-
Mōăb, indécl. m. : Moab (fils de Loth).
- Gaffiot
P. 985-987 --- Lebaigue
P. 782.
- Mōăbītēs,
ae, m. : descendant de Moab, Moabite.
- Mōăbītae, ārum, m. : les Moabites.
- gr. Μωαϐῖται.
- Mōăbītis,
ītĭdis, f. : - a - femme Moabite.
- b - s.-ent. regio - de la Moabitide (canton de la Palestine).
- gr. Μωαϐῖτις, ίτιδος.
-
mōbĭlis, e [mo(vi)bilis] : - 1 - mobile,
qu'on peut déplacer, qui peut se mouvoir facilement. - 2
- mobile, léger, souple, rapide, prompt, vif. - 3
- mobile, léger, changeant, inconstant, capricieux, variable, versatile.
- res mobiles, Dig. : les biens meubles.
- sum pernix pedibus manibus mobilis, Plaut. Mil. 3 : j'ai de bonnes jambes et la main prompte.
- caduca semper et mobilia haec esse duxi, Cic. : j'ai toujours considéré la caducité et l'instabilité de ces biens.
- mobilis
in capiendis consiliis, Caes. : qui change facilement de résolution.
-
mōbĭlĭtās, ātis, f. : - 1 - mobilité,
facilité à se mouvoir, agilité. - 2 - rapidité,
promptitude, célérité, vivacité. - 3 -
inconstance, humeur changeante.
- linguae
mobilitas, Cic. de Or. 1, 28, 127 : volubilité.
- sanare
mobilitates dentium, Plin. 20, 21, 84, § 224 : soigner les dents qui branlent.
- animi
mobilitas : vivacité (d'esprit).
- mobilitas
(ingenii) : l'inconstance (du caractère).
- fortunae
mobilitas : l'inconstance de la fortune.
-
mōbĭlĭtĕr, adv. : rapidement, vivement.
- mobiliter cor palpitare, Cic. (sub. inf.) : que les battements du coeur sont précipités.
- hoc ad signa reverti mobilius videtur, Lucr. : elle paraît revenir plus rapidement vers les constellations.
-
mōbĭlĭto, āre, āvi : - 1 - rendre
mobile, mettre en mouvement. - 2 - rendre
alerte, rendre léger.
-
mŏdĕrābĭlis, e : qu'on peut modérer, maîtriser.
-
mŏdĕrāmĕn, ĭnĭs, n. : - 1 - ce qui
sert à gouverner, à diriger, gouvernail. - 2
- conduite, direction, contrôle, gouvernement (de l'Etat), maniement.
- 3 - adoucissement.
- innixus
moderamine navis, Ov. M. 15.726 : prenant appui sur le gouvernail du bateau.
- currus
rogat ille paternos et moderamen equorum, Ov. M. 2, 47 : (Phaéton) demande
à son père le char et l'autorisation de conduire les chevaux.
-
mŏdĕrāmentum, i, n. : ce qui règle.
- moderamenta
vocum, Gell. 13, 6, 1. : la prosodie.
-
mŏdĕrantĕr, adv. : en dirigeant.
-
mŏdĕrātē, adv. : avec modération, avec mesure.
-
mŏdĕrātim, adv. : par degrés, peu à peu.
-
mŏdĕrātĭo, ōnis, f. : - 1 - action
de modérer, modération, mesure, maîtrise de soi et de ses passions,
équilibre, réserve dans la conduite, retenue. - 2
- gouvernement, direction, administration.
- moderationem
tenere : garder le juste milieu.
-
mŏdĕrātŏr, ōris, m. : celui qui modère, celui qui règle, celui
qui dirige, médiateur; pilote.
- moderator
equorum, Ov. : cocher.
- arundinis
moderator, Ov. : pêcheur.
- moderator
temporum, Cic. : qui sait profiter des circonstances, habile politique.
-
mŏdĕrātrix, īcis, f. : celle qui modère, celle qui règle, modératrice,
directrice.
-
mŏdĕrātura, ae, f. = moderatio.
-
moderatus :
1
- mŏdĕrātus, a, um : part. passé de modero. - a
- modéré, tempéré, mesuré, réglé, qui est dans une juste mesure.
- b - modéré (de caractère), modeste, réservé,
sage, discret.
2
- mŏdĕrātus, a, um : part. passé de moderor; ayant dirigé, ayant modéré.
-
mŏdernus, a, um : moderne, récent, actuel.
-
mŏdĕro, āre, āvi, ātum, arch. = moderor.
-
mŏdĕror, āri, ātus sum : - tr. et intr. avec dat. - 1
- régler, diriger, conduire, guider, gouverner. - 2
- modérer, maîtriser, retenir, réprimer les excès de, tenir la bride
à, mettre des bornes à, mettre un frein à.
- linguam
(linguae) moderari : être maître de ses propos, mesurer ses paroles.
- gaudium
moderari : modérer sa joie.
- alicui
moderari : tenir qqn dans le devoir.
- irae
moderari, Hor. : réprimer sa colère.
-
mŏdestē, adv. : (Lebaigue
P. 782 et P
783) - 1 - avec mesure, avec modération.
- 2 - avec modestie, avec réserve, avec retenue,
selon les bienséances.
-
mŏdestĭa, ae, f. : - 1 - règle, mesure,
modération, retenue, réserve (au pr. et au fig.).
- 2 - modération (des passions), conduite
réglée, vertu, honnêteté. - 3 - bienséance,
modestie, discrétion, décence; pudeur, honte. - 4
- conduite convenable dans toutes les circonstances, tact, esprit d'à-propos.
- 5 - maîtrise de soi, obéissance, discipline,
docilité. - 6 - médiocrité du talent, insuffisance,
infériorité.
- modestia
hiemis, Tac. : douceur de l'hiver.
- in
milite modestiam desiderare, Caes. : attendre des soldats l'obéissance.
- suā
modestiā disserere, Tac. : parler longuement de sa propre insuffisance.
-
modestus :
1
- mŏdestus, a, um : - a - mesuré, modique.
- b - modéré, maître des ses passions,
maître de soi, qui a le respect du devoir, honnête, vertueux, retenu,
réservé, docile. - c - pudique, modeste.
2
- Mŏdestus, i, m. : Modestus (nom d'homme).
-
mŏdĭcē, adv. : - 1 - avec modération,
modérément, raisonnablement, sagement, décemment, convenablement, décemment,
modestement. - 2 - médiocrement, peu, ne...
guère.
- minae
Clodii modice me tangunt, Cic. : les menaces de Clodius ne m’atteignent
guère.
-
mŏdĭcĭtās, ātis, f. : Fort. faibles ressources.
-
modicum :
1
- mŏdĭcum, i, n. : peu de chose, un peu de.
2
- mŏdĭcum, adv. : peu, guère, médiocrement.
-
mŏdĭcus, a, um : - 1 - qui est dans la
stricte mesure, raisonnable, convenable, modéré, réglé, retenu, modeste.
- 2 - moyen, médiocre, ordinaire. - 3
- modique, petit, exigu, mesquin, peu considérable; rare, peu fréquent.
-
mŏdĭfĭcātĭo, ōnis, f. : manière de faire qqch, manière d'arranger
qqch, disposition mesurée, arrangement, mesure.
-
mŏdĭfĭcātŏr, ōris, m. : celui qui règle avec mesure, qui arrange
avec mesure.
-
modificatus :
1
- mŏdĭfĭcātus, a, um : part. passé de modifico. - a
- mesuré, cadencé. - b - détourné de son
sens, employé dans un sens figuré, modifié. - 3
- composé de, tempéré par.
2
- mŏdĭfĭcātus, a, um : part. passé de modificor; ayant réglé, ayant
modéré.
-
mŏdĭfĭco, āre, āvi, ātum : - tr. - régler, ordonner.
- modificari
: se régler.
-
mŏdĭfĭcor, āri, ātus sum : - tr. ou intr. avec dat. - mesurer,
régler, modérer, fixer des limites.
-
mŏdĭfĭcus, a, um : mesuré, cadencé.
-
mŏdimpĕrātŏr, ōris, m. : Varr. roi du festin (qui règle le nombre
de coupes à boire).
-
mŏdĭŏlus, i, m. : - 1 - petit vase (à
boire), coupe. - 2 - moyeu (d'une roue). -
3 - trépan (t. de chir.).
-
mŏdĭum, ĭi, n. : c. modius.
-
mŏdĭus, ĭi, m. : (gén. plur modiorum ou
modium) : - 1 - le modius, boisseau (mesure
de capacité correspondant à 8 litres 75). - 2
- le modius, le tiers du jugère (mesure d'arpentage).
- modio
pleno, Cic. : abondamment.
-
modo : (Lebaigue
P. 783 et P
784)
1
- mŏdō + gén. (abl. de modus) : à la façon de.
- servorum
modo (servilem in modum) : à la façon des esclaves.
2
- mŏdŏ, adv. : - a - seulement (avec cette
mesure, pas plus loin). - b - à l’instant,
tout de suite, il y a un instant, récemment; dans un instant, tout à
l'heure.
- modo...,
sed etiam... : non seulement..., mais encore.
- non
modo (non)... sed ne... quidem... : non seulement ne... pas..., mais ne...
pas même.
- modo
non : presque (c’est tout juste si... ne... pas).
- unius
diei modo frumentum dedit : il n’a donné que la ration d’un jour.
- assentatio
non modo amico, sed ne libero quidem digna est : non seulement la flatterie
n’est pas digne d’un ami, mais elle n’est pas même digne d’un
homme libre.
- ne
deos quidem, non modo homines timebat : il ne craignait pas même les dieux,
encore bien moins les hommes.
- secundas
etiam res, non modo homines adversas timebat : il appréhendait même les
événements favorables, à plus forte raison les événements contraires.
- modo
non aureas montes pollicetur : c’est tout juste s’il ne promet pas
des montagnes d’or.
- quis
nescit si modo scire curavit : qui ne le sait, pour peu qu’il ait eu
le souci de le savoir ?
- omnes
qui modo meminerint : tous, pourvu qu'ils se souviennent (pour peu qu’ils
s’en souviennent).
- lege
modo : lis donc.
- videam
modo (modo ut videam) : pourvu seulement que je voie !
- modo
perfectus est : il vient de partir.
- modo
modo : il n’y a qu’un instant, tout récemment.
- modo
veniet : il viendra dans un instant, il va arriver.
- modo...
modo : tantôt... tantôt.
3
- mŏdŏ ut ou mŏdŏ seul
+ subj. : pourvu que (si seulement).
- modo
ne : pourvu que... ne pas.
- exercitationem
corporis non improbo, modo sit moderata : je ne désapprouve pas l’exercice
physique, à condition qu’il soit bien réglé.
- quam
plurimis, modo dignis, se utilem praebeat : qu’il se montre utile au
plus grand nombre d’hommes possible, pourvu qu’ils en soient dignes.
-
mŏdŭlābĭlis, e : Calp. harmonieux, mélodieux.
-
mŏdŭlāmĕn, ĭnĭs, n. : - 1 - nombre,
harmonie (du style). - 2 - chant, mélodie.
- 3 - harmonie (des astres).
-
mŏdŭlāmentum, i, n. : nombre, harmonie (du style).
-
mŏdŭlātē, adv. : en cadence, harmonieusement.
-
mŏdŭlātĭo, ōnis, f. : - 1 - action
de régler, de proportionner. - 2 - mesure,
harmonie, cadence, modulation, rythme. - 3
- mélodie, chant, air.
-
mŏdŭlātŏr, ōris, m. : - 1 - celui
qui mesure, qui règle. - 2 - musicien, chanteur.
-
mŏdŭlātrix, īcis, f. : celle qui mesure, celle qui dispose régulièrement.
-
modulatus :
1
- mŏdulātus, a, um : part. passé de modulor; qui a chanté.
2
- mŏdulātus, a, um : part. passé de modulo. - a
- chanté en mesure, joué en mesure. - b
- cadencé, réglé, harmonieux, mélodieux. - c
- disposé, arrangé.
3
- mŏdulātŭs, ūs, m. : chant.
-
mŏdŭlo, āre, ātum : c. modulor.
-
mŏdŭlor, āri, ātus sum : - tr. - 1
- mesurer, régler. - 2 - soumettre à la
mesure, cadencer, soumettre à un rythme, rythmer. - 3
- jouer (d'un instrument), chanter.
- Chalcidico
quae sunt mihi condita versu carmina pastoris Siculi modulabor avena, Virg.
B. 10, 51 : mes chants que j'ai composés en vers chalcidiques, je les
chanterai sur le pipeau du pâtre de Sicile.
-
mŏdŭlus, i, m. : - 1 - mesure, règle.
- 2 - rythme, cadence, harmonie (du
style). - 3 - mesure, mouvement réglé. -
4 - mode musical. - 5
- mélodie, chant. - 6 - module (t. d'arch.).
- 7 - tuyau d'aqueduc.
-
mŏdus, i, m. : - 1 - mesure, dimension,
proportion; étendue, extension; quantité; hauteur, longueur; contour,
tour, circonférence. - 2 - mesure (objet
qui sert à évaluer les quantités). - 3
- mesure, rythme, cadence (musicale, oratoire), mélodie, chant, mode musical,
musique. - 4 - mesure, règle, loi, prescription;
juste mesure, modération. - 5 - bornes, limites,
fin, terme. - 6 - manière, façon, procédé,
méthode, genre, sorte, mode. - 7 - mode,
forme (t. de gram.).
- praeter
(extra, super) modum : outre mesure.
- nullo
modo : en aucune façon.
- quodam
modo : en quelque sorte, pour ainsi dire.
- ejus
modi ut + subj. : de telle sorte que.
- ad
(in) modum fugientium : à la manière des fuyards, comme des fuyards.
- modum
tenere : garder la mesure.
- modum
egredi : dépasser la mesure.
- facere
modum alicui rei : restreindre, limiter qqch, imposer une mesure à qqch.
- facere
modum alicui : faire la loi à qqn.
- modum
(+ gén.) facere : mettre un terme à.
-
moecha, ae, f. : femme débauchée, courtisane, adultère, prostituée.
-
moechăs, ădis, f. : femme adultère.
-
moechīa, ae, f. : l'adultère, le concubinage.
-
moechisso, āre : - tr. - vivre en concubinage avec.
-
moechor, āri, ātus sum : commettre un adultère, vivre en concubinage.
-
moechus, i, m. : (homme) adultère, débauché.
-
moenia :
1
- moenĭa, ĭum, n. : - a - murailles, remparts,
murs (d'une ville). - b - fortifications,
retranchements. - c - enceinte d'une ville,
ville. - d - enceinte, parois, flancs (d'un
vaisseau), circuit, tour. - e - maison, palais.
- moenia
lata videt triplici circumdata muro, Virg. En. 6, 549: il voit le vaste
palais entouré d'un triple mur.
2
- moenĭa, ĭum, n. arch. (= munia) : - a
- services, fonctions. - b - charges, impôts.
-
moenio, moenitus, arch. : c. munio, munitus.
-
Moenis, is (Moenus, i), m. : le Ménis (= le Mein, fleuve de Germanie).
-
moenŭs, ĕris , n. arch. : c. munus.
-
moera, ae, f. : sort, destin.
-
moerens : c. maerens
-
moerĕo, ēre : c. maereo (Lebaigue
P. 784 et P.
785)
-
moeror : c. maeror
-
Moesi, ōrum, m. : les Mésiens, les habitants de la Mésie.
-
Moesĭa, ae, f. : la Mésie (province englobant
la Serbie et la Bulgarie).
-
moest- ---> maest-
-
mŏla, ae, f. : - 1 - meule, meule de moulin.
- 2 - souv. au plur.
moulin. - 3 - une môle (masse de chair inorganisée,
t. de méd.). - 4 - (dent) molaire. - 5
- Vulg. mâchoire.
- mola,
ae, f. : meule de moulin et surtout meule
supérieure, qui broyait le blé en tournant
autour de la saillie conique de la meule inférieure; d'où le pluriel
pour désigner le moulin.
- molae,
ārum : moulin.
- molae
oleariae, Varr. : moulin à olives.
- molae
aquariae, Pall. : moulin à eau.
- quae
pumiceas versat asella molas, Ov. : l'ânesse qui tourne le moulin aux
meules poreuses (comme la pierre ponce).
- mola
(salsa) : farine sacrée (farine de blé torréfié, mêlée de sel, qu'on
répandait sur la tête des victimes).
-
molaris :
1
- mŏlāris, e : de moulin, de meule.
2
- mŏlāris, is, m. : - a - meule. - b
- pierre meulière, grosse pierre. - c - la
molaire (dent).
-
mŏlārĭus, a, um : de meule, qui tourne la meule.
-
mŏlendārĭus, a, um : de moulin.
-
mŏlendīnārĭus, a, um : de moulin.
- mŏlendīnārĭus,
ii, m. Inscr. : meunier.
-
mŏlendīnum, i, n. : Aug. l'endroit où l'on moud, moulin.
-
mōlēs, is, f. : - 1 - masse (difficile
à porter ou à mouvoir), poids, charge. - 2
- masse, amas, grand nombre, multitude. - 3
- grand ouvrage de terrassement; jetée, môle, digue. - 4
- appareils de siège, machines de guerre. - 5
- peine, effort, tâche embarrassante, difficulté, embarras.
- haud
magna mole : sans grande difficulté.
- curarum
moles, Tac. A. 12, 66 : une multitude de soucis (de lourds soucis).
-
mŏlestē, adv. : - 1 - d’une manière
fatigante, déplaisante, désagréable. - 2
- avec peine, avec chagrin, à regret.
- moleste
ferre aliquid : supporter avec peine qqch, être peiné de qqch.
- moleste
ferre + prop. inf. : supporter difficilement que.
-
mŏlestĭa, ae, f. : - 1 - embarras, ennui,
inquiétude, souci; peine, chagrin, désagrément, déplaisir, inconvénient.
- 2 - affectation (du style). - 3
- au plur. taches, rougeurs (à la figure).
- si
forte quid erit molestiae te ad Crassum conferas censeo, Cic. : si jamais
tu as quelque ennui, je t'invite à t'adresser à Crassus.
- alicui
molestam facere (exhibere) : causer de l'ennui à qqn.
- in
maximis molestiis esse : éprouver de très grands ennuis.
- habeo
illam molestiam, quod... Cic. Fam. 16, 12, 5 : j'ai l'ennui de voir que.
- aliquem
molestiā levare : mettre fin aux ennuis de qqn.
- ex
aliqua re molestiam trahere (capere) : s'affecter de qqch.
- alicui
molestiam afferre : importuner qqn, ennuyer qqn.
- aliquem
magnā molestiā afficere : ennuyer beaucoup qqn.
- avec
double dat. - nulla ei defatigatio molestiae erat : aucune fatigue
ne lui pesait.
- sine
molestiā diligens elegantia, Cic. Brut. 38, 143: une élégance soigneuse
sans affectation.
-
mŏlesto, āre : - tr. - importuner, incommoder, inquiéter.
-
mŏlestus, a, um : - 1 - à charge, fâcheux,
importun, gênant, embarrassant, ennuyeux, pénible, difficile. - 2
- déplaisant, désagréable, choquant. - 3
- recherché, affecté (en parl. du style). - 4
- nuisible, funeste, pernicieux.
- negotia
molesta : besognes pénibles.
- molestum
est + inf. : il est ennuyeux de.
- nisi
molestum est, Cic. Clu. 60.168: si cela ne te déplaît pas.
- molesta
tunica, Juv. Mart. : tunique funèbre (chemise soufrée dans laquelle on
enfermait les condamnés).
-
mŏletrīna, ae, f. : Cato. moulin.
-
mŏlīle, is, n. : Cato. l'attache (de l'âne tournant le moulin).
-
mŏlīmĕn, ĭnĭs, n. : - 1 - gros efforts,
effort vigoureux. - 2 - apprêts considérables.
- 3 - grandeur, importance. - 4
- grands airs, l'air important.
-
mŏlīmentum, i : gros effort pour réaliser qqch.
- magni
res molimenti est : il faut un gros effort.
-
mŏlīna, ae, f. : moulin.
-
mŏlīnārĭus, ii, m. : meunier.
-
Molindae, ārum, m. : les Molindes (peuple de l'Inde).
-
mŏlīnus, a, um : (Lebaigue
P. 785 et P.
786) de meule.
- molinum,
i, n. Cass. : moulin.
- molinum
saxum, Tert. : moulin.
-
mōlĭor, īri, ītus sum [moles] : - tr. et intr. - 1
- mettre en mouvement, remuer avec peine, remuer avec effort. - 2
- se remuer, se mettre en mouvement, s'occuper de, travailler à, s'efforcer
de, tâcher de. - 3 - entreprendre, préparer,
ourdir, machiner, tramer, songer à. - 4 -
faire avec effort, bâtir, construire. - 5
- provoquer, occasionner, causer, susciter.
- inf.
présent - molirier = moliri, Lucr. 5.
- moliri
ancoras, Liv. : lever l'ancre (avec peine).
- moliri
montes de sede suâ, Liv. : déplacer des montagnes.
- moliri
ferrum, Ov. : lancer le fer.
- moliri
corpora ex somno, Liv. : chercher à arracher leur corps au sommeil.
- agam
per me ipse et moliar, Cic. Fam. 6 : j'agirai par moi-même et de toutes
mes forces.
- moliri
in insulam, Tac. : se diriger vers une île.
- moliri
nulla opera, Cic. : ne rien faire.
- moliri
locum, Virg. : fortifier une position.
- moliri
iter, Virg. : se mettre en route, aller.
- Atarrhias
clausum aditum domus moliebatur, Curt. 6 : Atarrhias travaillait à forcer
la porte qui se trouvait fermée.
- in
demoliendo signo permulti homines moliebantur, Cic. Verr. 2, 4 : un grand
nombre d'hommes s'efforçaient de desceller la statue.
- quis
igitur optimatium discordiam molitur? Cic. Har. : qui donc travaille à
semer la discorde entre les grands?
- dum
moliuntur ... annus est, Ter. Heaut. 2 : elles mettent un siècle à se
déplacer.
- videmus
cotidie perniciem rei publicae molientem, Cic. : nous le voyons tous les
jours en train de méditer la ruine de la république.
- res
novas moliri, Suet. : tenter de provoquer une révolution.
- moliri
+ inf. : s'efforcer de, entreprendre de.
- vos
redire (Antonium) molientem reppulistis, Cic. Phil. 14 : vous avez repoussé
Antoine, qui s'efforçait de revenir.
- moliri
ut : s'efforcer de.
- id
molitur ut omnia perturbet, Cic. : il travaille à tout brouiller.
- gelidas
moliri nives, Cic. Tusc. 1 : chasser les neiges glaciales (en parl. de
l'aquilon).
- moliri
moram, Virg. : retarder.
- moliri
morbos, Virg. : causer des maladies.
- moliri
somnum, Cels. : provoquer le sommeil.
-
molitio :
1
- mōlītĭo, ōnis, f. [molior] : - a - action
de remuer, de déplacer, entreprise difficile. - b
- démolition. - c - machination.
- molitio
rerum, Cic. : création.
- molitio
agrorum, Col. : labour.
2
- mŏlĭtĭo , ōnis, f. [molo] : Ambr. mouture.
-
molitor :
1
- mŏlĭtŏr, ōris, m. : meunier.
2
- mōlītŏr, ōris, m. [molior] : celui qui construit, celui qui trame,
celui qui ourdit, artisan de.
- maximorum
molitores scelerum, Sen. Tranq. 7, 3 : auteurs de très grands crimes.
- molitor
rerum novarum, Suet. : factieux.
-
molitrix :
1
- mōlītrix, īcis, f. : celle qui trame qqch, qui machine qqch.
2
- mŏlitrix, īcis, f. : meunière.
-
mŏlĭtum, i, n. : farine.
-
molitus :
1
- mōlītus, a, um : part. passé de molior.
2
- mŏlĭtus, a, um : part. pass. de molo.
-
molle, adv. : - 1 - d'une manière souple,
flexible. - 2 - mollement, doucement.
-
mollesco, ĕre : - intr. - 1 - devenir
mou, s'amollir. - 2 - tomber dans la mollesse,
s'efféminer. - 3 - s'humaniser, se policer,
s'apprivoiser.
-
mollĭa, ĭum, n. : mollusques.
-
mollicellus, a, um : un peu mou, mollet, tendre, délicat.
-
molliculus :
1
- mollicŭlus, a, um : - a - un peu mou, tendre,
délicat. - b - galant, voluptueux, licencieux.
2
- Mollicŭlus, i, m. : Molliculus (surnom).
-
mollimentum, i, n. : adoucissement, soulagement.
-
mollĭo, īre, īvi (ĭi), ītum : - tr. - 1
- amollir, rendre mou, rendre flexible, rendre souple; attendrir, fondre,
détendre. - 2 - adoucir, alléger, atténuer,
ameublir (un champ), apaiser, réduire, diminuer. - 3
- énerver, efféminer; abattre, décourager. - 4
- adoucir (le caractère), humaniser, civiliser, attendrir, apprivoiser,
dompter.
-
mollipes, edis : qui a les pieds tendres.
-
mollis, molle : (Lebaigue
P. 786 et P.
787) - 1 - mou, souple, flexible, lâche.
- 2 - mou (au toucher), tendre, délicat;
relâché, laxatif (t. de médecine.). - 3
- au fig. : qui cède aisément, impressionnable
(en b. et m. part), sensible, faible, timide; modeste. - 4
- mou, efféminé, faible, sans énergie, amolli, énervé, voluptueux,
obscène. - 5 - doux, agréable (aux sens
ou au coeur); tendre, touchant, indulgent. - 6
- en pente douce, uni. - 7 - docile, maniable,
doux, calme, tranquille, facile, commode. - 8
- propice, heureux, favorable (au pr. et au fig.).
- mollis
juncus, Virg. : jonc flexible.
- molles
artus, Cic. : articulations souples.
- mollia
colla, Virg. : cou docile (des chevaux).
- mollis
arcus, Ov. : arc détendu.
- molle
fretum, Ov. : mer calme.
- molles
anni, Ov. : l'âge tendre, l'adolescence.
- mollis
alvus, Cels. 3, 12: ventre relâché.
- mollem
orationem reddere, Cic. : donner de la souplesse au style, rendre le style
agréable.
- mollis
materies, Plin. : bois tendre.
- mollia
(n. plur.) panis, Plin. : mie de pain.
- mollia
(s.-ent. animalia), Plin. : mollusques.
- mollibus
annis, Ov. : dans l'âge tendre.
- molle
cor, Ov. : coeur sensible.
- mollis
via, Quint. 1, 6, 22: chemin uni.
-
mollĭtĕr, adv. : - 1 - avec souplesse.
- 2 - mollement (au toucher). - 3
- mollement, faiblement, sans force, sans résistance. - 4
- avec mollesse, voluptueusement, délicatement. - 5
- doucement, avec ménagement, avec indulgence. - 6
- en pente douce.
-
mollĭtĭa, ae (mollĭtĭēs, ēi), f. : - 1
- flexibilité, souplesse. - 2 - mollesse,
tendreté, le moelleux. - 3 - au
fig. mollesse, faiblesse de caractère, sensibilité excessive,
susceptibilité. - 4 - mollesse, amour des
plaisirs, vie voluptueuse. - 5 - dérèglement
des moeurs, plaisirs dépravés.
-
mollĭtĭēs, ēi, f. : c. mollitia.
-
mollĭtūdo, ĭnis, f. : - 1 - souplesse
(de la voix). - 2 - mollesse, nature molle.
- 3 - délicatesse. - 4
- séduction, attrait (du vice).
-
mollītus, a, um : part. passé de mollio. - 1
- amolli, assoupli. - 2 - cultivé, adouci,
mûri. - 3 - adouci, apaisé, attendri. -
4 - mutilé, privé de la virilité.
-
molluscus, a, um, adj. [mollis] : mou.
- mollusca
(nux), f. : noix dont l'écale est tendre.
- molluscum,
i, n. : Plin. moisissure (que l'on trouve sur l'érable).
-
molo :
1 - mŏlo, ĕre, lŭi, lĭtum : - tr. - moudre, broyer.
- moluit
frustra, Plaut. : il s'est donné une peine inutile.
2
- Mŏlo (Mŏlōn), ōnis, m. : Molon (philosophe de Rhodes).
- gr.
Μόλων, ωνος.
-
mŏlŏchĭnārĭus, ii, m. : Plaut. teinturier (en mauve).
-
mŏlŏchĭnus, a, um : de couleur mauve.
- gr.
μολόχινος.
-
mŏlŏchītis, ĭdis, f. : Plin. une pierre précieuse.
- gr.
μολοχίτης λίθος.
-
Molorchus, i, m. : Molorque (berger de Cléones qui, à la demande d'Hercule,
tua le lion de Némée).
- Molorcheus,
a, um : de Molorque.
-
Mŏlossi, ōrum, m. : les Molosses (peuple de l'Epire).
- gr.
Μολοσσοί.
-
Mŏlossĭa, ae, f. : la Molossie (partie de l'Epire).
- gr.
Μολοσσία.
-
Mŏlossĭcus, a, um : - 1 - relatif aux
Molosses. - 2 - (vers) composé de molosses.
- gr.
Μολοσσικός.
- parasiti
Molossici, Plaut. : parasites semblables à des dogues (à des chiens de
Molossie).
-
Mŏlossis, ĭdis, f. : pays des Molosses.
- gr.
Μολοσσίς, ίδος.
-
Molossus :
1 - Mŏlossus, i, m. : Molossus (roi d'Epire et souche des Molosses).
- gr.
Μολοσσός.
2 - Mŏlossus, a, um : du pays des Molosses.
- Molossus
(canis), Hor. : molosse, dogue.
3
- mŏlossus, i, m. : molosse (pied de trois longues).
-
Molpeūs, ĕi (ĕos), m. : Ov. Molpée (guerrier tué par Persée).
-
mŏlŭi : parf. de molo.
-
mōly, yos, n. : moly (espèce d'ail employé en médecine et dans les
enchantements).
- gr.
μῶλυ, υος.
-
mŏlybdaena, ae, f. : - 1 - molybdène.
- 2 - c. plumbago
: dentelaire (plante).
- gr.
μολύϐδαινα.
-
mŏlybdis, ĭdis, f. : fil à plomb.
- gr.
μολυϐδίς, ίδος.
-
mŏlybdītis, ĭdis, f. : cendre de plomb.
- gr.
μολυϐδίτις, ίτιδος.
-
mŏlybdus, i, m. : fil à plomb.
- gr.
μόλυϐδος : plomb.
-
mōmĕn, ĭnĭs, n. [mo(vi)men] : mouvement, agitation, impulsion.
-
mōmentālĭtĕr, adv. : Fulg. à l'instant.
-
mōmentāna, ae, f. : Isid. petite balance (pour les matières précieuses).
-
mōmentānĕus, a, um : Tert. momentané, passager, éphémère.
-
mōmentārĭus, a, um : - 1 - d'un
moment, qui ne dure pas, passager, périssable. - 2
- prompt, rapide, qui opère à l'instant.
- momentarium
venenum, Apul. : poison qui agit à l'instant.
-
mōmentōsus, a um : Quint. prompt, rapide.
-
mōmentum, i, n. : (Lebaigue
P. 787 et P.
788) - 1 - impulsion (donné à un corps);
cause ou moyen d'impulsion; poids (établissant ou rompant l'équilibre
de la balance). - 2 - au
fig. poids, influence, importance, motif, cause déterminante; mobile;
qqf. secours, aide. - 3
- mouvement, déplacement (spontané), changement, variation. - 4
- petite division (d'un tout), petite partie, petit espace, parcelle, petite
quantité; addition, surcroît, petite chose; court intervalle de temps,
petit espace de temps, moment, minute.
- momenta
fortunae : vicissitudes de la fortune.
- pro
ignobili momento accedere, Just. 7, 3, 1: être un surcroît sans importance.
- esse
nullius momenti apud exercitum : être sans influence sur l’armée, n'avoir
aucune autorité dans l'armée.
- minima
momenta, Cic. Phil. 5. 10. 26 : les moindres circonstances.
- levi
momento aestimare, Caes. BG. 7. 39 : regarder comme peu important.
- momento
(temporis, horae) : en un moment, en très peu de temps.
- parvo
momento (parvis momentis) : en un moment, en très peu de temps.
-
mŏmordi : parf. de mordeo.
-
Mŏna, ae, f. : Mona (= Man, une île entre la Bretagne et l'Hibernie).
-
mŏnăcha, ae, f. : Hier. religieuse.
-
mŏnăchālis, e : monacal, monastique.
-
mŏnăchātŭs, ūs, m. : état monastique.
-
mŏnăchicus, a, um : relatif aux moines, monachique.
-
mŏnăchĭum, ĭi, n. : C. Just. monastère.
- gr.
μοναχεῖον.
-
mŏnăchus, a, um : P.-Nol. de solitaire, de moine.
- gr.
μοναχός : seul; qui vit seul;
moine.
- monachus,
i, m. Sid. : moine, solitaire, anachorète.
-
Monadi, ōrum, m. : Plin. peuple de l'Apulie.
-
mŏnădicus numerus, m. : Isid. l'unité.
- gr.
μοναδικός.
-
Mŏnaesēs, is, m. : Hor. Monaesès (roi des Parthes).
-
Mŏnapĭa, ae, f. : Plin. île entre la Bretagne et l'Hibernie.
-
mŏnarchĭa, ae, f. : monarchie.
- gr.
μοναρχία.
-
mŏnarchĭāni, ōrum, m. : Tert. partisans de la monarchie.
-
mŏnārĭus, a, um : Prob. indéclinable.
-
mŏnăs, ădis, f. : Aug. monade, unité.
-
mŏnastērĭālis, e : Sid. de monastère.
-
mŏnastērĭŏlum, i, n. : Hier. petit monastère.
-
mŏnastērĭum, ĭi, n. : Hier. Aug. monastère.
- gr.
μοναστήριον : résidence
solitaire; monastère.
-
mŏnastĭcus, a, um : monastique.
- gr.
μοναστικός.
-
mŏnastrĭae, ārum, f. : Just. les religieuses.
-
mŏnaulēs, ae, m. : Not.-Tir. celui qui joue de la flûte simple.
-
mŏnaulĭtĕr, adv. : Capel. en jouant de la flûte simple.
-
mŏnaulŏs (mŏnaulus), i, m. : flûte simple.
- gr.
μόναυλος --- μόνος
: seul, unique --- αὐλός
: instrument à vent, flûte.
-
mŏnazontes, ŏn, m. : C. Th. moines, solitaires.
- gr.
μονάζοντες : ceux qui vivent
seuls -- μονάζω :
vivre seul, être seul.
-
Monda (Munda), ae, m. : Plin. Munda (= Mondejo, fleuve de Lusitanie).
-
mŏnēdŭla, ae, f. : - 1 - le choucas
(oiseau). - 2 - Plaut. t. de caresse.
-
mŏnēla, ae, f. : Tert. avertissement.
-
mŏnēmĕrŏn, i, n. : M.-Emp. collyre pour un jour.
-
mŏnĕo, ēre, ŭi, ĭtum : - tr. - 1 -
faire penser à, faire songer, faire savoir, faire souvenir, avertir. -
2 - avertir, exhorter, engager à, recommander.
- 3 - informer, instruire, éclairer, conseiller.
- 4 - blâmer, reprendre, réprimander, corriger,
châtier, punir. - 5 - annoncer, prédire.
- 6 - exciter, encourager, animer.
- la
conjugaison.
- aliquem
de aliqua re (aliquem alicujus, aliquem aliquid) monere : faire songer
qqn à qqch, attirer l’attention de qqn sur qqch, rappeler qqch à qqn.
- id
te moneo : je t’en avertis.
- monere
+ prop. inf. : rappeler que, avertir que, prévenir que, faire souvenir
que.
- monere
ut : faire penser à, avertir de.
- monitus
suis : averti par les siens, par son entourage.
- res
ipsa monebat, Cic. : la chose parlait d'elle-même.
-
mŏnēris, is, f. : navire à un seul rang de rames.
-
Moneta [moneo] :
1
- Mŏnēta, ae, f. : - a - Monéta (mère
des Muses). - b - Monéta (surnom de Junon,
celle qui a averti les Romains d'un tremblement de terre). - c
- temple de Junon Monéta (on y fabriquait la monnaie).
- cf.
grec Μνημοσύνη: Mnémosyne
(déesse des Muses, personnifiant la mémoire) -- μνημοσύνη
: la mémoire.
- filia
Monetas (= Monetae), Liv. Andr. : la fille de Mémoire.
2
- mŏnēta, ae, f. : - a - hôtel des monnaies.
- b - argent monnayé, monnaie. - c
- coin, moule, matrice (pour fabriquer la monnaie).
- monetae
adulter : faux-monnayeur.
- monetae
officinator, Inscr. : préposé à la frappe de la monnaie.
- monetae
aequator, Inscr. : essayeur ou contrôleur des monnaies.
- petit
illa ... binos quater a nova moneta, Mart. : elle réclame huit pièces
de la monnaie nouvelle.
- quaedam
ex nostra moneta proferre, Sen. Ben. : tirer qqch de notre propre fonds.
- communi
feriat carmen monetā, Juv. 7 : qu'il fasse des vers marqués au coin de
la banalité.
- nomina
Graeca Latinā monetā percussa, App. : des mots grecs marqués au coin
latin.
-
mŏnētālis, e : relatif à la monnaie; monnayé.
- triumviri
monetales, Dig. : les triumvirs, intendants de la monnaie.
- monetalis,
is, m. : l'homme de la monnaie, le manieur de monnaie.
- monetali
adscripsi, Cic. : je lui ai donné, en tête de ma lettre, le titre de
manieur d'argent.
- aurum
monetale, Apul. : or monnayé.
- pes
monetalis : pied romain (mesure de longueur, dont l'étalon était conservé
dans le temple de Junon Monéta).
-
mŏnētārĭus, a, um : relatif à la monnaie.
- monetārĭus,
ii, m. : monnayeur.
-
mŏnīle, is, n. : collier.
- monilia
(plur.) : bijoux, colliers.
-
mŏnĭment- ---> monument-
-
mŏnĭta, ōrum, n. ---> monitum.
-
mŏnĭtĭo, ōnis, f. : avertissement, recommandation, conseil.
-
mŏnĭtŏr, ōris, m. : conseiller, guide, esclave nomenclateur, sermonneur,
censeur, souffleur (au théâtre).
-
mŏnĭtōrĭus, a, um : qui avertit (à propos de la foudre).
-
mŏnĭtum, i, n. : (Lebaigue
P. 788 et P.
789) - 1 - avertissement, rappel, avis,
conseil. - 2 - oracle, prédiction, prophétie.
-
monitus :
1
- mŏnĭtus, a, um : part. passé de moneo.
- monitus,
Virg. : éclairé par un oracle.
2
- mŏnĭtŭs, ūs, m. : - a - avertissement,
avis, conseil. - b - oracle, prophétie.
-
monnŭla, ae, f. : Inscr. compagne.
-
mŏnŏbĕlus, i, m. : Lampr. raide comme une lance.
- cf.
grec. μόνος : seul, unique
--βέλος, ους : tout
arme de trait ou de jet.
-
mŏnŏcĕrōs, ōtis, m. : unicorde, rhinocéros.
- grec.
μονόκερως, ωτος : qui
n'a qu'une corne; licorne ---
μόνος : seul, unique -- κέρας,
ως (ατος) : corne, aile d'armée.
-
mŏnŏchordŏs, ŏn : qui n'a qu'une corde.
- monochordon,
i, n. : Boet. instrument à une seule corde, un monocorde.
- gr.
μονόχορδον.
-
mŏnŏchrōmătŏs, ŏn : Plin. d'une seule teinte.
- gr.
μονοχρώματος --- μόνος
: seul, unique -- χρῶμα,
ατος : couleur.
- monochromata,
ōrum, n. : Plin. tableaux monochromes.
-
mŏnŏcōlŏs (mŏnŏcōlus), i, m. : celui qui n'a qu'une jambe.
- gr.
μονόκωλος --- μόνος
: seul, unique -- κῶλον
: membre (d'un homme ou d'un animal); jambe.
-
mŏnŏcŭlus, a, um : Firm. qui n'a qu'un oeil, borgne.
-
mŏnōdĭa, ae, f. : Isid. chant d'une seule personne, solo.
- gr.
μονῳδία --- μόνος : seul,
unique -- ᾠδή : chant
-- ᾠδός : chanteur, chanteuse.
-
mŏnōdĭārĭus, i, m : un soliste.
- monodiaria,
ae, f. : une soliste.
-
mŏnōdĭum, ĭi, n. : Diom. c. monodia.
-
Mŏnoecus, i, m. : Monéchus (surnom d'Hercule).
- arce
Monoeci descendens, Virg. En. 6, 830 : descendant du rocher de Monéchus
(= Monaco).
-
mŏnŏgămĭa, ae, f. : Tert. Hier. monogamie.
- gr.
μονογαμία.
-
mŏnŏgămus, i, m. : Isid. monogame, qui n'a qu'une seule femme.
- gr.
μονόγαμος.
-
mŏnŏgĕnēs, is, m. : Tert. engendré seul, fils unique.
- gr.
μονογενής.
-
mŏnŏgramma, ătis, n. : P.-Nol. monogramme (chiffre ou caractère
composé des principales lettres d'un nom).
-
mŏnŏgrammus, a, um : - 1 - formé de
simples lignes, linéaire. - 2 - ébauché,
esquissé.
- gr.
μονόγραμμος : qui n'est
formé que d'un seul trait.
- homo
monogrammus, Lucil. : homme décharné, une ombre.
- monogrammi
dei, Cic. N.D. : ombres des dieux (contours des dieux).
-
mŏnŏides, m. f. : Firm. uniforme.
- gr.
μονοειδής.
-
mŏnŏlinum, i, n. : Capit. collier d'un seul rang de perles.
- gr.
μόνος : seul, unique + lat. linum.
-
mŏnŏlithus, a, um : Laber. d'une seule pierre, monolithe.
- gr.
μονόλιθος -- μόνος :
seul, unique -- λίθος :
pierre.
-
mŏnŏlōris, e : Vopisc. qui a une seule bande de porpre.
- gr.
μόνος : seul, unique +
lat. lorum.
-
mŏnŏmăchĭa, ae, f. : Cass. combat singulier.
- gr.
μονομάχια.
-
mŏnŏmăchus, i, m. : Cass. celui qui lutte en combat singulier.
- gr.
μονομάχος.
-
mŏnŏmĕtĕr, tra, trum : Prisc. qui n'a qu'un seul pied, monomètre.
-
mŏnŏpĕdĭus ---> monopodium.
-
mŏnŏpŏdĭum, ĭi, n. : Liv. table à un seul pied, guéridon.
- monopodius,
a, um : Lampr. qui n'a qu'un pied.
- cf.
gr. μονόπους, ποδος ---
μόνος : seul, unique -- πούς,
ποδός : pied.
-
mŏnŏpōlĭum, ĭi, n. : Suet. Plin. monopole (droit de faire seul
le commerce d'une marchandise).
- gr.
μονοπώλιον --- μόνος
: seul, unique -- πωλέω-ῶ
: vendre.
-
mŏnŏptĕrŏs, ŏn : qui n'a qu'une aile.
- gr.
μονόπτερος --- μόνος
: seul, unique -- πτερόν
: plume (d'aile); aile (d'oiseau, d'insecte, de bâtiment).
- monopterae
aedes, Vitr. : temple monoptère (temple rond et sans mur, dont le toit
est soutenu par des colonnes).
- <>
peripteros.
-
mŏnoptĭcus, a, um : Isid. borgne.
- cf.
gr. μόνος : seul, unique
-- ὀπτικός : relatif
à la vue.
-
mŏnŏptōtŏs, ŏn : (mot) qui n'a qu'un seul cas (avec une seule désinence
- qui tombe à la fin de ce mot).
- gr.
μονόπτωτος --- μόνος
: seul, unique -- πίπτω
: tomber.
- monoptota,
ōrum, n. Diom. : les noms indéclinables.
-
mŏnoschēmătistus, a, um : Plot. d'une seule forme.
- gr.
μονοσχημάτιστος.
-
mŏnoschēmus, a, um : Sedul. d'une seule forme.
- gr.
μονόσχημος.
-
mŏnŏsŏlis, e : Diocl. (sandale) garnie d'une semelle simple.
- gr.
μόνος : seul, unique +
lat. solea.
-
mŏnostĭchĭum, ĭi, n. : Aus. monostiche (composé d'un seul vers).
- cf.
gr. μονόστιχος -- στίχος
: ligne, rangée; ligne d'écriture, vers.
-
mŏnostĭchum, i, n. : Aus. monostiche (composé d'un seul vers).
- cf.
gr. μονόστιχος -- στίχος
: ligne, rangée; ligne d'écriture, vers.
-
mŏnostrŏphŏs, ŏn : composé d'une seule strophe.
- cf.
gr. μονοστροϕικός :
composé d'une seule strophe.
- μονόστροϕος
: qui n'a qu'une roue -- στρέϕω
: tourner.
-
mŏnŏsyllăbŏs, ŏn (mŏnŏsyllăbus, a, um) : monosylllabique.
- gr.
μονοσύλλαϐος.
- monosyllabon
(s.ent. verbum), n. Aus. : un monosyllabe.
- monosyllaba
(s.-ent. verba), n. Quint. : des monosyllabes.
-
mŏnŏtrŏphus (mŏnŏtrŏpus), i, m. : celui qui vit seul, un solitaire.
- gr.
μονότροπος : qui a des
habitudes solitaires; misanthrope -- τρόπος
: manière; manière de vivre, habitudes, conduite.
- nosmet
inter nos ministremus monotropi, Plaut. Stit. : servons-nous nous-mêmes,
entre nous, comme des solitaires.
-
mŏnoxylus, a, um : Plin. Veg. fait d'une seule pièce de bois.
- gr.
μονόξυλος -- ξύλον :
bois.
- monoxylus,
i, f. : monoxyle, chaloupe faite d'une seule pièce de bois.
-
mons, montis, m. : - 1 - mont, montagne.
- 2 - grand amas, masse énorme, gros volume.
- 3 - pierre énorme, rocher.
-
monstrābĭlis, e : remarquable, distingué.
-
monstrātĭo, ōnis, f. : action de montrer (le chemin); indication.
-
monstrātŏr, ōris, m. : celui qui montre, celui qui enseigne, propagateur.
-
monstratus :
1
- monstrātus, a, um : part. passé de monstro. - a
- montré, signalé, désigné. - b - distingué,
considéré, remarquable. - c - enseigné,
révélé. - d - dénoncé, accusé.
2
- monstrātŭs, ūs, m. (seul. à l'abl. monstratu) : action de montrer,
indication.
-
monstrĭfĕr, ĕra, ĕrum : - 1 - qui produit
des monstres. - 2 - monstrueux.
-
monstrĭfĭcē, adv. : Plin. monstrueusement.
-
monstrĭfĭcus, a, um : - 1 - qui fait
des prodiges. - 1 - surprenant, étonnant,
prodigieux, monstrueux, surnaturel.
-
monstro, āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- montrer, indiquer, faire voir. - 2 - dire,
faire connaître, faire comprendre, informer. - 3
- exposer, raconter, décrire. - 4 - mettre
sous les yeux, représenter. - 5 - donner
à entendre, enseigner, instruire. - 6 - signaler,
dénoncer, accuser. - 7 - démontrer, prouver.
- 8 - exciter à, engager à, stimuler.
-
monstrōsē, monstrōsus : c. monstruose, monstruosus.
-
monstrōsĭtās, ātis, f. : Aug. monstruosité.
-
monstrum, i, n. : - 1 - avertissement des
dieux (constitué par un phénomène qui sort de
l’ordre naturel), présage (divin); chose étrange. - 2
- monstre, objet hideux. - 3 - fléau, malheur;
crime. - 4 - prodige, merveille, chose incroyable.
-
monstrŭōsē (monstrōsē), adv. : étrangement.
-
monstrŭōsus (monstrōsus), a, um : - 1
- monstrueux, extraordinaire. - 2 - étrange.
-
montānĭcŭlus, a, um : Char. un peu montagneux.
-
Montānĭānus, a, um : Sen. du poète Montanus.
-
Montānistae, ārum, m. : (Lebaigue
P. 789 et P.
790) les Montanistes, les sectateurs de l'hérésiarque Montanus.
- voir
hors site : Montanus.
-
montanus :
1
- montānus, a, um : de montagne, montagneux.
- montani,
ōrum, m. : les montagnards.
2
- Montānus, i, m. : Montanus (surnom). - a
- un poète, ami de Tibère. - b - un rhéteur,
contemporain de Sénèque. - c - un hérésiarque
de Phrygie.
- voir
hors site : Montanus.
-
montensis, e : - 1 - Inscr. de montagne.
- 2 - montagneux.
-
montĭcellŭlus, i, m. : toute petite montagne.
-
montĭcellus, a, um : petite montagne, colline.
-
montĭcŏla, ae, m. f. : qui habite les montagnes.
-
montĭfĕr, ĕra, ĕrum : Sen. qui porte une montagne.
-
montĭgĕna, ae, m. f. : Gloss. né dans les montagnes.
-
Montīnus, i, m. : Arn. Montinus (dieu des montagnes).
-
montĭvăgus, a, um : qui parcourt les montagnes, qui erre sur les montagnes.
-
montŭōsus (montōsus), a, um : montagneux, montueux.
-
mŏnŭi : parf. de moneo.
-
mŏnŭmentārĭus, a, um : de tombeau, funèbre, funéraire.
-
mŏnŭmentum (mŏnĭmentum), i, n. : - 1
- tout ce qui rappelle un souvenir, souvenir, indice, marque, preuve, témoignage.
- 2 - édifice, monument, temple; statue.
- 3 - monument funèbre, tombeau, sépulcre.
- 4 - signe de reconnaissance, marque (attachée
au cou de l'enfant). - 5 - au
plur. récits, ouvrages, documents, écrits, histoire.
- monumenta
rerum gestarum, Cic. de Or. 1, 46, 201 : récit des faits passés, oeuvres
historiques.
- venimus
inter monimenta, Petr. 62 : nous arrivons au milieu des tombes.
- pecunias
monimentaque (monumentaque) referri in templum jubet, Caes. B. C. 2, 21:
il ordonne de rapporter dans le temple l'argent et les offrandes votives.
- Marii
monumentum, Cic. Div. 1, 28, 59 : temple construit par Marius.
- (sepulcri)
monumentum : tombe, sépulcre.
-
Monychus, i, m. : Monychus (un Centaure).
-
Mopsiani (Mopsii), ōrum, m. : partisan de Mopsus (pendant la guerre
punique).
-
Mopsĭum, ĭi, n. : Liv. Mopsium (colline de Thessalie).
-
Mopsŏpĭa, ae, f. : Mopsopie (anc. nom de l'Attique).
- Mopsŏpĭus,
a, um : de Mopsopie, de l'Attique.
- gr.
Μοψόπιος.
- Mopsopia
urbs, Ov. : la ville de Mopsopie (= Athènes).
- Mopsopia
tota, Sen. : Athènes ou l'Attique tout entière.
-
Mopsos : c. Mopsus.
-
Mopsūcrēnae, ārum, f. (Mopsū Crēnae) : Amm. Mopsucrène (ville
de Cappadoce).
-
Mopsuhestĭa ou Mopsuestĭa, ae, f. (Mopsu
Hestĭa) : Amm. Mopsuestie (ville appelée également Mopsos, séjour de
Mopsus).
- gr.
Μόψου ἑστία : le siège
de Mopsus.
-
Mopsus :
- gr.
Μόψος.
1
- Mopsus, i, m. : Mopsus. - a - un devin d'Argos.
- b - fils de Manto, devin de Cilicie. - c
- devin de Thessalie. - d - nom d'un berger.
2
- Mopsus (Mopsos), i, f. : Plin. c. Mopsuestia.
-
mora :
1
- mŏra, ae, f. : - a - délai, retard. -
b - obstacle, empêchement. - c
- espace de temps, intervalle, pause, temps d'arrêt, répit.
- alicui
(alicui rei) moram inferre : retarder qqn (qqch).
- moram
afferre bello : retarder la guerre.
- moram
supplicio quaerere : chercher à retarder le supplice.
- nullam
moram interponere quin : ne mettre aucun retard à.
- esse
in mora quominus : empêcher que.
- inter
moras : sur ces entrefaites, pendant ce temps.
- esse
in mora alicui : faire attendre qqn.
- esse
in mora nuptiis : retarder le mariage.
- mora
est + inf. : ce serait long de.
- sine
(ulla) mora : sans retard.
- mora
temporis ( = temporis spatium) : laps de temps.
- pelle
moram : vinces, Ov. M. 10, 659 : ne tarde pas : tu vas remporter la victoire.
2
- mŏra, ae, f. : more, corps de troupes lacédémoniennes, troupe d'élite.
-
mōrālis, e : relatif aux moeurs, moral.
-
mōrālĭtās, ātis, f. : Ambr. caractéristique (du style).
-
mōrālĭtĕr, adv. : conformément au caractère (d'un personnage).
-
mŏrāmentum, i, n. : - 1 - retard, empêchement.
- 2 - pause.
-
mŏrans, antis : part. prés. de moror; qui tarde, lent, tardif.
-
mŏrātĭo, ōnis, f. : retard, empêchement.
-
mŏrātĭus, a, um, adv. compar. de morate, inusité : plus lentement.
-
mŏrātŏr, ōris, m. : - 1 - celui qui
retarde, qui fait obstacle. - 2 - traînard,
maraudeur. - 3 - méchant avocat.
-
mŏrātōrĭus, a, um : dilatoire, qui sert à retarder.
-
moratus :
1
- mŏrātus, a, um : part. passé de moror.
2
- mōrātus, a, um [mores] : - a - qui a telles
ou telles moeurs. - b - où le caractère
est bien rendu.
- mulier
male morata, Plaut. : femme qui a de mauvaises moeurs.
- civitas
bene morata : cité bien policée.
- moratum
poema, Cic. : poème où les sentiments sont bien rendus.
- fabula
recte morata, Hor. : pièce de théâtre où les caractères sont bien
observés.
-
morax, ācis, adj. : qui retarde.
-
morbesco, ĕre : - intr. - Fort. tomber malade.
-
morbĭdus, a, um : - 1 - malade, maladif.
- 2 - malsain.
-
morbĭfĕr, ĕra, ĕrum : qui engendre la maladie.
-
Morbonia (Morbovia), ae, f. : Morbonie, pays des maladies.
- in
morboniam abire jussit, Suet. : il l'envoya promener.
-
morbōsĭtās, ātis, f. : Pall. état maladif.
-
morbōsus, a um : - 1 - malade, maladif.
- 2 - qui a la passion de, malade d'amour.
- etiam
si in aves morbosus est, Petr. 46 : malgré sa passion pour les oiseaux.
-
morbus, i, m. : (Lebaigue
P. 790 et P.
791) - 1 - maladie. - 2
- passion (maladie de l'âme), vice, désordre, passion excessive.
- morbo
laborare (affici) : être malade.
- in
morbo esse, Cic. : être malade.
- major
(comitialis, sacer, divinus) morbus : épilepsie.
- in
morbum incidere (cadere) : tomber malade.
- e
morbo recreari (evadere, convalescere) : relever de maladie.
- morbos
non sentire : n'être pas sujet aux maladies.
- Morbus
: le Mal (fils de l'Erèbe et de la nuit).
-
mordacĭtās, ātis, f. : nature piquante (ortie), aptitude à mordre,
âcrteté, causticité.
-
mordacĭtĕr, adv. : en mordant.
-
mordax, ācis : - 1 - qui mord, qui est
habitué à mordre. - 2 - piquant (en parl.
des plantes). - 3 - mordant, piquant, âpre
au goût, amer. - 4 - tranchant, coupant.
- 5 - qui use par le frottement, corrosif.
- 6 - qui agrafe, qui pénètre. - 7
- mordant, piquant, incisif, caustique, satirique. - 8
- qui ronge, dévorant.
-
mordĕo, ēre, momordi (arch. memordi), morsum : - tr. - 1
- mordre. - 2 - mâcher, dévorer, manger.
- 3 - mordre dans, entrer, pénétrer, s'engager
dans; miner, ronger, entamer, limer; piquer, pincer, être pénétrant,
saisir (en parl. de la température). - 4
- piquer (en parl. des plantes; piquer, avoir une saveur piquante. - 5
- mordre en paroles, attaquer, censurer, critiquer, blesser, piquer, déchirer.
- 6 - peiner, chagriner, inquiéter, tourmenter.
-
mordicus, adv. : - 1 - en mordant, avec
les dents. - 2 - opiniâtrement, obstinément.
-
more :
1
- morē, adv. : Plaut. bêtement, sottement.
2
- more : abl. sing. de mos.
-
mōres : plur. de mos.
-
mŏrētārĭum, ĭi, n. : c. moretum.
-
mŏrētārĭus, a, um : Apic. relatif au moretum.
-
mŏrētum, i, n. : le moretum (ragoût
ancien, composé d'herbes, de lait, de fromage, de vin, de farine...)
- non
pudet herbosum' dixi 'posuisse moretum in dominae mensis, Ov. Fast. 4 :
mais n'a-t-on pas honte de servir sur la table de la déesse le moretum,
ce ragoût aux herbes?
-
mŏrĭbundus, a, um : - 1 - moribond, mourant.
- 2 - mortel, périssable. - 3
- funeste, meurtrier, pestilentiel, mortel.
-
mōrĭgĕr : c. morigerus.
-
mōrĭgĕrātĭo, ōnis, f. : complaisance, condescendance.
-
mōrĭgĕrātŏr, ōris, m. : complaisant.
-
mōrĭgĕro, āre : c. morigeror.
-
mōrĭgĕror, āri, ātus sum : - intr. avec dat. - condescendre à,
être complaisant pour, faire des concessions.
-
mōrĭgĕrus, a, um : complaisant, docile, soumis, obéissant.
-
Mŏrini, ōrum, m. : les Morins (peuple de Gaule).
-
mŏrĭo, ōnis, m. : bouffon, un imbécile, un monstre.
-
mŏrĭor, mŏri, mortŭus sum : - 1 - mourir,
décéder. - 2 - périr, perdre la vie, expirer,
succomber. - 3 - se consumer, mourir (de plaisir,
de dépit...). - 4 - cesser d'être, finir,
être anéanti, être détruit. - 5 - s'éteindre,
cesser.
- part.
fut. mŏrĭtūrus.
- fame
mori : mourir de faim.
- morbo
mori : mourir de maladie.
- mori
ex vulnere, Liv. : mourir d'une blessure.
- flammas
vidi nullo concutiente mori, Ov. Am. 1 : j'ai vu les flammes (des torches)
s'éteindre quand on ne les agitait pas.
- quid
femineis ululatibus terrificas, moriture, viros? Stat. Theb. 7 : pourquoi
cherches-tu, quand tu vas mourir, à effrayer des hommes par tes hurlements
de femme?
- nunc
morere : maintenant, meurs.
- have
imperator, morituri te salutant! Suet. Claud. : salut à l'empereur! ceux
qui vont mourir te saluent!
- sua
morte mori : mourir d'une mort naturelle.
- moriar
si... Cic. : que je meure si... (sorte de serment).
- virgae
in tergo meo morientur, Plaut. : les verges finiront par se briser sur
mon dos.
- moriente
die, Stat. : au déclin du jour.
- leges
mortuae, Cic. : lois tombées en désuétude.
-
moriri, inf. arch. = mori ---> morior.
-
moris :
1
- mōrĭs : gén. sing. de mos.
2
- mōrīs : dat. et abl. plur. de morum.
-
mŏrĭtŭrĭo, īre : - intr. - désirer la mort.
-
mŏrĭtūrus, a, um ---> morior.
-
moro, āre : c. moror, āri.
-
moror : (Lebaigue
P. 791 et P.
792)
1
- mŏror, āri, ātus sum :
a - intr. - s'attarder, agir avec lenteur,
tarder à; s’arrêter, séjourner, demeurer, rester.
- eamus
ergo ad cenam : quid stas? Thr. ubi vis :
non moror, Ter. Eun. 3, 2, 6 : eh bien, allons dîner : qu'attends-tu?
Thr. quand tu voudras;
je ne te retiens pas.
- quid
multis moror? Ter. And. 1, 1, 87 : pourquoi tarder à parler davantage?
(= abrégeons).
- ne
multis morer, Cic. Verr. 2, 4 : bref!
- Brundisii
moratus es, Cic. Fam. 15 : tu as fait une halte à Brindes.
- haud
multa moratus, Virg. En. 3 : sans tarder, aussitôt.
- nec
plura moratus, Virg. En. 5 : sans tarder, aussitôt.
- rosa
quo locorum Sera moretur, Hor. : où se trouve encore la rose tardive.
- Corycia
semper qui puppe moraris, Juv. 14 : toi qui restes toujours sur un navire
corycien.
- ab
omnibus sciscitor qui ex ista regione veniunt quid agas, ubi et cum quibus
moreris, Sen. Ep. 32 : à tous ceux qui viennent de ta région, je demande
ce que tu fais, où et avec qui tu demeures.
- nec
morati sunt quin decurrerent ad castra, Liv. 40, 31, 8 : et ils ne tardèrent
pas à fondre sur le camp.
- morati,
ōrum, m. Liv. : les soldats laissés en arrière.
- ad
sexcentos moratorum in citeriore ripā cepit, Liv. : il fit prisonniers
environ six cents hommes, qui étaient restés sur l'autre bord.
- ad
duo milia aut moratorum aut palantium per agros, Liv. 24 : environ deux
mille hommes, restés en arrière ou qui erraient dans les campagnes.
b - tr. - retarder, retenir, empêcher, différer,
s'opposer à.
- praemittit
equites, qui primum impetum sustineant ac morentur, Caes. B. C. 2, 26 :
il envoya au-devant la cavalerie pour soutenir le premier choc et ralentir
(l'attaque).
- morari
ab itinere hostem, Liv. 23, 28, 9: retarder l'ennemi dans sa marche.
- argentum
non morabor quin feras, Plaut. As. : je ne t'empêche pas d'emmener tout
de suite l'argent.
- tribunos
appellavit et, nullo morante arreptus a viatore, Liv. 3 : il en appela
aux tribuns et, personne n'intervenant, il fut arrêté par l'huissier.
- nihil
morari aliquem : ne pas retenir qqn, le laisser partir.
- nihil
amplius vos moramur, Capitol. : nous ne vous retenons plus (formule par
laquelle le président congédiait l'assemblée).
- C.
Sempronium nihil moror, Liv. 4 : je ne retiens plus C. Sempronius ( = je
retire mon accusation contre C. Sempronius).
c - tr. - avec une négation ne
pas s'opposer (à une chose), pas être attaché (à une chose), ne pas
y tenir, ne pas s'en soucier (non moror, nihil
moror...).
- aliquid
nihil morari (aliquid non morari) : ne pas être attaché à qqch, ne pas
se soucier de qqch, ne pas faire cas de qqch.
- vina
nihil moror illius orae, Hor. Ep. 1, 15, 16 : je n'estime pas les vins
de ce canton.
- nec
dona moror, Virg. En. 5 : et je n'attends pas de récompenses.
- nil
ego istos moror faeceos mores, Plaut. Trin. 2 : je n'ai aucun goût pour
ces moeurs ignobles.
- nihil
moror barbarico ritu esse, Plaut. : je ne me soucie pas de la nourriture
des barbares.
- nihil
moror mihi istius modi clientes, Plaut. : je ne me soucie pas des clients
de cette espèce.
- i
quo properabas, nihil moror, Plaut. : va où tu courais, je m'y oppose
pas (= cela m'est égal).
- nihil
moror eos salvos esse, Cic. Phil. 13 : il m'est bien égal qu'ils aient
la vie sauve.
- nil
moror eum tibi esse amicum, Plaut. Trin. 2 : il m'est bien égal que tu
l'aies pour ami.
- nihil
ego moror quominus decemviratu abeam, Liv. 3 : ce n'est pas moi qui mettrai
du retard à quitter le décemvirat.
d - tr. - retenir l'attention de, intéresser,
captiver, charmer.
- morari
populum, Hor. : intéresser le peuple.
- morari
oculos auresque, Hor. : charmer les yeux et les oreilles.
2
- mōror, āri : Plaut. Suet. être fou, extravaguer, déraisonner.
- cf.
grec. μωρός : sot, fou, insensé.
-
morōsē, adv. : - 1 - avec une humeur
chagrine. - 2 - avec soin, scrupuleusement.
-
morosĭtās, ātis, f. : - 1 - morosité,
humeur chagrine. - 2 - raffinement, purisme.
-
morōsus, a um : - 1 - morose, chagrin,
maussade, bourru, bizarre, fantasque. - 2
- scrupuleux, exigeant, difficile, délicat. - 3
- incommode, désagréable, ennuyeux, pénible.
-
Morpheūs, ĕi (ĕos), m. : Morphée (fils du Sommeil et de la Nuit,
dieu du sommeil).
- gr.
Μορϕεύς, έως.
- voir
hors site : Morphée.
-
mors :
1
- mors, mortis, f. : - a - mort, trépas,
décès. - b - fin, destruction (des choses).
- c - cadavre, homme mort, homme mourant.
- d - au plur.
ce qui donne la mort; coups mortels.
- mors
necessaria : mort naturelle.
- morte
suâ mori, Sen. : mourir de sa belle mort.
-
mortem sibi consciscere, Verr. 2, 3, 56, § 129 : se donner la mort.
- mortem
obire, Cic. Phil. 5, 17, 48 : mourir.
2
- Mors, Mortis, f. : la Mort (fille de l'Erèbe et de la Nuit).
-
morsicātim, adv. : en mordillant.
-
morsico, āre : - tr. - mordre à plusieurs reprises, mordiller.
-
morsiuncŭla, ae, f. : petite morsure.
-
morsum, i, n. : morceau enlevée en mordant.
-
morsus :
1 - morsus, a, um : part. passé de mordeo; mordu.
- morsa,
ōrum, n. Plin. : les morsures.
2
- morsŭs, ūs, m. : - a - morsure. - b
- goût piquant, goût piquant, âcreté. - c
- attaque, atteinte (de la rouille). - d -
agrafe, dent (d'une ancre). - e - atteinte
de la douleur, souci cuisant, douleur, peine, chagrin.
-
mortālis, e : - 1 - sujet à la mort,
mortel, périssable. - 2 - relatif à la mort.
- 3 - qui a une fin, destiné à finir, passager,
transitoire. - 4 - qui appartient à la condition
de l'homme, humain, terrestre. - 5 - qui donne
la mort (à l'âme).
- mortalis,
is, m. : un mortel (= un homme).
- mortalis
crimen, Cypr. : péché mortel.
-
mortalĭtās, ātis, f. : - 1 - mortalité,
nature mortelle. - 2 - fragilité, caducité,
courte durée (des choses). - 3 - la nature
humaine, l'humanité, la condition humaine. - 4
- le genre humain, les mortels, les humains. - 5
- qqf. la mort.
-
mortarĭum, ĭi, n. : - 1 - mortier (pour
piler). - 2 - auge de maçon. - 3
- mortier, ciment. - 4 - drogue, potion (préparée
dans le mortier).
-
mortĭcīnus, a, um [mors] : crevé, mort.
- morticinum,
i, n. : charogne (t. d'injure).
- morticine,
Plaut. : charogne!
-
mortifer (qqf. mortiferus), era, erum : qui cause la mort, mortel, fatal.
-
mortiferē, adv. : mortellement.
-
mortiferus : c. mortifer.
-
mortificātĭo, ōnis, f. : mort, destruction.
-
mortifico, āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- tuer, faire mourir, anéantir. - 2 - mortifier.
-
mortificus, a, um : mortel, qui cause la mort.
-
mortualĭa, ĭum, n. : - 1 - (s.-ent. carmina)
chants funèbres. - 2 - (s.-ent. vestimenta)
vêtements de deuil.
-
mortŭārĭus, a, um : mortuaire.
-
Mortŭum mare, n. : - 1 - la mer Glaciale
(au nord de l'Europe). - 2 - la mer Morte
(en Judée).
-
mortŭus, a, um : part. passé de morior. - 1
- mort. - 2 - paralysé (en parlant d’un
membre). - 3 - qui a cessé d'être, aboli;
sans force, faible.
-
mŏrŭla, ae, f. : (Lebaigue
P. 792 et P.
793) - 1 - léger retard, court délai.
- 2 - faible temps d'arrêt.
-
mōrŭlus, a, um : noir (de peau).
-
mōrum, i, n. : mûre (fruit).
-
morus :
1
- mōrus, a, um : extravagant, fou.
2
- mōrus, i, f. : mûrier.
-
mōs, mōris, m. :
- sine
more : - a - sans mesure, sans frein, sans
bornes, violemment. - b - sans loi, sans règle.
- c - contrairement à la règle.
- atra
tempestas sine more furit, Virg. En. 5 : une noire tempête se déchaîne
avec une violence inouïe.
1 - volonté (de qqn), désir, caprice.
- suo
more vivere, Ter. : vivre à sa fantaisie, vivre à sa guise.
- alieno
more vivere, Ter. : vivre selon le caprice d'autrui, dépendre des autres.
- morem
gerere alicui : faire la volonté de qqn, obéir à qqn, être complaisant
pour qqn.
- geram
tibi morem, Cic. Tusc. 1 : je me plierai à ce que tu désires.
- cum
Dion non desisteret obsecrare Dionysium ut Platonem Athenis arcesseret,
ille, qui in aliqua re vellet patrem imitari, morem ei gessit, Nep. : comme
Dion ne cessait de supplier Denys de faire venir Platon d’Athènes, ce
tyran, qui voulait sur quelque point faire comme son père, fit ce qu'il
désirait.
- regis
voluntati morem gerendum putavit, Nep. : il crut devoir obéir à la volonté
du roi.
- gestus
est ei mos, tresque legati Athenas missi sunt, Nep. : on fit ce qu'il voulait
et on envoya trois députés à Athènes.
- adulescenti
morem gestum oportuit, Ter. Ad. : il fallait se plier aux caprices de ce
jeune homme.
-
molestus certe ei fuero atque animo morem gessero, Ter. And. : je lui aurai
du moins fait de la peine et j'aurai déchargé ma colère.
2 - coutume, usage, tradition; droit coutumier.
- mos
: loi non écrite, usage, tradition, coutume <> lex
: loi écrite.
- morem
facit usus, Ov. : l'usage fait loi.
- mos
hominum (moris hominum) est ut : les hommes ont pour habitude de.
- mos
est ut... : l'usage est que...
- mos
est + inf. : c’est une coutume de.
- majorum
more : suivant la coutume des ancêtres, suivant la tradition.
- nostro
more : suivant nos usages.
- sine
more facinus, Stat. : crime sans exemple, crime inouï.
- praeter
morem, Ter. : contre la coutume.
- in
morem venire : passer en usage.
- quod
moris est (ut moris est), Tac. : comme c'est l'usage.
- reis
moris est summittere capillum, Plin. Ep. 7 : la coutume des accusés est
de laisser pousser leurs cheveux.
- moris
est ab imperatore consules invitari ad cenam, Val.-Max. : il est d'usage
que les consuls soient invités à dîner par le général.
- negavit
moris esse Graecorum ut in convivio virorum accumberent mulieres, Cic.
Verr. 2, 1 : il affirma qu'il n'est pas dans l'habitude des Grecs que les
femmes paraissent dans un festin à côté des hommes.
- fecerat
sibi morem Alexamenus circumeundi, Liv. 35 : Alexamène avait pris l'habitude
de parcourir...
3 - surtout au plur.
conduite, procédé, manière d'agir, genre de vie, habitude, caractère,
moeurs, naturel.
- qui istic mos est? Ter. Heaut. : quelle est cette manière d'agir?
- corrumpunt
mores bonos colloquia mala, Vulg. 1 Cor. 15 : les mauvaises compagnies
corrompent les bonnes moeurs.
- periere
mores, Sen. : c'en est fait de la vertu!
- mores
feri immanisque natura, Cic. Rosc. Am. 13 : des moeurs féroces et un naturel
barbare.
- mores
perditi, Cic. : moeurs perverses.
- conveniunt
mores; valeant qui inter nos discidium volunt, Ter. And. : nos caractères
s'accordent; au diable ceux qui veulent nous brouiller!
- nota
tibi est hominis probitas, Caesar, noti mores, Cic. Dej. : tu connais,
César, la probité de cet homme, tu connais son caractère.
4 - règle de conduite, loi, norme.
- constituere
regni mores, Liv. : fixer les règles du gouvernement.
- pacis
imponere morem, Virg. : imposer les conditions de la paix.
- moresque
viris et moenia ponet, Virg. En. 1 : et il établira pour ses hommes des
lois et des remparts.
5 - manière d'être, manière, état, nature.
- mores
siderum, Plin. : cours des astres.
- mos
caeli, Virg. : l'état du ciel.
- more
ou in morem ou
ad morem + gén. : à la manière de, comme.
- in
morem stagni, Virg. : comme un lac.
- pecudum
in morem, Flor. : comme des troupeaux.
-
Mosa, ae, f. : la Meuse (fleuve de Gaule).
-
Mosella, ae, f. : la Moselle (rivière de Belgique).
-
Mōsēs (Mōysēs), is ou i (acc. Moysen), m. : Moïse (législateur
des Juifs).
- voir
hors site : Moïse.
-
mostellārĭus, a, um : de revenant.
- Mostellaria,
ae, f. : le Fantôme (pièce de Plaute).
-
mostellum, i, n. : monstre, spectre, fantôme.
-
mōtābĭlis, e : mobile.
-
mōtacilla, ae, f. : hoche-queue, bergeronnette.
-
mōtātĭo, ōnis, f. : mouvement fréquent.
-
mōtātŏr, ōris, m. : moteur, qui donne le mouvement.
-
mōtĭo, ōnis, f. : - 1 - action de mouvoir,
mouvement, impulsion, agitation; émotion. - 2
- accès de fièvre, frisson. - 3 - destitution,
dégradation.
-
mōtĭto, āre : - tr. - mouvoir souvent.
-
mōtĭuncŭla, ae, f. : petite poussée de fièvre.
-
mōto, āre : - tr. - mouvoir fortement; mouvoir souvent.
-
mōtŏr, ōris, m. : Mart. celui qui remue, celui qui berce.
-
mōtōrĭus, a, um : plein de mouvement.
- motoria
(comoedia) : comédie d'intrigues, pleine de rebondissements.
- mōtōrĭum,
ĭi, n. : Tert. force motrice.
-
motus :
1
- mōtus, a, um : part. passé de moveo.
2
- mōtŭs, ūs, m. : - a - mouvement, agitation,
secousse, ébranlement. - b - au
plur. danse; exercices du corps. - c
- action (oratoire), geste, mouvement du corps. - d
- mouvement de la sève, progrès de la végétation. - e
- mouvement, agitation d'une foule. - f -
activité de l'esprit; mouvement de l'âme, émotion, trouble, passion,
transport. - g - mouvement (politique), émeute,
sédition. - h - mobile, motif, causes. -
i - au plur.
tropes.
-
mŏvens, entis : (Lebaigue
P. 793 et P.
794) part. prés. de moveo.
-
mŏvĕo, ēre, mōvi, mōtum : - tr. - 1
- mettre en mouvement, mouvoir, remuer, agiter; éloigner, écarter. -
2 - pousser, produire (plantes). - 3
- déterminer à, pousser à. - 4 - toucher,
émouvoir. - 5 - provoquer, faire naître.
- 6 - ébranler, faire chanceler. - 7
- remuer, agiter (des pensées).
- signum
loco movere : arracher de terre l’étendard.
- heredes
movere : évincer des héritiers.
- movere
aliquem ut : pousser qqn à.
- movere
quominus : être écarté de.
- movet
feroci juveni animum conploratio sororis, Liv. 1 : le chagrin de la soeur
<agite l'esprit au jeune homme féroce> = excite la colère du jeune
homme.
- admirationem
movere : provoquer l'admiration, susciter l'admiration.
- risum
movere : faire rire, prêter à rire.
- aliquem
de sententia movere : faire changer qqn d’avis.
- se
movere ( moveri) : se mettre en mouvement, se mouvoir, partir; se remuer,
s’agiter, se révolter.
- moveri
(passif) : être remué (par un sentiment), être ému, être touché.
- movere
signa : se mettre en marche.
- movere
castra : lever le camp.
- movere
corpora : rendre malade.
-
mox, adv. : - 1 - bientôt, sous peu. -
2 - bientôt après, ensuite, puis, après.
- 3 - Col. il n'y a qu'un instant.
- mox ego huc revertor, Ter. And. : je reviens à l'instant.
- quam mox : < comment bientôt >.
- exspecto quam mox Chaerea hac oratione utatur, Plaut. : je m'attends à ce que bientôt Chéréa nous tienne ce langage.
- exspectabant quam mox consulibus creandis comitia edicerentur, Liv. 3 : on attendait que bientôt seraient convoqués les comices pour la nomination des consuls.
- provisam quam mox vir meus redeat domum, Plaut. Men. : je veux voir si mon mari va bientôt revenir à la maison.
- intenti quam mox signum daretur, Liv. : attentifs et attendant le signal qui ne pouvait tarder.
- quam mox coctum est prandium? Plaut. Rud. : le dîner est-il bientôt cuit?
- Dochi, deinde Gymnetes, mox Anderae, Plin. 6 : les Doches, ensuite les Gymnètes, puis plus loin, les Andères.
- nec amplius quam mox tres consulatus gessit, Suet. : et, par la suite, il ne fut plus que trois fois consul.
- glans optima in quercu, mox aesculo, Plin. 15 : le meilleur gland est celui du chêne, appelé quercus, puis vient celui de l'aesculus.
- camelis, mox equis, Plin. 18 : chez les chamelles, et en second lieu chez les juments.
- mox ubi, Liv. (mox ut, Flor.; mox quam, Dig.) : dès que.
-
Moxoēnē, ēs, f. : Moxoène (partie de la grande Arménie).
-
Mōysēs : c. Mōsēs.