
- dilectu
habito : <une levée de troupes ayant été faite>.
- delectum
habere (agere): lever des troupes, recruter des soldats.
- sine
delectu, Cic. : sans choix, au hasard, pêle-mêle, indistinctement.
- delegātĭo,
ōnis, f. : délégation, substitution, procuration.
- delegātŏr,
ōris, m. : qui délègue.
- delegatōrĭus,
a, um : relatif à la délégation.
- delegatum,
i, n. : délégation.
- delegātus,
a, um : part. passé de delego.
- delēgi
: parf. de deligo, ĕre.
- delēgo,
āre, āvi, ātum : (Lebaigue
P. 341 et P.
342) - tr. - 1
- envoyer, transporter
dans. - 2 - au fig.
renvoyer à, déléguer, confier. - 3
- attacher
comme lieutenant. - 4
- déléguer une dette
(à qqn, alicui), charger qqn de payer pour soi. - 5
- au fig. mettre sur
le compte de, imputer
à, attribuer à, renvoyer.
- delegare
rem ad senatum, Liv. : renvoyer une affaire au sénat, s’en
remettre
au sénat.
- delegare
aliquem in Tullianum, Liv. 29, 22 : transférer qqn dans le Tullianum
(la
prison de Tullius).
- debitores
nobis deos delegat, Sen. : il charge les dieux de nous régler sa dette.
- aliquid
alicui delegare : attribuer qqch à qqn.
- delegare
alicui crimen : rejeter sur qqn une accusation.
- fortunae
loci delegare spes suas, Liv. : s'en remettre au hasard du lieu,
compter
sur le bonheur du lieu.
- delegare
ad volumen : renvoyer au texte.
- deleiro,
arch. : c. deliro.
- dēlēnificus,
a, um : Plaut. flatteur, caressant, doux.
- dēlēnimentum,
i, n. : - 1 - tout ce
qui
apaise, adoucit, charme; apaisement, adoucissement. - 2
- charme, appât, attrait, séduction.
- dēlēnio
(delinio), īre, īvi (ĭi), ītum : - tr. - 1
- adoucir, apaiser, calmer, soulager. - 2
- captiver, séduire, gagner, charmer, attirer, corrompre.
- dēlēnitĭo,
ōnis, f. : séduction.
- dēlēnitŏr,
ōris, m. : celui qui charme.
- dēlēnitōrĭus,
a, um : qui sert à adoucir, à calmer.
- dēlĕo,
ēre, dēlēvi (dēlŭi, arch.), dēlētum : - tr. - 1 - effacer, biffer, raturer. -
2
- faire disparaître, détruire, anéantir.
- qqf.
part. parf. dēlitus.
- epistola
delita : lettre détruite.
- dēlētīcius
(dēlētītius), a, um : effacé, biffé, raturé.
- dēlētilis,
e : qui efface.
- dēlētĭo,
ōnis, f. : destruction, anéantissement.
- dēlētrix,
icis, f. : destructrice.
- deletus
:
1
- dēlētus, a, um : part. passé de deleo. - a
- effacé. - b -
détruit.
2
- dēlētŭs, ūs, m. : Tert. destruction.
- dēlēvi
: parf. de deleo.
- dēlēvo
(dēlaevo), āre : - tr. - lisser, polir.
- Delf-
---> Delph-
- Dēlĭa,
ae, f. : - 1 - la
Délienne (Diane,
née à Délos). - 2 -
Délie (nom de femme).
- Dēlĭăcus,
a, um : de Délos.
- Deliadae,
ārum, m. : Apollon et Diane.
- delibamentum,
i, n. : libation.
- delibātĭo,
ōnis, f. : action d'ôter, action de prélever sur, prélèvement,
action d'entamer.
- delibātus,
a, um : part. passé de delibo. - 1
- enlevé, détaché de, choisi. - 2
- entamé,
amoindri, altéré, gâté; retranché.
- delibata
deum numina, Lucr. 6, 70 : la puissance des dieux dénigrée.
- deliberābundus,
a, um : Liv. qui délibère, qui réfléchit profondément.
- deliberamentum,
i, n. : ordre, injonction.
- deliberātĭo,
ōnis, f. : - 1 -
délibération,
consultation, examen; décision. - 2
- discours
du genre délibératif.
- habet
res deliberationem, Cic. Att. 7, 3, 3 : l'affaire demande qu'on y pense.
- deliberātīvus,
a, um : délibératif (t. de rhét.).
- deliberativa
(causa), Cic. : la cause du genre délibératif.
- deliberātŏr,
ōris, m. : celui qui se consulte, celui qui délibère.
- deliberātus,
a, um : part. passé de delibero. - 1
- délibéré, examiné. - 2
- décidé, résolu.
- voir
delibero.
- delibero
:
1
- delibero, āre, āvi, ātum [de + libra] : - tr. et intr. - a
- peser, réfléchir mûrement, délibérer, examiner. - b
- consulter (un oracle). - c
- prendre
une décision.
- de
aliqua re deliberare : délibérer sur qqch.
- de
summa rerum deliberare, Caes. BC. 2, 30 : délibérer sur la situation
générale.
- deliberare
+ inf. : prendre la décision de.
- re
deliberata : après mûre réflexion.
- delibera
hoc : réfléchis à cela.
- Delphos
deliberatum missi sunt, Nep. Milt. 1, 2: ils furent envoyés à Delphes
pour consulter l'oracle.
- deliberatā
morte : sa mort étant résolue.
- mihi
deliberatum est + inf. Cic. : je suis résolu à, j'ai décidé de.
- neque
illi quicquam deliberatius fuit, Cic. Fam. 5, 2, 8 : et il n'avait rien
de plus à coeur.
2
- delibero, āre, āvi, ātum [de + libero] : - tr. - délivrer.
- delibo,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
-
toucher légèrement, effleurer, entamer, goûter de. - 2
- au fig. effleurer,
cueillir, goûter de.
- 3 - enlever, ôter,
prélever, diminuer,
amoindrir, altérer.
- aliquid
de aliqua re delibare : enlever qqch à qqch.
- animi
pacem delibare, Lucr. 3, 24 : altérer la paix de l'âme.
- delibrātŏr,
ōris, m. : celui qui ôte.
- delibrātus,
a, um : part. passé de delibro; dépouillé de son écorce.
- delibro,
āre, ātum : - tr. - 1
- écorcer,
peler. - 2 - ôter de,
enlever de, diminuer.
- delibuo,
ĕre, libŭi, libutum : - tr. - oindre, imprégner.
- delibutus,
a, um : part. passé de delibuo; oint, frotté de, couvert
de.
- delibutus
gaudio, Ter. Ph. 5, 6, 16: qui nage dans la joie.
- senium
luxu delibutum, Plin. 4, 12, 26, § 90 : vieillesse d'un luxe effréné.
- delicata,
ae, f. ---> delicatus.
- delicatē,
adv. : délicatement, mollement, voluptueusement.
- delicātus,
a, um : (Lebaigue
P. 342 et P.
343) - 1 -
mou, tendre, délicat, délicieux,
charmant (au pr. et au fig.).
- 2
- efféminé, énervé, voluptueux, galant, licencieux. - 3
- délicat, difficile, fin, de goût difficile, exigeant. - 4
- calme, lent, tranquille.
- delicatus,
i, m. : favori, mignon.
- delicati,
orum : les gens du monde, les élégants.
- delicata,
ae, f. : - a - une
enfant gâtée. - b
- concubine, maîtresse, favorite.
- delicia
:
1
- delicĭa, ae, f. : Plaut. sing. de deliciae ---> deliciae.
2
- delicia (deliquia), ae, f. : Fest. gouttière.
- deliciae,
ārum, f.plur. : - 1 - tout
ce qui charme : délices, douceurs, plaisirs, jouissances,
bonheur;
luxe, mollesse, délicatesse; jeux, agréments, gentillesses,
plaisanteries.
- 2 - objet de
l'affection ou du plaisir;
délice, amour, amant, amante; libertinage. - 3
- recherche (de style), gentillesse, mignardise, raffinement.
- aliquem
delicias facere, Plaut. : s'amuser de qqn.
- delicias
facere, Cat. : faire le libertin.
- esse
in deliciis alicui, Cic. : être les délices de qqn, être très cher
à qqn.
- habere
aliquid in deliciis, Cic. Div. 1, 34 : faire ses délices de qqch.
- delicias
hominis! Juv. 6, 47 : quelle merveille d'homme!
- meae
deliciae : mon délice! mon amour!
- deliciaris,
e : de gouttière.
- deliciātus,
a, um : de gouttière.
- delicĭēs,
ēi, f. Apul. : c. deliciae.
- delicĭo,
ĕre : - tr. - attirer, allécher, amadouer.
- deliciolae,
ārum, f. : délices.
- diliciolae
nostrae, Cic. Att. 1, 8, 3 : mes délices.
- deliciolum,
i, n. : délices.
- delicior,
āri, ātus sum : s'adonner aux plaisirs; manger avec délices.
- delicĭosē,
adv. : avec délices.
- delicĭōsus,
a um : - 1 -
délicieux.
- 2 - voluptueux,
efféminé.
- delicĭum,
ĭi, n. : c. deliciae.
- delico,
arch. : c. deliquo.
- delictŏr,
ōris, m. : coupable, pécheur.
- delictum,
i, n. : - 1 - faute,
délit,
crime, péché. - 2 -
faute (de style).
- delictus,
a, um : part. passé de delinquo.
- delicui
: parf. de deliqueo.
- deliculus
: c. deliquus.
- delicus,
a, um : sevré.
- delicuus
: c. deliquus.
- deligo
:
1
- delĭgo, āre, āvi, ātum : - tr. - lier, attacher, nouer, amarrer;
bander (une plaie).
2
- delĭgo, ĕre, delēgi, lectum : - tr. - a
- choisir, élire. - b
- lever (des troupes),
recruter. - c -
enlever, détacher. - d
- cueillir. - e -
séparer, mettre à part,
laisser de côté, mettre au rebut. - 6
-
chasser.
- ex
aedibus deligere, Plaut. Asin. 3.3.42: chasser de la maison.
- delimātŏr,
ōris, m. : qui enlève en limant.
- delimātus,
a, um : enlevé par la lime.
- delimis,
e : oblique.
- delimitātĭo,
ōnis, f. : délimitation, bornage.
- delimĭto,
āre, ātum : - tr. - limiter, borner.
- delimo,
āre, ātum : - tr. - ôter en limant; limer; traiter à fond
(un sujet).
- delineātĭo,
ōnis, f. : dessin, esquisse, ébauche.
- delineo
(delinio), āre, āvi : - tr. - esquisser, tracer, dessiner.
- delingo,
ĕre, linxi : - tr. - lécher.
- numquam
delinges salem, Plaut. Curc. 4, 4, 6 : tu n'auras rien à te mettre sous
la dent.
- delini-
---> deleni-
- delino,
ĕre, delitum : - tr. - enduire, oindre, frotter.
- delinquentĭa,
ae, f. : faute, délit, péché.
- delinquo,
ĕre, liqui, lictum : - intr. - 1
- manquer, faire faute. - 2
- intr. et tr.
- manquer à son devoir, pécher, commetre (une faute). - 3
- faire défaut, manquer, faillir, être en faute.
- adulterium
quod pubertate delinquitur, Dig. 48, 5, 38 : l'adultère qu'il a commis
à sa puberté.
- quid
ego tibi deliqui? Plaut. Am. 2.2.185 : quelle faute ai-je commise
envers
toi?
- deliquat-
---> delicat-
- deliquesco,
ĕre, licui : - intr. - 1
-
se fondre, se liquéfier. - 2
- se dissoudre,
s'amollir, disparaître.
- deliquia
(delicia), ae, f. : gouttière.
- deliquĭo,
ōnis, f. : c. deliquium.
- deliquium
:
1
- deliquĭum, ĭi, n. [delinquo] : absence, manque, privation.
- deliquium
solis, Plin. : éclipse de soleil.
2
- deliquĭum, ĭi, n. [deliquo] : écoulement.
- dēlĭquo
(dēlĭco, arch.), āre : - tr. - 1
- transvaser. - 2 -
décanter, clarifier,
filtrer. - 3 -
éclaircir, tirer au clair,
expliquer clairement, démontrer.
- dēlĭqŭus
(dēlĭcŭus), a, um : qui manque, qui fait défaut.
- sine
quod lubet id faciat, quando tibi nil domi delicuum'st, Plaut. Cas. 207
: laisse-le faire ce qu'il veut du moment que tu ne manques de
rien
chez toi.
- dēlīrāmenta,
ōrum, n. : divagations, extravagances, folies. --- Plaut. Capt. 596
; Plin. 2, 17.
- dēlīrātĭo,
ōnis, f. [deliro] : - 1
-
action de
sortir du sillon, écart. --- Plin.
18, 180. -
2
- délire, extravagance,
folie. --- Cic. CM 36 ;
Div. 2, 90 ; Plin. Ep. 6, 15, 4.
- dēlīrĭtās,
ātis, f.[delirus] : délire, folie. --- Laber.
139.
- dēlīrĭum,
ĭi, n. [delirus] : délire, transport au
cerveau.
--- Cels. 2,
6.
- dēlīro,
āre, āvi, ātum
[de + lira : sillon] : - intr. -
1
- s’écarter du sillon, s'écarter de
la ligne droite.
- Auson. Idyll. 16, 11, cf.
Plin. 18, 180.
2
- délirer,
extravaguer.
- Cic. Off. 1, 94 ; Nat. 1,
94.
- se
deum delirare, Tert. Anim. 32 : se croire dieu sous l'effet du délire.
- avec acc. de relat. quicquid
delirant reges plectuntur Achivi, Hor. Ep. 1, 2, 14 : les Grecs expient
tout ce que les rois commettent dans leurs folies.
- dēlīrus,
a, um [deliro] : qui délire, extravagant, radoteur.
- delira fari, Lucr. 3, 464 : divaguer.
- Lucr.
2, 985; Hor. S. 2, 3, 107; Cic. de Or. 2, 18, 75;
Hor. S. 2,
5, 71; Cic. Tusc. 1, 21, 48; id. Div. 2, 68,
141; Hor. S. 2,
3, 293; id. Ep. 2, 2, 126.
- delirior, Lact. 3,
18, 14.
- dēlĭtĕo,
ēre : - intr. - se tenir caché.
- dēlĭtesco
(dēlĭtisco), ĕre, lĭtui
[de + latesco] : - intr. - se cacher, se tenir caché.
- avec abl.
reconditā silvā
delitescere, Ov. M. 4, 340 : se dissimuler sous un épais
buisson. --- Ov. Tr. 3, 1, 80; id. Am. 3,
1, 56.
- delitescere sub + abl. : se cacher sous. ---
Virg. G. 3, 417.
- delitescere
in + abl. : se cacher dans (sous).
- bestiae in cubilibus
delitiscunt, Cic. Nat. 2, 126 : les animaux
se cachent dans leurs tanières. --- cf. Phil. 2, 77 ; Caes.
BG. 4, 32, 4.
- delitescere in alicujus
auctoritate, Cic. Ac. 2, 15
: s'abriter sous (se retrancher
derrière) l'autorité de qqn.
- delitescere in calumnia,
Cic.
Caec. 11 : s'abriter derrière une chicane.
- dēlītĭgo,
āre : - intr. - quereller vivement, tempêter, gourmander.
- iratusque
Chremes tumido delitigat ore, Hor. P. 94 : et Chrémès, en colère,
gourmande
en haussant le ton.
- dēlĭtŏr,
ōris, m. [delino] : qui efface, qui fait disparaître. --- Att. Tr. 219.
- Lebaigue
P. 344
- dēlĭtus
: part. passé de delino; barbouillé, oint,
frotté de.
- Dēlĭum,
ĭi, n. : Délium (bourg de Béotie, avec un temple d'Apollon). --- Cic. Div. 1, 123;
Liv. 31, 45.
- Dēlĭus,
a, um : de Délos, d'Apollon, de Diane. --- Ov.
P. 4, 14, 57.
- gr.
Δήλιος.
- Delia dea, Hor.
O. 4, 6, 33 : Diane.
- Delius
vates, Virg. En. 6, 12 : Apollonn.
- et
abst Delius, m. Ov. M. 1, 454
: Apollon.
- Deliis foliis ornatus,
Hor. O. 4, 3, 6
: couronné du laurier de Délos [consacré à Apollon].
- Delia
Castra ou Deliacastra : lieu de l'Afrique
sur le bord de la mer. --- Mel.
- dēlixus,
a, um : réduit par la cuisson, consommé. --- Not.
Tir. p. 151.
- Delmat-
---> Dalmat-
- Delminĭum,
ĭi, n. : Delminium (ancienne capitale de la Dalmatie). --- Flor. 4, 12, 11.
- dēlŏcātĭo,
ōnis, f. [de + loco] : luxation, dislocation. --- C.-Aur. Chron. 2,
1, 14.
- dēlongē
(de longē), adv. : loin, de loin. --- Vulg. Exod.
20, 21.
- dēlŏquor, i : c.
loquor. --- Greg. M. Ep. 9, 130.
- Dēlŏs,
i, f. : Délos (île de la mer Egée, lieu de naissance d'Apollon
et d'Enée).
- voir
la déclinaison.
- gr.
Δῆλος.
- dēlōtus,
a, um : part. passé de delavo;
délayé. --- Theod. Prisc. 1, 4.
- Delphacĭē,
ēs,
f. : île de la Propontide. --- Plin. 5, 121.
- Delphi,
ōrum, m. : - 1 -
Delphes (ville
de Phocide). --- Cic. Div. 2, 117. - 2
- les habitants de Delphes, les Delphiens. ---
Just. 24, 7.
- gr.
Δελϕοί.
- voir
hors site : Delphes.
- Delphĭca
(mensa), ae, f. : v. Delphicus.
- Delphĭcē,
adv. : à la manière de l'oracle de Delphes. ---
Varr. Men. 320.
- Delphĭcŏla,
ae, m. : l'habitant de Delphes (épithète d'Apollon).
--- Aus.
Idyll. 12, 73.
- Delphĭcus,
a, um : de Delphes.
- gr.
Δελϕικός.
- Nep.
Paus. 5; Cic. Div. 2, 57; Ov. M. 11,
414; Tib. 2, 3,
27; Lucr. 6, 154; Hor. Od. 3, 30, 15; cf. Cato R. R. 8,
2; Petr. 122, 177.
- Delphicus
(deus) : le dieu de Delphes (= Apollon). --- Ov. M. 1,
515; Plin. 34, 3, 8, § 14; Ov. M. 2, 543; id. F. 3,
856.
- Delphica
(mensa), ae, f. : table delphique (faite
sur le modèle du trépied de Delphes).
- Cic. Verr. 2, 4,
59; Mart. 12, 66.
- Delphĭdĭus, ĭi, m. : Attius
Tiro Delphidius [rhéteur]. --- Auson.
- delphīn,
īnis, m. (c. delphinus) : dauphin (cétacé
de l'ordre des mammifères).
- gr.
δελϕίν, ῖνος.
- nom. delphin,
Poëta ap. Pers. 1, 94; acc. delphīna,
Ov. M. 6, 120; id. F. 2, 114; 6, 471; abl. delphine, Ov. M. 11, 237;
plur. nom. delphines,
Virg. En. 8, 673; Ov. M. 1, 302; id. Tr. 3, 10, 43 al.; gén. delphinum, Prop. 3, 17, 25 (4,
16, 25 M.); Virg. En. 3, 428 al.; acc.
delphinas, id. E. 8, 56.
- Delphīni portus, m.
: port du Dauphin [en Ligurie]. --- Plin. 3, 48.
- delphīnŭlus, i, m.
: petit dauphin. --- Alcim. Ep. 78.
- delphīnus,
i, m. :
1 - dauphin
(cétacé
de l'ordre des mammifères). --- Cic.
Div. 2, 145 ; Hor. P. 30.
2
- le Dauphin
(constellation). --- Col. 11, 2, 45.
3 -
tête de dauphin (ornement
de vases, de lits...). --- Plin. 33, 147.
4
- dauphin (un levier
de l'orgue hydraulique). --- Vitr. 10, 13.
- delphis
:
1
- Delphĭs, ĭdis, f. : la prêtresse de Delphes, la Pythie.
- gr.
Δελϕίς, ίδος.
- Mart. 9, 43, 4: Lact. 1,
6, 7; id. Epit. 5, 1.
2
- delphīs, īnis, m. (c. delphin) : dauphin (cétacé de l'ordre des
mammifères). --- Avien. Arat. 700.
- gr.
δελϕίς, ῖνος.
- Delpis,
f. : c. Delphis. --- Inscr.
- delta
:
1
- delta, invar. n. : le delta (lettre de l'alphabet grec
: Δ).
--- Mel. 2, 7, 14 ;
Aus. Idyl. 12, 129.
2
- Delta, ae, f. : le Delta ou Basse-Egypte.
--- Mel. 1, 9, 2 ;
Plin. 5, 48.
- Deltōtŏn,
i, n. : le
Triangle [constellation]. --- Cic. Arat. 5.
- gr. Δελτωτόν.
- dēlūbricans,
antis : coulant. --- Eust.
Hex. 3, 4.
- dēlūbrum,
i, n. [de + luo] :
- 1 - lieu
de purification. --- Isid. 15, 4.
- 2 - temple, sanctuaire.
--- Cic. Arch. 19 ; Nat. 3, 91.
- dēluctātĭo,
ōnis, f. [deluctor] : lutte. --- Capel.
5, 436.
- dēlucto,
āre, āvi
(c. deluctor) : - intr. - lutter de toutes
ses forces, combattre.
- Plaut. Trin. 839; Non.
468, 29.
- dēluctor,
āri : - intr. - lutter de toutes ses
forces, combattre.
--- Plaut. Pers. 4.
- dēlūdĭfĭco,
āre, āvi : - tr. - se moquer (de qqn, aliquem). --- Plaut.
Rud. 147.
- dēlūdo,
ĕre, lūsi, lūsum : - tr. -
- inf. pass. deludier Ter. And. 203.
1
- se jouer de, abuser, tromper.
- Cic. Agr.
2, 79 ; Hor. S. 2, 5, 56.
- absol.
deludere : éluder. --- Cic. Amer. 26.
2
- cesser de combattre (dans les jeux publics).
- Varr. d. Plin. 36, 202.
- dēlumbātus,
a, um : part. passé de delumbo. - 1
- éreinté. - 2 -
courbé, arrondi.
- dēlumbis,
e [de + lumbus] : - 1
- faible des reins, à la
démarche pesante. --- Plin. 10, 103. -
2 - [fig.]
énervé. --- Pers. 1, 104.
- dēlumbo,
āre, ātum : - tr. - 1
- éreinter, briser les
reins. --- Plin. 28, 36. -
2 -
affaiblir, énerver (en parl.
du style). --- Cic. Or. 231.
- dēlŭo,
ĕre : - tr. -
1
- (de, luo)
laver, nettoyer. --- Cels. 4, 15 ; [fig.] Gell. 15,
2, 8. - 2
- (de, luo,
luiturus) délier, dégager. --- P. Fest.
73, 16.
- dēlūsi
: parf. de deludo.
- dēlūsĭo,
ōnis, f. [deludo] : tromperie. --- Arn.
4, 1.
- dēlūsŏr,
ōris, m. : trompeur. --- Cassiod.
Jos. c. Ap. 1, 17.
- dēlustro,
āre : - tr. - nettoyer (purifier) qqn
[pour le préserver du malheur]. --- Apul. Herb. 84.
- dēlūsus,
a, um : part. passé de deludo.
- dēluto,
āre : - tr. - 1
- enduire, crépir, couvrir
de terre grasse. --- Cato, Agr. 128.
- 2 -
laver d'une souillure. --- Dict. 3, 24.
- Dēmādēs,
is, m. (acc. -ēn) : Démade (orateur athénien, contemporain
de Démosthène). --- Cic. Br. 36 ; Nep. Phoc.
2, 1.
- gr.
Δημάδης.
- dēmădesco,
ĕre, mădŭi : - intr. - 1
- s'humecter, devenir humide.
--- Ov. Tr. 5, 4, 40.
- 2
- s'imbiber d'eau,
s'amollir, s'attendrir. --- Scrib. 73.
- Dēmaenetus,
i, m. : Démanétus (nom d'un vieillard). --- Lucil. 751.
- gr. Δημαίνετος.
- dēmăgis,
adv. (c. valde magis) : beaucoup plus. --- Lucil.
528 ; P. Fest. 71, 9.
- dēmandātĭo,
ōnis, f. : recommandation. --- Tert.
Res. Carn. 48.
- dēmando,
āre, āvi, ātum : - tr. - donner ordre, remettre à, confier
à.
- in
civitatem demandari, Suet. Calig. 9 : être mis en sûreté dans une ville.
- demandare
liberos abditis insulis, Just. 2, 12, 6 : cacher ses enfants dans des
îles
écartées.
- Liv. 5, 27; Suet.
Oth. 3; id. Ner. 35; id. Caes. 83; Liv. 8,
36; Suet. Tib. 51; id. Aug. 10.
- dēmāno,
āre, āvi, ātum : - intr.
- 1
- couler, se répandre.
--- Catul. 51, 9 ; Gell. 17, 11, 1.
- 2
- fig.
descendre de. --- Ambr. Luc. 3, 41.
- Dēmărāta,
ae, ou Dēmărātē,
ēs,
f. : Démarata. -
1
- fille du roi Hiéron.
--- Liv. 24, 22.
- 2
- mère d'Alcibiade.
--- Plin. 34, 88.
- Dēmărātus,
i, m. : Démarate. -
1
- Corinthien, père de
Tarquin l'Ancien. --- Cic. Rep. 2, 34. - 2
- roi de Sparte, qui, exilé,
se
retira à la cour de Darius. --- Just. 2, 10; Sen.
Ben. 6, 31, 2.
- gr.
Δημάρατος.
- dēmarcesco, ĕre : - intr. - se faner.
--- Ps.-Hier. Psalm. 89.
- dēmarchĭa,
ae, f. : charge de démarque,
c.-à-d. de tribun de la plèbe, tribunat. --- CIL 10,
1478.
- gr.
δημαρχία.
- dēmarchĭsās, antis, m.
: ancien démarque. --- CIL 10, 1491.
- dēmarchus,
i, m. : démarque [chef d'un dème,
à Athènes]; tribun de la plèbe [à Rome]. --- Plaut.
Curc. 286.
- gr.
δήμαρχος.
-
dēmātrĭcātus, a, um, adj. [de +
matrix] : saigné à la veine matrice. --- Veg. Vet. 4, 7, 3; cf. id. ib. 1,
10; 13.
- dēmātrĭco, āre [de + matrix]
: - tr. - saigner à la veine matrice.
--- Veg. Mul. 3, 7, 3.
- dēmātūro, āre : - tr. - hâter, activer. --- Novel. Major. 3.
- Dēmĕa,
ae, m. : Déméa. -
1
- personnage des Adelphes, de Térence. - 2
- statuaire grec. --- Plin. 34, 50.
- gr.
Δημέας.
- dēmĕācŭlum,
i, n. [demeo] : descente sous terre. --- Apul. M. 6, 2.
- dēmēio,
ĕre : - intr. - uriner. --- Gloss.
- dēmens,
entis [de + mens] : privé de raison, insensé, fou furieux
[en parl. des pers. et des choses].
- Cic. Nat. 1, 84; Off. 1, 93; Phil. 2, 53 ; Har. 55.
- dementior Cic. Pis. 47 ; -issimus Cic. Har. 55.
- dēmensĭo,
ōnis, f. [demetior] : dimension, mesure. --- Aus. Ep. 5, 11.
- dēmensum,
i, n. [demetior] : ce qui est mesuré (alloué) mensuellement à l'esclave pour sa nourriture. --- Ter. Phorm. 43.
- dēmensus,
a, um : part. passé de demetior. - 1
- qui a mesuré. - 2 - sens
passif : mesuré.
- demensus
ad... Caes. : proportionné à.
- dēmentātus,
a, um : part. passé de demento; rendu fou, égaré.
- dēmentĕr,
adv. : follement. --- Cic. Cat. 3, 22.
- dēmentissime Sen. Ben. 4, 27, 4.
- dēmentĭa,
ae, f. [demens] : démence, folie, extravagance. --- Cic. Cat. 4, 22 ; Tusc. 3, 10; au plur., Att. 9, 9, 4.
- dēmentĭo,
īre : - intr. - perdre la raison, être en démence, délirer. --- Lucr. 3, 464 ; Lact. 4, 27, 12.
- dēmento,
āre, āvi, ātum [de-mens] : - 1 -
tr.
- rendre fou, faire perdre la raison. --- Vulg. Act. 8, 11. - 2 -
intr. - c. dementio. --- Lact. Mort. 7.
- dēmĕo, āre : - intr. - 1 -
s'éloigner de. --- Capel. 2, 38. - 2 - descendre. --- Apul. M. 10, 31.
- dēmĕrĕo,
ēre, mĕrŭi, mĕrĭtum : - tr. -
- au gérond. et à l'adj. verbal confusion entre demereo et demereor. --- Liv. 3, 18; Plin. Ep. 4, 2, 4; Col. 1, 4, 8; Tert.
1
- gagner, mériter (qqch, aliquid).
- quid
petasus domino demeret? Plaut. Ps. 4, 7, 90 : que rapporte ce chapeau à
son propriétaire?
- demerere
grandem pecuniam, Gell. 1, 8, 3 : gagner de grosses sommes d'argent.
2
- gagner qqn, s'attirer les bonnes grâces (de qqn, aliquem).
- Liv. 3, 18, 3 ; Sen. Ben. 2, 24, 1.
- dēmĕrĕor,
ēri , mĕrĭtus sum : gagner les bonnes grâces (de qqn,
aliquem).
- au gérond. et à l'adj. verbal confusion entre demereo et demereor. --- Liv. 3, 18; Plin. Ep. 4, 2, 4; Col. 1, 4, 8; Tert.
-
plura saepe peccantur, dum demeremur quam dum offendimus, Tac. An. 15,
21 : souvent on commet plus de fautes en obligeant quen offensant.
- Quint. pr. 3
; Sen. Ep. 104, 33 ; Ben, 1, 2, 5.
- dēmergo,
ĕre, mersi, mersum : - tr. - enfoncer, enfouir, plonger,
couler (un bateau).
- colla
demergere humeris, Stat. Th. 6, 850 : cacher son cou dans ses épaules.
- in palude demersus, Cic. Fin. 2, 105 : plongé
dans un marécage. --- cf. Ac. 1, 44.
- animus quasi demersus in
terram, Cic. CM 77 : l'âme pour ainsi dire enfoncée dans la
terre.
- demergere navem, Plin. 32, 15 : couler à fond un navire. --- cf. Liv. 33, 41, 7.
- demergere stirpem, Col. 3, 18, 2 : planter.
- demergere surculos, Pall. Febr. 17, 3 : enter des greffes.
- fig. demersae leges alicujus opibus, Cic. Off. 2, 24 : les lois
écrasées sous la puissance de qqn.
- aere alieno demersus, Liv. 2, 29, 8
: écrasé sous le poids des dettes.
- intr. [décad.] sol demergit,
Min. Fel. 34, 11 : le soleil se couche [se plonge dans la mer].
- dēmĕrĭtum,
i, n. : démérite, faute. --- Victor. Genes. 3, 448.
- dēmĕrĭtus, a, um : part. passé de demereo. --- Plaut. Ps. 705.
- dēmersi
: parf. de demergo.
- dēmersĭo,
ōnis, f. : action de s'abîmer, action de s'engloutir,
ruine, submersion, engloutissement. --- Sol. 43; Macr. Scip. 1, 12, 17.
- dēmerso, āre, fréq. de demergo. --- Capel. 8, 846.
- dēmersus
: (Lebaigue
P. 344 et P.
345)
1 - dēmersus, a, um : part. passé de demergo.
- adjt. demersus : caché, secret.
- demersior Ruf. Orig. Cant. 3, p. 10.
2
- dēmersŭs, ūs, m. : submersion. [ne se trouve qu'au dat. sing.] --- Apul. Apol. 21.
- dēmessui
: parf. de demeto.
- dēmessus,
a, um : part. passé de demeto, ĕre; moissonné, cueilli.
- dēmētātus,
a, um : part. passé de demeto, āre : borné, délimité.
- Dēmētēr,
trŏs, f. : Déméter (nom grec de Cérès). --- CIL 10, 3685.
- gr.
Δημήτηρ, τρος : Déméter.
- voir
hors site : Déméter/Cérès.
- dēmētĭens,
entis, f. : diamètre. --- Plin. 2, 86.
- demetiens
lĭnĕa : diamètre.
- dēmētĭor,
īri, mensus sum : mesurer.
- seult au part. et
avec le sens passif verba quasi demensa, Cic. Or. 38 : mots pour
ainsi dire mesurés.
- demensus cibus, Plaut. St. 60 : ration
mensuelle allouée à l'esclave.
- v. demensum. --- cf. Plaut. Men. 14.
- dēmeto
:
1
- dēmēto (dīmēto), āre : - tr. - délimiter, borner, mesurer.
- pass. dimetatus, Cic. Nat. 2, 110.
- et plutôt dēmētor ou dīmētor, āri, ātus sum : délimiter. --- Cic. Nat. 2, 155; Liv. 8, 38, 7.
2
- dēmĕto, ĕre, messŭi, messum : - tr. -
a
- abattre en coupant,
moissonner.
- tempora demetendis fructibus et percipiendis accommodata,
Cic. CM 70 : temps propices à la moisson et à la récolte.
- demetere alienos agros, Cic. Rep. 3, 16 : moissonner les champs
des autres.
- demesso frumento, Caes. BG. 4, 32, 4 : le blé étant
moissonné.
b
- cueillir.
- Virg. En. 11, 68.
c
- couper, trancher.
- Hor. S.
1, 2, 46 ; Ov. M. 5, 104 ; Sil. 16, 102.
- Dēmētrĭăs, ădis, f. : Démétriade [ville de Thessalie, près
de la mer]. --- Liv. 27, 32, 11 ; 28, 5, 2.
- Dēmētrĭăcus, a, um : de
Démétriade. --- Liv. 28, 5, 18.
- Dēmētrĭum
(Dēmētrĭŏn), ĭi, n. : Démétrium. - 1
- ville de Phthiotide,
avec un temple à Déméter [Cérès]). --- Mel. 2, 3, 6 ; Liv. 28, 6, 7. - 2
- port de Samothrace. --- Liv.
45, 6.
- gr.
Δημήτριον ---
Δημήτηρ, τρος : Déméter.
- Dēmētrĭus,
ĭi, m. :
- gr.
Δημήτριος.
1
- nom de plusieurs rois de Macédoine
et de Syrie [Démétrius Poliorcète, Démétrius Soter, Démétrius Nicanor,
etc.]. --- Cic. Off. 2, 26 ; Liv. 31, 28.
2
- rois et princes de
différents pays. --- Liv. 22, 33, 3.
3
- Démétrius de Phalère, orateur et
homme d'État [à Athènes]. --- Cic. de Or. 2, 95.
4
- nom de plusieurs
contemporains de César et d'Auguste. --- Cic. Att. 8, 11, 7.
5
- philosophe cynique sous Caligula. --- Tac. H. 1, 16.
6
- acteur
comique. --- Juv. 3, 99 ; Quint. 11, 3, 178.
- dēmigrātĭo,
ōnis, f. : émigration, départ. --- Nep. Min. 1, 2.
- dēmigro,
āre : - intr. - déloger, changer de séjour, se
transporter (aller s'établir) ailleurs.
- demigrare
ad aliquem, Cic. : se retirer chez qqn.
- demigrare de oppidis, Caes.
BG. 4, 19, 2 : quitter les villes.
- demigrare ex aedificiis, Caes.
BG. 4, 4, 3 : quitter les maisons.
- demigrare ab hominibus, Cic.
Par. 2, 18 : quitter la société des hommes.
- demigrare loco, Plaut. Arnph. 240 : quitter la place.
- demigrare in illa loca, Cic. Agr. 2, 42 : aller s'établir dans ces régions.
- demigrare ad aliquem, Cic. Cat. 1, 19 : se retirer chez qqn.
- demigrare in
urbem ex agris, Liv. 2, 10, 1 : se retirer de la campagne dans la
ville.
- fig. vetat ille deus injussu hinc nos suo demigrare, Cic.
Tusc. 1, 74 : ce dieu nous défend de quitter ce séjour [c.-à-d.
l'existence) sans son ordre.
- strumae ab ore demigrarunt, Cic. Vat. 39
: les écrouelles ont quitté son visage.
- de meo statu non demigro,
Cic. Att. 4, 16, 10 : je garde ma dignité [littt, je ne déloge pas
de ma position].
- dēmingo,
ĕre : - tr. - rendre en urinant. --- Gloss. Gr. Lat.
- cf. gr. ἐξουρῶ
- dēmĭnōrātĭo,
ōnis, f. : abaissement, humiliation. --- Vulg. Eccli. 22, 3.
- dēmĭnōro,
āre : - tr. - diminuer, amoindrir. --- Tert. Anim. 33.
- dēmĭnŭo,
ĕre, mĭnŭi, mĭnūtum : - tr. -
1
- enlever, retrancher.
- deminuere aliquid de aliqua re : enlever qqch à
qqch.
- de mina una quinque nummos deminuere, Plaut. Truc. 561 : d'une mine retrancher cinq drachmes.
- Cic. Q. 1, 2, 10 ; Flac. 84 ; Caes. BG. 7, 33,
2.
2
- diminuer, amoindrir, affaiblir.
- deminuunt aequora venti, Lucr.
5, 389 : les vents diminuent les eaux de la mer.
- ut deminutae copiae
redintegrarentur, Caes. BG. 7, 31, 4 : pour remettre en état
les effectifs réduits.
- militum vires inopia frumenti deminuerat, Caes.
BC. 1, 52, 2 : la disette de blé avait affaibli les soldats.
- dignitatem nostri collegii deminutam dolebam,
Cic. Br. 1 : je me désolais de ce que la dignité de notre collège était
amoindrie.
- [rhét.]
aliquid deminuere oratione, Her. 4, 50 : affaiblir qqch par la parole.
- capite deminuti, Liv. 22, 60, 15 : qui ont perdu leurs droits de
citoyens.
- mais capite se deminuere, Cic. Top. 18 : diminuer
son état juridique [en parlant d'une femme qui a perdu ses droits de
famille par mariage].
- [gram] deminuere : tirer d'un mot un diminutif, former un
diminutif.
- sacellum ex sacro deminutum est, Gell. 7 (6), 12, 6 : sacellum est un diminutif de sacrum.
- ea quae deminuuntur, Varr. L. 5, 172 : les diminutifs.
- nomen deminutum, Quint. 1, 5, 46 : un diminutif.
- deminuuntur
adverbia, Donat. : les adverbes ont leurs diminutifs.
3
- [droit] aliéner.
- ne quid de bonis... deminuerent, Cic. Q.
1, 2, 10 : [pour leur défendre] de rien aliéner des biens...
- dēmĭnūtĭo,
ōnis, f. :
1 - action d'enlever, de retrancher, prélèvement.
- de bonis
privatorum deminutio, Cic. Off. 2, 73 : prélèvement sur la fortune
privée.
2 -
diminution, amoindrissement [pr. et fig.].
- deminutio
luminis, Cic. Tusc. 1, 68 : diminution de lumière.
- deminutio
libertatis, Cic. Agr. 2, 16 : atteinte portée à la liberté.
- deminutio mentis, Suet. Aug. 99 : affaiblissement de
l'intelligence.
- deminutio capitis, Caes. BC. 2, 32, 10
: déchéance de ses droits civiques.
- maxima capitis deminutio,
Paul. Dig. 4, 5, 11 : déchéance complète [c.-à-d. perte de la
liberté, esclavage].
- media capitis deminutio, IBID. : perte du
droit de cité [exil et confiscation des biens].
- minima capitis
deminutio, IBID. : perte de la famille [en droit privé, p. ex.
dans l'adoption ou, pour la femme, dans le mariage].
3 - [rhét.] action d'affaiblir par la parole (litote).
- Her. 4, 50.
4 -
[gram.] forme diminutive.
- Quint. 1, 6, 6.
5 - [droit] aliénation, droit
d'aliéner.
- Liv. 39, 19, 5.
- dēmĭnūtivē,
adv. : en employant une forme diminutive. --- Macr. Sat. 5, 21.
- dēmĭnūtīvus,
a, um : diminutif (t. de gram.). --- Prisc. 8, 76.
- subst. n. deminutivum, Prisc. 5, 26 : un diminutif.
- dēmĭnūtus,
a, um : part. passé de deminuo. - 1
- diminué, retranché, amoindri. - 2
- aliéné
partiellement.
- nomen
diminutum, Quint. : un diminutif.
- capite
deminuti : ceux qui ont perdu leurs droits de citoyens, déchus de leurs
droits de citoyens.
- adjt, deminutior qualitas, Tert. Marc. 2, 9 : qualité inférieure.
- Dēmĭpho,
ōnis, m. : Démiphon (un personnage de comédie, chez Térence).
- dēmīrābilis, e : admirable. --- Theod. Mops. in Galat. 4, 19.
- dēmīrandus,
a, um : merveilleux. --- Gell. 16, 18, 3.
- dēmīrātĭo,
ōnis, f. : étonnement. --- Theod. Mops. in Galat. 1, 1.
- dēmīror,
āri, mīrātus sum :
1
- s'étonner, être surpris, admirer.
- [avec prop. inf.] s'étonner que : Cic. Agr.
2, 100 ; Fam 7, 27, 2; 7, 18, 4.
- [avec acc. de
pron. n.] quod demiror, Cic. Att. 11, 14, 1 : ce dont je m'étonne.
- demirari responsum alicujus, Gell. 2, 18, 10 : admirer la réponse de qqn.
- demirari audaciam eorum, Gell. 3,
7, 12 : admirer leur audace.
- multa demiranda,
Gell. 16, 18, 3 : beaucoup de choses admirables.
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