===> Dico
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1
- Dans une interrogation double
:
Interrogation directe : ou, ou bien.
- utrum
vigilas an dormis? = es-tu éveillé ou
dors-tu?
- utrum
defenditis an impugnatis plebem? Liv. 5 :
défendez-vous la plèbe ou la combattez-vous?
- vigilasne
an dormis? = es-tu éveillé ou
dors-tu?
- servosne
( =servusne) es an
liber? Plaut. Am. : es-tu esclave ou libre?
- vigilasne
an non (annon)?
= es-tu éveillé ou non?
- album
an atrum potas? bois-tu du blanc ou
du rouge?
Interrogation indirecte : ou si, ou.
- rogavit
utrum bellum an
pacem eligerent.
- ---->
il leur demanda s'ils choisissaient la guerre ou
la paix.
2 - Dans une interrogation simple
:
Interrogation directe :
a - est-ce que par hasard? est-ce que vraiment? est-il possible
que? (pour marquer un doute)
- an
de eorum fide dubitatis?
---> est-il possible que vous doutiez de leur parole?
- an
me taciturum tantis de rebus existimavistis?
---> est-il possible que vous ayez pensé que je garderais le silence sur
des actions aussi graves?
- an
in Hispania res gestas Caesaris non audistis?
---> est-il possible que vous n'ayez pas entendu parler des exploits de
César en Espagne?
- an
me falsum credis?
---> est-ce que par hasard tu me crois menteur?
b - est-ce que ... ne ... pas ...? n'est-ce pas...? (après
une première interrogation).
- quid
huc venistis? an speculandi causa?
---> pourquoi êtes-vous venus ici? n'est-ce pas pour espionner?
- cujum
pecus? an Meliboei?
---> à qui est le troupeau? n'est-ce pas celui de Mélibée?
Interrogation indirecte :
a - Chez les classiques, les tournures
dubito an, incertum est an, nescio an,
haud scio an laissent
entendre une réponse affirmative et correspondent à peut-être,
peut-être bien que, je crois bien que...
- haud
scio (dubito) an venerit.
---> je ne sais pas s'il n'est pas venu, peut-être bien qu'il est venu.
- haud
scio an melius Ennius: " Nemo me lacrumis decoret", Cic. Sen. 73.
---> peut-être Ennius a-t-il dit mieux: "Que personne ne m'honnore de
ses larmes!"
- haud
scio an par principibus esse potuisset, Cic.
Brut. 151.
---> peut-être aurait-il pu être au même rang que les princes (de l'éloquence).
- mea
sententia haud scio an nulla
vita beatior possit esse.
---> à mon avis, peut-être qu'aucune vie ne peut être plus heureuse.
- eloquentiā
nescio an habuisset parem neminem,
Cic. Brut. 33.
---> dans le domaine de l'éloquence, peut-être n'aurait-il eu personne
de sa valeur.
-
Dans la subordonnée
négative, on trouve les négations non, nemo,
nullus, nihil, numquam, nusquam...
b - Surtout après Cicéron, an est
l'équivalent de num ou de -ne.
- quaeritur
an mundus providentia regatur.
---> on se demande si le monde est régi par la providence.
3 - Dans une phrase avec propositions juxtaposées
(parataxe) :
- an
Scythes Anacharsis potuit pro nihilo pecuniam ducere, nostrates philosophi
non potuerunt? Cic. Tusc. 5.
---> eh quoi! le Scythe Anacharsis a pu mépriser
l'argent alors que les philosophes de chez nous n'en ont pas été capables?
- an
vero P. Scipio T. Gracchum privatus interfecit, Catilinam vero nos consules
perferemus? Cic. Cat. 1.
---> eh quoi! Scipion, un simple particulier,
a fait mettre à mort T. Gracchus, alors que nous, consuls, nous devrons
toujours supporter Catilina?
4 - Quelques tournures
:
- Simones
an quis alius, Cic. Fin. 2.
---> **Simonide ou est-ce quelqu'un d'autre?** = Simonide ou
quelqu'un d'autre.
- an
vero obliti estis?
---> eh quoi! avez-vous oublié?
1 - annōna, ae, f. :
a - production de l'année, récolte de l’année,
les vivres pour l'année.
- annona
lactis, Col. 8, 17, 13 : la récolte en lait.
- vectigal
novum ex salaria annona statuere, Liv. 29 : établir un impôt sur la production
annuelle de sel.
b - approvisionnement en blé et en denrées
alimentaires, approvisionnement en denrées.
- difficultas
annonae, Cic. Dom. 12 : les difficultés de l'approvisionnement.
- cf.
Liv. 7, 31, 1; 35, 44, 7.
c - le taux, le cours, le prix (en fonction
de la récolte).
- annona
varia : taux variable des denrées.
- annona
macelli : le cours du marché.
- annona
pervenerat ad : le cours des denrées s'était élevé jusqu'à.
- annonam
macelli incendere (excandefacere) : faire monter très haut le cours des
denrées, faire flamber les prix.
- annonam
cariorem facere : faire monter le prix des denrées.
- annona
haud multum laxaverat, Liv. 26 : le prix du blé ne s'était pas beaucoup
relâché (le prix du blé n'avait pas beaucoup baissé).
- vilitas
annonae, quantam vix ex summa ubertate agrorum diuturna pax efficere potuisset,
Cic. Pomp. 44 : une baisse du cours des denrées, comme aurait à peine
pu la produire une longue paix avec la plus féconde production des champs.
- vilis
amicorum est annona, Hor. Ep. 1, 12, 24 : le cours des amis n'est pas cher
(on acquiert des amis à peu de frais).
d - l'annone (le service d'approvisionnement
à Rome).
- praefectus
annonae, Tac. : le préfet de l'annone.
e - provisions de bouche, ration (pour les
soldats).
- annona
decem dierum et septem, Amm. 17 : provisions pour dix-sept jours.
- necessitas
annonam pariter et arma portandi, Veg. Mil. 1, 19 : nécessité de porter
à la fois les provisions et les armes.
g - cours élevé, cherté des cours.
- cena,
hac annonā, est sine sacris hereditas, Plaut. : un dîner, au prix où
est la vie, c'est un héritage sans part réservée aux sacrifices.
- ob
annonae causam, Cic. Dom. 5 : à cause de la cherté de la vie.
- cf.
Plaut. Trin. 484 ;Cic. Agr. 2, 80; Phil . 8, 26 ; Liv. 27, 5, 5.
- voir
hors site : annone.
2
- Annōna, ae, f. : Annona (déesse qui veille à la récolte de l'année,
représentée souvent avec une corne d'abondance, à côté de Cérès
assise et tenant dans ses mains le flambeau et les épis).