===> Dico
- derādo, ĕre, rāsi, rāsum :
- tr. - 1 - racler,
enlever
en raclant, ratisser. - 2
- effacer, endommager. - 3
- raser
entièrement, raser.
- Gaffiot
P. 502-504 --- Lebaigue
P. 353.
- Deraemestae,
ārum, m. : un peuple de
Dalmatie.
- deram...
: c. deeram... ---> desum.
- Derangae,
ārum, m. : les Déranges (peuple
de l'Inde).
- derasus,
a, um : part. passé de derado. - 1
- enlevé en ratissant, rasé. - 2
- froissé,
endommagé.
- Derbē,
ēs, f. : Derbé (ville de Lycaonie).
- gr.
Δέρϐη.
- Derbes,
ētis, m. : habitant de Derbé.
- Derbētēs,
ae, m. : habitant de Derbé.
- Derbices,
um (Derbicii ou
Dercebii, iorum),
m. : peuples d'Asie, sans doute identiques, sur les bords de l'Oxus.
- gr.
Δέρϐικες.
- dercea,
ae, f. : apollinaire (plante).
- gr.
δερκέα.
- Dercebii
---> Derbices.
- Dercĕtis,
is (Dercĕtō, ūs), f. : Dercétis
ou Dercéto (déesse
syrienne, appelée aussi Atargatis).
- gr.
Δερκετώ, οῦς.
- Dercĭus,
a, um : de Dercéto.
- Dercyllus,
i, m. : Dercyllus (un
gouverneur).
- Dercylos
(Dercylus), i, m. : (Lebaigue
P. 354) Dercyle (un jeune chasseur arcadien à qui Diane
apprit l'art
de la chasse).
- derectus
: c. directus
- derelictĭo,
ōnis, f. : abandon,
négligence.
- derelictŏr,
ōris, m. : Hier. celui qui
abandonne.
- derelictus
:
1
- derelictus, a, um : part. passé de derelinquo; abandonné.
- pro
derelicto habere, Cic. : laisser à l'abandon, négliger.
2
- derelictŭs, ūs, m. : abandon.
- rem
derelictui habere : Gell. laisser qqch à l'abandon.
- derelinquo,
ĕre, reliqui, relictum : -
tr. - 1
- abandonner, délaisser. - 2
- laisser après
soi, laisser après sa mort.
- derelinquere
pactum, Hier. : être infidèle à son engagement.
- derepente,
adv. : soudain, tout à coup.
- derepentino
(de repentino), adv. :
soudain, tout à coup.
- derepo,
ĕre, repsi : - 1 -
intr. - descendre
en rampant, descendre le long de. - 2
- tr.
- descendre.
- illa
docet molli furtim derepere lecto, Tib. 2, 19 : c'est elle (Vénus) qui
apprend à descendre furtivement du lit voluptueux.
- arborem
derepere, Plin. 8, 36, 54, § 131 : descendre de l'arbre.
- dereptus,
a, um : part. passé de deripio;
enlevé, arraché, ôté.
- derīdĕo,
ēre, rīsi, rīsum : - tr. -
railler, se moquer (de qqn,
aliquem), bafouer.
- derides,
Plaut. Amph. 3. 3. 8 : tu plaisantes, tu veux rire, tu te moques de moi.
- derideri,
Phaedr. : être un objet de moquerie.
- deridicŭlum,
i, n. : objet de moquerie,
moquerie, le ridicule.
- deridicŭlus,
a, um : ridicule.
- derigĕo
(dirigĕo), ēre, rigui :
c. derigesco.
- derigesco
(dirigesco), ĕre ou
derigĕo
(dirigĕo), ēre, rigui (employé seul. au parf.) : - intr. - 1
- devenir raide, devenir immobile. - 2
- se
glacer (en parl. du sang).
- diriguit
gelidus formidine sanguis, Virg. : son sang se glaça d'épouvante.
- diriguere
comae, Ov. : ses cheveux se hérissèrent.
- (Niobe)
deriguit malis, Ov. M. 6, 303 : (Niobé) perdit toute sensibilité à
cause
de ses malheurs.
- derigo
: c. dirigo.
- derigui
---> derigesco.
- derĭpĭo,
ĕre, rĭpŭi, reptum [de + rapio]
: - tr. - 1
- ôter, enlever, arracher. - 2
- diminuer,
amoindrir, retrancher de.
- deripio
<> diripio.
- deripier
(inf. passif arch.) =
deripi.
- o
facinus indignum, Epidamnii cives, erum meum hic in pacato oppido luci
deripier in via, qui liber ad vos venerit; mittite istunc, Plaut. Men.
: ô forfait indigne, citoyens d'Epidamne, voilà mon maître enlevé dans
la rue, ici, dans une ville en paix, en plein jour, alors qu'il est
arrivé
en homme libre chez vous; lâchez-le!
- deripere
aliquid alicui : arracher qqch à qqn.
- deripere
aliquem de ara, Plaut. Rud. 3, 6, 2 : arracher qqn de l'autel.
- deripere
vestem a pectore, Ov. M. 9, 637 : arracher son vêtement sur sa poitrine.
- deripere
velamina ex humeris, Ov. : arracher de ses épaules ses voiles.
- derisĭo,
ōnis, f. : moquerie, dérision,
risée.
- derisŏr,
ōris, m. : - 1 -
moqueur, railleur,
satirique. - 2 -
flatteur, parasite. - 3
- bouffon, mime.
- derisōrĭus,
a, um : dérisoire, ridicule.
- derisus
:
1
- derisus, a, um : part. passé de derideo; raillé, bafoué.
2
- derisŭs, ūs, m. : moquerie, raillerie; rire.
- derisui
esse, Tac. : être un objet de moquerie.
- derivamentum,
i, n. : action de
détourner, dérivation.
- derivātĭo,
ōnis, f. : - 1 -
action de
détourner (les eaux), dérivation. - 2
-
dérivation des mots. - 3
- analogie (t. de
gram).
- au
fig. opportuna derivatio, Macr. S. 6, 1 : heureux emprunt
(fait
à un écrivain).
- derivātīvus,
a, um : - 1 - détourné
de
son cours. - 2 -
détourné, qui a reçu une
autre direction. - 3 -
qui provient de. - 4 -
dérivé (t. de
gram.).
- derivo,
āre, āvi, ātum : - tr.
- 1
- détourner un cours d'eau, détourner. - 2
- dériver (t. de gram.).
- culpam
in aliquem derivare, Cic. Verr. 2, 2, 20 : rejeter la faute sur qqn.
- derivare
aliquid in suam domum, Cic. Tusc. 5, 25, 72: détourner qqch à son
profit.
- derogātĭo,
ōnis, f. : dérogation (à une
loi).
- derogātīvus,
a, um : négatif, privatif
(t. de gram.).
- derogātŏr,
ōris, m. : Tert. détracteur.
- derogatōrĭus,
a, um : Dig. qui déroge à
une loi, dérogatoire.
- derogo,
āre, āvi, ātum : - tr. et intr. - 1
- déroger (à une loi), en abroger une ou plusieurs dispositions. - 2
- au fig. ôter de
qqch, enlever à qqn, retrancher.
- de
lege aliquid derogare, Cic. Inv. 2, 45, 134 : déroger à la loi.
- derogatur
legi, cum pars detrahitur, Dig. 16, 102 : on déroge à une loi quand on
en retranche une disposition.
- derogare
affirmationi alicujus, Plin.-jn. : contester une chose affirmée par qqn.
- de
testium fide derogatur, Cic. Caecin. 1 : on affaiblit l'autorité des
témoins.
- nihil
universorum juri derogandum, Tac. A. 13, 27 : il faut respecter le
droit
de tous.
- derōsus,
a um, part. passé de derodo,
inusité : Cic. Plin. rongé.
- derro
: c. deerro.
- Dertona,
ae, f. : Dertona (ville de
Ligurie).
- Dertosa,
ae, f. : Dertosa (= Tortose,
ville de la Tarraconaise, non
loin de Tarracon).
- deruncino,
āre, ātum : - tr. - 1
- raboter.
- 2 - Plaut. duper,
escroquer.
- deruo,
ĕre, rŭi, rutum : - 1
- tr. -
précipiter, faire tomber, renverser, détruire. - 2
- intr. - tomber, s'abattre.
- derupio
: c. deripio.
- deruptus,
a, um : part. passé de derumpo.
- 1
- fortement incliné, penché, en pente. - 2
- escarpé, à pic.
- in
derupta (s.-ent. loca), Liv. : dans des précipices.
- Derxenē,
ēs, f. : Derxène (contrée de
l'Asie).
- des
:
1
- des, arch. : c; bes.
2
- des = dees ----> desum.
- dēsacro
(desecro), āre, āvi, ātum : - tr.
- consacrer, dédier.
- dēsaevĭo,
īre, ii, itum : - intr. - 1
- sévir avec violence, exercer sa fureur. - 2
- Luc. cesser de sévir, s’apaiser, se calmer. - 3
- tr. - Tert. maltraiter.
- dēsalto,
āre, āvi, ātum : - tr. -
représenter en dansant, danser.
- desaltato
cantico, Suet. Calig. 54 : après avoir chanté et dansé un monologue
lyrique.
- descendentes,
ĭum, m. Dig. : les
descendants.
- descendo,
ĕre, scendi, scensum : (Lebaigue
P. 354 et P.
355) - intr. et qqf. tr. - 1
- descendre,
se rendre (dans un lieu plus bas). - 2
- quitter
sa position pour en venir aux mains, en venir aux mains. - 3
- en venir à (le plus souvent en mauvaise part). - 4
- se digérer, passer. - 5
- entrer, s'enfoncer,
s’engager dans. - 6 -
passer (d'une chose
à une autre); s'abaisser, consentir, se résigner à, se résoudre à.
- 7 - pénétrer, faire
impression sur, émouvoir.
- 8 - tirer son
origine; provenir; être transmis.
- 9 - s'éloigner,
s'écarter, différer,
être différent.
- descendere
(descendere in forum) : descendre au forum, se rendre au forum.
- descendere
(descendere ad comitias) : aller aux comices.
- descendit
vestis infra genua, Curt. 6, 5 : son vêtement tombe au-dessous du genou.
- descendere
in certamen, in aciem, ad pugnam : en venir aux mains, engager la lutte.
- ad
omnia descendere : en venir à tous les moyens.
- descendere
in pectus (in animum) : pénétrer profondément dans le cœur.
- descendere
ad : s’abaisser à, être réduit à.
- descendere
ad innocentium supplicia : en venir à infliger des supplices à des
hommes
irréprochables.
- descendere
ad intellectum audientis, Quint. 1, 2, 27: se mettre à la portée de son
auditoire.
- descensĭo,
ōnis, f. : - 1 -
action de
descendre. - 2 -
cavité dans une salle de
bain, siège de bain.
- descensio
Domini, Prosp. : la descente de Jésus-Christ (= l'incarnation de
Jésus-Christ).
- descensōrĭus,
a, um : Ambr. qui va en
descendant.
- descensus
:
1
- descensus, a, um : part. passé de descendo; qui a été descendu.
2
- descensŭs, ūs, m. : action de descendre; descente, chemin qui descend.
- descisco,
ĕre, scivi (scii), scitum : -
intr. - 1
- abandonner un parti, quitter le parti de, se détacher de, faire
défection,
se révolter. - 2 - au
fig. s'éloigner, se séparer de, s’écarter de; dégénérer.
- desciscere
ab + abl. : se détacher de, se séparer de.
- desciscere
ab aliquo : abandonner le parti de qqn.
- desciscere
ad Hannibalem : passer dans le camp d'Hannibal.
- aperte
desciscere : faire ouvertement défection.
- a
vita desciscere, Cic. Fin. 3, 18, 61 : mettre fin à ses jours.
- descissus,
a, um, part. passé de
descindo, inusité : déchiré, écorché.
- descobino,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- polir, limer. - 2 -
enlever en limant, écorcher.
- describo,
ĕre, scripsi, scriptum : - tr.
- 1
- copier, transcrire. - 2
- dessiner, tracer,
écrire. - 3 -
dépeindre, représenter, décrire;
raconter; noter (en mauvaise part), censurer, blâmer. - 4
- partager, répartir, distribuer, assigner, diviser. - 5
- imposer, taxer. - 6
- rendre (la justice).
- describere
rationes, Cic. : mettre ses comptes en état.
- me
latronem describebant, Cic. Mil. 18, 47: ils me représentaient comme un
brigand.
- describere
jura : rendre la justice.
- descriptē,
adv. : d'une manière précise,
distinctement.
- descriptĭo,
ōnis, f. : - 1 -
figure,
représentation, dessin, peinture, caractère, portrait. - 2
- reproduction, copie. - 3
- description,
explication, définition. - 4
- répartition.
- 5 - ordonnance,
disposition, ordre.
- descriptĭuncŭla,
ae, f. : petite
description; petite peinture.
- descriptīvus,
a, um : descriptif, qui
sert à la description.
- descriptŏr,
ōris, m. : qui décrit, qui
dépeint, qui représente.
- descriptor
gentium, Amm. : ethnographe.
- descriptus,
a, um : part. passé de
describo. - 1
- trancrit, copié. - 2
- écrit. - 3
- tracé, dessiné; représenté par la parole. - 4
- assigné. - 5 -
enrôlé. - 6
- bien disposé, régulier. - 7
- classé,
rangé.
- descrobo,
āre : - tr. - Tert. enchâsser,
sertir.
- desculpo,
ĕre : - tr. - Tert. tailler,
sculpter.
- dēsecātĭo,
ōnis, f. : action de couper,
coupe; amputation.
- dēseco,
āre, secŭi, sectum : (Lebaigue
P. 355 et P.
356) - tr. - séparer en coupant, couper, retrancher, tailler
(la vigne).
- prata
desecare, Col. : faucher les prés.
- dēsecro
: c. desacro.
- dēsectĭo,
ōnis, f. : action de couper,
taille, coupe.
- dēsectus,
a, um : part. passé de deseco;
coupé.
- saxa
desecta metallis, Stat. : pierres tirées des carrières.
- dēsecui
: parf. de deseco.
- dēsedi
: parf. de desideo (2ème conj.) et
de desido (3ème conj.).
- dēsenesco,
ĕre, senui (seul. au parf.) :
- intr. - perdre ses forces,
se calmer avec le temps.
- dēsero
:
1
- desero, ĕre, serŭi, sertum : - tr. - a
- abandonner, laisser à l'abandon, délaisser, se séparer de, déserter.
- b - négliger, faire
peu de cas de.
- deserere
aliquem : abandonner qqn.
- Tiberium
jam vires, nondum dissimulatio deserebat, Tac. A. 6, 1 : déjà les
forces
abandonnaient Tibère, mais pas encore la dissimulation.
- deserere
(exercitum) : déserter.
- deserere
officium : négliger son devoir, manquer à son devoir.
- non
se deseruit, Caes. : il ne perdit pas courage.
- a
mente non deseror, Cic. : je ne perds pas courage.
- (vadimonium)
deserere : ne pas comparaître.
- deseri
a mente : perdre la tête.
2
- desero, ĕre, situm : semer.
- dēserpo,
ĕre : - intr. - descendre en
rampant, descendre en glissant.
- dēsertĭo,
ōnis, f. : - 1 -
désertion.
- 2 - abandon.
- dēsertŏr,
ōris, m. : - 1 - celui
qui
abandonne, qui délaisse. - 2
- déserteur,
transfuge.
- au
fig. desertor amoris, Ov. : qui trahit un amour.
- dēsertrix,
icis, f. : Tert. celle qui
abandonne.
- dēsertum,
i, n. (surtout au plur.) :
désert, solitude.
- dēsertus,
a, um : part. passé de desero.
- 1
- abandonné, délaissé. - 2
- désert, inculte,
sauvage (en parl. d'un lieu). - 3
- Prop.
solitaire.
- loca
deserta : déserts.
- desertus
suis, Tac. : abandonné des siens.
- dēservĭo,
īre, ii, itum : - intr. avec
dat. - servir avec zèle,
être dévoué à, se dévouer à, se consacrer à, être destiné à,
être fait pour.
- corpori
deservientes, Cic. Leg. 1, 13, 39 : (les Epicuriens) esclaves de leur
corps.
- grammatico
soli deservire, Quint. 1, 12, 6: ne s'occuper que de la grammaire.
- uvae
quae vino deserviunt, Isid. : le raisin qui sert à faire du vin.
- dēses,
ĭdis (abl. -idi, -ide) : oisif,
inoccupé, nonchalant, indolent,
qui néglige.
- dēsiccātīvus,
a, um : dessiccatif (t. de
méd.).
- dēsicco,
āre, āvi, ātum : - tr. - sécher,
dessécher.
- dēsidĕo,
ēre, sēdi, sessum : - intr. - 1
- rester assis, être assis, demeurer, se tenir quelque part. - 2
- être oisif, rester oisif, rester sans rien faire. - 3
- Cels. aller à la selle.
- dēsiderābĭlis,
e : souhaitable,
désirable; regrettable.
- dēsiderābĭlĭtĕr,
adv. : c. desideranter.
- dēsiderans,
antis : part. présent de
desidero; désiré, regretté.
- desiderantissimus,
a, um : très vivement désiré; très vivement regretté.
- dēsiderantĕr,
adv. : avec ardeur,
passionnément.
- dēsiderātĭo,
ōnis, f. : - 1 -
désir.
- 2 - objection (qui
demande une réponse).
- dēsiderativa
verba, n. : verbes qui
expriment un désir, verbes désidératifs.
- dēsiderātŏr,
ōris, m. : demandeur (en
justice).
- dēsiderātus,
a, um : part. passé de
desidero. - 1
- désiré, attendu. - 2
- qu'on regrette,
perdu, qui manque.
- dēsidere
: - 1
- inf. de desideo. - 2
- inf. de desido.
- dēsiderĭum,
ĭi, n. : - 1 - désir,
envie.
- 2 - regret. - 3
- exigence naturelle, besoin du corps. - 4
- objet de la tendresse. - 5
- au
plur. voeux exprimés par écrit, placet, requête.
- libertatis
desiderium : le désir de recouvrer la liberté.
- alicui
esse desiderio : causer à qqn du regret.
- desiderium
tam cari capitis, Hor. : le regret d'une tête si chère.
- esse
in desiderio alicujus rei, Cic. : désirer qqch.
- esse
in desiderio civitatis, Cic. : être désiré par tous les citoyens.
- cibi
desiderium naturale, Liv. 21, 4 : besoin naturel de nourriture.
- desideria
scabendi, Plin. 30, 14, 43, § 127 : démangeaisons.
- dēsidero,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- désirer vivement, souhaiter; avoir besoin de (en parl. de ch.). - 2
- trouver qu'il y a manque; au
passif : laisser
à désirer. - 3 - avoir
à regretter, déplorer
la perte de; avoir perdu; au passif
: être
perdu, manquer. - 4 -
demander (en justice).
- ab
aliquo aliquid desiderare : attendre de qqn qch, réclamer de qqn qqch.
- desiderare
+ prop. inf. : - a -
désirer que. - b
- regretter que.
- desiderandum
a praetore ne... Dig. : il faut demander au préteur de ne pas...
- desideror
: je me fais désirer.
- dēsiderōsus,
a um : désireux.
- dēsides
: plur. de deses.
- dēsidia
:
1
- desidĭa, ae, f. [desideo] : - a
- position
d'une personne qui reste longtemps assise, longue position assise. - b
- oisiveté, inaction, paresse, indolence, apathie. - c
- repos (de la terre).
2
- desidĭa, ae, f. [desido] : action de se retirer, retraite.
- dēsidiabŭlum,
i, : lieu de réunion pour
les oisifs.
- dēsidĭēs,
ēi, f. : - 1 -
position d'une
personne qui reste longtemps assise, longue position assise. - 2
- paresse, indolence, apathie. - 3
- repos
(de la terre).
- dēsidĭosē,
adv. : sans rien faire.
- dēsidĭōsus,
a um : - 1 - oisif,
inactif,
inoccupé, paresseux, négligent. - 2
- qui
rend oisif, qui amollit.
- dēsīdo,
ĕre, sēdi : - intr. - 1
- s’affaisser,
s’abaisser, s’enfoncer. - 2
- en
t. de méd. déposer; se résoudre. - 3
- au fig. s'affaiblir,
s'altérer.
- desidit
tumor, Cels. : la tumeur se résorbe.
- desidunt
vada, Stat. : les eaux baissent.
- dēsiduō,
adv. : Varr. longtemps.
- dēsidŭus,
a, um : c. deses.
- dēsignatē,
adv. : d'une manière
expressive. (Lebaigue
P. 357)
- dēsignātĭo,
ōnis, f. : - 1 -
description,
figure, forme. - 2 -
indication, désignation.
- 3 - arrangement,
disposition, plan. - 4
- désignation (au consulat).
- dēsignator
(dissignator), oris, m. : - 1
- employé chargé de placer les spectateurs. - 2
- ordonnateur ou conducteur des pompes funèbres. - 3
- président des jeux publics. - 4
- inspecteur
des ouvrages publics.
- dēsignātus,
a, um : part. passé de
designo. - 1
- marqué. - 2 -
désigné (pour remplir une
charge l'année suivante). - 3
- Cic. destiné.
- dēsigno,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- marquer, tracer, dessiner. - 2
- indiquer,
désigner, noter; désigner pour une charge, nommer (un magistrat);
montrer.
- 3 - disposer,
arranger, ordonner, régler.
- 4 - faire (une
action), produire.
- oppidum
sulco designare, Tac. A. 12, 24 : tracer avec la charrue l'enceinte
d'une
ville.
- designare
aliquid verbis : définir.
- designare
aliquem oculis, Cic. : désigner qqn des yeux.
- vulnere
frontem designare, Stat. Th. 6, 782 : <marquer le front d'une
blessure>
= faire une blessure au front.
- Europen
designare, Ov. M. 6.103 : représenter Europe (en broderie).
- velut
primis lineis designare, Quint. 4, 2, 120 : esquisser, indiquer
légèrement.
- aliquem
nota ignaviae designare, Liv. 24, 16: noter qqn pour un acte de lâcheté.
- designari
a plebe, Cic. : être nommé par le peuple (à une fonction).
- dēsii
: parf. de desino.
- dēsilĭo,
īre, silui (ii), sultum [de +
salio] : - intr. - sauter,
se jeter de; qqf. tomber.
- desilire
de navibus, Caes. : débarquer.
- desilire
ex equo, Caes. (desilire ab equo, Virg.) : sauter de cheval.
- desilire
in artum, Hor. A. P. 134 : s'engager dans un mauvais pas.
- dēsino,
ĕre, sii (qqf.
sivi), situm :
- tr. et intr. - 1 -
abandonner, cesser, laisser,
renoncer. - 2 - se
terminer, cesser, finir,
mettre fin, mourir. - 3
- avoir une désinence.
- desisse,
desissem... = desiisse, desiissem...
- respondeam
Himilconi non desisse paenitere me belli, Liv. 23 : je répondrai à
Himilcon
que je n'ai pas cessé de déplorer cette guerre.
- (dicebam
illis) simul ac timere desisses, similem te futurum tui, Cic. Phil. 2 :
(je leur disais) qu'aussitôt que tu aurais cessé de craindre, tu
redeviendrais
semblable à toi-même.
- artem
desinere, Cic. Fam. 7, 1, 4 : renoncer à son métier.
- desine
plura, Virg. B. 5, 19 : n’en dis pas davantage.
- desine
querelas, Ov. : cesse de te plaindre.
- avec
gén. - desine querelarum, Hor. Od. 2, 9, 17 : cesse de te
plaindre.
- non
desinit irae, Stat. : il ne met pas fin à sa colère.
- desierant
imbres, Ov. : les pluies avaient cessé.
- desii
+ inf. prés. actif et déponent :
je cessai
de.
- discede
... ut tandem timere desinam, Cic. Cat. 1 : pars ... pour qu'enfin je
cesse
de craindre.
- lamentabile
Athenae pendere desierant tributum, Ov. M. 8 : Athènes avait cessé de
payer le lamentable tribut.
- desinite
ergo de compositione loqui, Caes. BG. 3, 19 : cessez donc de parler de
pacte.
- illud
mirari desino, Cic. de Or. 2, 14, 59 : je cesse d’admirer cela.
- desinant
insidiari domi suae consuli, Cic. Cat. 1 : qu'ils cessent de tendre un
guet-apens au consul dans sa propre maison!
- de
qua vereri non ante desinam quam illam excisam esse cognovero, Cic.
Sen.
: je ne cesserai de la (= Carthage) craindre que lorsque j'aurai appris
sa destruction radicale.
- desitus
est + inf. prés.
passif (régulièrement) : il cessa de.
- qui
primus Papisius est vocari desitus, Cic. Fam. 9 : qui cessa le premier
de s'appeler Papisius.
- desitum
est pugnari : on cessa de combattre.
- desitum
est disputare, Cic. : on a cessé de discuter.
- veteres
orationes a plerisque legi sunt desitae, Cic. Brut. 32, 123 : les
discours
anciens cessèrent d'être lus par le plus grand nombre.
- desii
+ inf. prés. passif (qqf.) :
je cessai de.
- desierunt
moveri, Cic. Rep. 6, 25: ils ont cessé de s'agiter.
- desine
(dans
la conversation)
Plaut. Ter. : arrête (tais-toi, reste tranquille, assez!).
- desinitur,
Hor. : on cesse.
- Pyrenaeus
desinens, Flor. 4, 12, 46 : l'extrémité des Pyrénées.
- desinere
in piscem, Hor. : finir en forme de poisson.
- desinere
in violam, Plin. : tirer sur le violet.
- quae
similiter desinunt, Cic. Quint. : (les mots) qui ont la même désinence.
- dēsiocŭlus,
i, m. : Mart. borgne.
- dēsipiens,
entis : part. prés. de desipio.
- desipiens
arrogantia, Cic. Nat. 2, 16 : orgueil insensé.
- dēsipientĭa,
ae, f. : folie.
- dēsipĭo,
ĕre, sipui [de + sapio] : - 1
- tr. - ôter le goût, rendre insipide. - 2
- intr. - avoir perdu la raison, extravaguer. - 3
- Cels. avoir le délire.
- senex
dicitur judicibus quaesisse (quaesivisse) num illud carmen desipientis
videretur, Cic. CM. 7, 22 : on dit que le vieillard demanda aux juges
si
ce poème leur semblait celui d'un fou.
- desipiebam
mentis, Plaut. : j'avais perdu la raison.
- desipiens
arrogantia, Cic. : orgueil qui va jusqu'à l'extravagance.
- desipere
+ inf. Lucr. : c'est folie de.
- dēsipisco,
ĕre : - intr. - extravaguer.
- dēsisse,
desissem... : c. desiisse,
desiisem... ---> desino.
- dēsisto,
ĕre, stĭtī, stitum : - 1
-
intr. - s'arrêter, s'éloigner, cesser, discontinuer, renoncer, se
désister,
s'abstenir. - 2 - tr.
- arrêter, placer.
- desistere
+ inf. : cesser de.
- desistere
mortem timere, Cic. Tusc. 1, 49, 117: cesser de craindre la mort.
- desistere
de sententia, Cic. : changer d’avis.
- desistere
de mente : changer de sentiment.
- desistere
ab defensione, Caes. B. C. 2, 12, 4 : renoncer à se défendre.
- incepto
desistere : abandonner une entreprise.
- neque,
quin inveniam, desistam, Plaut. Rud. 1, 4, 9 : et je n'aurai pas de
repos
que je n'aie trouvé...
- desistente
autumno, Varr. R. R. 2, 3, 8 : à la fin de l'automne.
- desitus
:
1
- dēsĭtus, a, um [de + satus] : semé.
2
- dēsĭtus, a, um : part. passé de desino; qu'on a cessé (de).
- desitus
celebrari, Liv. : qu'on a cessé de célébrer.
3
- dēsĭtŭs, ūs, m. (seul. à l'abl. desitû) : manque, défaut.
- dēsīvi
: parf. de desino.
- dēsolātĭo,
ōnis, f. : désolation,
solitude, désert.
- dēsolātŏr,
ōris, m. : qui ravage.
- dēsolatōrĭus,
a, um : qui désole, qui
ravage.
- dēsolātus,
a, um : part. passé de desolo.
- 1
- délaissé, abandonné. - 2
- ravagé.
- dēsolo,
āre, ātum : - tr. - 1
- dépeupler,
ravager, dévaster. - 2
- laisser seul, abandonner.
- dēsolutus,
a, um : part. passé de
desolvo, inusité : payé.
- dēsomnis,
e : Petr. privé de sommeil,
sans sommeil.
- dēsorbĕo,
ēre : - tr. - Tert. engloutir.
- despectatĭo,
ōnis f. : Vitr. vue d'en
haut.
- despectātŏr,
ōris, m. : Tert. qui
méprise, contempteur.
- despectĭo,
ōnis, f. : action de regarder
d'en haut; mépris, dédain.
- despecto,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- regarder d'en haut. - 2
- dominer (en parl.
d'un lieu élevé). - 3
- regarder avec mépris,
mépriser.
- despectŏr,
ōris, m. : Tert. qui méprise,
contempteur.
- despectrix,
īcis, f. : Tert. celle qui
méprise.
- despectus
:
1
- despectus, a, um : part. passé de despicio;
méprisé, dédaigné.
2
- despectŭs, ūs, m. : vue (de haut en has); mépris, dédain (--->
on
regarde qqn de haut).
- omnes
colles ac loca superiora, unde erat propinquus despectus in mare, ab
exercitu
tenebantur, Caes. BG. 3, 14 : l'armée occupait toutes les collines et
toutes les hauteurs d'où la vue s'étendait sur la mer.
- erat
ex oppido Alesia despectus in campum, Caes. B. G. 7.79.3 : de la ville
d'Alésia on avait une vue sur la plaine.
- despectus
(plur.) : points de vue.
- despectui
me habet, Vulg. Gen. 16, 5 : il me méprise.
- despectui
alicui esse : être méprisé de qqn.
- despērābĭlis,
e : Hier. dont on doit
désespérer, incurable.
- despērantĕr,
adv. : par désespoir, en
désespéré, avec désespoir.
- despērātē,
adv. (c. desperanter) : Aug.
par désespoir, en désespéré, avec désespoir.
- despērātĭo,
ōnis, f. : (Lebaigue
P. 357 et P.
358) - 1 -
désespoir, état désespéré,
démoralisation. - 2 -
audace qui naît du
désespoir.
- ad
desperationem adducti, Nep. Eum. 12 : tomber dans le désespoir.
- afferre
desperationem alicujus rei : faire désespérer de qqch.
- despērātus,
a, um : part. passé de
despero; désespéré, perdu, sur
qui on ne compte plus.
- desperno,
ĕre : - tr. - rejeter avec
mépris.
- despēro,
āre, āvi, ātum : - tr. et intr.
- désespérer, désespérer
de, perdre tout espoir.
- desperare
honorem : désespérer d’arriver à une magistrature.
- de
pugna desperare, Caes. BG. 1.40.8 : désespérer du combat.
- desperare
de se, Planc. ap. Cic. Fam. 10, 21, 3 : ne plus compter sur soi.
- desperare
saluti, Cic. Clu. 25.68: désespérer du salut.
- sive
restituimur, sive desperamur, Cic. Q. Fr. 1, 3, 7 : que nous soyons
rétablis
dans nos honneurs ou perdus à jamais.
- desperare
+ prop. inf. : désespérer que.
- desperor,
āri, Prisc. : c. despero, āre.
- despexi
: parf. de despicio.
- despĭca,
ae, f. : Naev. celle qui méprise.
- despĭcābĭlis,
e : Amm. méprisable.
- despĭcātĭo,
ōnis, f. : mépris, dédain
(d'autrui).
- despicatus
:
1
- despĭcātus, a, um : part. passé de despicor.
- a
- qui a méprisé. - b -
sens
passif : méprisé.
- nobilissimos senum in curulibus primo ut deos venerati, deinde ut
homines despicati interfecere, Aur-Vict. : ils massacrèrent les plus
illustres et les plus âgés d'entre les sénateurs assis sur leurs
chaises curules, après les avoir d'abord vénérés comme des dieux, puis
méprisés comme des hommes.
2
- despĭcātŭs, ūs, m. (usité
seulement au datif)
: mépris, dédain.
- alicui
despicatui esse : <être pour qqn à mépris> = être un
objet de mépris
pour qqn.
- aliquem
despicatui ducere : tenir qqn pour méprisable.
3
- despicātus, a, um (de + spica) : percé d'un pieu.
- despĭcĭendus,
a, um : adj.
verbal de despicio;
méprisable.
- despĭcĭens,
entis : part. prés.
de despicio; qui méprise.
- despiciens
sui, Cic. de Or. 2, 89 : qui a mauvaise opinion de soi.
- despicientĭa,
ae, f. : mépris,
dédain.
- despĭcĭo,
ĕre, spexi, spectum :
- tr. et intr. - 1
- regarder d’en haut, contempler d'un lieu élevé, plonger (en parl.
de la vue). - 2 -
regarder ailleurs, être
distrait. - 3 -
regarder de haut, regarder
avec mépris, mépriser, dédaigner.
- a
summo caelo in aequora despicere, Ov. A. A. : regarder la mer du haut
du ciel.
- qua
despici poterat, Caes. B. G. 7 : d'où la vue pouvait s'étendre.
- simul
atque ille despexerit, Cic. Rosc. Am. : dès qu'il aura tourné les
yeux.
- despicere de vertice montis in valles, Ov. M. 11 : plonger du haut de
la montagne ses regards dans les vallées.
- (cubiculum) aliis fenestris xystum, aliis despicit pratum, Plin. Ep.
5 : par certaines fenêtres, la chambre donne sur la terrasse, par
d'autres sur la prairie.
- avec gén. despectus
taedae, Sil. : dédaigné pour époux.
- despĭcor,
āri, ātus sum : - dép. tr. - mépriser, dédaigner.
- voir despicatus.
- desplendesco,
ĕre : - intr. - P.-Nol. perdre son éclat.
- despŏlĭātĭo,
ōnis, f. : Tert. action de se dépouiller de (au
fig.).
- despŏlĭātŏr,
ōris, m. : Plaut. spoliateur, fripon.
- despŏlĭātus,
a, um : part. passé de despolio; dépouillé, ruiné
- despŏlĭo,
āre, āvi, ātum : - tr. - dépouiller, spolier, piller.
- despoliari
triumpho, Liv. : être frustré du triomphe.
- despŏlĭor,
āri, arch. : - dép. tr. - c. despolio.
- despondĕo,
ēre, spondi, sponsum : - tr. - 1
- promettre formellement, donner sa parole, s'engager à, garantir;
dédier
(un livre). - 2 -
promettre en mariage, fiancer.
- 3 - désespérer de,
abandonner, renoncer
à. - 4 - Col. languir,
dépérir.
- despopondi
(Tert.) = despondi.
- aliquid
sibi despondere, Cic. : se réserver qqch.
- despondere
imperium Romanis, Liv. : promettre aux Romains l'Empire (d'Orient).
- despondere
librum alicui, Cic. : dédier un livre à qqn.
- despondere
sororem in fortem familiam : fiancer la sœur dans une famille
importante.
- passif
impers. - intus despondebitur : c’est dans la maison que
se feront
les fiançailles.
- animum
despondere : perdre courage, se décourager.
- despondere
sapientiam, Col. : désespérer d'arriver à la sagesse.
- turdi,
caveis clausi, despondent, Col. : les grives qu'on tient en cage
languissent.
- desponsātĭo,
ōnis, f. : Tert. Aug. fiançailles.
- desponsātus,
a, um : part. passé de desponso.
- desponsata,
ae, f. : fiancée.
- desponsĭo,
ōnis, f. : désespoir.
- desponso,
āre : - tr. - 1 -
fiancer. - 2 - engager.
- desponsŏr,
ōris, m. : celui qui fiance, celui qui promet en mariage,
celui qui accorde en mariage.
- desponsus,
a, um : part. passé de despondeo; promis, fiancé.
- despopondi
: parf. de despondeo (Plaut.).
- despretus,
a, um : Fest. très méprisé.
- despuens,
entis : part. prés. de despuo; qui méprise.
- despumātĭo,
ōnis, f. : refroidissement.
- despumātus,
a, um : part. passé de despumo; dont on a enlevé l'écume.
- au
fig. post despumatas voluptates, Hier. : après le
débordement
des plaisirs.
- despumo,
āre, ātum : - tr. - 1
- écumer,
enlever l’écume, ôter l'écume. - 2
-
Pers. cuver (son vin). - 3
- Plin. Vitr. rendre
lisse, polir. - 4 -
répandre (jeter comme
une écume). - 5 -
intr. - cesser d'écumer,
se refroidir, perdre son feu (au fig.).
- despuo,
ĕre, spŭi, sputum : - 1
- intr.
- cracher à terre; conspuer. - 2
- tr. -
détourner (un mal), le conjurer (en crachant dans le pli de sa robe);
rejeter avec mépris, mépriser.
- morbos
despuere, Plin. : détourner des maladies en crachant (rejeter avec
imprécation
les maladies sur les malades eux-mêmes pour détourner l'effet de la
contagion).
- desputamentum,
i, n. : Fulg. goutte (d'huile) tombée.
- desputum,
i, n. : crachat.
- desquamātus,
a, um : part. passé de desquamo; écorcé.
- desquamata,
ōrum, n. Plin. : excoriations, écorchures.
- desquamo,
āre : - tr. - 1 -
écailler,
ôter les écailles. - 2
- écorcer. - 3
- enlever ce qui entoure.
- desse,
dessem ... : c. deesse, deessem... ---> desum.
- dest
: c. deest ---> desum.
- desterno,
ĕre, stravi, strātum : - tr. - Veg. desseller, décharger
(un animal).
- desterto,
ĕre, stertui : - intr. - Pers. cesser de rêver.
- destico,
āre : - intr. - chicoter (cri de la souris).
- destillātĭo,
ōnis, f. : écoulement, catarrhe.
- destillatio
narium, Plin. : rhume de cerveau.
- destillo
(distillo), āre : - intr. - 1
- dégoutter, tomber goutte à goutte, dégoutter de. - 2
- répandre une odeur, exhaler une odeur.
- destimulo,
āre : - tr. - stimuler fortement, exciter fortement.
- destina,
ae, f. : Vitr. Arn. appui, soutien, support (au
pr. et au fig.).
- destinata
---> destinatus.
- destinatē,
adv. : obstinément.
- destinātĭo,
ōnis, f. : (Lebaigue
P. 358 et P.
359) - détermination, résolution, projet arrêté, but,
intention;
fixation.
- destinatio
partium, Liv. : partage.
- destinatio
consulum : désignation des consuls.
- destinatio
mortis, Tac. : résolution de mourir.
- destinato
---> destinatum.
- destinātŏr,
ōris, m. : celui qui adresse, celui qui envoie.
- destinatum,
i, n. : - 1 - chose
arrêtée; au plur.
projet,
résolution. - 2
- but fixé.
- (ex)
destinato, Suet. : à dessein, de propos délibéré.
- destinata
ferire, Curt. (destinata petere, Liv.) : atteindre le but.
- destinātus,
a, um : part. passé de destino. - 1
- enchaîné, lié. - 2 -
fixé, assujetti.
- 3 - arrêté, fixé,
résolu, déterminé,
ferme, opiniâtre. - 4
- Cat. constant, persévérant.
- 5 - destiné,
réservé, affecté à (un
but ou à un usage). - 6
- disposé à, prêt
à. - 7 - visé (comme
but). - 8
- Plaut. acheté. - 9 -
Dig. envoyé, dépêché.
- (ex)
destinato : à dessein, de propos délibéré.
- destinata
sententia : <opinion fixée> = dogme, précepte.
- destinata,
ae, f. (= sponsa) : fiancée.
- antequam
destinata componam, Tac. : avant d'aborder mon sujet.
- destinatum
est mihi animo (in animo), Liv. : je suis déterminé à.
- operi
destinatus : occupé à travailler.
- destino,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- fixer, assujettir. - 2
- destiner, désigner.
- 3 - arrêter, fixer,
résoudre, déterminer,
projeter, former le dessein. - 4
- assigner,
fixer, marquer. - 5 -
choisir, fixer son choix
sur, élire, nommer. - 6
- viser, envoyer
au but. - 7 - offrir
un prix, acheter, acquérir.
- aliquem
ad mortem destinare : destiner qqn à la mort.
- diem
necis alicui destinare : fixer le jour du supplice de qqn.
- aliquem
regem destinare, Just. 42, 4, 14 : faire qqn roi, désigner qqn comme
roi.
- destinare
+ inf. : décider de.
- destinare
+ prop. inf. : décider que.
- aliquid
sibi destinare : se réserver qqch, acheter qqch.
- aliquid
ad aliquem destinare : envoyer qqch à qqn.
- quanti
destinat aedes? Plaut. : combien achète-t-il la maison?
- destĭtī
: parf. de desisto.
- destitŏr,
ōris, m. : qui abandonne.
- destituo,
ĕre, stitŭi, stitutum : - tr. - 1
- établir, placer (en séparant, ou en éloignant), poser, mettre à part.
- 2 - abandonner,
quitter, délaisser; supprimer;
cesser, omettre. - 3 -
décevoir, tromper,
frustrer.
- destituere
aliquem ante pedes, Liv. : placer à ses pieds.
- a
re familiari destitutus : sans fortune.
- destituere
honorem : supprimer un honneur.
- fugam
destituere, Ov. : cesser de fuir.
- spem
alicujus destituere : tromper l’espoir de qqn.
- spem
vindemiae destituere, Col. 4, 24, 12: tromper l'espérance du vendangeur.
- conata
alicujus destituere, Vell. 2, 42 : trahir les efforts de qqn.
- destituere
deos mercede, Hor. Od. 3, 3, 21 : frustrer les dieux de leur salaire.
- destitutĭo,
ōnis, f. : - 1 -
abandon.
- 2 - manque de
parole, infidélité (d'un
débiteur), trahison (d’un débiteur), tromperie. - 3
- suppression, abolition, destitution.
- destitutŏr,
ōris, m. : celui qui abandonne.
- destitutus,
a, um : part. passé de destituo. - 1
- établi, placé. - 2 -
délaissé, abandonné,
privé, dépouillé, dépourvu de. - 3
- enlevé,
ôté. - 4 - trompé,
trahi.
- a
re familiari destitutus : sans fortune.
- (a)
spe destitutus : trompé dans son espérance, déçu.
- destrangulo,
āre : - tr. - étrangler, étouffer (au fig.).
- destravi
: parf. de desterno.
- destrictē,
adv. : ouvertement, hardiment, sévèrement, rigoureusement,
formellement, catégoriquement.
- destrictīvus,
a, um : relâchant, purgatif.
- destrictus,
a, um : part. passé de destringo. - 1
- arraché, détaché, cueilli. - 2
- tiré
du fourreau (en parl. d'une épée). - 3
-
tiré, relevé (en parl. d'une tunique). - 4
- effleuré, blessé légèrement; léger (en parl. d'une blessure). - 5 - censuré, blâmé;
sévère, rigide, rigoureux.
- destricta
vestis, Phaedr. : habit retroussé.
- gladiis
destrictis : les épées une fois tirées, dégainées.
- destrictum
vulnus, Ov. : blessure légère.
- ut
quis destrictior accusator, velut sacrosanctus erat, Tac. A. 4, 36 :
tout
accusateur un peu sévère devenait en quelque sorte une personne sacrée.
- destringo,
ĕre, strinxi, strictum : - tr. - 1
- détacher, couper, cueillir; ôter, enlever, retrancher. - 2
- frictionner, frotter, nettoyer (dans le bain); ratisser. - 3
- purger, déterger. - 4
- tirer l'épée
(du fourreau), préparer une arme quelconque. - 5
- toucher légèrement, effleurer. - 6
- au
fig. déchirer, mordre, censurer, critiquer, blâmer,
dénigrer.
- aliquem
mordaci carmine destringere : déchirer qqn dans ses vers.
- destringere
securim : préparer la hache.
- destringere
aequora alis, Ov. : effleurer la mer de leurs ailes.
- voir
destrictus.
- destructĭlis,
e : Lact. destructible.
- destructĭo,
ōnis, f. : destruction, ruine.
- sententiarum
destructio, Quint. 10, 5, 12 : réfutation.
- destructīvus,
a, um : destructeur, destructif.
- destructŏr,
ōris, m. : destructeur.
- destructus,
a, um : part. passé de destruo. - 1
- détruit. - 2 - ruiné
(dans l'opinion).
- destruo,
ĕre, struxi, structum : - tr. - 1
- démolir, renverser, détruire, abattre. - 2
- au fig. renverser,
détruire, ruiner, affaiblir.
- crinemque
manumque destruere, Stat. Th. 12, 93 : dépouiller de la couronne et du
sceptre.
- dicta
vultu destruere, Ov. A. A. 2, 312: démentir ses paroles par son air.
- dēsuādĕo,
ēre : - tr. - Aug. Gloss. dissuader; déconseiller.
- dēsŭb
+ abl. : dessous, de dessous.
- desub
Alpibus, Flor. 2, 3, 2: au pied des Alpes.
- desub
oculo sanguinem detrahere, Veg. Vet. 2, 19: saigner au-dessous de
l'oeil.
- desubito
:
1
- dēsŭbĭtō, adv. : tout à coup, soudain.
2
- dēsŭbĭto, āre : - tr. - renverser tout à coup.
- dēsubtus,
adv. et prép. : de dessous, dessous.
- desubtus
aliqua re : dessous qqch.
- dēsūbŭlo,
āre : - tr. - ouvrir, percer (un chemin).
- dēsuctus,
a, um : , part. passé de desugo.
- Desudaba,
ae, f. : Désudaba (ville de Thrace).
- dēsūdasco,
ĕre : (Lebaigue
P. 360). - intr. - 1
- suer beaucoup.
- 2 - cesser de suer.
- damnis
desudascitur, Plaut. Bac. 1.1.33 : on se donne bien de la peine.
- dēsūdātĭo,
ōnis, f. : - 1 -
sueur. - 2 - fatigue,
peine,
travail, labeur.
- dēsūdātus,
a, um : part. passé de desudo. - 1
- distillé. - 2 - qui
a coûté beaucoup
de fatigue, fatigant, laborieux, pénible.
- dēsūdo,
āre, ātum : - intr. - 1
- suer
beaucoup, suer. - 2 -
se donner de la peine,
se fatiguer. - 3 - tr.
- distiller, faire
couler.
- dēsuēfăcĭo,
ĕre, fēci, factum : - tr. - 1
- désaccoutumer, déshabituer. - 2
- déposer,
ne plus porter (des insignes).
- dēsuēfactus,
a, um : part. passé de desuefacio; déshabitué, désaccoutumé.
- dēsuēfīo,
fĭĕri, factus sum (passif de desuefacio) : se déshabituer,
perdre l'habitude.
- dēsuesco,
ĕre, suēvi, suētum : - 1
-
tr. - déshabituer, désaccoutumer, faire perdre l'habitude. - 2
- intr. - se déshabituer de, désaccoutumer.
- dēsuētūdo,
ĭnis, f. : désaccoutumance, perte d'une habitude, désuétude.
- in
desuetudinem venire, Dig. : tomber en désuétude.
- dēsuētus,
a, um : part. passé de desuesco.
- 1
- déshabitué (de qqch, aliqua re). - 2
-
dont on a perdu l'habitude.
- dēsuēvi
: parf. de desuesco.
- dēsūgo,
suxi, suctum, ĕre : - tr. - Pall. sucer.
- dēsulco,
āre : - tr. - sillonner.
- dēsulto,
āre : - intr. - sauter, bondir.
- dēsultŏr,
ōris, m. : - 1 -
cavalier qui
saute d'un cheval sur un autre, qui va d'un objet à un autre. - 2
- celui qui passe d'un objet à l'autre.
- desultor
amoris, Ov. Am. 1, 3, 15 : volage en amour.
- desultorius
:
1
- dēsultōrĭus, a, um : qui sert à la voltige.
- desultoria
scientia, Apul. : magie (l'art de se transformer).
2
- dēsultōrĭus, ĭi, m. : écuyer de cirque.
- dēsultrix,
īcis, f. : Tert. celle qui est légère, inconstante, changeante.
- dēsultūra,
ae, f. : Plaut. action de sauter d'un cheval sur un autre.
- dēsum,
dēesse, dēfŭi : - intr. avec dat. - 1
- être absent, être de moins, manquer. - 2
- manquer à, ne pas faire ce qu'on doit, faire défaut, ne pas assister
qqn, négliger.
- deesse
amicis : abandonner ses amis.
- desunt
stramenta, Phaed. : il n'y a pas de litière.
- deesse
alicui, Cic. : manquer à qqn dans le besoin.
- deesse
officio, Cic. : manquer à son devoir.
- deesse
occasioni, Cic. : laisser passer une occasion, perdre une occasion.
- ad
summam felicitatem deesse, Caes. BG. 6, 43, 5: manquer pour le bonheur
parfait, manquer pour être parfaitement heureux.
- communi
saluti nulla in re deesse, Caes. B. G. 5, 33, 2: ne se désintéresser
en rien du salut public.
- non
deesse + inf. : ne pas manquer de, ne pas se priver de.
- nec
deerat egentissimus quisque prodere ultro ditis dominos, Tac. H. 4, 1 :
et tous les plus nécessiteux ne se privaient pas de désigner
spontanément
leurs maîtres opulents.
- non
desunt qui, Plin. : il ne manque pas de gens qui...
- nihil
contumeliarum defuit, quin subiret, Suet. Ner. 45 : on ne lui épargna
aucun genre d'outrages.
- chez
les poètes : ee ---> e : dest (deest), desse
(deesse), desset (deesset),
derat (deerat), derant (deerant).
- dēsūmo,
ĕre, sumpsi, sumptum : - tr. - prendre (pour soi), choisir,
se charger de.
- senatus
patris sibi partes desumpsit, Val.-Max. 4, 10 : le sénat se chargea du
rôle de père de famille.
- desumere
sibi hostes : se choisir comme ennemis.
- locum
ob hoc devitandum quia illum sibi celebrandum luxuria desumpsit, Sen.
Ep.
5, 51 : c'est un lieu qu'il faut éviter parce que la débauche s'est
chargée
de le fréquenter.
- dēsŭo,
ĕre : - tr. - fixer, assujettir.
- dēsŭper,
adv. : - 1 - d'en
haut, de dessus.
- 2 - dessus,
au-dessus, par-dessus.
- dēsŭperne
: c. desuper.
- dēsurgo,
ĕre : - intr. - 1 - se
lever.
- 2 - aller à la selle.
- desurrectĭo,
ōnis, f. : évacuation.
- desursum,
adv. ( = desuper) : d'en haut.
- detectĭo,
ōnis, f. : manifestation, révélation.
- detectŏr,
ōris, m. : qui découvre.
- detectus,
a, um : part. passé de detego.
- detego,
ĕre, texi, tectum : - tr. - 1
- découvrir, mettre à découvert, rendre visible. - 2
- découvrir, dévoiler, révéler.
- detegere
ossa, Ov. : déterrer un corps.
- detegere
intimos affectus alicui, Sen. : faire connaître à qqn le fond de son
coeur.
- detegi
(se detegere) : se fair connaître.
- detendo,
ĕre, tensum : - tr. - détendre.
- tabernacula
detendere, Liv. : plier les tentes.
- detensus,
a, um : part. passé de detendo.
- detentatio
: c. detentio.
- detentātŏr,
ōris, m. : détenteur.
- detentātus,
a, um : part. passé de detendo; détenu.
- detentĭo,
ōnis, f. : détention, action de détenir.
- detento,
āre : - 1 - retenir. -
2
- détenir (un objet).
- detentŏr,
ōris, m. : détenteur.
- detentus
:
1
- detentus, a, um : part. passé de detineo; retenu, arrêté.
2
- detentŭs, ūs, m. : action de détenir, action de retenir.
- detepesco,
pŭi, ĕre : - intr. - se refroidir.
- detergĕo,
ēre, tersi, tersum : - tr. - 1
- enlever en essuyant, essuyer. - 2
- dissiper,
faire disparaître, balayer, dépenser. - 3
- purger, nettoyer, purifier.
- detergere
mensam, Plaut. : faire table nette.
- detergere
lacrymas, Ov. : essuyer ses larmes.
- primo
anno octoginta detersimus, Cic. : la première année nous avons dépensé
quatre-vingt mille sesterces.
- deteriae
porcae, f. : truies maigres (Fest.).
- deterior,
ius, compar. de l'inusité deter : (Lebaigue
P. 360 et P.
361) moins bon, pire, plus mauvais; inférieur; lâche.
- argentum
deterius est auro : l'argent vaut moins que l'or.
-
video meliora proboque, deteriora sequor, Ov. M. 7, 21 : je vois le
parti
le plus sage, je l'approuve, et je suis le plus mauvais.
- cuncta
aucta in deterius, Tac. A. 2, 82 : toutes choses exagérées en mal.
- vectigalia
deteriora, Caes. B. G. 1, 36, 4 : revenus moindres.
- peditatu
deterior, Nep. Eum. 3 : plus faible en infanterie.
- deterioro,
āre : - tr. - détériorer, gâter.
- deterĭus,
adv. : moins bien, pis, plus mal.
- deterius
spe nostra, Hor. S. 1, 10, 90 : moins que je n'espère.
- deterius
olere, Hor. Ep. 1, 10, 19 : sentir moins bon.
- determinābĭlis,
e : Tert. dont on peut assigner les bornes, limité,
fini.
- determinātĭo,
ōnis, f. : borne, limite, fin, extrémité; conclusion.
- determinātŏr,
ōris, m. : celui qui règle, régulateur.
- determino,
āre : - tr. - 1 -
limiter,
borner, dessiner, tracer. - 2
- au
fig. déterminer, régler, fixer.
- imago
templi determinata in solo, Plin. 28, 2, 4, § 15 : plan d'un temple
tracé
sur le sol.
- dētĕro,
ĕre, trīvi, trītum : - tr. - 1
- user par le frottement, user. - 2
- broyer,
écraser. - 3 -
diminuer, affaiblir, user,
détruire.
- calces deteris, Plaut. : tu me marches sur les talons.
- deteret via pedes, Tibul. : le chemin blessera tes pieds.
- deterere vestem usu, Plin. : user un vêtement.
- dum procedunt, aspicit lupus a catena collum detritum cani, Phaedr. 3
: chemin faisant, le loup aperçoit, à la place de la chaîne, le cou du
chien pelé.
- laudes egregii Caesaris et tuas culpa deterere ingeni, Hor. :
diminuer la gloire du grand César et la tienne par mon peu de génie.
- necesse est deteratur fulgor, Quint. : l'éclat nécessairement
diminue.
- dēterrĕo,
ēre, terrŭi, territum : - tr. - détourner en effrayant,
éloigner, dissuader, empêcher de (ab ou de + abl. ; ne, quin ou
quominus
+ subj. ; + inf.).
- aliquem
deterrere ne : empêcher qqn de.
- aliquem
ab aliquo deterrere : détourner qqn de qqch.
- non
te deterreo quominus (quin) : je ne te détourne pas de.
- aliquid
commemorare pudore deterreri : être détourné par pudeur de raconter
qqch.
- me
homo nemo deterrebit, quin ea sit in his aedibus, Plaut. Mil. 2.3.61 :
personne ne me détournera (de l'idée) qu'elle n'est pas dans cette
maison.
- multitudinem
deterrere, ne frumentum conferant quod debeant, Caes. BG. 1, 17 :
détourner
la multitude d'apporter le blé qu'elle doit (fournir).
- dēterrimē,
adv. : abominablement.
- dēterrimus,
a, um : le plus mauvais, très mauvais.
- dēterritus,
a, um : part. passé de deterreo; détourné, éloigné.
- dētersĭo,
ōnis, f. : nettoyage.
- dētersus,
a, um : part. passé de detergeo. - 1
- essuyé. - 2 -
nettoyé, lavé.
- dētestābĭlis,
e : détestable, abominable, funeste, de mauvais augure.
- dētestābĭlĭtĕr,
adv. : d'une manière détestable.
- dētestatio
:
1 - dētestātĭo,
ōnis, f. [detestor] :
a
- imprécation,
malédiction.
- Liv.
10, 38; Hor. Epod. 5, 89.
b
- exécration, détestation,
répulsion, horreur.
- dicunt neque id satis esse
ad faciendam
scelerati hominis detestationem, Gell. 2, 6 : et ils disent
que ce
(mot) est loin de rendre l'horreur pour un criminel.
- pro
detestatione tot scelerum unam
aram consecrare, Cic. Dom. 140 : pour l'horreur provenant
de tant de crimes consacrer un seul autel.
- detestatione exsecrationeque totius generis
humani
dignus, Gell. 2, 6 : digne de l'exécration de tout le genre
humain.
c
- renonciation
solennelle sous serment.
- detestatio
sacrorum : renonciation solennelle aux rites sacrés de la gens;
et, par la suite à la gens
elle-même (en
cas d'adoption).
2
- dētestātĭo, ōnis, f.
[de + testis] : castration. --- Apul. M. 7,
23.
- dētestātŏr,
ōris, m. : celui qui maudit. --- Tert. Marc. 4, 27.
- dētestātum,
i, n. [detestatus] : renonciation faite avec témoins.
--- Dig. 50, 16, 238.
- dētestātus,
a, um : part. passé de detestor. - 1
- qui a détesté, qui a maudit. - 2
- sens
passif détesté, exécré, maudit.
- dētesto,
āre : v. detestor.
- dētestor,
āri, ātus sum :
1 - détourner
en prenant les dieux à témoin, écarter avec des imprécations.
- a se
querimoniam detestari
ac deprecari, Cic. Cat. 1, 11 : écarter de soi un reproche par des
imprécations et des prières.
- in caput
alicujus detestari minas
periculaque, Liv. 39, 10, 2 : par des imprécations détourner sur la
tête de qqn toutes menaces et tous dangers.
- deorum
iram in caput infelicis pueri detestari, Plin. Ep. 2, 20, 6 : appeler
la colère des dieux sur la tête de son malheureux enfant.
- tam iniquam et
tam
indignam sortem populi Romani detestata est, Suet. Cl. 3
: elle pria les dieux d'épargner au peuple
romain un sort si injuste et si indigne.
2
- écarter avec horreur, écarter,
détourner.
- omnes
memoriam consulatus tui a republica detestantur, Cic. Pis. 40, 96 :
tous repoussent avec horreur loin de la république le souvenir de ton
consulat.
- invidiam
detestari, Cic. Nat. 1, 44, 123 : détourner la haine.
- o
di immortales, avertite ac detestamini hoc omen, Cic. Phil. 4, 4, 10 :
dieux immortels, détournez, éloignez ce présage!
3 - prononcer
des imprécations contre, maudire.
- te tamquam auspicium malum
detestantur, Cic. Vat. 16, 39 : ils te maudissent comme un présage
funeste.
- omnibus precibus
detestatus Ambiorigem, Caes. BG. 6, 31 : ayant maudit Ambiorix
avec toutes sortes d'imprécations.
4 - détester,
exécrer, avoir en horreur.
- auctorem cladis detestari,
Tac. H. 2, 35 : maudire l'auteur du désastre.
- civilia arma adeo
detestari, Suet. Oth. 10.
5 - sens
passif être détesté, être maudit.
- Apul.
Mag. p. 307, 24; August. Ep. ad Macr. 255.
- detestata omnia ejusmodi repudianda sunt, Cic.
Leg. 2, 11, 28.
- bella matribus detestata, Hor. Od. 1, 1, 25.
- dētexi
: parf. de detego.
- dētexo,
ĕre, texŭi, textum : - tr. - 1
- tisser complètement, tisser, ourdir; tresser (une corbeille). - 2
- parcourir (une carrière), achever, accomplir. - 3
- exposer (en entier), décrire, traiter (un sujet), dépeindre.
- dētextus,
a, um : part. passé de detexo. - 1
- tissé. - 2 - achevé,
traité.
- detĭnĕo,
ēre, tĭnŭi , tentum : - tr. - 1
- tenir éloigné, retenir, arrêter; empêcher. - 2
- tenir sans interruption, occuper complètement, faire durer. - 3
- charmer, intéresser.
- Caesarem
ad Massiliam detineri cognovit, Caes. BC. 2, 17, 4 : il apprit que
César
était arrêté devant Marseille.
- detinere
aliquem de negotio, Plaut. Poen. 1.2.190: empêcher qqn d'aller à une
affaire.
- detinere
aliquem ab aliquo incepto studio, Sall. C. 4, 2: empêcher qqn de
continuer
une étude.
- detondĕo,
ēre, tondi, tonsum : - tr. - 1
- tondre ras, couper ras, couper, tailler. - 2
- brouter. - 3 -
ravager.
- detono,
āre, tonui : - intr. - 1
- tonner
fort. - 2 - tonner,
éclater comme la foudre.
- 3 - passer (comme
ferait un orage), s'apaiser,
se calmer. - 4 - tr. -
dire ou chanter d'une
voix éclatante.
- detonsĭo,
ōnis, f. : action de tondre, tonte.
- detonso,
āre : - tr. - tondre, couper (les cheveux).
- detonsus,
a, um : part. passé de detondeo; tondu, coupé.
- detorno,
āre, ātum : - tr. - travailler au tour, tourner.
- detorquĕo,
ēre, torsi, tortum : - tr. - 1
- tourner d'un autre côté, détourner. - 2
- contourner, contrefaire, corrompre, dénaturer, défigurer. - 3
- intr. - se détourner.
- detorquere
de virtute, Cic. Off. 2, 10, 37 : détourner de la vertu.
- detorquere
aliquem ad luxum, Plin. Pan. 82, 6: porter qqn au luxe.
- detorrĕo,
ēre : - tr. - brûler entièrement, consumer (au fig.).
- detorsi
: parf. de detorqueo.
- detorsus
(detortus), a, um : part. passé de detorqueo. - 1
- détourné. - 2
- contrefait, tortu.
- 3 - erroné, faux. - 4
- dérivé (en parl. d'un mot).
- detotondi
: parf. de detondeo.
- dētractātĭo,
detractātor
: v. detrect-
- detractatus
: (Lebaigue
P. 361 et P.
362)
1
- dētractātus, a, um : part. passé de detracto.
2
- dētractātŭs, ūs, m. : traité (livre) --- Tert. Spect. 3.
- dētractĭo,
ōnis, f. [detraho] :
1 - action
de
retrancher, retranchement, suppression.
- detractio
doloris, Cic. Off. 3, 33, 118 : suppression de la douleur.
- detractio
sanguinis, Cels. 4, 4 : saignée.
- cujus loci detractionem
fieri velit, Cic.
Att. 12, 34 : quelle portion (du jardin) il voudrait se réserver.
2
- enlèvement, vol.
- detractio
alieni, Cic. Off. 3, 6, 30: vol du bien d'autrui.
3
- déjection, évacuation; purgatif
(t. de méd.).
- detractio
(cibi) : déjection, selle.
- sucus ad
detractiones in comitiali
morbo utilissimus habetur, Plin. 16 : comme purgatif, le suc est très
utile pour l'épilepsie.
4 - médisance,
diffamation, critique.
- Vulg. Sap. 1,
11; plur. Vulg. 2 Cor. 12, 20.
5
- ellision (t. de gram.).
- Quint.
1, 5, 38; 9, 2, 37.
6
- suppression (d'une lettre),
syncope.
-
Quint. 1, 5 14.
- dētracto
: c. detrecto.
- dētractŏr,
ōris, m. [detraho] : celui qui déprécie, qui rabaisse, détracteur.
- Tac. A. 11,
11;
Vulg.
Prov. 24, 9.
- dētractōrĭus,
a, um [detractor] : propre à détracter
- plur.
detractoria, Aug.
ad Frat. Erem. 3 : les médisances.
- detractus
:
1
- dētractus,
a, um : part. passé de detraho.
2
- dētractŭs,
ūs, m. : retranchement, suppression. --- Sen. Suas. 7, 11.
- dētrăho,
ĕre, traxi, tractum : - tr. -
- infin. parf.
sync. detraxe Plaut.
Trin. 743.
1
- tirer à bas, abattre, tirer de,
ôter de, enlever de.
- detrahere
crumenam sibi de collo, Plaut. Truc. 3, 1, 7 : ôter la bourse de son
cou.
- alicui detrahere anulum de
digito, Cic. Verr. 4 : enlever un anneau du doigt de qqn.
- detrahere aliquem de curru,
Cic. Cael. 14 : tirer qqn à bas du char.
- detrahere aliquem ex
cruce, Cic. Q. Fr. 1, 2, 2, § 6 : détacher qqn de la croix.
- detrahere stramenta
e mulis, Caes. B. G. 7, 45, 2 : débarrasser les mulets de leurs bâts.
- tauros
ad terram cornibus detrahere, Suet. Claud. 21 : terrasser les taureaux
en les saisissant par les cornes.
2
- enlever, arracher (qqch à
qqn).
- detrahere
aliquid alicui, (aliquid de aliquo, aliquid ex aliquo) : enlever qqch à
qqn.
- anulum
alicui de digito detrahere : enlever un anneau du doigt de qqn.
- detrahere
tegumenta scutis, Caes. BG. 2, 21, 5 : enlever les housses des
boucliers.
- cf. Liv.
4, 33; Liv. 22, 47.
- detrahere homines
ex provinciis, Cic. Prov. Cons. 1 : enlever des hommes des provinces.
- cf. Cic. Prov. 8,
19; Liv. 29, 20; Suet.
Rhet. 6.
- ab
aliquo aliquid detrahere, Cic. Off. 3, 30 : enlever qqch à
qqn.
3
- tirer après
soi, traîner, entraîner.
- aliquem
in judicium detrahere : traîner qqn en justice.
- aliquem
ad accusationem detrahere, Cic. Clu. 68, 179 : traîner qqn en
justice.
- detrahere
aliquem ad aequum certamen, Liv. 22, 13 : attirer qqn pour un combat en
plaine.
4
- abaisser, nuire à la
réputation, déprécier, ravaler; être
détracteur,
faire du tort.
- de
aliquo detrahere : nuire à la réputation de qqn, rabaisser qqn.
- de
aliqua re detrahere : rabaisser qqch.
- multum
ei detraxit quod alienae erat civitatis, Nep. : le fait qu'il était
d'un pays
étranger lui fit beaucoup de tort.
- detrahendi
causā : par esprit de dénigrement.
5
- évacuer, purger (t.
de méd.)
- Cels.
2, 10; Plin.
27, 7, 28, § 48.
- dētraxĕ
: v. detraho.
- dētraxi
: parf. de detraho.
- dētrectātĭo,
ōnis, f. [detrecto] :
1
- refus.
- detractatio militiae, Liv. 3,
69 : refus de s'enrôler.
- detractatio heredis, Plin. 18, 37
: renonciation à une succession.
2
- dénigrement.
- Cassian. Coll. 9,
3, 1.
- dētrectātŏr, ōris, m. [detrecto] :
1
- celui
qui refuse. --- Petr. 117, 11.
2
- détracteur.
--- Liv. 34, 15, 9.
- dētrecto, āvi, ātum, āre [de + tracto] :
- tr. -
- forme
detracto souvent d.
les mss.
1
- écarter, rejeter, repousser, refuser.
-
detractare militiam, Caes. BG.
7, 14, 9 : se dérober au service militaire.
- detractare
pugnam,
detractare certamen, Liv. 3, 60 ; 37, 39 : refuser le combat.
- instruitur
acies, nec Veiens hostis Etruscaeque legiones detractant,
Liv. 2, 46, 1 : l'armée est rangée en bataille, et les Véiens
et
les légions Etrusques ne refusent pas [le combat].
- tutelam
administrare
detrectans, Paul. Dig. 37, 14, 19 : refusant d'exercer la
tutelle.
2
- abaisser qqn ou qqch,
ravaler, déprécier.
-
advorsae res etiam bonos
detrectant, Sall. J. 53, 8 : l'insuccès déprécie même les
braves.
-
alicujus gloriam detrectare, Tac. D. 12 : rabaisser la gloire
de qqn.
-
abst
detrectare, Ov. Tr. 2, 337 : médire.
- dētrĭbŭo, ĕre : c. attribuo. --- Gloss.
- dētrīmentālis, e : c. detrimentosus.
--- Gloss.
- dētrīmentōsus, a, um [detrimentum]
: désavantageux, préjudiciable. --- Caes. BG. 7, 33.
- dētrīmentum,
i, n. [detero] :
1 - action
d'enlever en frottant (comme fait la lime).
- Apul. M. 6, 6.
2
- détriment, dommage, préjudice,
perte.
- nostrum
detrimentum, Cic. Br. 4 : la
perte que nous avons faite.
- detrimentum
afferre, Caes. BC. 1, 82, 2;
inferre, Caes. BC. 2, 2, 10; importare, Cic. de Or. 1, 38
: causer
du préjudice.
- detrimentum
accipere, Cic. Pomp. 15; capere, Cic. Mil.
70; facere, Cic. Verr. 4, 20; Nep. Cat. 2 : essuyer une perte,
subir un dommage.
-
alicui detrimento esse : faire du tort à qqn.
- amicitiam
populi Romani sibi ornamento et praesidio, non detrimento esse
oportere, Caes. BG. 1, 44 : l'amitié du peuple romain devait lui
apporter honneur et profit et non lui causer du tort.
3
- échec (à la guerre),
défaite, désastre.
- Caes. BG. 5,
25, 6; 6, 34, 7;
7, 19, 4.
4
- formule du senatus
consultum ultimum :
- videant
consules (provideant, etc.), ne quid respublica detrimenti capiat
(accipiat), Caes. BC. 1, 5, 3; Cic. Mil. 70 : que les consuls
prennent toutes mesures pour empêcher que l'État subisse un dommage.
- detritus
:
1
- dētrītus,
a, um : part. passé de detero.
2
- dētrītŭs,
ūs, m. : action d'user, de détériorer. --- Varr. L. 5, 176.
- dētrĭumpho, āvi, ātum, āre : - tr.
- vaincre. --- Tert. Apol. 27.
- dētrīvi
: parf. de detero.
- dētrūdo,
ĕre, trūsi, trūsum : - tr. -
1
- pousser de haut en bas,
précipiter, enfoncer.
- in
pistrinum detrudi, Cic. de Or. 1, 46 :
être précipité dans la cave où se broie le grain.
- Phoebigenam
Stygias
detrusit ad undas, Virg. En. 7, 773 : il précipita Esculape
sur
les bords du Styx.
- detrudere
pedum digitos in terram, Ov. M. 11, 72
: enfoncer les doigts de pieds dans la terre.
- in hujus mundi ima detrudere, qui eis velut carcer est, Aug. Civ. 11
: précipiter (les anges qui ont péché) dans les bas lieux de ce monde,
qui est pour eux comme une prison.
- de
regno detrudere, Nep. : détrôner.
- fig. in
luctum detrudi, Cic. Q. 1, 4, 4 : être plongé dans le
deuil.
2
- chasser d'une position, déloger.
- ex
ea arce me
nives detruserunt, Vatin. Fam. 5. 10 b : les neiges m'ont
délogé
de la citadelle.
3
-
chasser violemment qqn de
sa propriété, expulser de force.
- Cic.
Caec. 49 ; [avec de]
Quinct. 26.
4
-
réduire de force, contraindre.
- detrudere aliquem ad necessitatem belli civilis, Tac. An. 13 :
réduire qqn à faire
la guerre civile.
- aliquem
de sententia detrudere, Cic. Fam. 14, 16
: forcer qqn à changer d'avis.
5
-
repousser, renvoyer.
- detrudere
naves scopulo, Virg. En.
1, 145 : repousser les vaisseaux loin de l'écueil.
- fig.
speculorum levitas dextera detrudit in laevam partem, Cic. Tim. 49
: le poli des miroirs reflète à gauche la partie droite des
objets.
- fig. detrudere
aliquem ad id quod facere potest, Cic. de Or. 1, 130
: renvoyer qqn au métier dont il est capable.
- detrudere comitia in adventum Caesaris, Cic.
Att. 4, 17, 2
: renvoyer les comices à l'arrivée de César.
- detrudere
comitia in mensem Martium, Cic. Q. Fr. 2, 13, 3 : renvoyer les comices
au mois de mars.
- dētruncātio, ōnis, f. [detrunco] :
1
- taille,
élagage. --- Plin. 24, 57.
2
- amputation.
--- Tert. Res. 57.
- dētruncātus,
a, um : part. passé de detrunco.
- dētrunco, āvi, ātum, āre : - tr. -
1
- retrancher du tronc, tailler.
- arboribus
dejectis detruncatisque, Liv. 21, 37, 2 : les arbres ayant été
jetés à bas et ébranchés.
- superiorem
partem detruncare, Col. 5, 6, 13 : couper la
cime.
2
- fig. couper, mutiler,
décapiter.
- detruncare alam
regis apium, Plin. 11,
54 : couper une aile à la reine des abeilles.
- detruncata
corpora, Liv.
31, 34, 4 : corps mutilés.
- hos
Marcius quasi detruncaverat, Flor. 4, 12,
11 : Marcius les avait pour ainsi dire décapités.
- dētrūsĭo, ōnis, f. : action de précipiter
dans. --- Hier. Isai. 8, 24, 22.
- dētrūsus,
a, um : part. passé de detrudo; poussé, chassé, précipité
de.
- vi
tempestatum Cythnum insulam detrusus, Tac. H. 2, 8 : jeté par la
violence
de la tempête dans l'île de Cythmos.
- dētŭdis, e : diminué, réduit.
--- P. Fest. 73, 11.
- dētŭĭtĭo, ōnis, f. [detueor] : vue de
l'image renvoyée par un miroir [symétrique]. --- Chalcid. Tim.
239.
- dētŭli
: parf. de defero.
- dētŭmesco, mŭi, ĕre : - int. -
1
- cesser
de s'enfler, s'abaisser. --- Stat. Th.
3, 259.
2
- fig.
se calmer, s'apaiser. --- Petr. 17, 3.
3
- cesser
d'être fier. --- Amm. 15, 8, 7.
- dētundo,
ĕre, tunsum : - tr. - briser, écraser, meurtrir. ---
*Lucil. d. Non. 490, 32.
- digiti
detunsi, Apul. M. 2, 32 : doigts écrasés, meurtris.
- dēturbātus,
a, um : part. passé de deturbo.
- dēturbo,
āre, āvi, ātum : - tr. -
1
- jeter à bas de, abattre,
renverser.
- Tyndaritani
statuam istius deturbarunt, Cic. Verr. 4, 90 : les habitants
de Tyndaris jetèrent à bas sa statue.
- in
mare praecipitem puppi
deturbat ab alta, Virg. En. 5, 175 : il le précipite du haut
de la poupe
dans la mer.
- deturbare
aliquem de tribunali, Caes. BC. 3, 21 2 : jeter qqn à bas du
tribunal.
- deturbare
hostes de (ex) vallo : chasser l'ennemi de ses retranchements.
- deturbare
ex vallo Caes. BC. 3, 67, 4 : précipiter [l'ennemi] à bas du
retranchement.
2
- déloger, débusquer, mettre en
fuite.
- deturbare
Macedonas
praesidiis, Liv. 31, 39, 15 : débusquer les Macédoniens de
leurs
positions.
- deturbare
hostes telis, Tac. 4, 51 : déloger l'ennemi à
coups de traits.
3
- évincer, déposséder.
- de
fortunis omnibus Quinctius
deturbandus est, Cic. Quinct. 47 : il faut dépouiller
Quinctius
de tous
ses biens.
- possessione
deturbatus est, Cic. Fam. 12, 25, 2 : il
fut
évincé de la possession.
- au fig. deturbare
de sanitate ac mente,
Cic. Pis. 46 : faire perdre le sens et la raison.
- ex
spe
deturbari, Cic. Fam. 5, 7, 1 :
déchoir de ses espérances.
- deturbare
alicui verecundiam, Plaut. Most.
140 : ôter toute vergogne à qqn.
- dēturgens,
entis : part. prés. de deturgeo; qui décroît (en parl.
d'un fleuve).
- dēturpo,
āre : - tr. -
1 -
défigurer
(pour enlaidir), enlaidir. --- Suet.
Calig. 35.
2
- flétrir,
souiller. --- Plin.
55, 59.
- Deucălĭōn, ōnis, m. (acc.
-onem, -ona) : Deucalion (fils de Prométhée,
roi de Thessalie). --- Virg.
G. 1, 62.
- gr. Δευκαλίων,
ωνος.
- Deucălĭōnĕus,
a, um : de Deucalion.
- voir hors site
Deucalion.
-
Deultum, i, n. : ville de Thrace. --- Plin. 4, 45.
- dēungo, ĕre : - tr. - frotter, oindre.
--- Plaut. *Pseud. 222.
- dĕunx, cis, m. [de + uncia]
:
1 -
les 11/12 èmes de la livre romaine ou d'un
tout qcq divisible.
- heres ex deunce et semuncia, Cic. Caec. 17 : héritier pour
onze douzièmes et demi (= 23/24èmes).
- petis ut nummi, quos
hic quincunce modesto Nutrieras, peragant avidos sudore deunces? Pers.
5, 150 : tu demandes que l'argent que tu avais fait fructifier
ici à un
modeste cinq pour cent, arrive à te produire en suant un onze pour cent
vorace?
2 - mesure contenant onze fois le cyathus, 11/12èmes
de setier.
- Mart. 12, 28.
3 - mesure contenant les 11/12èmes
d'un arpent, 26,400 pieds
carrés.
- Col. 5, 1, 12.
-
Deurĭŏpŏs, i, f. : la Deuriope [partie de la Péonie]. --- Liv. 39 53.
-
dĕūro,
ĕre, ussi, ustum [de + uro] : (Lebaigue
P. 362 et P.
363) - tr. -
1
- brûler entièrement.
- Caes. BG. 7, 25, 1;
Liv. 10, 4.
2 - brûler (en parl.
du froid), faire périr.
- Liv. 40, 45; cf. Curt. 8, 9, 12.
3 - dessécher (en
parl. de l'haleine du
serpent).
- Sen. Clem. 1, 25, 4.
- dĕus,
i, m. (arch. deivos) :
- voc. sing. inus., mais à la décad. deus Vulg. Psa. 22, 3 ou dee Tert. Marc. 1, 29 II au plur. nom. di, dii, dei; gén. deorum et deum; dat. dis, diis, deis II deus monos. Plaut. Amp. 53.
- voir
la déclinaison.
- cf. gr. ὁ Ζεῦς : Zeus --- gén. Διός (et Ζηνός); acc. Δία (et Ζῆν / Ζῆνα); dat. Διί (et Ζηνί).
1
- dieu, divinité.
- Deus
aeterne! Hier. : ô Dieu éternel !
- Cic. Rep. 6, 17; Tim.
26; etc.
- di boni, Cic. Mil. 59 : grands dieux ! dieux bons !
- di immortales! Cic. Nat. 1, 72 : dieux immortels !
- pro di immortales ! Cic. Par.
42 : dieux immortels !
- avec ellipse de fidem pro deum immortalium, Cic. fr. F.
1, 8 : au nom des dieux
immortels !
- per deos ou per deos immortales, Cic. Off. 2, 5;
Balb. 23 : au nom des dieux, par les dieux immortels.
- di melius
duint (dent), di meliora ferant, velint, Ter. Ph. 1005; Tib. 3, 4,
1; Ov. M. 7, 37 ou simplt di meliora, Cic.
Phil. 8, 9 : que les dieux nous assistent ! aux dieux ne plaise !
les dieux nous en préservent !
- di vortant bene! Ter. Eun. 390 : que
les dieux nous protègent! --- cf. Ad. 728; Hec. 196, etc..
- quod di
omen avertant ! Cic. Phil. 3, 35 : que les dieux détournent ce présage !
- si dis placet, Cic. Pis. 38 : [ironique] dieu me pardonne !
2
- en parl. de qqn un dieu.
- Cic. de Or. 1, 106; Nat. 2, 32; Att. 4, 16, 3; Sest. 144; Quir. 11.
- dĕussi
: parf. de deuro.
- dĕustĭo, ōnis, f. [deuro] : action de brûler entièrement, combustion complète. --- Hier. in Os. 7, 4.
- deustus,
a, um : part. passé de deuro; entièrement brûlé.
- deutĕr, ĕra, ĕrum : le second. --- Not.Tir.
- gr. δευτέρος.
- deutĕrĭus,
a, um : secondaire, de seconde qualité.
- gr. δευτέριος.
- (vina)
deuteria, Plin. 14, 86 : vin de seconde qualité, piquette.
- Deutĕrŏnŏmĭum,
ĭi, n. : le Deutéronome [dernier livre écrit par Moïse]. --- Lact. 4, 17.
- gr. Δευτερονόμιον.
- voir hors site deutéronome.
- dĕūtor, ūti, ūsus sum [de + utor] : - intr. avec abl. - en user mal avec qqn. --- Nep. Eum. 11, 3.
- Devadē, ēs, f. : île voisine de l'Eolie. --- Plin. 6, 150.
- dēvăgor, āri : s'écarter [au fig.]. --- Cod. Theod. 1, 10, 5.
- dēvastātĭo,
ōnis, f. [devasto] : dévastation, ravage. --- Eccl.
- dēvastātŏr,
ōris, m. [devasto] : celui qui ravage, dévastateur. --- Cassiod. Hist. eccl. 6, 45.
- dēvasto, āre, ātum : - tr. -
1
- ravager, piller.
- ad devastandos
fines, Liv. 4, 59, 2 : pour ravager le territoire.
2
- détruire, faire
périr.
- Sarpedonis agmina ferro devastata meo, Ov. M. 13, 255 : les
bataillons de Sarpédon détruits par mon glaive.
- dēvectĭo, ōnis, f. [deveho] : transport, charriage. --- Firm. Math. 4, I.
- dēvecto, āre [deveho] : - tr. - transporter fréquemment. --- Sedul. 5, 345.
- dēvectus,
a, um : part. passé de deveho.
- dēvĕho,
ĕre, vexi, vectum : - tr. -
1
- emmener, transporter,
charrier.
- devehere legionem equis, Caes. BG. 1, 43, 2 : emmener une légion à cheval. --- cf. BC. 1, 54, 3.
- eo frumentum devexerat, Caes. BG. 5, 47, 2 : il avait
transporté là le blé.
- devehere aliquem in oppidum, Liv. 40, 33 : transporter qqn
dans la ville.
2
- [passif à sens réfléchi] se transporter.
- Veliam
devectus, Cic. Phil. 1, 9 : s'étant transporté à Vélie.
- en part.
devehi (s.-ent. navi) : descendre en bateau.
- Arare flumine devehi, Tac. H. 2, 59 : descendre en
bateau le cours de la Saône.
- Tac. An. 3, 9; cf. Rheno, 4, 73; Suet. Tib. 72.
- fig. nunc ad tua devehor astra, Prop. 4, 1, 119 : maintenant j'en arrive à tes astres.
- dēvello, ĕre, velli, vulsum : - tr. -
- parf. devolsi Catul. 63, 5.
1
- arracher (brin par brin). --- Plaut. Poen. 872.
2
- mettre en pièces. --- Tac. An. 3, 14.
3
- épiler. --- Suet. Domit. 22.
- dēvēlo, āre : - tr. - dévoiler, mettre à découvert. --- Ov. M. 6, 604.
-
Develton : c. Deultum. --- Plin. 4, 45.
-
dēvĕnĕror, āri, ātus sum : - tr. -
1
- honorer, vénérer. --- Ov. H. 2, 18.
2
- détourner [par un acte d'adoration]. --- Tib. 1, 5, 14.
- ipse
procuravi ne possent saeva nocere somnia, ter sancta deveneranda mola,
Tib. 1, 5, 14 : moi-même j'ai pris soin de conjurer les songes cruels
en les détournant par trois fois avec de la farine sacrée.
- devĕnĭo,
īre, vēni, ventum : - intr. -
1
- venir en descendant,
tomber dans, arriver à.
- devenire in victoris manus, Cic. Fam. 7, 3, 3
: tomber entre les mains du vainqueur. --- cf. Caes. BG. 2, 21.
- id
volo vos
scire, quomodo ad hunc devenerim in servitutem ab eo quoi servivi
prius, Plaut. Mil. 96 : je veux que vous sachiez comment je suis
tombé au service
de cet homme-ci en sortant de chez le maître que j'ai servi d'abord.
- Caesar
ad legionem decimam devenit, Caes. BG. 2, 21 : César tomba sur la
dixième
légion.
- Antonius
in Illyrico in adversariorum devenit potestatem, Suet. Caes. 36 :
Antonius
tomba, en Illyricum, au pouvoir des ennemis.
- poét. avec acc. devenere locos laetos,
Virg. En. 6,
638 : ils arrivèrent dans des lieux agréables. --- cf. 1, 365 ; 4, 125.
2
- fig. en venir à, recourir à.
- ad hanc rationem extremam devenire,
Quinct. 54 : avoir recours à ce moyen extrême.
- ad juris studium
devenire, Cic. Mur. 29 : se
rabattre sur l'étude du droit.
- dēvĕnustātus,
a, um : part. passé de devenusto; dégradé, flétri.
- dēvĕnusto,
āre, āvi, ātum : - tr. enlaidir, ôter la grâce, flétrir. --- Gell. 12, 1, 8.
- dēverbĕro,
āre, āvi, ātum : - tr. - assommer (de coups), rouer de
coups, battre à outrance.
- Ter. Phorm. 327.
- deverberatus servus, *Lact. 2, 7, 20 : esclave déchiré de coups.
- dēverbĭum,
ĭi, n. (c. diverbium) : dialogue (dans les pièces de théâtre).
- dēvergentĭa, ae, f. : pente, inclinaison. --- Gell. 14, 1, 8.
- dēvergĭum, ĭi, n. (c.divergium) : détours.
- dēvergo,
ĕre : - intr. - incliner, pencher. --- Apul. Socr. 9.
- Dēverra, ae, f. [de + verro] : déesse qui présidait à la propreté des maisons. --- Varr. d. Aug. Civ. 6, 9, 2.
- dēverro (arch. dēvorro), ĕre : - tr. -
1
- enlever en balayant. --- Col. 7, 4, 5.
2
- fig. balayer [les mets], faire table nette. --- Lucil. d. Non. 420, 7.
- dēversĭo, ōnis, f. [deverto] : descente, arrivée. --- Tert. Marc. 4, 11.
- dēversĭto, āre [deverto] : - intr. - prendre gîte qq part.
- fig. deversitare
ad verborum venustates : s'arrêter au charme du langage. --- Gell. 17, 20, 6.
- dēvérsĭtŏr, ōris, m. : c. deversor, oris. --- Petr. 79, 6.
- deversor
:
1
- dēversor (dēvorsor), āri, ātus sum : - intr. - loger, prendre gîte, descendre
(chez qqn).
- in
domo alicujus ou domi
alicujus deversari :
descendre chez qqn.
- apud
aliquem deversari : descendre chez qqn.
- Cic. Verr. 1, 69 ; 4, 70 ; Tusc. 5, 22 ; Att. 6,
1, 25 ; Liv. 23, 8, 9.
2
- dēversŏr, ōris, m. : hôte (celui qui s'arrête dans un hôtel).
--- Cic. Inv. 2, 15.
- plus. mss diversor.
- dēversōrĭŏlum, i, n. [deversorium] : petite auberge, pied-à-terre. --- Cic. Att. 14, 8.
- Sinuessanum
deversoriolum contempsisti, Cic. Fam. 12, 20 : tu as dédaigné mon
pied-à-terre
de Sinuessa.
- dēversōrĭum (dēvorsōrĭum), ĭi, n. :
- les mss ont souvent diversorium.
1
- lieu où l'on s'arrête pour loger
ou se reposer, hôtellerie, auberge.
- Cic. Fam. 7, 23, 3 ; Att. 4, 12.
- commorandi natura devorsorium nobis, non habitandi dedit, Cic. CM
84 : la nature nous a donné un gîte, c.-à.-d. un lieu de halte et non un
domicile.
2
- fig. asile.
- Cic. Phil. 2, 104.
3
- repaire.
- Cic. Amer. 134.
4
- boutique, magasin.
- Suet. Ner. 38.
- dēversōrĭus,
a, um (arch. dēvorsōrĭus) : où l'on peut s'arrêter, où l'on peut loger. --- Suet. Ner. 27.
- deversoria taberna, Plaut. Men. 436 : auberge, hôtellerie.
- dēvertĭcŭlum (dēvortĭcŭlum),
i, n. :
1 - chemin
écarté,
voie détournée.
- Ter. Eun. 635 ; Cic. Pis 53 ; Suet. Ner. 48.
- deverticulum
fluminis, Dig. 41, 3, 45 : bras d'un fleuve.
2 -
détour.
- Liv. 9, 17
; Quint. 10, 1, 29.
- deverticulum significationis, Gell. 4, 9 : sens
détourné.
- deverticulum aquarum calidorum, Plin. 29, 23 : moyen détourné de cure par
les eaux chaudes.
3
- digression.
- a
deverticulo, Juv. 15, 72 : après cette digression.
4 -
auberge, hôtellerie.
- Liv. 1, 51, 8 ; Tac. An. 13, 27.
5 - fig. échappatoire, moyen
détourné.
- Plaut.. Capt. 523 ; Cic. Part. 136 ; Com. 51.
- dēverto
(dēvorto), ĕre, verti, versum :
1
- tr. - détourner.
- rata
suo cursu devertere, Luc. 6, 591 : détourner les destins de leur cours.
- au passif deverti (viā) : se détourner de son chemin, aller chez qqn ou qq part, aller
loger, descendre chez qqn.
- Cobiomacho deverti, Cic. Font. 19 : se
détourner de sa route à [à partir de] Cobiomachus [v. de la
Narbonnaise].
- devorti apud hospitem, Plaut. Mil. 131; 240 : aller loger chez
un hôte. --- cf. Liv 42, 1, 10.
- in
hortos, in quibus devertebatur Saturninus, pergunt, Tac. H. 3, 11 : on
court dans la maison de campagne où se retirait Saturninus.
- devorti ad aliquem in
hospitium optumum, Plaut. Poen. 673 : descendre chez qqn, le
meilleur des
hôtes (pour la meilleure hospitalité).
- in angiportum devertere, Plaut.
Pseud. 961 : aller loger dans une ruelle. --- cf. 658; Stich. 534.
- deverti ad... : se détourner de qqch en vue de... (= avoir recours à).
- quid ad magicas deverteris artes? Ov. A, A. 2, 425
: pourquoi avoir recours à la magie? --- Ov. M. 9, 62.
2
- intr. - se détourner de son
chemin.
- viā devertere, Liv 44, 43 : se détourner de son chemin.
- ab
Ereto devertisse eo Hannibalem tradit, Liv 26, 11, 10 : il
rapporte
qu'Hannibal pour aller là se détourna de sa route à [à partir d'] Érétum.
- ad
cauponem devertere, Cic. Div. 1, 57 : descendre chez un aubergiste.
- in
villam devertere, Cic. Off. 2, 64 : descendre dans une maison de
campagne. --- cf. Inv. 2, 14.
- ad villam devertere, Cic. Mil. 51; Fam. 7, 18, 3 : descendre dans une maison de
campagne.
-
domum regis devertere, Cic. Dej. 17 : descendre chez le roi.
- absol. ut deverterem, Cic. Att. 3, 7 : pour faire un détours.
3
- fig. s'écarter de son sujet, faire une digression.
- sed redeamus illuc, unde
devertimus, Cic. Fam. 12, 25, 5 : mais revenons à ce point d'où nous
nous sommes écartés.
- Liv. 35, 40;
Plin. 2, 7, 5.
- dēvescor, esci : - intr. - manger, dévorer, se repaître de. --- Stat. Th. 1, 604.
- dēvestĭo,
īre : - tr. - déshabiller. --- Apul. M. 4, 1.
- dēvestīvus,
a, um : dévêtu, nu, sans habit.--- Tert. Valent. 14.
- dēvexi
: parf. de deveho.
- dēvexĭtās,
ātis, f. : penchant, pente, inclinaison (au pr.). --- Plin. Ep. 8, 8, 3.
- dēvexo : v. divexo.
- dēvexus,
a, um [deveho] :
1 - qui penche, qui va en pente, incliné,
qui descend.
- Cic. Div. 1, 101; Virg. G. 1, 241.
- lucus Vestae, qui a Palatii radice in novam viam devexus est,
Cic. Div. 1, 45 : le bois de Vesta qui descend du pied du mont Palatin vers la rue Neuve.
- devexus in planum, Plin. Pan. 7, 1, 1 : descendu du tribunal.
- coloratis amnis
devexus ab Indis, Virg. G. 4 : fleuve qui descend de chez les Indiens
basanés.
- plur. n. declivia et
devexa, Caes. BG. 7, 88 : les parties en pente et escarpées d'une
colline.
- devexum,
i, n. : pente, terrain en pente.
- aqua fluit in devexo, Sen. Nat. 3, 3 : l'eau
ne
séjourne pas sur un terrain en pente.
- ire per devexum, Sen. Vit. 25, 7
: suivre une pente.
2
- qui est
sur son déclin.
- devexus Orion, Hor. O. 1, 28, 21 : Orion à son
coucher.
- devexior, Claud. Cons. Theod. 57.
3 -
qui incline à,
qui aspire à.
- aetas jam a diuturnis laboribus devexa ad otium
, Cic. Att. 9, 10, 3 : âge qui aspire au repos après de longues fatigues.
- dēvĭātĭo,
ōnis, f. [devio] : déviation. --- Cassian. Incarn. 1, 4.
- dēvĭātŏr,
ōris, m. : celui qui s'écarte de. --- Ps.-Aug. Erem. 29.
- dēvīci
: parf. de devinco.
- dēvictĭo,
ōnis, f. : victoire complète, triomphe. --- Ps.-Tert. Marc. 1, 108.
- dēvictŏr,
ōris, m. : vainqueur. --- Cassiod. Eccl. 7, 33.
- dēvictus,
a, um : part. passé de devinco.
- dēvigesco,
ĕre : - intr. - s'affaiblir, perdre de sa vigueur. --- Tert. Anim. 27.
- dēvincĭo,
īre, vinxi, vinctum : (Lebaigue
P. 363 et P.
364) - tr. -
- parf. sync.
devinxti Plaut. As. 849.
1 - lier, attacher,
enchaîner.
- devinctus erat fasciis, Cic. Br. 217 : il était emmaillotté
de bandelettes.
- devincire Dircam ad taurum, Plaut. Pseud. 200 : attacher
Dircé à un taureau.
- operculis plumbo
devinctis, Liv. 40, 29 : les couvercles (des coffres) scellés avec
du plomb.
- avec acc. grec ipse triumphali devinctus tempora lauro, ad tua sacra veni, Tib. 2, 5, 5 : toi-même, les tempes ceintes du laurier triomphal, viens aux sacrifices qui te sont offerts.
2 - fig. lier, attacher.
- devincire animos voluptate, Cic.
Br. 276 : tenir les esprits sous le charme [s'attacher l'auditoire].
- ab
isto beneficiis devinciebatur, Cic. Verr. 5, 82 : cet individu le tenait
attaché par ses bienfaits.
- vir tibi tua liberalitate devinctus, Cic.
Fam. 1, 7, 3 : homme lié à toi par ta générosité.
- cum summo illo
oratore affinitate sese devinxerat, Cic. Br. 98 : il s'était allié à cet
éminent orateur.
- devincire homines juris societate, Cic. Nat, 2, 148 : unir les
hommes par les liens du droit.
- hunc Cn. Pompeius omni cautione,
foedere, exsecratione devinxerat nihil contra me esse facturum, Cic.
Sest. 15 : cet homme, Cn. Pompée par toutes les formes de garantie, de pacte, de serment l'avait enchaîné à la
promesse de ne rien faire contre moi.
- devincire
aliquem fati necessitate, Cic. Fat. 9, 20 : soumettre qqn au destin (le faire esclave du destin).
- devincire
locum religione, Cic. : consacrer un lieu.
- devincire
se scelere, Cic. : se souiller d'un crime.
- devincire
se vino, Plaut. Ps. 1, 2, 85 : s'enivrer. --- Sen. Ep. 83.
- devincire
aliquem praemiis, Caes. : s'attacher qqn par des récompenses.
- rhét. devincire verba comprensione, Cic.
Br. 140 : enchaîner les mots en période.
- dēvinco,
ĕre, vīci, victum : - tr. - vaincre complètement, soumettre,
triompher de, surmonter.
- Cic. CM 44 ; Agr. 2, 90 ; Caes. BG. 7, 34; BC. 3, 87.
- poét. devicta bella, Virg. En. 10, 370 : guerres victorieuses.
- fig. bonum
publicum privata gratia devictum, Sall. J. 25, 3 : l'intérêt général fut
battu par le crédit de quelques particuliers.
- dēvinctĭo,
ōnis, f. : liens (d'amitié), attachement; lien (magique),
charmes.
- devinctiones
magicae, Tert. Spect. 2 : sortilèges.
- dēvinctus,
a, um : part. passé de devincio.
- adj. devinctus alicui, alicui rei : lié, attaché à qqn,
à qqch. --- Cic. Fam. 1, 7, 3; 3, 13, 2; 15, 4, 16.
- uxori
devinctus, Tac. An. 11, 28 : esclave de sa femme.
- devinctus Domitiae nuptiis, Suet. Dom. 22 : attaché à Domitia par les liens du mariage.
- devinctior alicui, Hor. S. 1, 5, 42.
- dēvinxi
: parf. de devincio.
- dēvĭo,
āre, āvi, ātum : - intr. - dévier, s'écarter du droit chemin.
--- Macr. Scip. 1, 22.
- fig.Macr. S. 5, 15 ; Symm. Ep. 9, 121.
- dēvirgĭnātĭo,
ōnis, f. : défloration (d'une vierge). --- Scrib. 18.
- dēvirgĭno,
āre : - tr. - déflorer (une vierge). --- Petr. 25, 1.
- passif devirginari, Varr. d. Non. 458, 26.
- dēvītātĭo,
ōnis, f. [devito] : action d'éviter, d'esquiver. --- Cic. Att. 16, 2, 4.
- dēvīto,
āre, āvi, ātum : - tr. - éviter, échapper à.
- Cic. Verr. pr. 8 ; Part. 91; Hor. Ep. 1, 1, 44.
- dēvĭus,
a, um [de + via} :
1 - hors de la route, écarté,
détourné.
- oppidum devium, Cic. Pis. 89 : ville écartée.
- iter
devium, Cic.
Att. 4, 3, 4 : chemin détourné.
- plur. n. devia terrarum, Luc. 4,
161 : des contrées inconnues.
- devia montis, Tibul. 3 : les sentiers écartés de la montagne.
2
- qui se trouve sur des chemins
détournés, qui
habite à l'écart, qui sort de la route, qui s'égare.
- Anagnini, cum
essent devii, descenderunt, Cic. Phil. 2, 106 : les habitants
d'Anagni,
n'habitant pas sur la route, descendirent.
- mihi devio mirari libet,
Hor.
O. 3, 25, 12 : j'aime dans ma course vagabonde à admirer...
- devius
equus, Stat. Th. 9, 904 : cheval qui se jette de côté.
- devia avis,
Ov. H.
2, 118 : oiseau solitaire (= le hibou).
- poét. devia limina, Prop. 4 (5), 9, 27 : seuils inaccessibles.
3 - qui s'écarte du droit chemin, qui
s'égare, qui est dans l'erreur.
- homo praeceps et devius, Cic. Phil. 5,
37 : homme irréfléchi et qui déraisonne.
- avec
gén. devius aequi, Sil. 1, 57 : qui s'écarte du sentier
de la
justice.
4 - qui s'écarte du sujet.
- nihil devium
loqui, Plin. Ep. 5, 6, 44 : parler sans digression.
- dēvŏco,
āre, āvi, ātum : - tr. -
1
-
appeler (pour faire descendre, pour faire sortir), faire descendre.
- de provincia aliquem ad gloriam devocare, Cic. Prov. 29 : faire revenir qqn de sa province pour être glorifié.
- ab tumulo suos devocat, Liv. 4, 39, 8 : il fait
descendre ses soldats de la hauteur.
- caelo sidera devocare, Hor.
Epo. 17, 5 : faire descendre les astres du ciel.
2
- fig. appeler, rappeler, faire venir.
- non avaritia ab instituto cursu ad praedam aliquam
devocavit, Cic. Pomp. 40 : ce n'est pas la cupidité qui l'a détourné de sa
route vers quelque butin.
- devocare philosophiam e caelo, Cic. Tusc. 5, 10 : faire
descendre la philosophie du ciel sur la terre.
- devocare suas fortunas in dubium,
Caes. BG. 6, 7, 6 : remettre au hasard sa destinée.
- in id devocari, ut...
Sen. Ben. 6, 27, 3 : être réduit au point de...
- devocare rem ad populum, Val.
Max. 2, 7, 8 : déférer l'affaire au peuple.
- ad
perniciem aliquem devocare, Phaedr. 1, 20, 2 : conduire qqn à sa perte.
- in certamen devocare, Val. Max. 3, 2,
21 : provoquer au
combat.
3
- appeler (en justice).
- aliquem in
judicium devocare, Val. Max. 6, 5,
5 : citer qqn en justice.
- dēvŏlo,
āre, āvi, ātum : - intr. -
1
- descendre en volant, s'abattre,
fondre sur.
- Ov. M. 3, 420 ; Liv 7, 12, 13.
2
- descendre en hâte,
s'élancer de, voler vers, accourir.
- Liv. 3, 15, 6 ; Cic. Quinct. 93.
- devolare
de tribunali ut lictori auxilio essent, Liv. 2, 29 : descendre
précipitamment
du tribunal pour aller au secours du licteur.
- dēvŏlūtĭo,
ōnis, f. : abandon, décadence. --- Rufin. Orig. princ 2, 8, 4.
- dēvŏlūtus,
a, um : part. passé de devolvo; qui a roulé d'en haut,
précipité.
- dēvolvo,
ĕre, volvi, vŏlūtum : - tr. -
1
- faire rouler de haut en bas, entraîner en roulant,
précipiter.
- devolvere cupas de muro in musculum, Caes. BC. 2, 11, 2
: faire rouler
des tonneaux du haut du mur sur la galerie.
- devolvere se toris,
V.-Flac. 1, 235 : se laisser tomber du lit.
- passif devolvi : rouler,
tomber en
roulant.
- devolutus ex igne panis, Catul. 59, 4 : pain qui a roulé
du feu.
- monte praecipiti devolutus torrens, Liv. 28, 6, 10 : torrent qui
roule
du haut d'une montagne escarpée.
- jumenta devolvebantur, Liv. 21, 33, 7
: les bêtes de somme roulaient en bas.
2
- dérouler, dévider.
- fusis
pensa
devolvere, Virg. G. 4, 349 : dérouler la laine des fuseaux.
3
- fig. rouler.
- per
audaces nova dithyrambos verba devolvit, Hor. O. 4, 2, 11
: il roule des
mots nouveaux dans ses audacieux dithyrambes.
- passif devolvere
retro ad stirpem, Liv. 1, 47, 5 : retombe à la souche de ta
famille [à
l'obscurité].
- moyen-passif devolvi : se laisser entraîner à, s'abaisser à.
- ad spem estis inanem paris devoluti, Cic. Phil. 7, 14
: vous vous êtes laissé entraîner à de vains espoirs de paix.
- eo devolvi rem ut... Liv. : qu'on en était réduit à...
- dēvŏmo,
ĕre : - tr. - vomir. --- Caecil. Com. 162.
- dēvŏrābĭlis,
e : qui peut être dévoré. --- Alcim. Ep. 77.
- dēvŏrātĭo,
ōnis, f. : action de dévorer, d'engloutir. --- Tert. Res. 54.
- dēvŏrātŏr,
ōris, m. :
1
- celui qui dévore. --- Tert. Res. 32.
2
- dissipateur (mange-tout). --- Gloss.
- dēvŏrātōrĭum,
ĭi, n. : gouffre dévorant. --- Ambr. Ep. 4, 5.
- dēvŏrātōrĭus,
a, um : qui dévore, qui détruit. --- Tert. Idol. 1.
- dēvŏrātrix,
īcis, f. : celle qui dévore.
- Porphyr. Hor. Ep 1, 13, 10; Vulg. Ezech. 36, 13.
- dēvŏrātus,
a, um : part. passé de devoro.
- devoro :
1
- dēvŏro,
āre, āvi, ātum : - tr. -
a
- avaler, engloutir [des aliments].
- Cic. Nat. 2, 135 ; Cato. Agr. 71;
Plin. 8, 29.
b - dévorer, absorber [au fig.].
- praedam devorare, Cic.
Verr. 1, 135 : dévorer une proie.
- pecuniam publicam devorare, Cic.
Verr. 3, 177 : dévorer l'argent de l'état.
- devorare aliquid
oculis, Just. 21, 5, 6 : dévorer qqch des yeux. --- cf. Mart. 1, 96,
12.
- lacrimas devorare, Ov. M. 13, 540 : dévorer ses larmes.
- verba
devorare, Quint. 11, 3, 33 : manger ses mots dans la
prononciation.
- libros devorare, Cic. Att. 7, 3, 2 : dévorer
(lire avidement) des livres.
c
- [fig.] avaler sans goûter, engloutir.
- paucorum dierum molestiam devorare, Cic. Phil.
6, 17 : avaler l'ennui de quelques jours d'attente. --- cf. Br. 236.
- vox devoratur, Plin. 11, 270 : la voix se perd.
- ejus oratio a
multitudine devorabatur, Cic. Br. 283 : son éloquence était perdue
pour la foule, n'était pas appréciée de la foule.
- devoravi nomen,
Plaut. Trin. 908 : j'ai avalé le nom (je l'ai oublié).
- fig. devorari aliqua re, Plin. 34, 40 : être éclipsé par qqch.
2
- devoro : v. devoveo.
- devorsor
: c. deversor.
- devorsorium
: c. deversorium.
- devorticulum
: c. deverticulum.
- devorto
: c. deverto.
- dēvortĭum,
ĭi, n. [devorto] : détour.
- devortia itinerum, Tac. Agr. 19, 5, routes détournées.
- v. divortium.
- dēvōtāmentum,
i, n. : anathème, malédiction. --- Tert. Scorp. 2.
- dēvōtātĭo,
ōnis, f. [devoto] :
1
- anathème. --- Vulg. Reg. 3, 8, 38.
2
- dévouement. --- Heges. 5, 2, 59.
- dēvōtātus,
a, um : part. passé de devoto.
- dēvōtē,
adv. [devotus] :
1
- avec dévouement. --- Cod. Th. 6, 24, 10.
2
- dévotement. --- Aug. Conf. 8, 1.
- devotissime, Lact. 6, 9, 24.
- dēvōtīcĭus, a, um : qui est l'objet d'un voeu. --- Not. Tir. 48, 6.
- dēvōtĭo,
ōnis, f. [devoveo] : dévouement.
1
- action de se dévouer, dévouement, voeu par lequel on s'engage, on se dévoue.
- devotiones Deciorum, Cic. Nat. 3, 15 : le dévouement des Décius
[aux dieux infernaux].
- devotio vitae, Cic. R. Post. 2; Dom. 145
: sacrifice de la vie.
2
- fig. dévouement, attachement sans
réserve.
- Nemes. Cyn. 83
3
- dévotion, piété.
- Lact. 2, 11; Lampr. Heliog. 3.
4
- imprécation, malédiction.
- Nep. 4, 5; 6, 5 ; Petr. 103, 6.
5
- enchantements, sortilèges.
- Suet. Calig. 3; Tac. A. 2, 69; 3, 13.
6
- voeu.
- Cic. Quir. 1; Apul. M. 11, 16.
- dēvōto,
āre, ātum [devoveo] : - tr. -
1
- soumettre à des enchantements, ensorceler. --- Plaut. Cas. 388.
2
- invoquer une divinité. --- Apul. M. 9, 21.
3
- maudire. --- Aug. Quaest. Hept. 4, 40.
- dēvōtŏr,
ōris, m. et dēvōtrix, īcis, f. : : celui, celle qui fait des imprécations, qui maudit. --- Serv. En. 4, 607.
- (Lebaigue
P. 365)
- devotus :
1
- dēvōtus,
a, um : part. passé de devoveo.
2
- dēvōtus,
a, um, adj.
a
- dévoué, zélé.
- devotus alicui : dévoué pour qqn. --- Sen. Ben. 3, 5; Juv. 9, 72;
Suet. Tib. 67.
- devotior, Claud. Gild. 289.
- devotissimus, Sen. Ben. 5, 17.
- subst. m. devoti Caes. BG. 3, 22, 1 : des gens dévoués.
b
- adonné à.
- Phaed. 4, 5, 6.
c
- prêt pour.
- Luc. 3, 331.
d
- soumis à Dieu, pieux, dévôt.
- Hier. Ep. 108, 2; Prud. adv. Symm. 2;
Aus. Idyll. 1, 2; Cassiod. Varr. 2, 16
- dēvŏvĕo,
ēre, vōvi, vōtum : - tr. -
- fut. antér. devoro = devovero, Acc. Praet. 15 II forme de la 3e conj. devovunt Ps. Cyp. Aleat. 9.
1
- vouer, dédier, consacrer.
- devovere aliquid Dianae, Cic.
Off. 3, 95 : consacrer qqch à Diane.
- se diis devovere; Cic. Nat.
2, 10 ; se devovere; Cic. Div. 1, 51 : se dévouer, s'offrir en
sacrifice [aux dieux infernaux].
- cf. Cic. Dom. 145 ; Liv. 5, 41, 3.
- fig.
vobis animam hanc soceroque Latino devovi, Virg. En. 11, 442 : je
vous ai consacré ma vie ainsi qu'à Latinus mon beau-père.
- solique suos tibi
devovet annos, Ov. M. 14 : et c'est à toi seule qu'il consacrera sa vie.
- se devovere
amicitiae alicujus, Caes. BG. 3, 22, 3 : vouer son amitié à qqn.
- (gloria) cui me
uni devovi, Curt. 9, 6 : (gloire), à laquelle, seule, je me suis
consacré.
2
- dévouer aux dieux infernaux, maudire.
- postquam audivit
Eumolpidas sacerdotes a populo coactos, ut se devoverent, Nep. Alcib.
4, 5 : quand il apprit que le peuple avait forcé les prêtres
eumolpides à le maudire.
- devota arbos, Hor. O. 3, 4, 27 : arbre
maudit.
3
- soumettre à des enchantements, à des sortilèges, ensorceler.
- num te carminibus devovit anus, Tib. 1, 8, 18 : une vieille
t'a-t-elle ensorcelé par des formules magiques. --- cf. Ov. Am. 3, 7, 80.
- dēvulsus,
a, um : part. passé de devello.
- dēvus, arch. pour divus. --- CIL 1, 814.
- Dexămĕnus,
i, m. : Déxaménus (un centaure, le même qu'Eurytion). --- Ov. Ib. 406.
- Dexendrusi, ōrum, m. : peuple d'Asie. --- Plin. 6, 92.
- Dexippus,
i, m. : Dexippe (nom d'un Grec). --- Cic. Fam. 14, 3, 3.
- Dexĭus,
ĭi, m. : Dexius (nom d'homme). --- Cic. Fam. 7, 23, 4.
- Dexo (Dexon),
ōnis, f. : Dexon (nom d'un Grec). --- Cic. Verr. 5, 108.
- gr. Δέξων
- dextans,
antis, m. [de + sextans] : l'unité moins 1/6 = les cinq
sixièmes de la livre romaine, ou d'un tout qcq divisible.
- Suet. Ner.
32 ; Vitr. 3, 3.
- dextella,
ae, f. [dim. de dextera] : petite main droite, petit bras droit, bras droit.
- Quintus
illius est dextella, Cic. Att. 14, 20, 5 : Quintus est son petit bras droit
(le
petit bras droit d'Antoine).
- dextĕr,
dextra (dextĕra), dextrum (dextĕrum) :
- cf.
gr. δεξιός (δεξιτερός).
- compar.
dexterior; superl.
dextimus (arch. dextumus).
1
- qui est à droite, droit.
- dextera manu, Cic. Div. 1, 46 : de la main droite.
- alicui
dextram porrigere (tendere, dare) : tendre la main à qqn.
- dexterae
... fidei testes, Cic. Phil. 11, 2, 5 : (serrement de) mains ... gage
de
la foi jurée.
- dextras
miscere : se donner une poignée de mains, se donner la main.
- dextras
renovare, Tac. : <renouveler le serrement de mains>=
renouveler la paix
ou un traité.
- dextris umeris
exsertis, Caes. BG. 7, 50, 2 : ayant l'épaule droite découverte.
- dextima
via a primo compito, Varr. : le chemin le plus à droite en venant du
premier
carrefour.
- dextrum
et sinistrum cornu : l'aile droite et l'aile gauche.
- dexter
oculus, Nep. : l'oeil droit.
- ab
dextra parte, Caes. : du côté droit.
- dextra
(s.-ent. loca) fluminis, Plin. : la rive droite du fleuve.
- plur. n. dextera (-tra), ôrum, ce qui est à droite, le côté droit. ---Lucr.
2, 188 ; Vell. 2, 40, 1; Plin. 6, 99.
2
- adroit.
- Virg. En. 4, 294 ; Liv. 8, 36.
3
- propice, favorable.
- Quint. 4 pr. 5 ; P.
Fest. 74, 4.
- dextro
tempore, Hor. : au bon moment, au moment favorable.
- dextro
sidere, Stat. : sous une bonne étoile.
- dexter adi, Virg. En. 8, 302 : assiste favorablement
[invocation].
4
- remarque
(v. dextera)
- dextra
(s.-ent. manus) : - a
- la main droite, la
droite. - b - main
(emblème de l'amitié
et de la fidélité). - c
- main secourable (emblème
de la force, du courage, de la protection); bras du soldat.
- v. dextera.
- dextĕra
ou dextra, ae, f. (s.-ent. manus) :
1
- main droite.
- dextrā tenet calamum, strictum tenet alterā
ferrum, Ov. H. 11 : de la main droite il tient une plume, de l'autre il tient un fer nu.
- dextram dare : tendre la main.
- per dexteram istam te oro, quam regi Dejotaro hospes hospiti
porrexisti, Cic. Dej. 8 : je t'en prie par cette main droite que
tu as tendue au roi Déjotarus, comme un hôte à son hôte.
- jungere
dextras, Virg. En. 3, 83 : joindre les mains [signe d'amitié].
- fallere dextras, Virg. En. 6, 613 : tromper les serrements de
mains [les engagements loyaux]. --- cf. Liv. 29, 24.
- dextris inter se datis, Liv. 26, 14 : s'étant donné une poignée de mains.
- dextrae, Tac. H. 1,
54 ; 2, 8 : deux mains jointes d'argent ou de bronze, signe
d'hospitalité ou d'amitié.
- dexterae, quae fidei testes esse solebant, Cic. Phil. 11, 2, 5 : les serrements de mains, symbole ordinaire de bonne foi.
- renovare dextras, Tac. An. 2, 58
: renouveler amitié.
2
- main secourable, aide, secours, main armée, bras.
- dextram tendere, Cic.
Phil. 10, 9 (dextram porrigere, Cic. Sen. 24) : tendre une main
secourable.
- dextrā Drancis dicta refellere, Virg. En. 12 : démentir par mon bras les paroles de Drancès.
- dextrae [poét.] = des bras, des troupes.
- Sil. 12, 351;
15, 498; 16,17.
- dextras
emere (mercari), Sall. : acheter des bras mercenaires, des troupes auxiliaires.
- meā (suā) dextrā, Hor. Ov. : par mon (son) bras, par ma (sa) vaillance.
3
- locutions remarquables.
- a dextra, Cic. Div. 1, 85 ; : à droite, du côté droit.
- dextrā,
Cic. Ac. 2, 125 : : à droite, du côté droit.
- ad dextram, Cic. Tim. 48 ; Caes. BC. 1, 69, 3
: à droite, du côté droit.
- dextĕrē
(dextrē), adv. : adroitement.
- dextérē, Sen. Polyb. 6, 1.
- dextrē, Liv. 1, 34, 12.
- dextĕrius Hor. S. 1, 9, 45.
- dextĕrĭor, ĭus, compar. de dexter : qui est à droite [en
parl. de deux]. --- Ov. M. 7, 241.
- dexterius cornu, Galb. Fam. 10, 3, 3
: l'aile droite.
- dextĕrĭtās,
ātis, f. [dexter] :
1 -
dextérité,
adresse, habileté. --- Liv. 28, 18, 6.
2 - qualité d'être favorable, présage heureux. --- Arn. 7, 19.
- dextĭmus,
a, um : superl. de dexter; qui est plus à droite.
--- Sall. J. 100, 2.
- dextra
:
1
- dextra : v. dexter et dextera.
2
- dextrā [employé comme prép. avec acc.] : à droite de.
- Liv. 8, 15, 8 ; Gell. 16, 5, 3 ; Vitr. 1, 6, 10 ; P. Fest. 206, 18.
- dextrale,
is, n. [dexter] : bracelet. --- Vulg. Exod. 35, 22.
- dextrālĭŏlum, i, n., dim. de dextrale : petit bracelet. --- Vulg. Judith 10, 3.
- dextrālis,
is, f. [dextra] : hachette. --- Isid. 19, 19, 11.
- dextrātĭo,
ōnis, f. [dexter] : mouvement de gauche à droite. --- Solin. 45, 15.
- dextrātor, ōris [dextra] : qui se tourne à droite [cheval ou cavalier ?]. --- CIL 8, 18042.
- dextrātus, a, um [dexter] : tourné à droite. --- Grom. 24, 7.
- subst. n., côté droit. --- Grom. 291, 18.
- dextrē
(dexterē), adv. : adroitement.
- dextrŏchĕrĭum,
ĭi, n. : bracelet. --- Capitol. Maxim. 6, 8.
- [dexter
+ χείρ : la
main].
- dextrorsum
(dextrorsus), adv. : à droite (avec mouvement), du côté
droit, vers la droite.
- Hor. S. 2, 3, 50 ; Liv. 6, 31, 5.
- dextrōvorsum
(dextrōversum) : c. dextrorsum. --- Plaut. Curc. 70.; Rud. 176.
- dextŭmus,
arch. : c. dextimus, superl. de dexter.
- Dexujates,
ĭum, m. : les Dexujates (peuple de la Gaule Narbonnaise). --- Plin. 3, 34.