===> Dico
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2
- mŏra, ae, f. : Nep.
more (corps de troupes
lacédémoniennes, troupe d'élite).
- gr. μόρα.
1
- mordĭcus, adv. [mordeo]
:
a - en mordant, avec
les dents.
- Plaut.
Cap. 605; Varr. R. 2, 7, 9 ; Cic. Nat. 2 ; 124; Q. 3, 4, 2.
b - opiniâtrement,
obstinément.
- rem
mordicus tenere, Cic. Ac. 2, 51 : tenir bon sur un point --- cf. Fin.
4,
78.
2 - mordĭcus,
a, um [mordeo] : qui aime à mordre.
- Hyg.
Fab. 273.
1
- mŏror, āri, ātus sum :
a - intr.
- s'attarder, agir avec lenteur, tarder à; s’arrêter, séjourner,
demeurer,
rester.
- eamus
ergo ad cenam : quid stas? Thr.
ubi vis :
non moror, Ter. Eun. 3, 2, 6 : eh bien, allons dîner : qu'attends-tu? Thr. quand
tu voudras;
je ne te retiens pas.
- quid
multis moror? Ter. And. 1, 1, 87 : pourquoi tarder à parler davantage?
(= abrégeons).
- ne
multis morer, Cic. Verr. 2, 4 : bref!
- Brundisii
moratus es, Cic. Fam. 15 : tu as fait une halte à Brindes.
- haud
multa moratus, Virg. En. 3 : sans tarder, aussitôt.
- nec
plura moratus, Virg. En. 5 : sans tarder, aussitôt.
- rosa
quo locorum Sera moretur, Hor. : où se trouve encore la rose tardive.
- Corycia
semper qui puppe moraris, Juv. 14 : toi qui restes toujours sur un
navire
corycien.
- ab
omnibus sciscitor qui ex ista regione veniunt quid agas, ubi et cum
quibus
moreris, Sen. Ep. 32 : à tous ceux qui viennent de ta région, je
demande
ce que tu fais, où et avec qui tu demeures.
- nec
morati sunt quin decurrerent ad castra, Liv. 40, 31, 8 : et ils ne
tardèrent
pas à fondre sur le camp.
- morati,
ōrum, m. Liv. : les soldats laissés en arrière.
- ad
sexcentos moratorum in citeriore ripā cepit, Liv. : il fit prisonniers
environ six cents hommes, qui étaient restés sur l'autre bord.
- ad
duo milia aut moratorum aut palantium per agros, Liv. 24 : environ deux
mille hommes, restés en arrière ou qui erraient dans les campagnes.
b - tr.
- retarder, retenir, empêcher,
différer, s'opposer à.
- praemittit
equites, qui primum impetum sustineant ac morentur, Caes. B. C. 2, 26 :
il envoya au-devant la cavalerie pour soutenir le premier choc et
ralentir
(l'attaque).
- morari
ab itinere hostem, Liv. 23, 28, 9: retarder l'ennemi dans sa marche.
- argentum
non morabor quin feras, Plaut. As. : je ne t'empêche pas d'emmener tout
de suite l'argent.
- tribunos
appellavit et, nullo morante arreptus a viatore, Liv. 3 : il en appela
aux tribuns et, personne n'intervenant, il fut arrêté par l'huissier.
- nihil
morari aliquem : ne pas retenir qqn, le laisser partir.
- nihil
amplius vos moramur, Capitol. : nous ne vous retenons plus (formule par
laquelle le président congédiait l'assemblée).
- C.
Sempronium nihil moror, Liv. 4 : je ne retiens plus C. Sempronius ( =
je
retire mon accusation contre C. Sempronius).
c - tr.
- avec une négation ne pas
s'opposer (à une chose), pas être attaché (à une chose), ne pas y
tenir,
ne pas s'en soucier (non moror, nihil moror...).
- aliquid
nihil morari (aliquid non morari) : ne pas être attaché à qqch, ne pas
se soucier de qqch, ne pas faire cas de qqch.
- vina
nihil moror illius orae, Hor. Ep. 1, 15, 16 : je n'estime pas les vins
de ce canton.
- nec
dona moror, Virg. En. 5 : et je n'attends pas de récompenses.
- nil
ego istos moror faeceos mores, Plaut. Trin. 2 : je n'ai aucun goût pour
ces moeurs ignobles.
- nihil
moror barbarico ritu esse, Plaut. : je ne me soucie pas de la
nourriture
des barbares.
- nihil
moror mihi istius modi clientes, Plaut. : je ne me soucie pas des
clients
de cette espèce.
- i
quo properabas, nihil moror, Plaut. : va où tu courais, je m'y oppose
pas (= cela m'est égal).
- nihil
moror eos salvos esse, Cic. Phil. 13 : il m'est bien égal qu'ils aient
la vie sauve.
- nil
moror eum tibi esse amicum, Plaut. Trin. 2 : il m'est bien égal que tu
l'aies pour ami.
- nihil
ego moror quominus decemviratu abeam, Liv. 3 : ce n'est pas moi qui
mettrai
du retard à quitter le décemvirat.
d - tr. -
retenir l'attention de, intéresser,
captiver, charmer.
- morari
populum, Hor. : intéresser le peuple.
- morari
oculos auresque, Hor. : charmer les yeux et les oreilles.
2
- mōror, āri : Plaut.
Suet. être fou, extravaguer,
déraisonner.
- cf.
grec. μωρός :
sot, fou, insensé.