===> Dico
- no :
- Gaffiot
P. 1033-1035 --- Lebaigue
P. 822.
1
- no, nāre, nāvi, nātum : - intr. -
a
-
nager.
- Plaut. Aul. 595; Catul. 64, 1; Ov. M. 1,
304.
- nare sine cortice, Hor. S. 1, 4, 120 : nager sans liège.
- ars
nandi, Ov. : la natation.
- nantes, ium, f. : oiseaux aquatiques. --- Col. 8, 14, 1.
b - naviguer.
- Catul. 66, 45.
c -
rouler, être agité [en parl. des
flots].
- Catul. 64, 274.
d - voler [en parl. des abeilles].
- Virg. G. 4,
59.
e
- flotter [en parl. des yeux d'un homme ivre].
- tardescit
lingua, madet mens, nant oculi, Lucr. 3 : sa langue est engourdie, son
intelligence est noyée, ses yeux flottants.
2
- No, indécl. f. : No (ville d'Egypte).
--- Hier. Ezech 30, 14.
- Nōa, ae
: - 1 - masc. c. Noe.
--- Sedul. 1, 158. - 2 - fém. ville d'Ethiopie. --- Plin. 6, 178.
- Nōbĭlĭor,
ōris, m. [nobilis] : Nobilior (surnom des Fulvii). --- Liv. 37, 47; 39, 5.
- M.
Fulvio Nobiliore et Cn. Manlio Vulsone consulibus, Liv. : sous le
consulat
de Fulvius Nobilior et de Cn. Manlius Vulso.
- nobilis :
1
-
nōbĭlis
(arch. gnōbĭlis --- P. Fest. 174), e :
a
- sens
primitif qu'on peut connaître, facile à connaître; connu.
- neque is
umquam nobilis fui, Plaut. Ps. 1112 : jamais je n'ai été de leurs
connaissances. --- cf. Tac. H. 3, 39 (mss).
b - bien
connu, célèbre, illustre,
renommé, noble, glorieux; fameux (péjoratif
ou
laudatif ).
- nobilis
ferebatur, Nep. 25, 1, 3 : il avait une célébrité.
- nobilis,
is, m. : un noble.
- sequitur hunc annum nobilis clade Romana
Caudina pax, Liv. 9, 1, 1 : après cetta année vient la paix Caudine,
célèbre par la défaite des Romains.
- aedes nobilissimae, Cic. Dom. 116 : la plus connue des
maisons. --- cf. Verr. 1, 53; 4, 96; Pomp. 33.
- nihil erat ea pictura
nobilius, Cic. Verr. 4, 122 : il n'y avait rien de plus célèbre
que cette peinture. --- cf. Verr. 4, 20; Tusc. 3, 75; Br. 122.
- nobilis in
primis philosophus, Cic. Rep. 1, 3 : philosophe illustre entre
tous. --- cf. Inv. 2, 7; de Or. 1, 47; R. Post. 23.
- [en mauv. part] aliud ejus facinus nobile, Cic. Verr. 2, 82 : un autre de ses
exploits bien connu. --- cf. Verr. 4, 73; Liv. 39, 9, 5; Plaut. Rud. 619.
c
- noble, de famille noble, de noble naissance [qui a le jus imaginum].
- Cic. Verr. 5, 181; Cael. 31, etc. ; Sen. Ep. 44, 5.
- nobiles nostri, Plin. Ep. 5, 17, 5 : nos nobles, notre noblesse.
- nobilis, nobilissimus : noble, nobilissime [titre à la cour des
empereurs]. --- Cod. Th. 10, 25, 1; etc.
2
-
Nōbĭlis, is, m. : nom d'homme. --- Inscr.
- nōbĭlĭtās,
ātis, f. :
1 - notoriété, célébrité, renommée.
- Cic. Tusc. 2, 59 ; Arch. 26 ; Nep. Thras. 1, 3.
2
- noblesse, naissance noble [possession du jus imaginum].
- Cic. Amer. 16; Br. 62; Caes. BG. 7, 38, 2 ; Sall. J. 64, 1.
- ingenio
ac virtute nobilitatem consequi, Cic. Sest. 136 : par son
intelligence et ses talents conquérir [l'entrée dans] la noblesse.
- nobilitas : les nobles, l'aristocratie. --- Cic. Agr 2, 6 ; Planc. 18 ; Balb. 51 ;
Nat. 2, 9 ; Liv. 26, 12, 8.
3
- excellence, supériorité.
- Cic. de Or.
3, 141 ; Ov. P. 2, 5, 56.
4
- distinction morale.
- Tac. An. 1, 29.
-
nōbĭlĭtātus, a, um : part. p. de nobilito.
- nōbĭlĭtĕr,
adv. [nobilis] : d'une manière distinguée, remarquable. --- Plin. 34, 91.
- nōbĭlius, Sid. Ep. 9, 9.
- nōbĭlissime, Quint. 12, 1, 16.
- nōbĭlĭto,
āre,
āvi,
ātum :
1 - faire connaître, rendre fameux
(qqn ou qqch).
- [en bonne part] Cic. Tusc. 1, 34 ; Fl. 63.
- [en
mauv. part] Ter. Eun. 1021; Cic. Off. 2, 26.
2 - mettre en relief,
ennoblir.
- Vell. 2, 96, 1.
- nōbīs
: dat. et abl. de nos.
- nobiscum
: avec nous.
-
Nobundae, ārum, m. : peuple de l'Inde. --- Plin. 6, 76.
- nŏcens,
entis : part.-adj. de noceo.
- gén. plur. nocentium Her. 4, 15; nocentum Ov. P. 1, 8, 19.
1
- qui nuit, nuisible, malfaisant, pernicieux, funeste [pers.
et choses].
- Cic. Nat. 2, 120 ; Juv. 6, 620.
- edere
cicutis alium nocentius, Hor. Epo. 3, 3 : manger de l'ail plus empoisonneur que
la
ciguë.
2
- coupable,
criminel.
- Cic. Off. 2, 51.
- nocentissimus, Cic. Verr. pr. 47.
- nocens,
entis, m. : un coupable, un criminel, un malfaiteur. --- Cic. Off. 2, 51; de Or. 1, 202.
- nŏcentĕr,
adv. [nocens] : - 1
- de manière à nuire, à faire du mal. --- Col. 8, 2, 10 ;
Cels. 5 28, 11. - 2
- d'une manière coupable. --- Tert. Apol. 14.
- nŏcentĭa,
ae, f. : culpabilité, méchanceté. --- Tert. Apol. 40.
- nŏcĕo,
ēre, cŭi, cĭtum : - intr. avec dat. -
- arch. inf. prés. pass. nocerier, Plaut. Curc. 2, 3, 73; gén. plur. nocentūm, Ov. P. 1, 8, 19; perf. subj. noxit = nocuerit Lucil. d. Paul. ex Fest. s. v. Fama, p. 360 Müll.; Front. Caes. 3, 13.
1 - nuire, faire du
mal, causer du tort.
- nocere
alicui : faire du tort à qqn.
- formule
du fétial - noxam nocere, Liv. 9, 10, 9 :
commettre une faute.
- passif
- quod si nocueris, noceberis ab alio, Inscr. : si tu fais du mal, un
autre
t'en fera.
- larix
ab suco vehementi amaritate ab carie aut tinea non nocetur, Vitr. : le
larix n'a rien à craindre de la vermoulure et des teignes, grâce à la
violente amertume de ses sucs.
- passif
impers. - ut in agris vastandis hostibus
noceretur, Caes. BG.
5, 19 : pour qu'on nuisît aux ennemis en dévastant les campagnes.
- ipsi
nihil nocitum iri, Caes. BG. 5, 36, 2 : [il répondit] qu'à lui en
personne
il ne serait fait aucun mal.
- ne
quid eis noceatur, Caes. : pour ne leur nuire en rien (quid
: relativement à qqch).
- mihi
nihil ab istis noceri potest, Cic. Cat. 3, 37 : ces gens-là ne peuvent
me nuire en rien.
- rostro
noceri non posse cognoverant, Caes. BG. 3, 14, 4 : ils avaient reconnu
que l'éperon ne pouvait faire de mal.
2 - être nuisible,
être funeste, être malfaisant.
- Hor.
Ep. 1, 8, 11; Sen. Ir. 1, 5, 2.
- avec
dat. frugibus nocere, Virg. B. 10, 76 : être nuisible aux moissons.
3 - tr. - latin
décad. - nuire, léser.
- nocere
aliquem : léser qqn.
- Vulg.
Luc. 4, 35, etc.
- Nochaeti, ōrum, m., peuple de l'Arabie. --- Plin. 6, 148.
- nŏcĭbĭlis,
e [noceo] : qui peut nuire, nuisible. --- Lucif. 5, 15.
- nŏcĭbĭlĭtās,
ātis, f. [noceo] : possibilité de nuire. --- Hilar. Solesm. 1, 61.
- nŏcīvē,
adv. [nocivus] : d'une manière nuisible. --- Fort. Mort. 3, 311.
- nŏcīvus,
a, um [noceo] : nuisible, dangereux. --- Phaedr. 1, 29, 31; Plin. 20, 12.
- noctantĕr,
adv. [nox] : nuitamment. --- Cassiod. Eccl. 6, 21.
- noctĕ et noctū, abl. pris advt. : de nuit, pendant la nuit.
- Cic.
Att. 4, 3, 3 ; Fam. 4, 3, 4 ; Liv. 21, 32, 10 II Cic. Tusc. 4, 44 ;
Mil. 52 ; Div. 1, 69 ; Caes. BG. 1, 8.
- noctesco,
ĕre [nox] : - intr. - devenir sombre, s'obscurcir. --- Fur. d. NON. 145, 11; Gell. 18, 11, 3.
- noctescit
: la nuit tombe.
- noctĭcŏla,
ae, m. [nox + colo] : qui aime la nuit. --- Prud. Ham. 636.
- noctĭcŏlŏr,
ōris [nox + color] : qui est de la couleur de la nuit. --- Laev. d. Gell. 19, 7, 6 ; Aus. Idyl. 12.
- noctĭcŭlus,
a, um [nox] : nocturne. --- Hilar. Metr. 76.
- noctĭfĕr,
ĕri, m. [nox + fero] : l'étoile du soir [Hespérus]. --- Catul. 62, 7 ; Calp. Ecl. 5, 121.
- noctĭlūca,
ae, f. [nox + luceo] :
1
- celle qui luit pendant la
nuit : [la lune]. --- Varr. L. 5, 68 ; Hor. O. 4, 6, 38.
2
- lanterne. --- Varr. Men. 292
- noctĭlūcus,
a, um : qui luit pendant la nuit. --- Hilar. Gen. 84.
- noctĭsurgĭum,
ĭi, n. [nox + surgo] : action de se lever pendant la nuit. --- P. Fest. 78, 1.
- noctĭvăgus,
a, um [nox + vagus] : qui erre pendant la nuit. --- Lucr. 5, 1191 ; Virg. En. 10, 216 ; Stat. Th. 10, 158.
- noctĭvĭdus,
a, um [nox + video] : qui voit pendant la nuit. --- Capel. 6, 571.
- noctū
: voir nox et nocte.
- noctua :
1
- noctŭa,
ae, f. [nox] : chouette, hibou.
- Varr. L. 5, 76 ;
Plaut. Men. 663 ; Plin. 10, 39.
- Athenas noctuam mittere, Cic. Q. 2,
15, 16, 4 : envoyer des chouettes à Athènes = porter de l'eau à la
rivière.
2
- Noctŭa,
ae, m. : surnom romain. --- Fast.
- noctŭābundus,
a, um [*noctuor, nox] : qui voyage pendant la nuit. --- Cic. Att. 12, 1, 2.
- noctuinus :
1
- noctŭīnus,
a, um [noctua] : de hibou, de chouette. --- Plaut. Curc. 191.
2
- Noctŭīnus, i, m., nom d'h. --- Virg. Cat. 4, 1.
- Noctulĭus, ĭi, m. : divinité des Brixiani. --- Inscr. Murat. 98, 4.
- noctŭlūcus, i, m. : qui veille la nuit. --- * Varr. L. 5, 99.
- nocturnālis, e [nocturnus] : de nuit, nocturne. --- Sid. Ep. 7, 16; Alcim. Ep. 33.
- nocturnus :
1
- nocturnus,
a, um [noctu] :
a - de nuit,
nocturne,
qui se fait la nuit. --- Cic. CM 82; Mil.
9 ; Hor. Ep. 1, 19, 11.
b
- poét., jouant le rôle d'adv. qui agit dans
les ténèbres, pendant la nuit. --- Hor. S. 1, 3, 117 ; 2, 6, 100 ; Virg.
G. 3, 538.
2
- Nocturnus,
i, m. : le dieu de la nuit. --- Plaut. Amp. 272.
- noctŭs,
ūs (uis), f. arch. : c. nox.
- noctūvĭgĭlus,
a, um : qui veille la nuit. --- Plaut. Curc. 196.
- nŏcŭi
: parf. de noceo.
- nŏcŭmentum,
i, n. [noceo] : ce qui nuit, préjudice. --- C.-Aur. Chron. 1, 1, 31 ; Firm. Math. 6, 27.
- nŏcŭus,
a, um [noceo] : nuisible, qui fait du mal. --- Ov. Hal. 130; Scrib. 114.
- nōdāmĕn,
ĭnĭs, n. [nodo] : nouement, noeud. --- P.-Nol. Carm. 19, 593.
- nōdāmentum,
i, n. [nodo] : partie noueuse, noeud [du bois]. --- P.-Nol. Ep. 24, 30.
- nōdātĭo,
ōnis, f. [nodo] : état noueux [d'un arbre]. --- Vitr. 2, 9, 7.
- nōdātus,
a, um : part.-adj. de nodo. - 1
- noué, attaché par un noeud. --- Ov. - 2
- noueux.
--- Plin. - 3 - qui tourbillonne
(en parl. d'un gouffre). --- Stat.
- nōdĭa,
ae, f. : une plante inconnue. --- Plin. 24, 75.
- Lebaigue
P. 823.
- Nōdīnus,
i, m. : le Nodinus (fleuve du Latium, adoré comme un dieu). --- Cic. Nat. 3, 52 ; Aug. Civ. 4, 8.
- nōdo,
āre, āvi, ātum [nodus] : - tr. - nouer, lier, fixer par un noeud. --- Cato, Agr. 32, 2 ; Virg. En. 4, 138.
- nōdātus, a, um : - a
- noueux. --- Plin. 13, 123 ; 16, 186. - b
- en forme de noeud, tourbillonnant. --- Stat. Th. 9, 276.
- nōdōsē,
adv. (inusité) : d'une manière enveloppée, obscurément.
- nōdōsius. --- Tert. Res. Carn. 46.
- nōdōsĭtās,
ātis, f. [nodosus] : nodosité, complication. --- Aug. Conf. 2, 10.
- nōdōsus,
a, um [nodus] :
1 - noueux,
qui a beaucoup de noeuds.
- dextra
validum nodosumque stipitem praeferebat, Curt. 9 : il portait à la main
droite un fort gourdin noueux.
- nodosa
lina, Ov. M. 3 : filets.
- Ov. H. 10, 101 ; Val. Fl. 8, 298; Plin. 17, 176.
2 - qui noue les
articulations [goutte].
- nodosa
cheragra : la goutte noueuse. --- Hor. Ep. 1, 1, 31; Ov. P. 1, 3, 23.
3
- fig. noueux, compliqué, difficile.
- nodosae
quaestiones : questions embrouillées. --- Macr. S. 7, 1.
- nodosissimi libri : livres très obscurs. --- Aug. Conf. 4, 16.
4
- retors.
- nodosus
Cicuta, Hor. : le retors Cicuta.
- Nōdōtus,
i, m. : c. Nodutus.
- nōdŭlus,
i, m. [nodus] : petit noeud. --- Apul. M. 3, 23 ; Plin. 21, 26.
- nōdus,
i, m. [*gnotus] :
- gr.
γνάθος : mâchoire -- angl.
knot.
- voir hors site nodus.
1 - noeud; noeud de
cheveux, chignon; objet
noué, ceinture; nodosité; cercle.
- Cic.
Tim. 13; Virg. En. 8, 260; Tac. G. 38; Virg. En. 1, 320.
- artissimo
nodo vinciri, Plin. : être attaché par un noeud très serré.
- centum
vinctus aenis post tergum nodis, Virg. En. 1 : lié derrière le dos par
cent noeuds d'airain.
- nodus
anni, Lucr. 5, 688 : le cercle de l'équateur.
2 - lacet, filet, rets.
- Manil.
5, 664.
3
- noeud (de l'arbre, du serpent);
articulation, jointure,
vertèbre; tumeur dure.
- hic
torre armatus obusto, stipitis hic gravidi nodis, Virg. En. 7 : l'un
est
armé d'un tison durci au feu, un autre d'un lourd bâton noueux.
- nodi
corporum qui vocantur articuli, Plin. : les jointures du corps qu'on
appelle
articulations.
- nodum
linguae rumpere, Gell. 5, 9, 2 : couper le filet de la langue. --- Just. 13, 7, 6.
- nodi
articulorum, Plin. 24, 5, 13, § 21 ; 30, 12, 36, § 110 : tumeurs dures
aux articulations.
- Virg.
En. 5, 279; Caes. G. 6, 27, 1; Plin. 11, 177.
4 - noeud, lien.
- amabilissimus
nodus amicitiae, Cic. Lael. 51 : le lien le plus aimable de l'amitié.
- nodo
necessitatis adstrictus, Amm. : sous l'étreinte de la nécessité.
- astr. nodi, Manil. 3, 618 : les quatre parties
du ciel où
commencent les saisons.
- Nodus,
Cic. Arat. 14 : le Noeud (étoile dans la constellation des Poissons).
5
- noeud, difficulté, embarras;
entrave, obligation.
- nodus
Herculis (nodus Herculaneus) : noeud d'Hercule (très difficile à
dénouer).
- in
nodum incidere, Cic. : tomber dans l'embarras.
- dum
hic nodus expediatur, Cic. Att. 5, 21, 3 : jusqu'à ce que cette
difficulté
soit tranchée. --- cf. Cic. ad Br. 1, 18, 5.
- qui
juris nodos et legum aenigmata solvat, Juv. : celui qui sera capable de
débrouiller les noeuds juridiques et les énigmes des lois.
- nodum
in scirpo quaerere, Plaut. : chercher un noeud sur un jonc (chercher
une
difficulté là où il n'y en a pas).
- nodi
religionum, Lucr. : les entraves de la superstition.
- nodos
imponere, Ov. : lier par serment.
- nodus pugnae, Virg. En. 10, 428 : ce
qui entrave la victoire.
6
- noeud (d'une pièce de théâtre),
intrigue.
- Hor.
P. 191.
-
Nōdŭtĕrensis dea, f. [nodus + tero] : déesse qui présidait au battage du blé. --- Arn. 4, 7 ; 11.
Nōdūtis : c. Nodutus.
- Nōdūtus,
i, m. : Nodutus (dieu qui forme les noeuds dans les chaumes ; dieu des moissons). --- Aug. Civ. 4, 8; Arn. 4, 131.
- Nōē,
indécl. m. : Noé (patriarche sauvé pendant le déluge). --- Bibl.
- gr. Νῶε.
- voir
hors site : Noé.
- Noega, ae, f. : ville de la Tarraconnaise. --- Plin. 4, 111.
- noegēum, i, n. : morceau d'étoffe ou mouchoir. --- Andr. d. P. Fest. 174 ; Placid. 486.
- Nŏĕmi, f. ind., et Nŏĕmis, is, f. : femme de la tribu de Benjamin, belle-mère de Ruth. --- Bibl.; Prud.
- Nŏēmōn, ŏnis, m. : nom de guerrier. --- Virg. En. 9, 767.
- gr. Νοήμων, ονος --- νοήμων : réfléchi, sage.
- noenŭ
(noenum), arch. [nĕ, oinom = unum] = non.
- Enn. An. 161; Plaut. Aul. 67 ; Lucr. 3, 199 ; 4, 717, cf. Non. 144, 3.
- nŏĕrus, a, um : intelligent. --- Tert. Val. 20.
- gr. νοερός.
- Noeta, ae, f. : ville de la Tarraconnaise. --- Plin. 4, 111.
- Nŏētus, i, m. : nom d'un hérésiarque. --- Isid.
- gr. νοητός : intellectuel; intelligent.
- Nŏētāni, ōrum, m. : sectateurs de Noétus. --- Isid.
-
Noidenolex (Noidenolix), icis, f. : ville d'Helvétie, auj. Neufchâtel. --- Inscr.
- Noini, ōrum, m. : habitants d'une ville de Sicile. --- Plin. 3, 91.
- nola :
1 - nŏla, ae, f. : cloche, clochette. --- Avian. 7, 8; Anecd. Helv. 182, 29.
2
- nōla, ae, f. [nolo] : celle qui refuse. --- Cal. d. Quint. 8, 6, 53.
3
- Nōla, ae, f. : Nole (ville de Campanie). --- Cic. Br. 12;
Liv. 9, 28; Plin. 3, 63, Vell. 1, 7, 2.
- gr. Νῶλα.
- Nōlānus,
a, um : de Nole. --- Liv.
23, 14 ; Sil. 12, 293.
- Nōlensis,
e : de Nole. --- Aug. Civ. 1, 10, 2.
- nōlens, entis : part. prés. de nolo.
- nōlentĭa,
ae, f. : action de ne pas vouloir, aversion. --- Tert. Marc. 1, 25.
- Noliba, ae, f. : ville de la Tarraconnaise. --- Liv. 35, 22.
- nōlo,
nolle, nōlŭi [ne + volo] : - tr. -
- arch. nevis, nevolt, nevelles, p. non vis, non volt, nolles : Plaut. Most. 762 ; 110 ; Trin. 1156, etc.; noltis = non voltis Lucil. d. Diom. p. 381.
- voir la
conjugaison.
1 - ne pas vouloir, refuser.
- pacem
nolle : refuser la paix.
- alia velle, alia nolle, Cic. Fin. 4, 71 : vouloir
certaines
choses, ne pas vouloir certaines autres.
- non nolle, Cic. de Or. 2, 75
: vouloir bien, ne pas faire d'objection.
- cumque
is se non nolle dixisset, Cic. : et comme il avait dit qu'il le voulait
bien.
- me nolente, Quint. 3,
6, 68 : malgré moi.
- quod nolim, Cic. Att. 7, 18, 3 : ce que
je ne voudrais pas,
ce qu'à dieu ne plaise.
- velim nolim, vellem nollem : bon gré, mal
gré.
- nolo
+ subj. sans ut : je
ne veux pas que.
- nolo accusator... adferat, Cic. Mur. 59 : je
ne
veux pas que l'accusateur apporte...
- nolo
perfidus sis : je ne veux pas que tu sois perfide.
- nolo mentiare (= mentiaris) : aperte
ita ut res sese habet narrato, Ter. Haut. 701 : je ne veux pas que tu
mentes; raconte-lui la chose ouvertement, telle qu'elle est.
- nolo
+ prop. inf. : je ne veux pas que.
- nolo
te esse perfidum : je ne veux pas que tu sois perfide.
- pluribus
praesentibus eas res jactari nolebat, Caes. BG. 1 : il ne voulait pas
que
l’affaire fût discutée en présence de plusieurs personnes.
- Cic. Font. 24; Har. 35; Rep. 4,
7, etc.; Caes. BG. 1, 18, 1; 3, 17, 3, etc.
- nolo... tantum flagitium
esse commissum, Cic. Verr. 5, 173 : je ne veux pas qu'un tel
scandale se trouve commis.
- mais nollem factum, Ter. Ad. 165 : je
voudrais que cela n'eût pas été fait, je le regrette.
- nollem datum,
Ter. Phorm. 796 : je regrette que (l'argent) ait été donné.
- avec inf. interpellare nolui, Cic. Br. 292 : je n'ai pas
voulu interrompre.
- surtout à l'impér. noli, nolito, nolite
: ne veuille pas, ne veuillez pas.
- tournure qui équivaut à une
défense noli existimare, Cic. Br. 148 : garde-toi de croire, ne
crois pas.
- nolite existimare, Cic. de Or. 2, 194 : ne
croyez pas.
- pléon. nolite... velle, Cic. Cael. 79 : daignez ne
pas vouloir. --- cf. Nep. Att. 4, 2.
- ellipt. sed nolo pluribus, Liv. 34,
32, 14 : mais je ne veux pas en dire plus long.
2 - ne pas vouloir
du bien à qqn (alicui), ne pas être favorable à, être mal disposé pour qqn.
- cui qui nolunt, iidem tibi, quod eum ornāsti, non sunt amici, Cic.
Fam. 1, 1, 3 : ceux qui ne lui sont pas favorables ne sont pas non plus
tes amis, car tu l'as trop exalté.
- noltis : v. nolo.
- nōluntās,
ātis, f. [nolo] : c. nolentia. --- Gloss. Plac.
- Nŏmades,
um, m. : les Nomades (nom donné à plusieurs peuples de Numidie).
- Nŏmăs,
ădis, f. : - 1 - une
femme numide.
- 2 - la Numidie.
- nōmĕn,
ĭnĭs, n. : [*gnovimen, *gnomen --->gnosco, nosco] (Lebaigue
P. 823 et P
824)
- gén.
sing. arch. nominus.
1 - ce qui
permet de connaître, nom, dénomination, nom de famille.
- eunuchus
nomine Pothinus, Caes. BC. 3 : *un eunuque, Pothinus par son nom* = un
eunuque appelé Pothinus.
- mulier,
Lamia nomine, Cic. : une femme du nom de Lamia.
- est
mihi nomen Petrus ou Petro
(Petro : datif par attraction avec mihi)
: je m'appelle Pierre (**à moi est le nom Pierre**).
- fons
cui nomen Arethusa est : **la fontaine à laquelle est le nom Aréthuse**
= la fontaine qui s'appelle Aréthuse.
- ad
nomen respondere : répondre à l'appel de son nom.
- ex
re (ab re) nomen capere : tirer son nom de qqch.
- alicui
rei nomen imponere (dare, ponere, indere) : donner un nom à qqch.
- alicui
nomen imponere, Liv. : donner un nom à qqn.
- carmina
sub alieno nomine edere, Suet. Aug. 55 : publier des vers sous un nom
d'emprunt.
- appellare
aliquem nomine, Cic. : appeler qqn par son nom.
- cui
saltationi Titius nomen est, Cic. Brut. 62, 225 : cette mimique porte
le
nom de Titius.
- quae
voluptatis nomen habent, Cic. : choses qui portent le nom de plaisir.
- poetae
nomen, Cic. : le nom de poète.
- nomen
dare (edere, profiteri) : s’enrôler, donner son nom pour être soldat.
- nomen
dare in conjurationem, Tac. : s'enrôler dans une conspiration.
- stipendium
ad nomen singulis persolutum est, Liv. 28 : on paya toute la solde à
chacun
d'eux à l'appel de son nom.
2 - nom illustre,
réputation, renom, titre,
renommée, gloire, célébrité.
- nomen
habere, Cic. : avoir un nom.
- magnum
nomen habere, Cic. : avoir un grand renom.
- tanti
Tyrii Cassium faciunt, tantum ejus nomen est, Cic. Phil. 11 : tant les
Tyriens estiment Cassius! tant est grande sa renommée!
- tantum
ejus in Syria nomen est, Cic. Phil. 11 : tant il a de prestige en Syrie.
- nomen
alicujus stringere, Ov. Tr. 2 : ternir la réputation de qqn.
- homines
nonnullius in litteris nominis, Plin Ep. 7 : hommes de quelque renom
dans
les lettres.
- vos
me imperatoris nomine appellavistis, Caes. BC. 2 : vous m'avez donné le
titre d'imperator.
- ne
vinum nomen perdat, Cato, R. R. 25 : pour que le vin ne perde pas ses
qualités.
- pomis
sua nomina servare,Virg. G. 2 : garder aux fruits leur renommée.
3 - famille, race,
catégorie, personne; nation.
- nomen
Romanum : la domination romaine, la nation romaine, le peuple romain,
la
puissance romaine (tout ce qui est
appelé romain).
4 - nom mis en avant,
rubrique, titre, article.
- alio
nomine, Cic. : à un autre titre.
- nomine
meo, Cic. : pour ma part, pour mon compte.
- Caesarem
suo nomine odisse, Caes. : haïr César à titre personnel.
- nomine
lucri, Cic. : à titre de gain.
5 - mot, terme,
expression; nom (t. de gram.);
vain mot, apparence (<>réalité).
- nomen
carendi, Cic. Tusc. 1 : le mot carere.
- in
hoc nomine, Cic. Verr. 4, 125 : à propos de ce mot, quand on parla de
ces objets.
- reges,
nomine magis quam imperio, Nep. : rois, qui en avaient le nom plus que
l'autorité.
- nomen duarum legionum habere, Cic. Att. 5, 15, 1 : avoir deux légions de nom. --- cf. Cic. Rep. 1, 51 ; Par. 17.
6 - prétexte, cause,
raison, motif, sujet.
- nomine
+ gén. : à titre de, sous prétexte de, sous couleur de, au nom de; par
égard pour, à cause de.
- Antonio
tuo nomine gratias egi, Cic. Att. 1 : j'ai remercié Antoine en ton nom.
- ab
amicitia Q. Pompei meo nomine se removerat, Cic. : il avait rompu avec
Pompée à cause de moi.
- amicitiae
nostrae nomine, Cic. : au nom de notre amitié.
- intellegitur
nec ... nec fortitudinem patientiamque laudari suo nomine, Cic. Fin. 1
: on comprend que ni... ni le courage et la force de résistance ne sont
loués par eux-mêmes.
- honestis
nominibus, Sall. C. 38 : avec de beaux prétextes.
- sub
honesto patrum aut plebis nomine, Sall. : sous le couvert honorable de
la défense du sénat ou de la plèbe.
- me
nomine neglegentiae suspectum esse tibi esse doleo, Cic. Fam. 2, 1, 1 :
je souffre d'être soupçonné par toi de négligence.
7 - nom de la personne
que l'on accuse.
- nomen
alicujus deferre (ad praetorem) : accuser qqn (devant le préteur).
- nomen
recipere : (se dit du préteur), accueillir l’accusation, la rendre
recevable.
8 - titre d'une dette,
créance, dette; débiteur.
- nomen
solvere (expedire) : payer une dette (le
nom du débiteur
est inscrit sur les livres de comptes).
- bonum
nomen, Cic. Fam. 5 : bon payeur.
- lenta
nomina non mala, Sen. Ben. 5 : débiteurs en retard, mais solvables.
- nōmenclātĭo,
ōnis, f. [nomen + calo] : - 1 - désignation de qqn par son nom. --- Q. Cic. Pet. 41. - 2 - désignation des choses, nomenclature. --- Col. 3, 2, 31.
nōmenclātūra,
ae, f. [nomen + calo] : Plin. nomenclature.
- nōmenclātŏr
(nōmencŭlātŏr), ōris, m. [nomen + calo] : nomenclateur (esclave
qui connaît les noms des citoyens importants et les désigne à son
maître;
esclave chargé de donner le nom de chaque plat pendant le repas).
- nōmenclātŏr, Cic. Att. 4, 1, 5; Mur. 37 ; Sen. Ben. 1, 3, 10.
- nōmencŭlātŏr, Mart. 10, 30, 23; Suet. Aug. 19; id. Calig. 41; id. Claud. 34.
- voir
l'article nomenclateur.
- nōmenclātūra,
ae, f. [nomen + calo] : nomenclature. --- Plin. 21, 52.
- nōmencŭlātus,
a, um : Not. Tir. désigné par un nom.
- Nomentanus
:
1
- Nōmentānus, a, um : de Nomentum.
- Nomentani,
ōrum, m. : les habitants de Nomentum.
- Nomentana
via : la voie Nomentane (de la porte Colline à Nomentum).
- Nomentanum,
i, n. : la villa de Nomentum.
- Nomentum,
i, n. : Nomentum (ville du Latium).
2
- Nōmentānus, i, m. : Nomentanus (nom d'homme).
- Nōmentum,
i, n. : Nomentum (ville du Latium).
- nōmĭnātim,
adv. : en désignant par le nom, individuellement, nommément.
- nōmĭnātĭo,
ōnis, f. : - 1 -
appellation,
dénomination. - 2 -
mot, expression, terme.
- 3 - nomination (à
une charge), élection.
- nōmĭnātīvus,
a, um : relatif au nom.
- nominativus
(casus) : le nominatif.
- nōmĭnātŏr,
ōris, m. : qui nomme (à une fonction).
- nōmĭnātōrĭus,
a, um : qui contient les noms.
- nominatus
:
1
- nōmĭnātus, a, um : part. passé de nomino. - a
- nommé. - b -
renommé, célèbre. - c
- accusé.
2
- nōmĭnātŭs, ūs, m. : nom; chose nommée.
- nōmĭnĭto,
āre, āvi, ātum : - tr. - nommer, désigner par un nom.
- nōmĭno,
āre, āvi, ātum : - tr. - 1
- nommer, appeler, désigner par un nom. - 2
- nommer, mentionner, citer (avec éloge). - 3
- appeler (qqn), prononcer son nom. - 4
-
citer en justice, accuser, dénoncer. - 5
- désigner pour une fonction, nommer à une fonction. - 6
- déclarer formellement.
- nominari,
Cic. : être connu, avoir du renom.
- Nomĭōn,
ōnis, m. : Nomion (surnom d'Apollon).
- nomisma,
ătis, n. : - 1 -
(pièce de)
monnaie. - 2 -
médaille, médaillon. - 3
- empreinte de monnaie, effigie.
- nomos,
i, m. : - 1 - nome,
district, préfecture.
- 2 - mode (t. de
musique), mélodie.
- nomus
:
1
- nomus, i, m. : c. nomos.
2
- nomus (Enn.) : c. novimus.
- nōn
: ne ... pas, non.
- non
nolo : j'ai la ferme intention de.
- non
possum non dicere : je ne puis m'empêcher de dire.
- laus
nisi virtuti non debetur : la louange n'est due qu'à la vertu.
- non
... jam : ne ... plus.
- non
nemo : quelqu'un.
- nemo
non : tout le monde.
- non
solum ... sed etiam ... : non seulement ... mais encore.
- nec
non et (etiam) : et aussi (également).
- nec
non et Tyrii convenere, Virg. En. 1, 707 : et les Tyriens arrivèrent
aussi.
- non
est quod metuas, Mart. : tu n'as pas lieu de craindre, tu n'as rien à
craindre
- nihil
non tibi debeo : <il n'est rien que je ne te doive>= je
te dois tout.
- nona
:
1
- nōna, ae, f. : - a -
nona (s.-ent. hora)
: neuvième heure. - b
- nona (s.-ent. pars)
: neuvième partie.
- nonae,
ārum, f. : les nones (cinquième ou
septième jour
du mois).
2
- Nōna, ae, f. : Nona (une des trois Parques).
- Nōnācrinus,
a, um : de Nonacris; d'Arcadie.
- virgo
Nonacrina, Ov. : Callisto.
- Nōnācris,
is, f. : Nonacris (montagne d'Arcadie).
- Nōnācrĭus,
a, um : de Nonacris; d'Arcadie.
- Nonacrius
heros, Ov. : le héros d'Arcadie, Evandre.
- nōnae
: voir nona.
(Lebaigue
P. 824 et P
825)
- nōnāgēnārĭus,
a, um : - 1 - de
quatre-vingt-dix.
- 2 - âgé de
quatre-vingt-dix ans, nonagénaire.
- nonagenarius,
ii, m. : Inscr. officier qui commande à 90 soldats.
- nōnāgēni,
ae, a : chacun quatre-vingt-dix, par quatre-vingt-dix,
au nombre de quatre-vingt-dix.
- nōnāgēsĭēs
: c. nonagies.
- nōnāgēsĭmus,
a, um : quatre-vingt-dixième.
- nōnāgĭēs
(nōnāgēsĭēs, nōnāgĭens), adv. : quatre-vingt-dix
fois.
- nōnāgintā,
adj. num. indécl. : quatre-vingt-dix.
- nonaginta
annos natus, Cic. : âgé de quatre-vingt-dix ans.
- Nōnālĭa
(sacra), ĭum, n. : les Nonalies (fêtes religieuses célébrées
le jour des nones).
- nōnānus,
a, um : de la neuvième légion.
- nonanus,
i, m. : soldat de la neuvième légion.
- nōnārĭa,
ae, f. (s.-ent. meretrix) : courtisane, prostituée (qui
ne pouvait pas se montrer dans les rues avant la neuvième heure).
- nonārĭus,
a, um : de la neuvième heure.
- nondum,
adv : pas encore.
- nongēni
(nongentēni), ae, a : chaque fois neuf cents, neuf cents chacun.
- nongentesimus,
a, um (= noningentesimus) : Prisc. neuf-centième.
- nongenti,
ae, a : neuf cents.
- nongenties
(noningenties), adv. : neuf cents fois.
- nongesimus
: c. nongentesimus.
- nonigesimus
: c. nongentesimus.
- noningentesimus
: c. nongentesimus.
- noningenti-
----> nongenti-
- Nonĭus,
ĭi, m. : Nonius (nom d'homme).
- nonna,
ae, f. : nonne, religieuse.
- nonne
: - 1 - inter.
directe : est-ce que... ne... pas...? - 2
- inter. indir. :
si... ne ... pas.
- nonne
animadvertis? Cic. N. D. 3, 37, 89 : ne remarques-tu pas?
- cum
esset ex eo quaesitum, Archelaum Perdiccae filium nonne beatum
putaret...
Cic. Tusc. 5, 12, 34: comme on lui avait demandé s'il ne pensait pas
qu'Archélaüs,
fils de Perdicas, était heureux...
- nonnemo
(non nemo), pron. indéf. : voir nemo.
- nonnihil,
pron. indéf. : voir nihil.
- nonnisi,
adv. : ne ... que, seulement.
- nonnullus
(non nullus), a, um : quelque.
- nonnulli,
ae, a : quelques-uns.
- nonnumquam
(nonnunquam), adv. : quelquefois, parfois.
- nonnusquam,
adv. : dans quelques endroits.
- nonus
(novenus), a, um : neuvième.
- nonus
decimus : dix-neuvième.
- Nora,
ōrum, n. : Nora. - 1 -
ville de
Sardaigne. - 2 - ville
de Cappadoce. - 3
- ville de l'Inde.
- noram
: c. noveram ---> nosco.
- Norba,
ae, f. : Norba (ville du Latium).
- Norbanus
:
1
- Norbanus, a, um : de Norba.
2
- Norbanus, i, m. : Norbanus (nom d'homme).
- Noreĭa,
ae, f. : Noréia (ville de la Norique).
- Norensis,
e : De Nora (en Sardaigne).
- Noricum,
i, n. : la Norique (contrée située entre le Danube et les
Alpes).
- Noricus,
a, um : de la Norique.
- Norici,
ōrum, m. : les habitants de la Norique.
- norim
: c. noverim ---> nosco.
- norma,
ae, f. : - 1 -
équerre. - 2
- règle, loi, modèle, exemple.
- normālis,
e : - 1 - fait à
l'équerre,
droit. - 2 - normal,
conforme à la règle.
- normātĭo,
ōnis, f. : c. normatura.
- Grom. 21, 31; 108, 3.
- normātūra,
æ, f. [normo] : action de tracer avec l'équerre.
- GRAM. 310, 28.
- normo,
āre, ātum
: Col.
tracer en équerre.
- normari, Diom. 335, 7 : se régler d'après.
- normŭla,
æ, f. : Chalc. dim. de norma.
- Nortĭa
ou Nurtĭa, æ, f. : Nortie (la Fortune,
déesse des Etrusques).
- Liv. 7, 3, 7; Juv. 10, 74 ; cf.
Capel. 1, 88.
- nōs,
gén. : nostrī ou
nostrum (arch.
nostrōrum, nostrārum); dat. et abl. : nōbīs : - 1
- nous. - 2 - je, moi (plur.
de majesté : nos = ego).
- voir la déclinaison
-
gén.
nostrorum Plaut. Pan. 861 ; nostrarum Ter. Eun. 678.
- inter
nos adjuvamus : nous nous aidons mutuellement, nous nous entraidons.
- memento
nostri : souviens-toi de nous.
- unus
nostrum : l'un de nous (nostrum est employé quand
il s'agit du génitif partitif).
- nemo
nostrum : aucun de nous, aucun parmi nous.
- amor
nostri : l'amour dont nous sommes l'objet ou qqf.
l'amour-propre.
- tanta
contemptione nostri, Cic. Att. 11, 8, 2 : avec un pareil mépris à notre
égard.
- praesens
omnium nostrum fortuna, Liv. 25, 38, 2 : la situation où nous nous
trouvons
tous.
- nobiscum
: avec nous, avec moi.
- absente
nobis (= absente me), Ter. Eun. 4, 3, 7 : en mon absence.
- parens
omnium nostrum, Cic. : notre commune mère.
- nos
Amaryllis habet, Virg. : Amaryllis me tient sous sa loi.
- noscentĭa,
æ, f. : c. notitia.
- Sym.
Ep. 4, 9.
- noscĭtābĭlis,
e [nosco] : qui peut être connu.
- Tert. Scapul. 2 ; Aug. Trin. 9, 5,
12.
- noscĭtābundus, a, um : Gell.
cherchant à reconnaître (qqn.).
- noscĭto,
āre, āvi, ātum [nosco] : - tr. - 1
- chercher à reconnaître, étudier, observer, épier, examiner. - 2
- connaître, reconnaître.
- non
castra, non ducem noscitantes, Tac. : n'ayant ni camp ni chef.
- voce
aliquem noscitare, Plin. : reconnaître qqn à la voix.
- circumspectare
omnibus fori partibus senatorem, raroque usquam noscitare, Liv. 3 : on cherche des
yeux les sénateurs dans tout le forum, à peine en trouve-t-on dans un
coin.
- nosco,
ĕre, nōvi, nōtum (arch. gnosco) : - tr. -
- cf.
γιγνώσκω.
- formes
contractées : nosti...
= novisti...; noram...
= noveram...; norim...
= noverim...; nosse
= novisse; nossem...
= novissem...; nomus
= novimus.
1
- apprendre à connaître.
- ejus
animum de nostris factis noscimus, Plaut. St. 4 : ses
sentiments, nous apprenons à les connaître par notre propre expérience.
- nosce te, nosce animum tuum, Cic.
Tusc. 1, 52 : apprends à te connaître, à connaître ton âme.
- studeo noscere, Cic. Rep. 1, 64
: je suis impatient de prendre connaissance de ...
- omnes
philosophiæ partes tum facile noscuntur, cum... Cic. Nat. 1, 9, on
prend de toutes les parties de la philosophie une connaissance plus
facile, quand...
- au parf. novi : j'ai appris à connaître, je
connais, je sais.
- Sauream
non novi - at nosce sane, Plaut. : je ne connais pas Sauréa - eh bien!
fais connaissance.
- virtutem ne de facie quidem nosti,
Cic. Pis. 81 : tu ne connais même pas l'ombre de la vertu.
- bene nosse aliquem, Cic. Att. 9,
7B, 2 : connaître qqn bien, à fond (recte, Cic. Verr. 2, 175,
connaître bien, vraiment).
- linguam noscere, Cic. de Or. 2, 2
: connaître une langue.
- nosti cetera, Cic. Fam. 7, 28, 2
: tu sais le reste, la suite.
- unum
cognoris, omnes noris, Ter. : en connaître un, c'est les connaître tous.
- avec
inf. décad. Apul. M. 2, 5 ; 2, 7; Lact.
6, 18, 23; Aug. Serin. 98, 3, etc.
- notus, a, um : connu.
- philosophiæ totos notos et
tractatos habere, Cic. Or. 118 : posséder toutes les parties
de la philosophie d'une connaissance théorique et pratique.
- difficile
est enim in philosophia pauca esse ei nota cui non sint aut pleraque
aut
omnia, Cic. Tusc. 2, 1 : il est difficile en philosophie de connaître
quelques problèmes si on ne les connaît pas pour la plupart ou même
tous.
2
- examiner, étudier; connaître (t. de
droit).
- nosce imaginem, Plaut. Ps. 986
: regarde l'empreinte.
- noscere
causas, Tac. : instruire un procès.
- au passif
nosci : être du ressort, être de la compétence.
- pleraque, quæ olim a prætoribus
noscebantur, Tac. An. 2, 60 : la plupart des affaires qui
étaient autrefois de la compétence des préteurs.
3
- reconnaître.
- hau
nosco tuom, Plaut. Trin. 445 : je ne te reconnais pas à ce
trait.
- potesne
ex his ut proprium quid noscere? Hor. S. 2, 7, 89 : peux-tu
dans tout cela reconnaître qqch comme t'appartenant en propre?
- acciti
ad res suas noscendas, Liv. 10, 20, 15 : invités à venir
reconnaître ce qui leur appartenait.
- nec
noscitur ulli, Ov. : et nul ne le reconnaît.
4
- chercher à
reconnaître.
- per
diem visu, per noctem ululatibus et gemitu conjuges aut liberos
noscebant, Tac. An. 4, 62 : ils cherchaient à
reconnaître leurs femmes ou leurs enfants de jour à la vue, de nuit aux
hurlements et aux gémissements --- cf. Tac. H. 4, 40.
5
- reconnaître,
concevoir, entendre, admettre.
- illam partem excusationis nec nosco
nec probo, Cic. Fam. 4, 4, 1 : cette autre partie de ton
excuse, je ne la reconnais ni ne l'approuve.
- vereor, ne istam causam nemo
noscat, Cic. Leg. 1, 11 : je crains que personne ne conçoive
tes raisons ---cf. Cic. Att. 11, 7, 4.
- quivis ut intellegat quam
voluptatem norit Epicurus, Cic. Tusc. 3, 42 : en sorte que
n'importe qui comprend ce qu'Epicure entend par plaisir.
- cf. Cic. Lael. 79; Nat. 1, 111, etc.
- nosmet
(nos + met, particule de renforcement) : nous-mêmes.
- nŏsŏcŏmīum, īī, n. : hôpital, hospice.
- gr. νοσοκομεῖον.
-
Cod. Just. 1, 2, 19; 22; Hier. Ep. 30, 2.
- nŏsŏcŏmus,
i, m. : garde-malade.
- gr. νοσοκόμος.
- Cod. Just. 1, 3, 42.
- nosse
: v. nosco.
- noster,
nostra, nostrum : (Lebaigue
P. 825 et P
826) -
1 - notre, nos; le nôtre, nos.
- 2 -
c. ego. - 3 - qui nous
convient, favorable,
avantageux.
- voir la déclinaison
- nostra
omnis vis, Sall. : toute notre force.
- nostrum
peditum illud est opus, Liv. : c'est notre affaire, à nous fantassins.
- nostra
sentire, Amm. : avoir nos sentiments.
- non
nostrum est, Virg. : il ne m'appartient pas (de).
- nostros
vidisti flentis ocellos, Ov. : tu as vu mes yeux en pleurs.
- noster
amor : l'affection qu'on a pour nous
ou notre affection mutuelle.
- nostrum
honorem habes, Plaut. : tu t'occupes de nous.
- avorti praedam ab
hostibus nostrum (= nostrorum) salute socium, Plaut. Men. : j'ai
prélevé ce butin aux dépens de nos ennemis pour le bonheur
de nos alliés.
- nostra,
Amm. : notre pays.
- neque
noster quisquam, Lucr. : et pas un homme de notre race.
- nostri
(masc. plur.) : les nôtres, nos soldats, nos compatriotes.
- nostra
(neutre plur.) : nos biens.
- Allienus
noster est, Cic. : Alliénus est tout à nous.
- o
Syre noster, salve, Ter. Ad. 5, 5, 2 : ah! mon cher Syrus,
bonjour.
- noster
esto, Plaut. Rud. 4, 7, 19 : tu es mon homme (formule
d'assentiment).
- novi
ego nostros, Plaut. Ep. 1, 2, 45 : je connais mon
monde.
- minime
istuc faciet noster Daemones, Plaut. : mon Damones (= moi) ne le fera
certes
pas.
- nostris
locis, Liv. 9, 19 : dans des lieux qui nous conviennent, dans des
lieux avantageux pour nous.
- haud
numine nostro, Virg. : sans l'appui de la divinité.
- hora
nostra est, Sil. 12, 193 : le moment est propice.
- nosti
: v. nosco.
- nostin
: c. nostine, novistine --- v. nosco.
- Nostĭus,
ĭi, m. : Cic. nom de famille.
- nostrapte
: nostra + pte (particule de renforcement).
- nostrapte
culpā, Ter. Phorm. 5, 2, 1 :
par notre propre faute.
- nostrās,
ātis, adj. : de notre pays, de chez nous.
- nom. sing. arch. nostratis, Cass. Hem. d. Prisc. p. 943 P.
- nostrates, ĭum, m. Plin. : nos
compatriotes, les gens de notre pays.
- verba nostratia, Cic. Fam. 2, 11, 1 : les mots de
chez nous, les mots courants.
- nostrates
philosophi, Cic. Tusc. 5, 32, 90 : les philosophes de chez
nous, les philosophes latins.
- cf. Plin.
16, 16, 28, § 70; Col. 9, 4, 6; Col. 8, 2, 13; Plin.
15, 11, 10, § 37; Cic. Fam. 9, 15.
- nostrātim,
adv. : à notre manière.
- Sisen. d. Charis. 221, 6.
- nostri
:
1
- nostri : gén. de nos.
2
- nostri : v. noster.
- nostrōrum
: v. nos et noster.
- nostrum
:
1
- nostrum : gén. de nos.
2
- nostrum, sync. = nostrorum : v. noster.
- nŏta, ae, f. :
1 - signe,
marque, abréviation; poét. écrit, lettre.
- reliquis
epistulis notam apponam eam
quæ mihi tecum
convenit, Cic. Fam. 13, 6, 2 : dans les autres lettres je
mettrai la
marque dont je suis convenu avec toi.
- notæ
ac vestigia
flagitiorum, Cic. Verr. 2, 115 : marques et traces d'infamies.
- notæ
argumentorum, Cic. de Or. 2, 174 : marques distinctives des
arguments
[qui les font trouver aisément].
- nomina
tamquam rerum
notæ, Cic. Fin. 5, 74 : les termes qui sont en qq sorte les
signes
distinctifs des idées.
- cujusque generis nota, Cic. Or. 75 : trait caractéristique de
chaque genre.
- litterarum
notæ, Cic. Tusc. 1, 62 : signes d'écriture, lettres
(chiffres
: Diom. 426, 3).
- d'où
[poét.] écrit, lettre Hor. O. 4, 8, 13; Ov. M.
6, 577, etc.
- notae
musicae, Quint. : notes de musiques.
- notæ
librariorum, Cic. de Or.
3, 173 : signes des copistes, signes de ponctuation.
-
compuctus notis, Cic. Off. 2 : tatoué.
- deformare
stigmatum notis, Suet. : marquer au fer rouge.
2
- empreinte de monnaie, effigie.
- modo
munera dividebat... modo nummos omnis notae, Suet. Aug. 75 : il distribuait tantôt des
présents tantôt des monnaies de toute effigie.
- quotiens per
notas scribit, B pro A, C pro B ponit, Suet. Aug. 88 : chaque
fois
qu'il écrit en lettres chiffrées, il met B au lieu de A, C au lieu de
B.
- nummum
argenteum nota sideris Capricorni percutere, Suet.
Aug. 94 : faire frapper une pièce de monnaie à l'effigie du capricorne.
3 - étiquette
(sur les amphores pour rappeler l'année du vin ou le cru).
-
cf. Cic.
Br. 287.
- interior nota Falerni, Hor. O. 2 :
l'étiquette du Falerne placé au fond de la cave.
- ut Chio nota si conmixta Falerni est,
Hor. S. 1, 10 : comme si au vin de Chios était mélangé le cru de Falerne.
4
- note du censeur, blâme (motivé,
inscrit à côté du nom).
- nota censoria ou
nota : blâme du censeur.
- censoriæ
severitatis nota inuri, Cic. Clu. 129 : être marqué
d'infamie par la rigueur des censeurs.
- institutum
fertur, ut censores motis e senatu adscriberent notas, Liv.
39, 42, 6 : c'était l'usage, paraît-il, que les censeurs
ajoutassent à
côté du nom des exclus du Sénat une note justificative.
- cf.
Liv. 24,
18, 9; 32, 7, 3; 41, 27, 1.
- ad
cenam, non ad notam invito,
Plin. Ep. 2, 6, 3 : c'est à un dîner, non à un arrêt
flétrissant
de
censeur que j'invite.
5
- tache, flétrissure, honte.
- quæ
nota domesticæ
turpitudinis non insista vitæ tuæ est? Cic. Cat. 1, 13
: est-il une
flétrissure provenant de scandales domestiques qui ne soit imprimée sur
ta vie? -- cf. Cic. Sull. 88.
- litteras
alicujus insigni quadam nota
atque ignominia nota condemnare, Cic. Prov. 25 : condamner une
lettre de qqn en lui
imprimant une sorte de stigmate insigne, une flétrissure d'un genre
nouveau.
6
- marque, sorte, qualité.
- mel
secundæ notæ,
Col. 9, 15, 3 : miel de
seconde qualité.
- ex
hac nota corporum est aer, Sen. Nat. 2, 2, 4
: l'air est un corps de cette espèce.
- de
meliore nota
commendare aliquem, Cic. Fam. 7, 29, 1 : recommander qqn de la
meilleure sorte.
- beneficia
ex vulgari nota, Sen. Ben. 3, 9, 1
: bienfaits d'espèce commune.
- pessimae
notae mancipia, Sen. Ep. 2, 15, 3 : les esclaves de la pire espèce.
7
- annotation, marque, remarque.
- notam
apponere ad malum versum, Cic. Pis. 73 : mettre une remarque devant un mauvais vers.
- nomina
et notae morti destinatorum, Suet. : les noms et les
annotations concernant les personnes destinées à la mort.
- ex nota Marcelli
constat... Dig. 49, 17, 10 : il résulte d'une note de Marcellus...
8 - qqf.
distinction honorable.
- ab urbe Numantina traxit notam, Ov. : il doit à Numance son nom glorieux.
- nŏtābĭlis,
e :
1 - notable, remarquable (en parl. de choses).
- Cic. Fam. 5, 12, 5; Quint. 8, 3,
22; Plin. Ep. 7, 6, 1; Tac. H. 3, 25.
2 - qu'on peut distinguer.
- nobilissimarum
civitatum fundamenta vix notabilia, Sen. Ir. 1, 2, 2 : les fondements à peine
reconnaissables des plus illustres cités.
3 - désigné, montré (pers.).
- Apul. M.
11, 16.
4 - signalé (en mauv. part.).
- Quint. 1, 3, 1; 9, 4, 33.
- nŏtābĭlĭtĕr,
adv. : - 1 - Plin. Suet. notablement, d'une
manière
remarquable. - 2 -
Plin. clairement, visiblement.
- nŏtābĭlĭus, Tac. 11. 1, 55.
- nŏtācŭlum,
i, n. [noto] : Minuc. marque, signe.
- nŏtāmĕn,
ĭnĭs, n. [noto] : Diom. moyen de désignation.
- nŏtārĭa,
ae, f. [notarius] : - 1 - Fulg. art d'écrire. - 2 - Aug. acte d'accusation.
- nŏtārĭus, a, um : relatif aux caractères de l'alphabet.
- nŏtārĭus, ĭi, m. : secrétaire.
- cf. Quint. 7, 2, 24 ; Plin. Ep. 3, 5, 15
- nŏtārĭus, ĭi, m. : sténographe.
- cf. Plin. Ep. 9, 36, 2.
- nŏtātĭo,
ōnis, f. : - 1 -
action de
marquer d'un signe. - 2
- action d'observer,
de remarquer, d'examiner, examen, observation, remarque, annotation. - 3 - flétrissure infligée par le
censeur,
blâme. - 4 - action de
noter d'infamie. - 5 -
description d'un caractère, portrait.
- 6 - étymologie.
- notatio
(temporum) : chronologie.
- nŏtātus,
a, um : part. passé de noto. - 1
- marqué. - 2 - écrit,
tracé avec des lettres.
- 3 - exprimé en
chiffres; marqué par des
signes d'abréviation. - 4
- désigné, signalé,
expliqué, exprimé, décrit. - 5
- observé,
remarqué. - 6 -
condamné, blâmé, censuré.
- notesco,
ĕre, notui : - intr. - commencer à être connu, se faire
connaître, venir à la connaissance de.
- nŏthus,
a, um : - 1 - bâtard,
illégitime.
- 2 - croisé (en parl.
des animaux), né
d'animaux d'espèce ou de pays différents. - 3
- faux, emprunté. - 4
- abâtardi, dégénéré.
- 5 - défectueux,
vicieux.
- Attis,
notha mulier, Cat. : Attis, femme bâtarde.
- nothus
Sarpedōnis, Virg. : fils naturel de Sarpédon.
- nothum
lumen, Lucr. Cat. : lumière empruntée.
- nothae
lectiones, Arn. : texte altéré.
- notha
nomina, Isid. : noms étrangers.
- notĭo,
ōnis, f. : (syn. : cognitio, perceptio, notitia) - 1
- action d'apprendre, action d'apprendre à connaître, action de prendre
connaissance. - 2 -
action de connaître,
connaissance; notion, conception, idée (acquise ou innée). - 3
- sens, signification, valeur (d'un mot). - 4
- examen, enquête judiciaire, juridiction, droit de connaître d'une
affaire,
connaissance d'une cause, compétence. - 5
- décision du censeur, flétrissure, blâme.
- quid
tibi hanc aditiost (= aditio est)? Plaut. Truc. 2, 7, 62 : pourquoi
cherches-tu
à la connaître?
- intellegentiae
nostrae vis et notio, Cic. : les ressources et la portée de notre
intelligence.
- notion,
ii, n. : concombre sauvage.
- notitĭa,
ae, f. : - 1 - état de
ce qui
est connu, notoriété, renommée, réputation. - 2
- connaissance, liaison, relations familières. - 3
- notion, idée, connaissance. - 4
- liste,
rôle des officiers publics.
- tanta
notitia te invasit, Sen. Ep. 19, 3 : tu es si connu.
- notitiâ...
: grâce à la connaissance de...
- notitiam
feminae habere, Caes. B. G. 6.21.5 : avoir une liaison avec une femme.
- notitĭēs,
ēi, f. : c. notitia.
- Notĭus,
a, um : de Notus, austral, méridional.
- noto,
āre, āvi, ātum : (Lebaigue
P. 826 et P
827) - tr. - 1
- marquer, faire une marque
sur. - 2 - écrire,
tracer des caractères.
- 3 - écrire avec des
abréviations, sténographier,
écrire en chiffres; indiquer légèrement, énoncer brièvement. - 4
- énoncer, exprimer, signaler (par écrit). - 5
- faire des remarques (par écrit), annoter, commenter. - 6
- désigner (du geste, du regard, de la voix). - 7
- noter, remarquer, observer, prendre note de. - 8
- noter, flétrir officiellement, blâmer; censurer, condamner, décrier.
- notŏr,
ōris, m. : celui qui reconnaît une personne, qui répond de
qqn, garant.
- notorĭa,
ae, f. (s.-ent. epistola) : - 1
- lettre d'avis, annonce, information. - 2
- délation, accusation.
- notorĭum,
ĭi, n. : accusation, dénonciation, délation.
- Notos
: c. Notus.
- notus
:
1
- notus, nota, notum : part. passé de nosco. - a
- connu. - b - connu,
célèbre, renommé;
décrié. - c - sens
actif : qui sait, qui connaît.
- notus
alicui : connu de qqn.
- notus
alicujus rei : connu pour qqch.
- notus
in fratres animi paterni, Hor. O. 2.2.6 : connu pour ses sentiments
paternels
à l'égard de ses frères.
- notus
+ inf. : connu pour.
- moechorum
notissimus, Juv. 6, 42 : le plus tristement célèbre des débauchés.
- noti,
ōrum, m. : les connaissances, les amis.
- civis
Romanus paulo notior, Caes. BC. 2, 19, 2 : un citoyen romain quelque
peu
notable.
- facere
aliquid alicui notum, Cic. Fam. 5, 12, 7 : faire connaître qqch à qqn.
- notum
est cur solo tabulas inpleverit Hister liberto, Juv. 2, 58 : on sait
pourquoi
Hister a rempli ses tablettes au profit d'un seul affranchi.
2
- Notus (Notos), i, m. : - a
- le Notus (le
vent du Sud, qui amène la pluie). - b
- un
vent quelconque. - c -
tempête.
- novacŭla,
ae, f. : rasoir; couteau.
- Novae,
ārum, f. (s.-ent. tabernae) : les Nouvelles Tavernes (partie
du Forum où se trouvaient les nouvelles boutiques).
- novale,
is, n. (s.-ent. solum) : - 1
-
terre nouvellement défrichée, jachère. - 2
- au plur. champs
cultivés.
- novalis
(s.-ent. terra), is, f. : jachère.
- novamĕn,
ĭnĭs, n. : innovation, nouveauté.
- Novarĭa,
ae, f. : Novaria (= Novare, ville de Cisalpine).
- Novatianus,
i, m. : Novatien (hérésiarque).
- Novatilla,
ae, f. : Novatilla (nièce de Sénèque).
- novātĭo,
ōnis, f. : renouvellement, rénovation.
- Novatius
: c. Novatianus.
- novātŏr,
ōris, m. : qui renouvelle, qui fait revivre.
- novatrix,
īcis, f. : qui renouvelle.
- novatus
:
1
- novātus, a, um : part. passé de novo.
2
- Novatus, i, m. : Novatus (frère de Sénèque).
- nŏvē,
adv. [novus] : en innovant, d'une manière nouvelle.
- ornata ut lepide! ut concinne! ut nove! Plaut. Ep. 222 : quelle parure elle avait ! élégante, gracieuse, nouvelle !
- Her. 1, 15; 1, 25; Gell. 19, 7, 2; cf. id. 17, 2, 13; Sen. Contr. 1, 4 fin.
- nŏvissime
: - a
- tout récemment, dernièrement. --- Sall. C. 33, 2; Plin. Ep. 8, 3, 1; Quint. 12 praef. § 3. - b
- finalement, à la fin. --- Hirt.
BG. 8, 48, 3; Cic. Fam. 10, 24, 4; Sen. Ir. 3, 5, 2; Quint.
3, 6, 24; 11, 2, 41; 7, 1, 37; 2, 4, 10; 5, 11, 3.
- nŏvello,
āre : - tr. - planter de nouvelles vignes.
- nŏvella,
ae, f. : jeune vigne, jeune plant.
- nŏvellus,
a, um : nouveau, jeune; récent.
- novelli
(plur.) : les jeunes gens.
- nŏvem,
adj. num. indécl. : neuf.
- Nŏvember
(Nŏvenbris), bris, bre : de novembre.
- Nŏvember
(mensis) : (le mois de) novembre.
- Nŏvempopulanĭa,
ae, f. : Novempopulanie (partie de l'Aquitaine).
- Nŏvempopulanus,
a, um : de la Novempopulanie.
- Novempopulani,
ōrum, m. : les habitants de la Novempopulanie.
- Nŏvempopuli,
ōrum, m. : - 1 - la
Novempopulanie.
- 2 - les habitants de
la Novempopulanie.
- nŏvēnārĭus,
a, um [novenus] : novénaire, qui contient le nombre neuf, qui se compose de 9 unités. ---
Varr. L. 9, 86 ; Censor. 14, 12.
- novenarius
sulcus, Plin. 17, 77 : sillon de trois pieds de profondeur et de trois pieds
de
largeur.
- nŏvendecim
: c. novemdecim.
- nŏvendĭăl, ālis, n. [novem + dies] : novendial, cérémonie
qui a lieu 9 jours après les funérailles.
- Aug. Quaest. Hept. 1, 172;
Porph. Hor. Epo. 17, 49.
- au plur. nŏvendĭālĭa, ĭum, n., Gloss. Phil.
- nŏvendĭālis,
e [novem + dies] :
1 - qui dure
neuf
jours.
- sacrum
novendiale : cérémonies de neuf jours (après un prodige qui
annonce
un malheur).
- novendiale
sacrum quod de caelo lapidatum esset factum, Liv. 29 : des cérémonies
de neuf jours parce qu'il s'était produit une pluie de pierres.
2 - qui a
lieu le neuvième jour.
- novendialis
cena, Tac. 6, 5 : repas du neuvième jour (après une sépulture).
- Scissa
lautum novendialem servo suo misello faciebat, Petr. : Scissa donnait
un
repas de neuvaine à son pauvre petit esclave.
- novendialis tarde venit, Ps.-Quint. Decl. 12, 23 : il vient tard neuf jours après.
- novendial,
alis, n. (novendialĭa, ĭum, n.) : novendial (cérémonie en l'honneur
d'un mort, neuf jours après ses funérailles).
- novendiales pulveres ( = recentes), Hor. Epod. 17, 48 : cendres de neuf jours (cendres récentes, à peine refroidies).
- nŏvennis, e [novem + annus] : âgé de neuf ans. --- Lact. Mort. 20.
- Nŏvenses, ĭum, m. : habitants d'une localité dite ad Novas [en Mésie]. --- Not. Imp.
- Nŏvensĭles dii et divi, m. : nouvelles divinités,
empruntées aux étrangers [aux Sabins, d'après Varr.].
- Liv. 8, 9, 6; Arn. 3, 38.
- Nŏvensides, Varr. L. 5, 74.
- nŏventĭus, a, um, arch. : c. nuntius. --- P. Fest. 165, 30.
- nŏvēnus, a, um : comprenant chaque fois neuf.
- Lebaigue
P. 827 et P
828
- quatiuntque novena lampade sollemnem thalamis ignem,
Stat. S. 1, 2, 4 : et (les Muses) agitent en neuf flambeaux le feu
sacré de l'hyménée.
- et d'ordinaire nŏvēni, ae, a.
- virgines ter novenae, Liv. 27, 37, 7 : trois groupes de neuf jeunes filles.
- terga novena boūm, Ov. M. 12, 97 : la couche de neuf peaux de boeufs (qui couvrent le bouclier).
- nŏverca,
ae, f. :
1 - belle-mère, marâtre.
- Cic. Clu. 199 ; Off. 3,
94 ; Quint. 2, 10, 5; Virg. B. 3, 33.
- prov. apud novercam queri,
Plaut. Ps. 314 : se plaindre à une marâtre (se plaindre vainement, se plaindre à un sourd).
2 - fig.
marâtre.
- Vell. 2, 4, 4; Quint. 12, 1, 2.
- nŏvercālis,
e [noverca] :
1 - de belle-mère, de marâtre.
- Juv. 12, 71 ; Stat. Th. 7, 177.
2 - en belle-mère, hostile, malveillant.
- Tac. An. 12, 2 ; Sen. Contr. 4, 6.
- nŏvercor,
āri [noverca] : agir en belle-mère, se montrer dur.
- novercari alicui : se montrer dur à l'égard de qqn. --- Sid. Ep. 7, 14.
- Nŏvĕrum, i, n. (Nŏvĕrus, i, m. ou f.) : village près de Burdégale. --- Aus. Ep. 24, 95.
- Nŏvēsĭum, ĭi, n. : ville de Germanie. --- Tac. H. 4, 26 ; 5, 22 ; Amm. 18, 2, 4.
- nōvi
: parf. de nosco.
- Nŏvia,
ae, f. : Novia (nom de femme). --- Cic. Clu. 27.
- Nŏvĭānus,
a, um : de Novius [poète]. --- Tert. Pall. 4.
- nŏvīcĭō,
adv. : récemment. --- *Serv. En. 11, 316.
- nŏvīcĭŏlus,
a, um [novicius] : qq peu nouveau. --- Tert. Apol. 47.
- nŏvīcĭus
(nŏvītĭus), a, um [novus] : nouveau, récent.
- Alfen. d. Gell. 6,
5, 1; Plaut. Most. 779; Cic. Sest. 78 ; Plin. 23, 41.
- noviciae puellae, Ter. Eun. 3, 5, 34 : jeunes filles récemment asservies.
- nŏvīcĭi, ōrum, m., Cic. Pis. 1 : esclaves
nouveaux.
- nŏvĭēs
(nŏvĭens), adv. [novem] : neuf fois. --- Virg. G. 4, 480 ; Sen. Ep. 58, 31.
- nŏvĭesdĕcĭēs,
adv. : dix-neuf fois. --- Prisc. Num. 18.
- Nŏvĭŏdūnum,
i, n. : Noviodunum. - 1
- ville des Eduens (auj. Nevers). --- Caes. BG. 7, 55, 1. - 2
- ville des
Suessions (auj. Soissons). --- Caes. BG. 2, 12, 1. - 3
-ville des Bituriges (auj. Nouan). --- Caes. BG. 7, 12, 2.
- Nŏviŏmăgus,
i, f. (Nŏviŏmăgum, i, n.) : - 1
- ville des Némètes. --- Anton. - 2
- ville des
Trévires. --- Anton.
- Nŏvĭŏregum, i, n. : ville d'Aquitaine. --- Anton.
- voir hors site Novioregum.
- nŏvissĭmē,
adv. : superl. de nove.
- nŏvĭtās,
ātis, f. :
1 - nouveauté.
- Cic. Div. 2, 60.
- novitates, Cic. Lael. 68 : les
amitiés nouvelles, les nouvelles connaissances.
- poét. novitas anni, Ov. F. 160 : la
nouvelle saison (le printemps).
- in novitate vitae ambulare, Vulg. Rom. 6, 4 : marcher dans une vie nouvelle.
2
- chose inattendue, inaccoutumée.
- novitas pugnae, Caes. BG. 4, 34, 1 : nouveau genre de combat. --- cf. BG. 6, 39, 3.
- plur. novitates aquarum, Sen. Marc. 11, 4 : une eau
nouvelle.
- novitates, Plin. Ep. 1, 44 : le nouveau, l'inaccoutumé.
3 - condition de l'homo novus, qualité d'homme nouveau.
- novitas
mea, Cic. Fam. 1, 7, 8 : ma condition d'homme nouveau.
- contemnunt
novitatem meam, ego illorum ignaviam, Sall. J. 85, 14 : ils méprisent
ma naissance, et moi leur lâcheté.
- nŏvĭtĕr [novus] : nouvellement, récemment. --- Fulg. Myth. 3, 1; Char. 116, 6.
- nŏvītĭō,
adv. : c. novicio.
- nŏvītĭus,
a, um : c. novicius.
- Nŏvĭus,
ĭi, m. : Novius. - 1 - poète comique latin. --- Gell. 15, 13, 4 ; Cic. de Or. 2, 255 ; Macr. S. 1, 10, 3. - 2 - nom d'un affranchi. --- Hor. S. 1, 6, 40.
- nŏvo,
āre, āvi, ātum [novus] : - tr. -
1
- renouveler, refaire, réparer, restaurer.
- Virg.
En. 5, 752 ; Stat. Th. 10, 223.
- ager novatus, Cic. de Or. 2, 131
: champ labouré de nouveau. --- cf. Ov. P. 4, 2, 44.
- fig. animus risu novatur, Cic. Inv. 1, 25
: l'esprit est rafraîchi par le rire. --- cf. Ov. H. 4, 90; V.-Fl. 3,
423.
2
- inventer, forger [des mots].
- Cic. de Or. 3, 140; Quint. 5, 10; 106.
3
- changer, innover.
- Cic. Leg. 3, 12.
- res novare, Liv. 24, 23, 6 : faire une révolution.
- novare absolt. : faire une révolution. --- Sall. C. 39, 3 ; Liv. 42, 31; Tac. An. 14, 18.
- Nŏvŏcōmenses, ĭum, m. : habitants de Novocôme ou Côme. --- Cic. Fam. 13, 31, 5.
- novum :
1
- nŏvum,
i, n. : chose nouvelle, nouveauté.
- v. novus.
2
- Nŏvum, i, n. :
- v. Oppidum Novum.
- v. Comum.
- nŏvus,
a, um :
- gr. νέος p. *νέϝος.
- novior, Varr. L. G, 59 ; Gell. G, 17, 8 ; novissimus.
1 - nouveau, jeune.
- novum vinum, Cic. Br. 287 : vin nouveau, jeune.
- novi milites, Sall. J. 87, 2 : les jeunes soldats, les nouvelles
recrues.
- res novae : nouveautés
politiques, changement politique, révolution.
- cf. Cic. Cat. 1, 3 ; Agr. 2,
91; Caes. BG. 1, 9, 3 ; 1, 18, 3, etc.
- res novae : événements nouveaux, nouvelles. --- Cic. Fam. 7, 18, 4].
- tabulae novae : nouveaux livres de compte [où sont inscrites les dettes] = ou réduction des dettes ou
abolition des dettes.
- cf. Cic. Off. 2, 84 ; Phil. 6, 11 ; Att. 5, 21, 13 ;
14, 21, 4 ; Caes. BC. 3, 1, 3; 3, 21, 2 ; Sall. C. 21, 2 ; [fig.] Sen.
Ben. 1, 4, 6, table rase.
- novus homo, homo novus : homme
nouveau [qui ne descend pas d'une famille noble, et qui, exerçant le
premier une magistrature curule, fonde ainsi sa noblesse].
- cf. Cic. Off.
1, 138; Mur. 16; Verr. 5, 181, etc.
- neutre. pris substt novum
: chose nouvelle : aliquid novi : qqch de nouveau. --- cf. Plaut.
Cas. 70 ; Cic. de Or. 2, 13, etc. ; pl., Quint. 10, 3, 32.
- masc. plur. novi : les écrivains nouveaux, les modernes. --- Quint. 2, 5, 26; 5,
4, 1; 8, 5, 12.
2 -
nouveau, dont on n'a pas l'habitude.
- equus
intractatus et novus, Cic. Lael. 68 : un cheval qui n'est pas
dressé et qu'on ne connaît pas.
- poét. novus alicui rei : qui n'a pas l'habitude de
qqch.
- novus dolori, Sil. 6, 254 : novice dans la douleur.
3 - étrange, singulier.
- novum crimen, Cic. Lig. 1 : une accusation
sans précédent.
- nova tibi haec sunt et inopinata? Cic. Verr.
2, 24 : ce sont pour toi des faits nouveaux, inattendus?
- Romani novam in femina virtutem novo genere honoris,
statua
equestri, donavere, Liv. 2, 13 : les Romains
honorèrent le courage exceptionnel d'une femme d'une façon
exceptionnelle,
par (l'érection d') une statue equestre.
4 - nouveau, qui se renouvelle, varié.
- ad causas simillimas inter se novi
veniebamus, Cic. Br. 324 : nous plaidions des causes très
semblables entre elles sans nous répéter.
5
- nouveau = autre, second.
- nove Hannibal, Cic. Phil. 13, 25 : ô nouvel Hannibal.
- novus
Camillus, Liv. 22, 14, 10 : un nouveau Camille.
6 - dernier.
- superl.
novissimus, a, um = extremus : le dernier [emploi entré dans la langue à
l'ép. de Varron, v. Lat. G, 59 et Gell. 10, 21, 1].
- Cic. Com. 30; Caes. BG. 2, 11, 4, etc.
- qui ex eis novissimus convenit, Caes. BG. 5, 56, 2
: celui d'entre eux qui vient le dernier à la réunion.
- novissimum agmen, Caes. BG. 1, 15, 2 : l'arrière-garde.
- novissimis praesidio erant, Caes. BG. 1, 20 : ils protégeaient les derniers soldats de la colonne.
- novissima exempta, Tac. An. 12, 20 : les derniers châtiments, les
dernières rigueurs.
- novissimum
ab Sabinis bellum ortum (est), Liv. 1, 11 : la toute dernière guerre
vint
des Sabins.
- plur. n. novissima exspectare, Tac. An. 6, 50
: attendre le pire sort.
- nox,
noctis, f. :
- gr. νύξ, νυκτός.
- noctu abl. f. arch. : hac noctu, Enn. An.
153; Plaut. Amp. 272; noctu hac, Plaut. Mil. 381, cette nuit-ci, cf. Enn. An.
169; Macr. S. 1, 4 II [donné par erreur comme
m. ou n. ; dans Cato, Agr. 157, 3 in sereno noctu = de nuit en plein air par un ciel serein, cf. noctu sub tecto Cato, Agr. 88, 2].
1 -
nuit.
- noctem efficere, Cic. Nat. 2, 49 : produire la nuit.
- die et nocte, Cic. Nat.
2, 24 : de jour et de nuit.
- primā
nocte : au début de la nuit.
- mediā nocte, Cic. Att. 4, 3, 4
: au milieu de la nuit.
- noctes et dies, dies noctesque, Cic. de Or. 1, 260; Amer. 6
: jours et nuits.
- (de)
nocte : de nuit, pendant la nuit.
- ad
multam noctem pugnatum est, Caes. BG. 1, 26 : on combattit bien avant
dans la nuit.
- sub
noctem naves solvit, Caes. BC. 1, 28 : à l'approche de la nuit, il
lève
l'ancre.
- hoc noctis ambulare, Plaut. Amph. 455 : se promener à ce moment de la nuit.
- quid (juvat) nocti
conseruisse diem, Ov. Am. 3, 6, 10 : à quoi bon avoir uni le jour à la nuit? (à quoi bon n'avoir pris aucun repos?)
- [nuit divisée en cinq parties d'après Varron Serv. En.
2, 268] : prima fax, concubium, nox intempesta, nox media, gallicinium.
2
- repos de la nuit, sommeil, songe, rêve.
- nec umquam oculis aut pectore noctem accipit, Virg. En. 4, 530 :
jamais elle ne reçoit la nuit dans ses yeux ou dans son coeur.
- noctes Atticae : les nuits Attiques (ouvrage d'Aulu-Gelle, composé à Athènes, la nuit).
- noctes
certarum mulierum atque adulescentulorum nobilium, Cic. Att. 1, 15, 8 :
les faveurs nocturnes de quelques dames et de quelques nobles
mignons.
3
- la nuit éternelle, les ombres de la mort, la mort; les enfers, les
ombres
des enfers.
- descendere nocti atque
habitanda semel subigit quis visere regna, Sil. 13, 708 :
qui te contraint à descendre dans les ténèbres et à
aller voir ces royaumes où l'on est destiné à habiter une fois
pour toutes.
- noctis arbiter : l'arbitre de la nuit (= Pluton). --- Claud. Rapt. Pros. 1, 55.
- Stygiae demittere nocti, Ov. M. 3, 695 : jeter dans les ténèbres du Styx.
- Hor. O. 1, 28, 15, etc.; Virg. En. 10, 746.
4 -
ombrage, obscurité, ténèbres.
- veteris
sub nocte cupressi, V.-Fl. 1 : à l'ombre d'un vieux cyprès.
- cf. Sen.
Ep. 82, 16; Lucr. 4, 172; Virg. En. 3, 194.
5 - aveuglement,
confusion, trouble, orage,
tempête, perturbation.
- doleo
me in hanc rei publicae noctem incidisse, Cic. Br. 330 : je m'afflige
d'être
tombé dans ces ténèbres politiques.
- Cic. Rosc. Am. 32, 91; Luc. 7, 571.
6
- nuit de la cécité, perte
de la vue.
- perpetuāque
trahens inopem sub nocte senectam Phineus, Ov. M. 7, 2 : et Phinée,
traînant dans une nuit perpétuelle une vieillesse misérable.
- cf. Sen. d. Quint. 9, 2, 43; Ps.-Quint. Decl. 1, 6.
7
- la Nuit (divinité).
- Cic.
Nat. 2, 17, 44; Hyg. Fab. prooem.; Virg. En. 5, 721; Serv. Verg. En. 6,
250; Tibul. 2, 1, 87; 3, 4 17; Ov. F. 1, 455; Val. Fl. 3, 211; Stat.
Th. 2, 59, etc.
8
- quelques particularités.
- noctu
(= nocte) : - a - abl. arch.
fém. ou masc. - b
- adv. arch. de nuit, la nuit, pendant la nuit.
- hāc
noctu : cette nuit.
- in
sereno noctu, Cato : par une nuit claire.
- saepius
noctu, Caes. : plus souvent la nuit.
- noctu
diuque, Sall. : nuit et jour.
- nox, adv. arch. (c. noctu) : de
nuit, pendant la
nuit.
- cf.
Gell. 8, 1, titre du chap. ; XII Tab. d. Macr. 1, 4, 19; Enn. An. 412;
Lucil.
Sat. 3, 22.
- mediā
nox, Lucil. : au milieu de la nuit.
- si
nox furtim faxit, XII Tab. : s'il commet un larcin pendant la nuit.
- noxa,
ae, f. [*noc-sa, cf. noceo] : (Lebaigue
P. 828 et P
829)
1 - tort, préjudice,
dommage.
- esse
noxae alicui, Sall. Phil. 1 : être nuisible à qqn, causer du dommage à qqn.
- sine
ullius noxa urbis, Liv. 36, 21, 3 : sans causer de dommage à aucune
ville. --- cf. Plin. 2, 158.
2 - mal, maladie.
- Col.
12, 3, 7.
3 - tout ce
qui fait du tort : délit,
faute, crime.
- in
noxa esse, Ter. Phorm. 266; Liv. 32, 26, 16 : être en faute.
- noxae
damnatus, Liv. 35, 5 : condamné pour un crime.
- in
noxa comprehendi, Caes. BG. 6, 16, 5 : être pris en faute.
- unius
ob noxam, Virg. : par la faute d'un seul.
- nec
tantundem noxae admissum erat, Liv. : on n'avait pas commis une faute
bien
grave.
4 - punition,
châtiment.
- aliquem
eximere noxae, Liv. : soustraire qqn à la punition, innocenter qqn.
- aliquem
exsolvere noxa, Liv. 23, 14, 3 : faire grâce à qqn de son châtiment.
- alicui
noxae dedi, Liv. 26, 29, 4 : être livré à qqn pour être châtié (en
parl. d'un esclave).
5 - celui qui
offense : criminel, coupable.
- noxam
dedere, Dig. 9, 1, 1, § 11 : livrer le coupable. --- Just. Inst. 4, 8, 1; Dig. 9, 4, 4.
- noxālis, e [noxa] : qui concerne un tort, un dommage. --- Dig. 9, 4, 1; Paul. Sent. 2, 31, 7.
- noxāle, is, n. : action en dommages-intérêts. --- Dig. 9, 4, 21.
- noxātĭo, ōnis, f. [noxa] : punition, châtiment. --- Gloss.-Philox.
- noxĭa,
ae, f. (s.-ent. causa) [noxius] :
1
-
tort, préjudice, dommage.
- noxiam
nocere XII Tab. 12, 2a : causer un dommage. --- cf. Fest. 180, 25.
- noxiae esse
(alicui), Liv. 8, 18, 4 : causer du tort (à qqn).
- cf. Liv. 41, 23, 14 ; Plin.
21, 108.
2
- faute, délit.
- noxiae poena par esto, Cic. Leg. 3, 11 : que la
punition soit proportionnée à la faute. --- cf. Cic. Amer. 62 ; Plaut. Bac.
1004.
- manufesto teneo [te] in noxia, Plaut. Merc. 729 : je te prends en
faute manifestement. --- cf. Liv. 7, 4, 5 ; 33, 20, 7.
- res noxiae est
alicui, Liv. 10, 19, 2 : la culpabilité d'une chose est imputable à qqn.
- noxiam
merere : commettre une faute.
- noxĭālis,
e [noxia] : - 1 - du péché. --- Prud. Cath. 9, 18.
- 2 - des condamnés. --- Prud. Peri. 10, 1107.
- noxĭē,
adv. [noxius] : d'une manière nuisible. --- S.-Sev. Dial. 2, 9, 1.
- noxĭĕtās,
ātis, f. [noxius] : faute, culpabilité. --- Tert. Apol. 2.
- noxim,
etc. : voir noceo.
- noxĭōsus,
a, um :
1 - nuisible, préjudiciable.
- Sen. Ben. 7,
10, 2.
- noxisissimus, Sen. Clem. 1, 26, 3.
2 - coupable, vicieux.
- Sen. Ep.
70, 27 ; Petr. 130, 7.
- noxĭtūdo,
ĭnis, f. [noxa] : faute, crime.
- Pelopidarum
noxitudo, Att. ap. Non. 143, 22.
- noxĭus,
a, um [noceo] :
1 -
nuisible,
pernicieux, malfaisant, dangereux, préjudiciable.
- (araneus) aculeo noxius, Plin. 9, 48, 72, § 155 : (l'araignée) au dard nuisible.
- noxia lingua, Mart. 2, 61, 7 : langue malfaisante.
- noxiae aves, Mart. 10, 5, 12 : oiseaux de proie.
- crimina noxia, Virg. En. 7, 326 : imputations
(calomnies) qui blessent (funestes).
2 - coupable, criminel.
- noxio sanguine parentabo injuriae meae, Petr. 81 : je leur ferai expier de leur sang criminel l'outrage que j'ai subi.
- noxii,
ōrum, m. : les coupables, les criminels.
- eodem
noxii crimine, Liv. 7, 20, 9 : coupables du même crime.
- frustrandis
bestiis noxius, Tert. : coupable de voler aux bêtes leur nourriture.
- avec
gén. noxius conjurationis, Tac. An. 5, 11 : coupable de
conspiration.
- noxior, *Sen. Clem. 1, 13, 2.